ISBN : 2848761997
Éditeur : Philippe Rey (2012)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Elles sont nées le même jour, dans le même hôpital, dans des familles on ne peut plus différentes. Ruth est une artiste, une romantique, avec une vie imaginative riche et passionnée. Dana est une scientifique, une réaliste, qui ne croit que ce qu’elle voit, entend ou to... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (10)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par mariech, le 28 février 2012

    mariech
    Ruth et Dana sont nées le même jour , 9 mois après une nuit d'ouragan dans l'amérique profonde des années 50 .
    L'histoire est originale mais paraît invraisemblable , par exemple le passage où Ruth part à Woodstock avec une de ses soeurs sur un coup de tête , et rencontre Ray , le jeune homme dont elle est amoreuse ;on sent que l'auteur a voulu caser coûte que coûte les évènements marquants de l'époque mais cela donne un coté artificiel au récit .. Certaines tournures de phrases aussi m'ont déplu , par exemple : Dans ma vie à la maison , il y avait moins d'art que de travaux manuels .
    J'ai donc été un peu décue , je m'attendais à une approche plus appronfondie des différents personnages .
    C'est dommage car beaucoup de thèmes intéressants sont abordés , l'homosexualité féminine dans les années 80 , la maladie mentale , la vie des agriculteurs dans les années 50-60 mais tous ses sujets méritaient d'être appronfondis , ce livre est pour moi une lecture agréable mais sans plus , ce n'est pas un coup de coeur et je le regrette car j'avais lu des critiques élogieuse et je m'attendais à mieux .
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Zazette97, le 11 février 2012

    Zazette97
    Sorti en librairie le 5 janvier dernier, "Les Filles de l'ouragan" est un roman de l'écrivaine américaine Joyce Maynard, également auteure du roman autobiographique "Et devant moi, le monde" ou encore de "Long weekend" ou de "Baby love".
    Une nuit d'octobre 1949, alors que le New Hampshire fait face à un terrible ouragan, deux enfants sont conçues.
    Dana Dickerson et Ruth Plank naîtront le même jour, dans le même hôpital, coïncidence qui poussera Connie Plank, la mère de Ruth, à considérer les 2 fillettes comme des "soeurs d'anniversaire" et à vouloir maintenir un lien avec les Dickerson.
    La famille Plank possède une ferme héritée de père en fils depuis plusieurs générations.
    Très attaché à sa terre et bien que la nature ne lui ait donné que des filles, Edwin Plank espère néanmoins que Ruth prendra un jour la relève.
    Mais bien qu'elle aime passer du temps avec son père, la petite fille manifeste très tôt un intérêt prononcé pour l'art auquel elle entend bien consacrer sa vie.
    Malgré les instances de sa mère, elle ne se sent pas d'affinités avec Dana mais se révèle en revanche très attirée par son frère Ray, jeune homme lunatique qui exerce sur elle une étrange fascination.
    A l'opposé du couple Plank, Val et George Dickerson mènent la vie de bohème et ne restent jamais bien longtemps au même endroit. Tandis que George multiplie les projets sans lendemain, sa femme se consacre totalement à la peinture, occultant l'éducation de leurs enfants qui les appellent par leurs prénoms.
    Contrairement à son frère devenu vagabond, Dana entreprend des études d'agriculture, avec l'espoir de pouvoir un jour acquérir sa propre terre et en vivre.
    Ruth l'artiste, Dana la terre-à-terre, deux parcours foncièrement différents et des destins pourtant intimement reliés par les secrets et les vicissitudes de la vie.
    Les voix de Dana et de Ruth se partagent en alternance le récit de ce qui s'annonce comme une saga familiale étalée sur une cinquantaine d'années.
    Le choix du récit à 2 voix fut judicieux en ce qu'il permettait à l'auteure d'examiner 2 modes de vie radicalement différents et de mettre en parallèle des étapes dans la vie de ces femmes tout en en soulignant les nuances.
    Dana et Ruth ont toutes deux du composer avec un manque d'amour maternel et une difficulté à se faire une place dans leur propre famille comme en société.
    Leur monde bouge. L'auteure nous rappelle que l'époque est celle de Woodstock, de l'arrivée des Beatles en Amérique, du premier pas sur la Lune, de l'assassinat de JFK, de la Guerre du Vietnam, de l'émergence de la grande distribution qui commence à menacer l'agriculture, domaine qui occupe une place de choix dans ce roman.
    Durant toute ma lecture, j'ai ressenti une aisance certaine dans l'écriture, comme si l'auteure connaissait intimement ses personnages, sans pour autant les juger ou accorder sa préférence à l'un ou à l'autre.
    Une impression que j'avais déjà eue à la lecture de "Et devant moi, le monde" mais que j'imputais au fait que l'auteure y racontait sa propre histoire - une histoire que j'ai d'ailleurs retrouvé par certains aspects dans ce roman.
    "Les Filles de l'ouragan" a exercé sur moi la même curiosité, le même attachement pour ces personnages que je me représentais de chair et d'os.
    J'ai aimé Edwin Plank pour sa générosité, sa femme et son sens du devoir, Ray et ses démons intérieurs, George et ses espoirs déchus, Val et son détachement.
    Et plus que tout, je me suis attachée de façon égale à Ruth et à Dana, ces femmes sensibles et fortes à la fois, entières et passionnées.
    "Les Filles de l'ouragan" m'a énormément plu pour son écriture dépouillée, sa construction équilibrée, la finesse dans l'analyse des personnages.
    Certes la fin se devine entre les lignes et il existe une chance sur 1000 pour qu'elle soit plausible mais ce serait oublier qu'il s'agit ici d'un roman et en ce qui me concerne, ce fut un sacré coup de coeur !
    Quelque chose me dit que je suis loin d'en avoir fini avec Joyce Maynard :)

    MERCI à Babelio et aux éditions Philippe Rey de m'avoir offert ce livre !

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2012/02/les-filles-de-louragan-joy..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par mimipinson, le 27 février 2012

    mimipinson
    J'aurai lu ce livre d'une traite, tant l'écriture est agréable, et la construction limpide. La prose est assez austère, sans grandes fioritures, mais fluide et entrainante. Les chapitres courts s'enchainent sans bruit, sans accroc.
    Après un court prologue permettant au lecteur de se situer dans le temps et l'espace, nous assisterons à une forme de dialogue entre Ruth et Dana, les deux filles de l'ouragan. En effet, hormis, un troisième narrateur ne faisant qu'une courte halte à la fin du roman, Ruth et Dana prendront alternativement la parole, et dérouleront, ainsi, comme si elles discutaient devant une tasse de thé, leur vie dont le seul point commun semble être leur jour de naissance.
    Dans le contexte de la ruralité américaine des années 50, l'auteur dresse le portrait de deux femmes que tout oppose. Elles viennent toutes deux de milieux familial différents, reçoivent une éducation différente. Et progressivement, nous voyons s'affirmer Ruth et Dana en totale contradiction avec leur environnement personnel. Chacune, à sa manière se battent pour réussir en milieu hostile.
    Très vite, nous sentons, qu'il y a « anguille sous roche », que peut-être les choses ne se sont pas passées tout à fait comme ça. J'ai assez vite deviné la suite. La fin ne m'a pas surprise.
    Mais, il n'empêche que cette lecture m'a happée, et fait beaucoup de bien.



    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2012/02/les-filles-de-louraga..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par maylibel, le 21 février 2012

    maylibel
    « Mon père me disait que j'étais un bébé de l'ouragan. Cela ne signifiait pas que j'étais née au cours d'un ouragan. le jour de ma naissance, le 4 juillet 1950, se situe bien avant la saison des ouragans.
    Il voulait dire que j'avais été conçue pendant un ouragan. Ou dans son sillage. » (p. 17)
    C'est Ruth, la dernière des cinq filles de la ferme Plank, qui parle dans ce roman, en alternance avec Dana Dickerson, née le même jour, dans le même hôpital, mais dans une famille d'artistes. Opposer terre et art dans deux personnages, un cliché ? Peut-être, mais Joyce Maynard a imaginé ses héroïnes avec suffisamment de finesse pour que l'on croit à son histoire. Si bien que l'on se laisse peu à peu emporter par cette chronique qui suit la vie des « filles de l'ouragan » de leur naissance à notre époque, une soixantaine d'années plus tard. On parcourt ainsi plus d'un demi-siècle d'histoire de l'Amérique à l'échelle de familles banales, sans jamais se perdre dans des digressions ou sombrer dans le didactisme. En effet, les phrases courtes, les mots employés par l'auteur sonnent toujours juste, permettant à son lecteur de se reconnaître en Ruth et en Dana. Plus que la révélation finale (assez aisée à deviner), c'est ce réalisme qui m'a touchée dans cette histoire, faisant dans ce roman une découverte unique, qui vaut le détour. Merci donc à l'opération Masse Critique de Babelio et aux éditions Philippe Rey pour ce passionnant moment de lecture.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Theoma, le 14 mai 2012

    Theoma
    Ruth, Dana et le tourbillon de la vie.
    C'est un beau roman. Les non-dits, les secrets de famille qui anéantissent lentement. Joyce Maynard possède le talent des écrivains qui, sans artifice, réussissent à en dire beaucoup avec peu. L'air de rien, les mots s'insinuent progressivement pour résonner avec force.
    J'ai aimé suivre ces deux femmes, Ruth et Dana, percevoir leur vision des éléments, leur compréhension du monde qui les entoure, assister à l'évolution de leur parcours. Les personnages sont intenses, la maîtrise narrative bluffante, parce que même si on pressent les évènements, la claque est réelle.
    Un roman contemporain doux-amer à ne pas manquer. La famille... ces situations déchirantes qui passent pour banales à force d'être ignorées. le besoin de reconnaissance, d'être aimé de ses parents, qu'importe son âge. C'est aussi une belle histoire sur l'amour de la terre, sur cette sensation grisante de semer la vie, de laisser une trace de son passage.
    Oui, beaucoup de choses sont dites dans Les Filles de l'ouragan. Et avec élégance.

    Lien : http://www.audouchoc.com/article-les-filles-de-l-ouragan-joyce-mayna..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)

Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Évelyne Bloch-Dano pour le Magazine Littéraire

    Joyce Maynard s’est fait connaître en France l’année dernière avec son récit autobiographique Et devant moi, le monde, sorti aux États-Unis une douza... > lire la suite

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

Critiques presse (3)


  • LesEchos , le 23 avril 2012
    Chronique familiale toute de passions enfouies ou éclatantes, « Les Filles de l'ouragan » dresse aussi le portrait de l'Amérique, rurale et rude, où la vie est rythmée par le cycle des saisons et la force des éléments.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Lexpress , le 21 février 2012
    C'est plus d'un demi-siècle de l'histoire d'une Amérique méconnue, des moeurs singulières, des secrets bien gardés que retrace cette saga ambitieuse au style sobre et au ton juste.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 10 février 2012
    Les Filles de l'ouragan, qu'on lit d'une traite, charmé par la magie qui émane de la prose simple de Maynard, avance comme un train dans la nuit.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Zazette97, le 11 février 2012

    Elle avait bien saccagé ma vie et m'avait ramenée à la maison par la force effrayante de sa conviction et sa détermination.
    Mais une fois la chose accomplie, elle aussi paraissait abattue, épuisée.
    Elle ne dit rien quand je portai le carton avec toutes mes possessions dans la voiture de Josh.
    Je n'emportais presque rien à Boston. Je ne voulais rien qui pût me rappeler ce lieu.
    " Pas de débordement d'amour entre vous, je suppose ?" demanda Josh alors que je déposais ma valise sur le siège arrière avant de remonter dans ma chambre pour un dernier tour.
    " Si je ne la revois jamais, c'est OK pour moi", lui répondis-je.
    Je fis une ultime chose avant de quitter la ferme. Je tirai de sous mon lit le cahier de croquis de mon adolescence, avec tous les dessins coquins que je faisais à l'époque, tentatives fiévreuses d'une gamine de treize ans de figurer les combinaisons pécheresses des corps d'hommes et de femmes qu'elle imaginait. Mes frémissants premiers essais dans la pornographie.
    Pendant toutes ces années, ce cahier de croquis était resté sous mon lit, enfoui dans la pile de magazines du Club 4-H et de vieux exemplaires du National Geographic. Je le descendis.
    Je le posai sur la table de la cuisine, près de la Bible que ma mère lisait tous les matins en prenant son café.
    Inutile de laisser un mot. Elle reconnaîtrait l'artiste. p.194
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Theoma, le 04 mai 2012

    Mon père me disait que j'étais un bébé de l'ouragan. Cela ne signifiait pas que j'étais née au cours d'un ouragan. Le jour de ma naissance, le 4 juillet 1950, se situe bien avant la saison des ouragans.
    Il voulait dire que j'avais été conçue pendant un ouragan. Ou dans son sillage.
    «Arrête ça, Edwin», intervenait ma mère chaque fois qu'elle le surprenait à me raconter cette histoire. Pour ma mère, Connie, tout ce qui avait à voir avec le sexe ou ses conséquences (à savoir ma naissance, ou du moins le fait de relier ma naissance à l'acte sexuel) ne pouvait être un sujet de discussion.
    Mais quand elle n'était pas là, il me racontait cette nuit où il avait été appelé pour dégager la route d'un arbre abattu par la tempête, il me décrivait la pluie battante, le vent impétueux. «Je n'ai pas été comme mes frères faire la guerre en France, disait-il, mais j'ai eu l'impression de livrer une bataille, en luttant contre ces bourrasques qui soufflaient à cent cinquante kilomètres à l'heure. Et là il se passe une chose bizarre. Craint-on vraiment pour sa vie dans des moments pareils ? Mais c'est à de tels moments que l'on se sait vivant.»
    Il me racontait cette pluie qui s'abattait si violemment sur la cabine du camion qu'il n'y voyait plus rien, comme son coeur battait fort alors qu'il progressait dans l'obscurité, et ensuite - exposé au déluge, il coupait l'arbre et dégageait les grosses branches sur le bord de la route, ses bottes lourdes de pluie s'enfonçaient dans la boue, ses bras tremblaient.
    «Le bruit du vent avait quelque chose d'humain, se souvenait-il, comme le gémissement d'une femme.»
    Plus tard, me remémorant la façon dont mon père me racontait cette histoire, je me rendis compte que les mots qu'il utilisait pour décrire la tempête auraient aussi bien pu évoquer un couple faisant l'amour. Il imitait le bruit du vent, et je me jetais contre sa poitrine pour qu'il me protège de ses bras puissants. Je frémissais rien qu'à l'idée de ce qu'avait dû être cette nuit.
    Pour une raison que j'ignorais, mon père se plaisait à me la raconter - pas à mes soeurs ni à notre mère, mais à moi, son unique public. Bon, il y avait peut-être une raison. J'étais sa fille de l'ouragan. Sans la tempête, aimait-il à dire, je ne serais pas là.
    J'étais née neuf mois plus tard, au jour près, à la maternité du Bellersville Hospital, en pleine Fête nationale, juste après la fin des premières moissons et alors que les fraises étaient à leur apogée.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Lunoelle3, le 25 mars 2012

    Pas aimé pcq on devine dés le début le "super gros" secret de ce livre.... hum. ça m'a coupé l'envie de le lire. Et je précise que je suis assez bon public en général, alors je me suis dit que là, c'est que c'était vraiment mal fait!
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (4)

Videos de Joyce Maynard

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Joyce Maynard

Elise Costa présente Et devant moi le monde, autobiographie de Joyce Maynard.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les Filles de l'ouragan par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (45)

> voir plus

Quiz

    Marc Levy

    Quel est le premier ouvrage de Marc Levy ?

    •   Et si c'était vrai ...
    •   L'étrange voyage de Monsieur Daldry
    •   La Première Nuit
    •   Mes amis mes amours

    9 questions - 174 lecteurs ont répondu
    Thème : Marc Levy

    Créer un quiz sur ce livre.