Par Joyce Maynard

Note moyenne : 3.43/5 (sur 7 notes)
Philippe Rey 2010
ISBN : 2848761555  
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Cette année 1987, une chaleur caniculaire s'abat sur la côte Est pendant le long week-end de Labor Day. Henry a treize ans, vit avec sa mère, ne supporte pas la nouvelle épouse de son père, aimerait s’améliorer au base-ball et commence à être obsédé par les filles. Jusque-là, rien que de très ordinaire, sauf que sa mère, elle, ne l’est pas. Encore jeune et jolie, Adele vit pratiquement retirée du monde et ne sort qu’en de rares circonstances. La rentrée des classes qui approche la contraint à conduire son fils acheter vêtements et fournitures au centre commercial. Et là, planté devant le présentoir des magazines où il essaye de feuilleter Playboy, Henry se heurte à Frank, ou plutôt Frank s’impose à Henry : Frank, un taulard évadé, condamné pour meurtre… Pendant quatre jours, le trio va vivre un surprenant huis-clos, chacun se révélant un peu plus au fil des heures. Et, vingt ans plus tard, avec émotion et humour, Henry révélera les secrets de ce long week-end qui lui a appris à grandir…

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Critiques et avis sur Long week-end


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    • Livres 4.00/5
    Par cathulu, 2010-01-30 12:01:45

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    Qu'est-ce qu'une famille ? Est-ce cette femme, Adele, qui ne peut se résoudre qu'à de brèves incursions dans le monde extérieur et qui vit quasiment retranchée en compagnie de son fils de treize ans , Henry ? Fils qui s'efforce sans cesse de lui redonner le sourire . Est-ce cette famille recomposée qui s'efforce de correspondre aux clichés en vogue en s'imposant des rituels qui ne satisfont personne ? Où est-ce plutôt ce trio improbable constitué par ce preneur d'otages et ceux avec qui il s'est enfermé, Adele et Henry, en ce Long week-end du Labor Day ?



    Rien ne se déroule comme prévu dans ce roman sobre, où le suspense tout autant que l'évolution des personnages se révèlent d'une efficacité redoutable . Toute mère d'un ado de 13 ans se devrait de lire ce très joli portrait d'un homme en devenir.

    Lien : http://www.cathulu.com
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    • Livres 4.00/5
    Par InColdBlog, 2010-03-04 15:16:53

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    Paradoxalement, pour Adele et Henry, au bout de l’impasse (au sens propre comme au figuré), leur captivité va être une occasion inespérée de s’ouvrir au monde. Le temps d’une parenthèse enchantée, comme hors du temps, ils vont vivre quatre jours intenses qui vont bouleverser leur destin. Après de longues années de réclusion, l’irruption de Frank va leur donner l’impression d’être enfin en vie. Confusément, ils commencent à entrevoir un avenir autrement plus agréable que celui qu’ils pensaient leur être réservé jusque-là.

    Le temps du week-end du Labor Day, ces trois êtres que la vie n’a pas épargnés vont vivre l’illusion d’une famille ordinaire et envisager la possibilité d’un nouveau départ. Cette chance leur sera-t-elle donnée ?



    A la fois drôle et grave, __''Long week-end''__ est un récit constamment sous tension. Tension psychologique, parce qu’à tout moment, tout peut arriver ; tension sexuelle, parce que dans la chaleur moite de la canicule, la sensualité se fait palpable.

    A partir d’une histoire a priori banale, Joyce Meynard a construit un roman lumineux et sensible, sur les interrogations de l’adolescence, les caprices du destin, ses occasions qu’il faut saisir et ses malentendus, la fugacité du bonheur…

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2010/03/03/La-parenth%C3%A8se-enchant..
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    • Livres 3.00/5
    Par Alienor, 2010-02-09 10:56:06

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    Henry a treize ans et entrera en quatrième dans quelques jours. En cette fin d’été la chaleur est caniculaire, et à la veille du long week-end du « labour day » (fête du travail célébrée le premier lundi de septembre aux Etats-Unis), sa mère et lui ont prévu de se rendre au supermarché pour faire les dernières courses nécessaires à cette rentrée. Rien que de très banal en somme. A priori oui, sauf que la mère d’Henry, Adèle, vit recluse et ne sort qu’en cas de besoin absolu. Alors les rares sorties qu’ils font en commun ne sont jamais une partie de plaisir pour ce fils un peu honteux du comportement de celle qu'il aime tant, et il voudrait qu’elles s’achèvent avant d’avoir commencées. Mais cette fois-ci, le scénario ne va pas se dérouler comme prévu. Car Henry et Adèle vont croiser la route de Franck, prisonnier qui vient de s’évader et cherche un endroit où se cacher. Et ce sera dans la maison de cette famille un peu bizarre aux yeux des autres.



    La suite ici: http://tassedethe.unblog.fr/2010/02/09/long-week-end-de-joyce-maynard/



    Lien : http://tassedethe.unblog.fr
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    • Livres 3.00/5
    Par BlueGrey, 2010-02-08 18:24:00

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    En cette année 1987, Henry, le narrateur de "Long week-end", a treize ans, la voix qui déraille, une imagination qui le travaille, des accidents nocturnes. Il vit seul avec sa mère et dîne tous les samedis avec son père qui les a quittés pour épouser sa secrétaire, Marjorie, qu'il ne supporte pas. Jusque-là rien d'extraordinaire ; on pourrait croire à un énième livre sur l'adolescence et ses questionnements. Sauf qu'Adele, la très jolie maman d'Henry, est loin d'être ordinaire, un peu à la marge, excentrique. Elle ne sort pratiquement plus de la maison, ne les nourrit que de surgelés et de soupes Campbell qu'elle achète pour des mois, se souvient de la période où elle rêvait d'être danseuse... Pendant ce temps, Henry s'ennuie ferme et espère « qu'il se passe quelque chose ».



    Pour le Labor Day, Henry réussit à entraîner sa mère au supermarché. Là-bas, un taulard évadé et blessé les prend discrètement en otage, puis se fait conduire jusqu'à chez eux où il s'installe pour un « long week-end ». Et contre toute attente, Adele accepte d'aider Frank dans sa cavale. Mais l'idylle qui se noue illico entre les deux adultes n'est pas sans inquiéter Henry : pourtant sous le charme de Frank, il craint de se voir supplanté auprès de sa mère. Quatre jours durant, le trio va ainsi vivre un singulier huis clos, chacun se révélant un peu plus au fil des heures, au fil des pages... Et, vingt ans plus tard, avec émotion et humour, Henry révélera les secrets de ce long week-end qui lui a appris à grandir...



    "Long week-end" hésite ainsi entre deux genres vagues et incertains, la comédie adolescente naïve et romantique et le sombre récit d'apprentissage, mais se voit sauvé par des personnages assez consistants pour donner envie de les suivre. Et en tout premier lieu Adele, qui évoque ses espoirs déçus, son mariage qui est parti dans tous les sens, et le reste, l'indicible. Frank aussi, qui petit à petit va raconter ce qui lui est arrivé, ce qui n'apparait pas dans les journaux qui parlent du fugitif. Et enfin Henry bien sûr, partagé entre les embarras de l'adolescence et son amour infini pour sa mère sur les bizarreries de laquelle il pose un regard à la fois incrédule, désolé et attendri. Entre deux considérations (faussement) naïves, Henry à l'art de l'analyse in petto empreinte de gravité. Ruminées avec candeur, ses petites remarques sur lui-même et sur les autres rythment son récit initiatique pour en faire un récit à la fois drôle et grave. Car voilà un roman qui à la fois donne la recette de la tarte aux pêches, décrit l'émoi du premier baiser, dépeint la solitude des banlieues résidentielles, évoque la détresse d'une femme comme étrangère au monde, et rappelle la fragilité du bonheur...

    Lien : http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2010/02/08/lo..
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    • Livres 4.00/5
    Par lucie11, 2010-01-31 11:07:05

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    Une fois le roman arrivé dans ma boite aux lettres, j'avais hâte de lire car le résumé m'avait plu et j'étais intriguée par l'histoire de l'auteur, Joyce Maynard.

    Triste coïncidence du calendrier ! Je m'explique : Joyce Maynard, fut à ses 18 ans la compagne de J.D. Salinger, qui est décédé cette semaine à l'âge de 90 ans. La dimension autobiographique resurgit nettement lors de la lecture, lorsque l'on sait que J.D. Salinger vivait dans un isolement total et qu'il se prônait un mode de vie excluant les tentations extérieures (ascétisme culinaire, un brin savant fou mettant au point ses propres remèdes médicinaux, dénonciation des éditeurs et publicistes).

    Donc, à travers le regard d'un jeune adolescent de 13 ans, Henry se rémémore ce long week-end qui changera sa vie à jamais. Lui et sa mère, Adèle, vivent à Enfield, dans le New Hampshire, dans une maison de banlieue, au bout d'une impasse. Ils forment un duo que personne ne dérange car ils ne reçoivent pas de famille ni d'amis. Adèle refuse de sortir de chez elle, à de rares exceptions près telle que cette journée avant la rentrée des classes où ils doivent acheter des nouveaux vêtement à Henry. Là, Henry fait la rencontre de Frank dans le supermarché. Le week-end va basculer...



    Lien : http://lucie-livres-et-cinema.over-blog.com/
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Citations et extraits de Long week-end


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  • Par InColdBlog, 2010-03-04 15:16:53

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    "Parfois je me demandais si le problème n’était pas qu’elle avait trop aimé mon père. J’avais entendu parler de cas de personnes qui ne se remettaient jamais de la mort ou du départ de quelqu’un qu’ils avaient trop aimé. On disait qu’ils avaient le cœur brisé. Un soir, pendant notre dîner de surgelés, au moment du troisième verre de vin, je faillis lui poser la question. Est-ce que pour haïr quelqu’un comme elle semblait haïr mon père, il ne fallait pas d’abord l’avoir beaucoup aimé ? Comme dans le jeu de bascule : plus bas descend l’un, plus haute monte l’autre."
    "J’ai fini par conclure que ce n’était pas d’avoir perdu mon père qui avait brisé le cœur de ma mère – si c’est bien ce qui lui était arrivé -, c’était d’avoir perdu l’amour tout court – voyager en vendant du pop-corn et des hot-dogs, traverser l’Amérique en dansant, vêtue d’une robe scintillante et d’une petite culotte rouge. Avoir quelqu’un qui vous dit tous les jours que vous êtes belle, ce que faisait mon père, racontait-elle."
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  • Par Neigeline, 2010-02-23 22:51:34

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    Le fait est que la famille en question semblait si heureuse, si harmonieuse. De toutes celles figurant en Diorama de mon musée imaginaire, c'était chez elle que j'aurais voulu rentrer le soir. Evidemment, on n'entendait pas ce que ces gens se disaient, mais ce n'était pas utile pour savoir que tout allait bien dans cette cuisine. Une conversation sûrement pas fracassante (comment s'est passée ta journée, chéri ? Bien, et la tienne ?), mais quelque chose dans le tableau - la douce lumière jaune, les hochements de tête, la façon qu'avait la femme de toucher le bras du mari, leurs rires quand le petit garçon brandissait sa cuiller - donnait l'impression qu'ils n'auraient pour rien au monde souhaité être ailleurs, ou avec quelqu'un d'autre qu'eux-mêmes.
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