> Françoise Adelstain (Traducteur)

ISBN : 2848761555
Éditeur : Philippe Rey (2010)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Cette année 1987, une chaleur caniculaire s'abat sur la côte Est pendant le long week-end de Labor Day. Henry a treize ans, vit avec sa mère, ne supporte pas la nouvelle épouse de son père, aimerait s’améliorer au base-ball et commence à être obsédé par les filles. Jusq... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (12)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par cecileo, le 07 juin 2010

    cecileo
    Depuis le départ de son père , Henry, 13 ans vit seul avec sa mère. C'est une vie en huit-clos, puisque sa mère ne sort pratiquement plus de chez elle, recevant pour seules visites celles de son unique amie Evelyn et de son fils handicapé.
    La veille de la rentrée des classes, le week-end du Labour Day, il est pourtant indispensable qu'ils se rendent au supermarché pour faire quelques achats pour la rentrée prochaine. C'est là qu'Henry fait la rencontre de Franck, blessé et qui a besoin de secours. Franck les accompagne donc chez eux et leur révèle être évadé de prison recherché par toutes les polices de la ville.
    Henry et sa mère deviennent donc les étranges otages d'un étrange geôlier. Pas d'armes, pas de menaces, juste une attention et une délicatesse masculine qu'ils avaient tous les deux perdus dans leur vie.
    L'un comme l'autre accueillent l'irruption de cet homme dans leur quotidien comme une véritable chance. Peu à peu, la présence d'Henry apparaît comme une évidence, le chaînon manquant depuis le départ douloureux du père .
    Le bonheur est parfois si près du désarroi, et il suffit alors d'un petit rien, d'une seule rencontre pour que tout bascule. La preuve qu'un simple week-end peut permettre d'insuffler la force et l'espoir dans un avenir que l'on croyait sombre. En clair : un week-end initiatique pour le narrateur Henry.
    Une bien jolie découverte : c'était un prêt de la Pyrénéenne qui m'avait bien tentée par son billet ici. Elle en relève notamment les aspects de cette relation exclusive mère/enfant avant ce fameux Long week-end.
    Brize y voit un roman tout en finesse, et In Cold Blog en fait un billet très détaillé, percevant là un roman « sur les interrogations de l'adolescence, les caprices du destin, ses occasions qu'il faut saisir et ses malentendus, la fugacité du bonheur… »
    Pas loin du coup de coeur pour moi. A lire, sans hésitation.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par BlueGrey, le 08 février 2010

    BlueGrey
    En cette année 1987, Henry, le narrateur de "Long week-end", a treize ans, la voix qui déraille, une imagination qui le travaille, des accidents nocturnes. Il vit seul avec sa mère et dîne tous les samedis avec son père qui les a quittés pour épouser sa secrétaire, Marjorie, qu'il ne supporte pas. Jusque-là rien d'extraordinaire ; on pourrait croire à un énième livre sur l'adolescence et ses questionnements. Sauf qu'Adele, la très jolie maman d'Henry, est loin d'être ordinaire, un peu à la marge, excentrique. Elle ne sort pratiquement plus de la maison, ne les nourrit que de surgelés et de soupes Campbell qu'elle achète pour des mois, se souvient de la période où elle rêvait d'être danseuse... Pendant ce temps, Henry s'ennuie ferme et espère « qu'il se passe quelque chose ».
    Pour le Labor Day, Henry réussit à entraîner sa mère au supermarché. Là-bas, un taulard évadé et blessé les prend discrètement en otage, puis se fait conduire jusqu'à chez eux où il s'installe pour un « Long week-end ». Et contre toute attente, Adele accepte d'aider Frank dans sa cavale. Mais l'idylle qui se noue illico entre les deux adultes n'est pas sans inquiéter Henry : pourtant sous le charme de Frank, il craint de se voir supplanté auprès de sa mère. Quatre jours durant, le trio va ainsi vivre un singulier huis clos, chacun se révélant un peu plus au fil des heures, au fil des pages... Et, vingt ans plus tard, avec émotion et humour, Henry révélera les secrets de ce Long week-end qui lui a appris à grandir...
    "Long week-end" hésite ainsi entre deux genres vagues et incertains, la comédie adolescente naïve et romantique et le sombre récit d'apprentissage, mais se voit sauvé par des personnages assez consistants pour donner envie de les suivre. Et en tout premier lieu Adele, qui évoque ses espoirs déçus, son mariage qui est parti dans tous les sens, et le reste, l'indicible. Frank aussi, qui petit à petit va raconter ce qui lui est arrivé, ce qui n'apparait pas dans les journaux qui parlent du fugitif. Et enfin Henry bien sûr, partagé entre les embarras de l'adolescence et son amour infini pour sa mère sur les bizarreries de laquelle il pose un regard à la fois incrédule, désolé et attendri. Entre deux considérations (faussement) naïves, Henry à l'art de l'analyse in petto empreinte de gravité. Ruminées avec candeur, ses petites remarques sur lui-même et sur les autres rythment son récit initiatique pour en faire un récit à la fois drôle et grave. Car voilà un roman qui à la fois donne la recette de la tarte aux pêches, décrit l'émoi du premier baiser, dépeint la solitude des banlieues résidentielles, évoque la détresse d'une femme comme étrangère au monde, et rappelle la fragilité du bonheur...

    Lien : http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2010/02/08/lo..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par ph_hugot, le 20 avril 2011

    ph_hugot
    Henri, 13 ans, vit seul avec sa mère Adèle, commence à penser aux filles, n'est pas doué pour le base-ball, déteste la nouvelle femme de son père. Une histoire banale à priori si ce n'est que sa mère ne sort plus jamais de chez elle depuis des années et que lors de leur sortie mensuelle pour refaire le plein de nourriture surgelée, ils vont être pris en otage par un taulard évadé, Franck .
    Commence alors un Long week-end, celui de Labor day qui, de manière inattendue, va briser le huit clos entre mère et fils et insuffler des bouffées d'oxygène dans leur vie. Comme dans un puzzle, Joyce Maynard, surnommée la Françoise Sagan américaine, livre, à travers l'irruption de Franck des petits bouts d'histoire des personnages. On met un certain temps à rentrer dans le livre et puis soudain, sans crier gare, on est cueilli par l'émotion, on s'est attaché à ce trio et on tremble quant à l'issue de cette histoire.
    Le ton est dur, doux, drôle à tour de rôle. Magnifique portrait d'adolescent, de mère, de couple, Long week-end fait partie de mes coups de cœur de l'année 2010 !

    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Beatrice64, le 05 avril 2011

    Beatrice64
    Indécrottables romantiques, ce livre est pour vous. Si votre adolescence est encore vivace quelque part malgré vos 30 ou 40 balais ou plus, ce livre est pour vous. Si vous avez pleuré en regardant "Sur la route de Madison", ce livre est pour vous.
    Le narrateur est un jeune garçon de treize ans à la voix qui déraille, qui habite seul, quasiment en huis-clos, avec une mère un peu givrée, encore jeune et belle. Un weekend de Labor Day, un prisonnier en cavale va faire irruption dans leur vie de reclus. Cela donne une histoire d'amour, l'évocation des blessures du passé de ces deux adultes, sous le regard d'un jeune garçon perdu entre l'éveil de sa sexualité et l'amour oedipien qu'il a pour sa mère. le temps d'un long weekend auquel la réalité mettra un terme.
    Bon, voilà, franchement, c'est bien, c'est très bien écrit, très prenant, même si un peu prévisible, mais je me suis laissée faire volontiers.
    Pour ceux que ça intéresse, Joyce Maynard, c'est l'auteur du livre dont Gus van Sant a fait "Prête à tout".

    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Cerisyi, le 01 octobre 2011

    Cerisyi
    Une histoire assez banale d'apparence, que l'on pourrait même qualifier de "déjà vue" et pourtant...ce bijou de Joyce Maynard parvient à dégager une ambiance unique, écrite avec talent. L'histoire raconte celle d'un adolescent, Henry, qui vit auprès de sa mère Adèle, une femme qui s'est perdue en chemin aprés la perte de ses bébés et la séparation avec son mari. Leur route va croiser par un heureux hasard celle d'un détenu en cavale, Franck, qu'ils vont héberger tout un week-end chez eux. S'ensuit dès lors de nombreuses situations entre ces trois protagonistes, parfois amusantes, d'autres fois bouleversantes que l'on voudrait éternelles.
    Il m'a été difficile de lâcher le livre aprés l'avoir achevé tant il reste imprégné. J'aurai aimé qu'il s'étale davantage bien qu'au fond de moi je suis persuadée qu'il aurait été inutile d'en rajouter.
    Un roman court qui se lit rapidement mais qui reste dans les mémoires à jamais.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (4)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par InColdBlog, le 04 mars 2010

    "Parfois je me demandais si le problème n’était pas qu’elle avait trop aimé mon père. J’avais entendu parler de cas de personnes qui ne se remettaient jamais de la mort ou du départ de quelqu’un qu’ils avaient trop aimé. On disait qu’ils avaient le cœur brisé. Un soir, pendant notre dîner de surgelés, au moment du troisième verre de vin, je faillis lui poser la question. Est-ce que pour haïr quelqu’un comme elle semblait haïr mon père, il ne fallait pas d’abord l’avoir beaucoup aimé ? Comme dans le jeu de bascule : plus bas descend l’un, plus haute monte l’autre."
    "J’ai fini par conclure que ce n’était pas d’avoir perdu mon père qui avait brisé le cœur de ma mère – si c’est bien ce qui lui était arrivé -, c’était d’avoir perdu l’amour tout court – voyager en vendant du pop-corn et des hot-dogs, traverser l’Amérique en dansant, vêtue d’une robe scintillante et d’une petite culotte rouge. Avoir quelqu’un qui vous dit tous les jours que vous êtes belle, ce que faisait mon père, racontait-elle."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Mia, le 29 mars 2010

    Je suis entré dans la cuisine, en faisant plein de boucan, tout en n'étant pas certain qu'ils s'en apercevraient, tant ils étaient plongés dans leur propre monde. Mais je n'ai pas eu le temps d'atteindre le frigo et d'y prendre un pichet de lait qu'ils avaient déjà changé de conversation. Il avait remarqué qu'un coin du linoléum de la salle de bains, à côté de la douche, commençait à pourrir pour cause d'infiltration d'eau. Il allait s'occuper du problème aujourd'hui même. Remplacer le vieux parquet qui était dessous.
    Nous ne resterons peut-être plus assez longtemps ici pour que ça vaille le coup, dit-elle.
    N'empêche. Ce genre de chose, il faut toujours le réparer. Je n'aimerais pas laisser faire ce truc moche à quelqu'un d'autre. Ton fils ou quiconque.
    Voilà la preuve. Ils allaient partir. Et moi, qu'étais-je censé devenir?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Neigeline, le 23 février 2010

    Le fait est que la famille en question semblait si heureuse, si harmonieuse. De toutes celles figurant en Diorama de mon musée imaginaire, c'était chez elle que j'aurais voulu rentrer le soir. Evidemment, on n'entendait pas ce que ces gens se disaient, mais ce n'était pas utile pour savoir que tout allait bien dans cette cuisine. Une conversation sûrement pas fracassante (comment s'est passée ta journée, chéri ? Bien, et la tienne ?), mais quelque chose dans le tableau - la douce lumière jaune, les hochements de tête, la façon qu'avait la femme de toucher le bras du mari, leurs rires quand le petit garçon brandissait sa cuiller - donnait l'impression qu'ils n'auraient pour rien au monde souhaité être ailleurs, ou avec quelqu'un d'autre qu'eux-mêmes.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par anyuka, le 25 octobre 2010

    Et dans ses yeux à elle, quand il l'avait touchée, il y avait eu cette expression que je ne lui connaissais pas. Celle d'une personne qui aurait marché longtemps dans le désert et qui, finalement, aperçoit l'eau.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (3)

Videos de Joyce Maynard

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Joyce Maynard

Joyce Maynard - Les filles de l'ouragan .
Joyce Maynard vous présente son ouvrage "Les filles de l'ouragan", parution le 5 janvier 2012 aux éditions Philippe Rey. Rentrée littéraire 2012.Notes de musique : Chet - 3 It Never Entered My Mind








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Long week-end par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (44)

> voir plus

Quiz