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Lena Grumbach (Traducteur)Catherine Marcus (Traducteur)
ISBN : 2742771905
Éditeur : Actes Sud
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.53/5 (sur 5326 notes)
Résumé :
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment.

Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches lai... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (667) Voir plus Ajouter une critique
vieuchamp
22 mars 2012
  • 5/ 5
Ce livre est très important pour moi.
Pourquoi? Parce que c'est le roman qui m'a ouvert le chemin de la lecture, voilà seulement trois ou peut-être quatre ans en arrière, alors que la quarantaine était déjà bien entamée. J'avais arrêté de lire certainement comme beaucoup de monde à la sortie des écoles avec ses ouvrages obligatoires.
Mais là, alors que j'avais quand même plus ou moins l'habitude de lire les quatrièmes de couverture des livres qu'achetaient ou empruntaient mon épouse, que là, je suis resté scotché, et que j'ai attaqué la lecture, qui n'a d'ailleurs pas duré très longtemps, car tant j'ai été happé par cette histoire drôle, décalée de ces deux personnes que pas grand-chose, à priori, ne peut réunir. le fait que les chapitres soient consacrés tour à tour à chaque protagoniste m'a énormément plu. J'ai adoré.
Et grâce à ce mec de la tombe d'à côté, j'ai maintenant toujours un livre dans la rubrique "en cours" de Babélio. Merci Katarina Mazetti et merci Babélio et tous ses contributeurs.
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missmolko1
31 août 2012
  • 5/ 5
Un très bon moment de lecture passé avec Désirée et Benny.
Une lecture pleine de fraicheur, drôle j'ai souvent souri avec certaines phrases ou situation.
Une belle histoire entre deux êtres que tout oppose et qui au final, je trouve, vont plutôt bien ensemble.
Une fin plutôt inattendue mais que j'ai beaucoup aimé : je l'ai trouvé original. Souvent dans les histoires d'amour il y a deux scénarios possible : Une fin tragique à la Roméo et Juliette, ou la fin heureuse digne des contes de fée "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants..." Katerina Mazetti a trouvé ici une alternative....
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carre
15 octobre 2012
  • 3/ 5
Désirée et Benny se rencontrent au cimetière. Deux solitudes que pourtant tout oppose, Désirée est bibliothécaire, Benny lui est agriculteur.
Et pourtant ces deux là vont s'aimer. Mais leurs différences seront-t-elles un frein à leur amour ou un enrichissement ?
Katarita Mazetti signe un roman plein d'humour sur les relations amoureuses de deux êtres en pleine déconfiture sentimentale.
D'ailleurs, Mazetti en fait parfois trop, ce qui nuit à la crédibilité des personnages, Désirée par exemple, à tendance à penser comme un charretier alors qu'elle est sensée être l'intellectuelle, alors que pour Benny, l'auteur n'évite pas toujours les clichés liés à sa situation. La fin bien qu'inattendue me laisse perplexe. Hormis ces petites réticences, « le mec de la tombe d'à côté » vous fait passer un moment agréable, avec deux héros attachants et drôles.
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Bunee
16 août 2009
  • 3/ 5
Il se passe beaucoup de choses dans les cimetières, y compris les rencontres improbables.
Désirée, bibliothécaire écolo mangeant bio, intellectuelle sans éclat, est désormais veuve d'un mariage sans passion. Elle traîne son ennui et sa solitude, à défaut de sa peine, devant la tombe de feu son époux. Une tombe à l'image de ce dernier - sobre et stricte. 35 ans, pas d'enfant, et sa vie à refaire, sans grande conviction.
Elle passe donc son temps libre dans ce cimetière, fantôme assis devant la tombe, perdu dans ses pensées. Pas de fleurs, son mari ne l'aurait pas souhaité.
Elle se rend compte qu'elle a un voisin de deuil, dont elle ignore au départ tout. Une casquette de forestier, une main abîmée, qui s'assit régulièrement devant la tombe de ses parents, une tombe kitchissime, pétrie d'angelots et de guirlandes, au pied de laquelle fleurissent de nombreuses fleurs. Il s'appelle Benny, agriculteur de son état, bataillant pour faire survivre l'exploitation et ses vaches laitières.
Et ce quelque chose qui pourrait être banal va devenir, dans ce roman, vivant et original: le récit alterne les points de vue et on se rend alors compte qu'au début "le forestier" ne peut pas piffrer "la beigeasse". Elle l'agace tellement qu'un jour il la visualise dans une tenue abracadabrante ... Ne pouvant réprimer un sourire quand il la regarde, il va se passer à cet instant précis un petit miracle: pour une raison complètement différente (une petite pas loin avec un arrosoir rose) Désirée sourit à son tour en sa direction.
C'est une erreur qui n'aurait pas du se produire. C'est le premier quiproquo d'une longue série... Un rat des champ et un rat des villes qui tombent amoureux l'un de l'autre.
Et c'est à ce moment que je vous dégaine un teaser digne des harlequinades 2009:
"L'amour suffira-t-il à aller au-delà de leurs différences???"
"Peuvent-ils s'aimer alors que tout les sépare?"
C'est vrai que c'est bon enfant... Heureusement, ce roman est un trésor d'humour. La différence des modes de vie de Désirée et de Benny pose une vraie question, celle de savoir qui doit se sacrifier pour qui, comment est appréhendée la notion de conciliation au sein du couple, la limite de l'abnégation, et à quel moment la volonté de se préserver limite celle de vouloir faire plaisir à l'autre. D'autres considérations émaillent ce roman, comme par exemple le rapport de la femme à la maternité, l'angoisse de l'horloge biologique et la pression sociale que subissent les individus à la marge des comportements majoritaires. Est également dressée de façon très adroite une photographie des préjugés que certaines parties de la population nourrissent à l'égard des autres.
Désirée et Benny se croisent, se quittent, et se croisent à nouveau ...
Beaucoup d'humour et d'ironie dans l'écriture donc, une traduction brillante nous offrant un style fluide et vivant, le tout servant une histoire bien goupillée et des personnages bien étoffés.
Je vous le recommande sans hésiter :)
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caro64
28 janvier 2013
  • 3/ 5
A force d'en entendre parler, j'ai quand même fini par aller voir. Et puis, ce titre ça intrigue… En fait, c'est un roman d'amour mais on est loin de la chick lit !
Un roman d'amour qui démarre d'une façon curieuse : un cimetière comme lieu de rencontre, on a sans doute fait beaucoup mieux. Les deux protagonistes sont en effet venus pleurer chacun leur défunt, elle son mari trop tôt disparu, lui sa vieille mère, à laquelle il était très attaché en vieux garçon qu'il était. Les circonstances ne se prêtent donc pas à une idylle. La situation sociale non plus d'ailleurs : Désirée est bibliothécaire et vit en ville dans un bel appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres, Benny est paysan et vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Que peut-il sortir de cette rencontre ? D'ailleurs, il la trouve terne, mal fagotée, sans beaucoup de rondeurs et l'appelle intérieurement "la crevette". Elle note que la tombe d'à côté est vulgaire avec toutes ses plantes et sa stèle tape-à-l' oeil, et que celui qui vient les entretenir (elle le surnomme le Forestier) dégage une drôle d'odeur et n'a plus que trois doigts à une main. Mais, en matière de relations humaines, il suffit parfois d'un geste, d'un sourire, pour que tout s'enclenche. Et nous voilà partis pour une histoire d'amour assez cocasse entre deux contraires.
C'est une jolie histoire, à la fois tendre, drôle et pleine d'espoir. Un roman facile à lire, sans prétention. Chaque chapitre donne la parole à l'un des personnages, accentuant ainsi, plus que le ferait la description, le contraste qui les oppose. Au delà de l'aventure sentimentale, Katarina Mazetti dessine avec ironie et subtilité le "choc culturel", ce fossé séparant les catégories sociales. Elle évite les clichés et nous offre un moment de lecture réjouissant, jouissif et plein de surprises ! Je ne suis pas sûre pourtant de lire la suite…
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Citations & extraits (370) Voir plus Ajouter une citation
bookloveusebookloveuse01 décembre 2016
Chacun crée son ptopre enfer de ce qu il déreste le plus. Pour les peuples autour de la Méditerranée, l enfer était une chaleur éternelle, pour les Nordiques, il était un pays de froid glacial et de silence. Je crée mon enfer personnel en faisant défiler comme dans un film toutes les erreurs que j avais commises et toutes les occasions ratées.
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bookloveusebookloveuse01 décembre 2016
J essayai de m imamginer dans sa vie. Mais aucune image ne se présenta à moi. Je ne m étais pas douté qu il puisse exister une telle opposition culyurelle, à seulement quarante kilomètres , chez un homme suédois qui avait pratiquement mon âge. J aurais sans doute plus facilement trouvé mes repères avec un musilman pratiquant. Instantanément, je commençais à imaginer un homme basanéet maigre aux yeux mélancoloiques qui avait été contraint à l ecil politique et qui vivait àprésent dans un studio de HLM, les murs couverts de recueils de poésie en farsi. Le jour, il travaillait comme balayeur malgré ses diplômes universitaires, lanuit il participait à des réunions enfumées avec ses amis politiques et poétiques ou alors nous allions voir d inoubliables films en noir et blanc au ciné-club. Et je m initiais à sa culture rt trafuisais ses poèmes, et je collectais de l argent dans la rue pour combattre le dictateur. Nous relevions des plats exotiques très relevés, assis sur des magnifiques tapis....
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bookloveusebookloveuse01 décembre 2016
Sous mes lumières du comptoir, je me suis un peu dégonflé et j ai tourné la tête pour renifler le col de mon blouson, histoire de vérifier si je sentais l étable.
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bookloveusebookloveuse01 décembre 2016
...Elle avait près de quarante ans quand elle s est mariée, quarante deux à ma naissance et elle n avait jamais eu à travailler pour vivre. C est elle qui m a baptisé Désirée, et pourcause. L intention était bonne mais j ai eule temps d apprendre à haïr mon prénom au cours de ma scolarité. J étais régulièrement prise pour cible par les autres enfants qui évidemment m appelaient Diarrhée.
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bookloveusebookloveuse01 décembre 2016
Je l ai trouvé les bras ball1nts devant la bibliothèque du séjour, en train d examiner le dos des ouvrages. Pauvre chou, elle n aurait pas une bonne pioche, il n y avait que des vieux livres de cours et quelques romans en provenance d un cercle de lecture, quiavaient appartenu à maman- et quinze années reliées du périodique de la Conf'.
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Un gateau au chocolat
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