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ISBN : 2330025157
Éditeur : Actes Sud (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.55/5 (sur 3716 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, do... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 15 octobre 2012

    carre
    Désirée et Benny se rencontrent au cimetière. Deux solitudes que pourtant tout oppose, Désirée est bibliothécaire, Benny lui est agriculteur.
    Et pourtant ces deux là vont s'aimer. Mais leurs différences seront-t-elles un frein à leur amour ou un enrichissement ?
    Katarita Mazetti signe un roman plein d'humour sur les relations amoureuses de deux êtres en pleine déconfiture sentimentale.
    D'ailleurs, Mazetti en fait parfois trop, ce qui nuit à la crédibilité des personnages, Désirée par exemple, à tendance à penser comme un charretier alors qu'elle est sensée être l'intellectuelle, alors que pour Benny, l'auteur n'évite pas toujours les clichés liés à sa situation. La fin bien qu'inattendue me laisse perplexe. Hormis ces petites réticences, « Le Mec de la tombe d'à côté » vous fait passer un moment agréable, avec deux héros attachants et drôles.
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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 31 août 2012

    missmolko1
    Un très bon moment de lecture passé avec Désirée et Benny.
    Une lecture pleine de fraicheur, drôle j'ai souvent souri avec certaines phrases ou situation.
    Une belle histoire entre deux êtres que tout oppose et qui au final, je trouve, vont plutôt bien ensemble.
    Une fin plutôt inattendue mais que j'ai beaucoup aimé : je l'ai trouvé original. Souvent dans les histoires d'amour il y a deux scénarios possible : Une fin tragique à la Roméo et Juliette, ou la fin heureuse digne des contes de fée "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants..." Katerina Mazetti a trouvé ici une alternative....
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    • Livres 5.00/5
    Par vieuchamp, le 22 mars 2012

    vieuchamp
    Ce livre est très important pour moi.
    Pourquoi? Parce que c'est le roman qui m'a ouvert le chemin de la lecture, voilà seulement trois ou peut-être quatre ans en arrière, alors que la quarantaine était déjà bien entamée. J'avais arrêté de lire certainement comme beaucoup de monde à la sortie des écoles avec ses ouvrages obligatoires.
    Mais là, alors que j'avais quand même plus ou moins l'habitude de lire les quatrièmes de couverture des livres qu'achetaient ou empruntaient mon épouse, que là, je suis resté scotché, et que j'ai attaqué la lecture, qui n'a d'ailleurs pas duré très longtemps, car tant j'ai été happé par cette histoire drôle, décalée de ces deux personnes que pas grand-chose, à priori, ne peut réunir. le fait que les chapitres soient consacrés tour à tour à chaque protagoniste m'a énormément plu. J'ai adoré.
    Et grâce à ce mec de la tombe d'à côté, j'ai maintenant toujours un livre dans la rubrique "en cours" de Babélio. Merci Katarina Mazetti et merci Babélio et tous ses contributeurs.
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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 16 août 2009

    Bunee
    Il se passe beaucoup de choses dans les cimetières, y compris les rencontres improbables.
    Désirée, bibliothécaire écolo mangeant bio, intellectuelle sans éclat, est désormais veuve d'un mariage sans passion. Elle traîne son ennui et sa solitude, à défaut de sa peine, devant la tombe de feu son époux. Une tombe à l'image de ce dernier - sobre et stricte. 35 ans, pas d'enfant, et sa vie à refaire, sans grande conviction.
    Elle passe donc son temps libre dans ce cimetière, fantôme assis devant la tombe, perdu dans ses pensées. Pas de fleurs, son mari ne l'aurait pas souhaité.
    Elle se rend compte qu'elle a un voisin de deuil, dont elle ignore au départ tout. Une casquette de forestier, une main abîmée, qui s'assit régulièrement devant la tombe de ses parents, une tombe kitchissime, pétrie d'angelots et de guirlandes, au pied de laquelle fleurissent de nombreuses fleurs. Il s'appelle Benny, agriculteur de son état, bataillant pour faire survivre l'exploitation et ses vaches laitières.
    Et ce quelque chose qui pourrait être banal va devenir, dans ce roman, vivant et original: le récit alterne les points de vue et on se rend alors compte qu'au début "le forestier" ne peut pas piffrer "la beigeasse". Elle l'agace tellement qu'un jour il la visualise dans une tenue abracadabrante ... Ne pouvant réprimer un sourire quand il la regarde, il va se passer à cet instant précis un petit miracle: pour une raison complètement différente (une petite pas loin avec un arrosoir rose) Désirée sourit à son tour en sa direction.
    C'est une erreur qui n'aurait pas du se produire. C'est le premier quiproquo d'une longue série... Un rat des champ et un rat des villes qui tombent amoureux l'un de l'autre.
    Et c'est à ce moment que je vous dégaine un teaser digne des harlequinades 2009:
    "L'amour suffira-t-il à aller au-delà de leurs différences???"
    "Peuvent-ils s'aimer alors que tout les sépare?"
    C'est vrai que c'est bon enfant... Heureusement, ce roman est un trésor d'humour. La différence des modes de vie de Désirée et de Benny pose une vraie question, celle de savoir qui doit se sacrifier pour qui, comment est appréhendée la notion de conciliation au sein du couple, la limite de l'abnégation, et à quel moment la volonté de se préserver limite celle de vouloir faire plaisir à l'autre. D'autres considérations émaillent ce roman, comme par exemple le rapport de la femme à la maternité, l'angoisse de l'horloge biologique et la pression sociale que subissent les individus à la marge des comportements majoritaires. Est également dressée de façon très adroite une photographie des préjugés que certaines parties de la population nourrissent à l'égard des autres.
    Désirée et Benny se croisent, se quittent, et se croisent à nouveau ...
    Beaucoup d'humour et d'ironie dans l'écriture donc, une traduction brillante nous offrant un style fluide et vivant, le tout servant une histoire bien goupillée et des personnages bien étoffés.
    Je vous le recommande sans hésiter :)
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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 28 janvier 2013

    caro64
    A force d'en entendre parler, j'ai quand même fini par aller voir. Et puis, ce titre ça intrigue… En fait, c'est un roman d'amour mais on est loin de la chick lit !
    Un roman d'amour qui démarre d'une façon curieuse : un cimetière comme lieu de rencontre, on a sans doute fait beaucoup mieux. Les deux protagonistes sont en effet venus pleurer chacun leur défunt, elle son mari trop tôt disparu, lui sa vieille mère, à laquelle il était très attaché en vieux garçon qu'il était. Les circonstances ne se prêtent donc pas à une idylle. La situation sociale non plus d'ailleurs : Désirée est bibliothécaire et vit en ville dans un bel appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres, Benny est paysan et vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Que peut-il sortir de cette rencontre ? D'ailleurs, il la trouve terne, mal fagotée, sans beaucoup de rondeurs et l'appelle intérieurement "la crevette". Elle note que la tombe d'à côté est vulgaire avec toutes ses plantes et sa stèle tape-à-l' oeil, et que celui qui vient les entretenir (elle le surnomme le Forestier) dégage une drôle d'odeur et n'a plus que trois doigts à une main. Mais, en matière de relations humaines, il suffit parfois d'un geste, d'un sourire, pour que tout s'enclenche. Et nous voilà partis pour une histoire d'amour assez cocasse entre deux contraires.
    C'est une jolie histoire, à la fois tendre, drôle et pleine d'espoir. Un roman facile à lire, sans prétention. Chaque chapitre donne la parole à l'un des personnages, accentuant ainsi, plus que le ferait la description, le contraste qui les oppose. Au delà de l'aventure sentimentale, Katarina Mazetti dessine avec ironie et subtilité le "choc culturel", ce fossé séparant les catégories sociales. Elle évite les clichés et nous offre un moment de lecture réjouissant, jouissif et plein de surprises ! Je ne suis pas sûre pourtant de lire la suite…
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Citations et extraits

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  • Par 7878751021, le 28 octobre 2014

    Et je l'ai fait parce que secrètement, je suis terriblement fascinée par les enfants.
    Oui, secrètement ! Ouvertement, ce n'est pas possible quand on est une veuve sans enfants de presque 35 ans! Si j'avais simplement pris un môme sur mes genoux, toute la gente féminine de mon entourage - sauf Märta - m'aurait prise en pitié, avec délectation, et je n'avais pas du tout envie de leur offrir ce plaisir-là. Elles se seraient dit qu'en tout cas, "elles" n'étaient pas sans enfants, même si elles suivaient une thérapie familiale et/ou étaient divorcées, obligées de travailler à mi-temps et pauvres comme Job.
    [ ... ] "Les heures sup', c'est pas un problème pour toit", disaient-elles. "Tu en as de la chance, toi!"
    Si bien que parfois je retournais au boulot le soir pour faire des heures sup' en cachette ! Parce que j'aimais tant tous ces dessins d'enfants loufoques. Et j'organisais des Heures du conte uniquement pour pouvoir regarder en douce les enfants qui écoutaient. Les yeux éveillés, la bouche à moitié ouverte, le corps tourné vers le conte comme une fleur vers le soleil.
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  • Par 7878751021, le 28 octobre 2014

    Ensuite, je n'ai pas pensé au Forestier pendant plusieurs jours. C'est apparemment la bonne tactique pour remettre ses ovaires en place. On se prend un amant d'un soir de temps en temps, juste pour maintenir le système en bon état de fonctionnement. Mon intérêt pour le Forestier n'était que les symptômes d'une carence, un peu comme un manque de vitamine B qui se traduit en ongles cassants. Quelques comprimés de levure, et tout rentre dans l'ordre.
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  • Par 7878751021, le 28 octobre 2014

    En plus, elle n'a pas la télé. Et pas de magnétoscope, ça va de soi. Si bien que j'évite d'y aller quand il y a un match important - mais je ne le dis évidemment pas, ces soirs-là "il faut absolument que je mette à jour la compta".

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  • Par 7878751021, le 28 octobre 2014

    Et on pourrait quand même exiger aussi qu'une fois de temps en temps elle participe aux tâches ménagères ! Qu'elle m'aide avec le contrôle laitier et manifeste de l'intérêt pour ce que je fais ! Je sais que je suis habitué aux femmes qui servent de troisième bras à l'homme, et je n'ai jamais eu l'intention de lui demander de faire des gâteaux, mais ça me coûte de la voir rester sans bouger, le nez dans le journal, alors que moi, je cours comme un fou pour tout faire !
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  • Par 7878751021, le 28 octobre 2014

    Désirée - j'ai du mal avec son prénom. Il sonne à la fois cassant, constipé et hautain, tout ce que je croyais qu'elle était au début. Moi, je l'appelle la Crevette. Ca lui va tellement bien que c'en est presque méchant. Pâle, recroquevillée sur ses parties molles, une carapace autour. Et de longues antennes.
    Il y a tant de choses en elle que je ne comprends pas.

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Retour sur la rencontre avec la romancière suédoise Katarina Mazetti le 23 mars 2011 à la librairie Sauramps de Montpellier. Katarina Mazetti est en passe de...











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