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> Nathalie Bauer (Traducteur)

ISBN : 2221113594
Éditeur : Robert Laffont (2010)


Note moyenne : 4.39/5 (sur 71 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après Écoute-moi, le grand retour de Margaret Mazzantini : une histoire d'amour poignante et la quête éperdue d'une femme pour devenir mère dans une ville dévastée par la guerre...

2008. À l’occasion d’une exposition de photos, Gemma emmène à Sarajevo son... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par darkmoon, le 03 novembre 2013

    darkmoon
    Un best-seller international d'un portrait dévastateur, ravageur d'un amour, d'une maternité, d'une perte et d'une rédemption dans la guerre déchirée de Sarajevo.
    Nous sommes à Rome en 2008, Gemma vient de recevoir un appel de Gojko, son ami bosniaque qu'elle n'a jamais revu depuis son départ de Sarajevo. Ce dernier les invite, son fils Pietro et elle à retrouver cette ville autrefois assiégée, une ville qu'elle délaissée au moment où elle a eu son fils (il y a 16 ans). Gemma trouve en cette invitation l'occasion de montrer à Pietro ses origines et les traces de son père Diego, mort là-bas. Consciente que ce retour aux sources aura des conséquences dramatiques, elle souhaite toutefois répondre à de nombreuses questions qui sont restées en suspense durant toutes ces années.
    Venir au monde est d'abord l'histoire d'une femme dont l'avenir était tout tracé, jusqu'au moment où elle rencontre cet homme, quelques jours avant son mariage… Cet homme qui ne paye pas de mine, mi- clochard, mi- artiste… Etonnée d'abord puis incrédule, ces deux êtres vont s'aimer et s'unir pour le meilleur et le pire… On suit leur cheminement sur la construction d'un couple, sur leurs rêves, leurs espoirs, sur cette rencontre des corps et des esprits… sur la puissance de ce lien qui les unit. Un couple mit à nu… Puis vient le désir d'avoir un enfant après tant d'années … Entre espoir et désillusion, entre désespoir et haine, entre folie et envie de disparaître… un lent combat s'installe…
    Venir au monde est aussi une histoire d'un miroir, reflétant la tragédie qu'a vécu un pays au travers de sa guerre … Une histoire d'hommes et de femmes, des anonymes qui ont tant souffert, des traumatisés, des perdants, des battants qui essayent de construire ou de reconstruire… de Sarajevo à l'Italie, en passant par les qualités ou les défauts de ces hommes et femmes, je n'ai pu que me laisser submerger par leur combat de tous les jours… Comment transcrire ce que j'ai pu ressentir : j'ai vécu avec eux le calvaire, la peur, la tristesse, la déchirure et la joie… parce que la façon dont Margaret Mazzantini retranscrit cette histoire, m'a plongé dans le quotidien de ses personnages… Je me suis littéralement introduite dans ce miroir. Et plus le livre avance, plus l'intensité monte d'un cran pour finir en apothéose ! Il faut dire que depuis le début on est plongé dans une impression de malaise qui ne fera qu'augmenter au fil des pages et qui nous laisse pressentir que le retour de Gemma à Sarajevo va dévoiler des réalités qu'on trouvera dures à supporter. Alors que l'on pensait avoir compris l'histoire, les ultimes pages changent complètement la donne et nous pétrifient.
    Venir au monde est un véritable hymne à l'amour et un très bel hommage à la maternité, c'est l'un des romans les plus bouleversants, les plus tristes, les plus horribles que j'ai jamais lu.
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    • Livres 5.00/5
    Par Eowyn, le 29 septembre 2012

    Eowyn
    Un jour, Gemma décide partir pour Sarajevo avec son fils, Pietro âgé de 16 ans. Ce voyage est en fait un retour sur son passé, du temps où elle venait rejoindre l'amour de sa vie, Diego. On apprend alors toute son histoire, sa relation magnifique et passionnée avec Diego, son désir d'avoir un enfant. Mais il se trouve qu'elle est stérile. Elle fera alors tout pour adopter un enfant, ce qui ne sera pas une affaire.
    Pendant presque tout le livre, Gemma et Diego vont lutter pour essayer d'avoir un enfant alors que tout autour d'eux les hommes se déchirent et s'entretuent. Ils vont lutter pour faire naître la vie alors que tout le monde semble être d'un autre avis... de ce fait, leur relation m'a paru encore plus intense et profonde.
    Un grand coup de coeur.
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  • Par claracambry, le 08 avril 2010

    claracambry
    2008, Italie : Gemma part avec son fils Piedro âgé de 16 ans à Sarajevo. Ce ne sont pas des vacances ordinaires, Gemma veut faire découvrir à son fils la ville où il est né et où son père est mort. Gojko, son ami poète Bosnien l'attend à l'aéroport. 24 plus tôt, Gojko lui avait présenté le grand amour de sa vie : Diego le photographe. En revenant dans cette ville, c'est son histoire qui lui revient en mémoire. Une histoire étalée sur plusieurs années, partagée entre Rome et Sarajevo. Un combat pour avoir un enfant, alors que Sarajevo deviendra une ville assiégée. Entre le présent où les stigmates de la guerre sont encore présents et ses souvenirs, Gemma va découvrir certaines vérités qui lui avaient été cachées…
    Au départ, Gemma m'est apparue froide et j'ai eu du mal à comprendre son attitude quand elle apprend sa stérilité. L'auteure évoque que très rapidement cette phase : certes, Gemma fuit les bébés et ce bonheur qui lui est refusé. Mais, ça manque de sentiments… Car une femme qui ne peut pas donner la vie souffre dans sa chair, dans son âme et se remet en questions. Cet enfant qu'elle veut, est plus pour Diego que pour leur couple. Les sentiments de Diego sont occultés, que veut-il vraiment ? Que ressent-il ? Je n'ai pas l'impression d'avoir trouvé des réponses.
    Les descriptions de Sarajevo qui bascule dans la guerre sont justes. Une fois que Diego aura vu toute l'ampleur de cette catastrophe, il ne pourra plus vivre comme avant. Diego et Gemma se détachent, se cherchent mais c'est bien plus la guerre qui met entre eux une distance que cette quête d'avoir d'un enfant.
    Les dernières parties de ce livre sont celles que je retiendrais, Gemma découvre non seulement la vérité mais aussi prend conscience de tout l'amour qu'elle porte en elle.
    Je regrette les longueurs inutiles, et la personnalité de Diego moins creusée que celle de Gemma .
    Ce n'est pas un coup de cœur et je reste sur un avis mi-figue, mi-raisin.


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/04/margaret-mazzantini-venir-au-..
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    • Livres 4.00/5
    Par MissAlfie, le 22 août 2011

    MissAlfie
    A travers le voyage qu'elle entreprend avec son fils, Gemma va se remémorer quelques années de son passé, de sa rencontre avec Diego, le père de Pietro, aux JO de Sarajevo en 1984, à sa mort en plein conflit en 1992. Au fil de son séjour, au fil de ses pas dans une ville qui porte encore les stigmates de la guerre, le lecteur suit Gemma dans ses allers et retours entre passé et présent et va peu à peu découvrir une femme au caractère froid, qui semble s'être murée dans la douleur et ne ressentir que de la violence pour se protéger des émotions.
    Venir au monde est un récit multiforme, qui nous offre le récit de Gemma, mais aussi le récit d'une guerre, d'un siège, d'une société marquée par le régime communiste de Tito qui s'entre-déchire après la mort de son dirigeant, d'une ville dans laquelle on survit en échappant aux tirs des snipers, d'une maternité compliquée aussi.
    Au fil des six cents et quelques pages de ce roman italien, Marageret Mazzantini nous offre le récit d'une quête et d'un deuil qui se solderont par la renaissance d'une femme, d'une famille, d'une ville, d'un pays tout en nous offrant un retour sur une guerre, loin des considérations politiques, mais au plus près du quotidien des habitants d'une ville marquée à jamais par le sang. Un livre riche en émotions, difficile à lâcher, aux personnages étonnamment humains et émouvants.

    Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2011/08/12/21686830.html
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    • Livres 4.00/5
    Par CFONS, le 24 mai 2012

    CFONS
    Ce livre raconte les amours tourmentés de Gemma et de Diego. La toile de fonds est Sarajevo et sa guerre ethnique, les 2 personnages principaux italiens faisant de nombreux voyages à Sarajevo. C'est aussi l'histoire de Gemma qui ne peut pas avoir d'enfants et qui va soufrir pour arriver enfin à "donner naissance" à Pietro, mais qui est-il? C'est en nous révélant l'histoire petit à petit que Gemma nous plonge dans un drame qui va l'engloutir, elle et son amant Diego. Une très belle histoire....
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 09 juillet 2011
    Margaret Mazzantini raconte un voyage vers le passé et vers l'amour disparu, à fleur d'émotion. Elle y ajoute un implacable réquisitoire contre la guerre qui décapita les Balkans.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par darkmoon, le 03 novembre 2013

    Gemma : Toujours aussi heureux ? Comment est-ce possible ?
    Diego : Facile, je n’ai aucun talent pour la tristesse.

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  • Par Tombetoile, le 05 juillet 2014

    Un roman extraordinaire, bien traduit, dense, à déguster lentement. L'histoire d'une femme et d'un homme passionnés, pris au filet dans leurs manques, leurs amours, leurs vies avec pour toile de fond l’Italie et Sarajevo, cette ville détruite par une guerre abominable.
    Gemma, Diego et Pietro vous tiendront en haleine du début à la fin. Beaucoup de rebondissements et une conclusion tout à fait inattendue. Un roman sauvage, sans concession où les sentiments sont exacerbés et constamment à fleur de peau. Beaucoup de passion et de force dans les personnages centraux. La description de l’horreur de la guerre en Yougoslavie ne laisse pas le lecteur indemne. Envoûtant.






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  • Par rkhettaoui, le 16 août 2013

    Par quel mystère se fait-il que, au cours de notre existence, nous renoncions aux êtres les meilleurs pour des gens inintéressants, des gens qui ne nous font pas de bien, qui se trouvent simplement croiser notre chemin, et qui nous corrompent par leurs mensonges, nous rendent chaque jour plus lâches.

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  • Par rkhettaoui, le 17 août 2013

    Ce voile opaque qui retombe sur les couples, lorsque l’illusion s’achève et, avec elle, cette cécité bienveillante, finirait bien par s’abattre également sur nous. C’est toujours ce qui arrive ; c’était arrivé à mes parents. Mon père était heureux de quitter la maison le matin, et ma mère reprenait elle aussi sa respiration, se délectant de sa solitude. Pourtant, ils s’aimaient, se respectaient.

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  • Par rkhettaoui, le 17 août 2013

    J’avais compris que l’épicentre de l’explosion est un chagrin qui naît et nous corrode de l’intérieur, provoquant des fissures, comme une vitre qui se brise sans tomber.

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Vidéo de Margaret Mazzantini


La Mer, le matin - Margaret MAZZANTINI - Interview de l'auteur
Deux mères et deux fils que la Méditerranée sépare. Deux rives, deux pays, deux histoires que l'Histoire avec un grand H relie pourtant.








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