AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Nathalie Bauer (Traducteur)
ISBN : 2221113594
Éditeur : Robert Laffont (2010)

Note moyenne : 4.46/5 (sur 110 notes)
Résumé :
Après Écoute-moi, le grand retour de Margaret Mazzantini : une histoire d'amour poignante et la quête éperdue d'une femme pour devenir mère dans une ville dévastée par la guerre...

2008. À l’occasion d’une exposition de photos, Gemma emmène à Sarajevo son fils de seize ans, Pietro, à la découverte de la ville où il est né et sur les lieux où est mort son père, photographe, qu’il n’a jamais connu. Ce voyage à la recherche des origines est aussi l’occas... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
tynn
03 juillet 2016
  • 5/ 5
Faire une critique plusieurs années après la lecture est un exercice aussi difficile qu'il est intéressant. Retrouver ses impressions, constater ce qu'il reste en sensations.
En conseillant fortement cette lecture à une amie, et en tentant d'argumenter mon propos, j'ai dû constater que le souvenir en était encore bouleversant, certains détails restaient flous quand d'autres profondément gravés. L'ambiance générale du livre, la violence de la Yougoslavie en guerre, la résilience, la quête de la maternité et de la filiation, des thèmes qui ont a alimenté une passionnante discussion parmi mes amies lectrices à la parution en 2010.
Roman d'amour, de guerre, de secrets. Suivre les pas de Gemma la romaine et d'Hugo le photographe, c'est accepter de se faire bousculer par la réalité: le parcours du combattant du désir d'enfant, la survie dans les zones de conflit avec obstination et solidarité, la mort d'êtres chers et l'impérieuse nécessité de vivre.
Livre magnifique, intense et violent, en faits et sentiments, mais sans un brin de pathos pour nous tirer des larmes. La grande classe et le talent, récompensés par un succès d'édition mérité!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          420
darkmoon
03 novembre 2013
  • 5/ 5
Un best-seller international d'un portrait dévastateur, ravageur d'un amour, d'une maternité, d'une perte et d'une rédemption dans la guerre déchirée de Sarajevo.
Nous sommes à Rome en 2008, Gemma vient de recevoir un appel de Gojko, son ami bosniaque qu'elle n'a jamais revu depuis son départ de Sarajevo. Ce dernier les invite, son fils Pietro et elle à retrouver cette ville autrefois assiégée, une ville qu'elle délaissée au moment où elle a eu son fils (il y a 16 ans). Gemma trouve en cette invitation l'occasion de montrer à Pietro ses origines et les traces de son père Diego, mort là-bas. Consciente que ce retour aux sources aura des conséquences dramatiques, elle souhaite toutefois répondre à de nombreuses questions qui sont restées en suspense durant toutes ces années.
Venir au monde est d'abord l'histoire d'une femme dont l'avenir était tout tracé, jusqu'au moment où elle rencontre cet homme, quelques jours avant son mariage… Cet homme qui ne paye pas de mine, mi- clochard, mi- artiste… Etonnée d'abord puis incrédule, ces deux êtres vont s'aimer et s'unir pour le meilleur et le pire… On suit leur cheminement sur la construction d'un couple, sur leurs rêves, leurs espoirs, sur cette rencontre des corps et des esprits… sur la puissance de ce lien qui les unit. Un couple mit à nu… Puis vient le désir d'avoir un enfant après tant d'années … Entre espoir et désillusion, entre désespoir et haine, entre folie et envie de disparaître… un lent combat s'installe…
Venir au monde est aussi une histoire d'un miroir, reflétant la tragédie qu'a vécu un pays au travers de sa guerre … Une histoire d'hommes et de femmes, des anonymes qui ont tant souffert, des traumatisés, des perdants, des battants qui essayent de construire ou de reconstruire… de Sarajevo à l'Italie, en passant par les qualités ou les défauts de ces hommes et femmes, je n'ai pu que me laisser submerger par leur combat de tous les jours… Comment transcrire ce que j'ai pu ressentir : j'ai vécu avec eux le calvaire, la peur, la tristesse, la déchirure et la joie… parce que la façon dont Margaret Mazzantini retranscrit cette histoire, m'a plongé dans le quotidien de ses personnages… Je me suis littéralement introduite dans ce miroir. Et plus le livre avance, plus l'intensité monte d'un cran pour finir en apothéose ! Il faut dire que depuis le début on est plongé dans une impression de malaise qui ne fera qu'augmenter au fil des pages et qui nous laisse pressentir que le retour de Gemma à Sarajevo va dévoiler des réalités qu'on trouvera dures à supporter. Alors que l'on pensait avoir compris l'histoire, les ultimes pages changent complètement la donne et nous pétrifient.
Venir au monde est un véritable hymne à l'amour et un très bel hommage à la maternité, c'est l'un des romans les plus bouleversants, les plus tristes, les plus horribles que j'ai jamais lu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          301
Sylviegeo
02 mai 2015
  • 4/ 5
Quel roman d'amour magnifique. Roman de passion, de fidélité, d'humanité, de résilience. Oui l'amour malgré la guerre, les violences, les incompréhensions.
L'amour malgré cette haine qui surgit du jour au lendemain. L'amour malgré les tours, mauvais et bons, que nous jouent le corps et le temps. Une réflexion, belle, grande, sur la maternité. Cette histoire d'amour, poignante, durant une guerre moderne, la Yougoslavie qui éclate, nous liera solidement aux personnages et à leurs émois. Interessante la façon qu'a Margaret Mazzantini de nous promener du présent au passé sans que cela soit tranché. Malgré la dureté de ses propos, l'écriture est douce.
Une lecture qui dérangera nos sentiments d'attachement et d'appartenance. Une belle lecture, n'hésitez pas !
Commenter  J’apprécie          180
Eowyn
29 septembre 2012
  • 5/ 5
Un jour, Gemma décide partir pour Sarajevo avec son fils, Pietro âgé de 16 ans. Ce voyage est en fait un retour sur son passé, du temps où elle venait rejoindre l'amour de sa vie, Diego. On apprend alors toute son histoire, sa relation magnifique et passionnée avec Diego, son désir d'avoir un enfant. Mais il se trouve qu'elle est stérile. Elle fera alors tout pour adopter un enfant, ce qui ne sera pas une affaire.
Pendant presque tout le livre, Gemma et Diego vont lutter pour essayer d'avoir un enfant alors que tout autour d'eux les hommes se déchirent et s'entretuent. Ils vont lutter pour faire naître la vie alors que tout le monde semble être d'un autre avis... de ce fait, leur relation m'a paru encore plus intense et profonde.
Un grand coup de coeur.
Commenter  J’apprécie          60
claraetlesmots
08 avril 2010
2008, Italie : Gemma part avec son fils Piedro âgé de 16 ans à Sarajevo. Ce ne sont pas des vacances ordinaires, Gemma veut faire découvrir à son fils la ville où il est né et où son père est mort. Gojko, son ami poète Bosnien l'attend à l'aéroport. 24 plus tôt, Gojko lui avait présenté le grand amour de sa vie : Diego le photographe. En revenant dans cette ville, c'est son histoire qui lui revient en mémoire. Une histoire étalée sur plusieurs années, partagée entre Rome et Sarajevo. Un combat pour avoir un enfant, alors que Sarajevo deviendra une ville assiégée. Entre le présent où les stigmates de la guerre sont encore présents et ses souvenirs, Gemma va découvrir certaines vérités qui lui avaient été cachées…
Au départ, Gemma m'est apparue froide et j'ai eu du mal à comprendre son attitude quand elle apprend sa stérilité. L'auteure évoque que très rapidement cette phase : certes, Gemma fuit les bébés et ce bonheur qui lui est refusé. Mais, ça manque de sentiments… Car une femme qui ne peut pas donner la vie souffre dans sa chair, dans son âme et se remet en questions. Cet enfant qu'elle veut, est plus pour Diego que pour leur couple. Les sentiments de Diego sont occultés, que veut-il vraiment ? Que ressent-il ? Je n'ai pas l'impression d'avoir trouvé des réponses.
Les descriptions de Sarajevo qui bascule dans la guerre sont justes. Une fois que Diego aura vu toute l'ampleur de cette catastrophe, il ne pourra plus vivre comme avant. Diego et Gemma se détachent, se cherchent mais c'est bien plus la guerre qui met entre eux une distance que cette quête d'avoir d'un enfant.
Les dernières parties de ce livre sont celles que je retiendrais, Gemma découvre non seulement la vérité mais aussi prend conscience de tout l'amour qu'elle porte en elle.
Je regrette les longueurs inutiles, et la personnalité de Diego moins creusée que celle de Gemma .
Ce n'est pas un coup de coeur et je reste sur un avis mi-figue, mi-raisin.

Lien : http://fibromaman.blogspot.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Les critiques presse (1)
Lexpress09 juillet 2011
Margaret Mazzantini raconte un voyage vers le passé et vers l'amour disparu, à fleur d'émotion. Elle y ajoute un implacable réquisitoire contre la guerre qui décapita les Balkans.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
darkmoondarkmoon03 novembre 2013
Gemma : Toujours aussi heureux ? Comment est-ce possible ?
Diego : Facile, je n’ai aucun talent pour la tristesse.
Commenter  J’apprécie          220
TombetoileTombetoile05 juillet 2014
Un roman extraordinaire, bien traduit, dense, à déguster lentement. L'histoire d'une femme et d'un homme passionnés, pris au filet dans leurs manques, leurs amours, leurs vies avec pour toile de fond l’Italie et Sarajevo, cette ville détruite par une guerre abominable.
Gemma, Diego et Pietro vous tiendront en haleine du début à la fin. Beaucoup de rebondissements et une conclusion tout à fait inattendue. Un roman sauvage, sans concession où les sentiments sont exacerbés et constamment à fleur de peau. Beaucoup de passion et de force dans les personnages centraux. La description de l’horreur de la guerre en Yougoslavie ne laisse pas le lecteur indemne. Envoûtant.






+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui16 août 2013
Par quel mystère se fait-il que, au cours de notre existence, nous renoncions aux êtres les meilleurs pour des gens inintéressants, des gens qui ne nous font pas de bien, qui se trouvent simplement croiser notre chemin, et qui nous corrompent par leurs mensonges, nous rendent chaque jour plus lâches.
Commenter  J’apprécie          40
rkhettaouirkhettaoui17 août 2013
les hommes sont toujours beaucoup plus seuls que les femmes. Pleurer ensemble constitue, pour un couple, un événement minuscule, emblématique… c’est le souffle de l’autre qui crève dans votre gorge. C’est le chagrin que vous éprouvez pour le monde et pour vous-même, bout de chair, saucisse animée, sac bon marché.
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaouirkhettaoui17 août 2013
Ce voile opaque qui retombe sur les couples, lorsque l’illusion s’achève et, avec elle, cette cécité bienveillante, finirait bien par s’abattre également sur nous. C’est toujours ce qui arrive ; c’était arrivé à mes parents. Mon père était heureux de quitter la maison le matin, et ma mère reprenait elle aussi sa respiration, se délectant de sa solitude. Pourtant, ils s’aimaient, se respectaient.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Margaret Mazzantini (53) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Margaret Mazzantini
Margaret Mazzantini incontra Letojanni (Me) e presenta il suo libro "Venuto al mondo" 21 Luglio 2009
autres livres classés : sarajevoVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Grandes oeuvres littéraires italiennes

Ce roman de Dino Buzzati traite de façon suggestive et poignante de la fuite vaine du temps, de l'attente et de l'échec, sur fond d'un vieux fort militaire isolé à la frontière du « Royaume » et de « l'État du Nord ».

Si c'est un homme
Le mépris
Le désert des Tartares
Six personnages en quête d'auteur
La peau
Le prince
Gomorra
La divine comédie
Décaméron
Le Nom de la rose

10 questions
401 lecteurs ont répondu
Thèmes : italie , littérature italienneCréer un quiz sur ce livre