> Françoise Hirsch (Traducteur)
> Patricia Schaeffer (Traducteur)

ISBN : 2020309610
Éditeur : Editions du Seuil (1998)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 35 notes) Ajouter à mes livres
1949. Parce que les choix de l'Amérique moderne condamnent leurs rêves d'aventure, John Grady Cole et Lacey Rawlins quittent le Texas et chevauchent vers le Mexique. Ils iront vivre ailleurs, au royaume des chevaux, pour célébrer avec une nature intacte des noces éterne... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par Beatrice64, le 25 février 2011

    Beatrice64
    Premier tome de la « Trilogie des confins », de si jolis chevaux étreint le lecteur dans une voix qui est un souffle, puissant et poétique, incantatoire et saisissant. A la lecture de certaines phrases de McCarthy, mon cœur s'accélère (va falloir que j'arrête, arrivée à un certain âge, ça peut être dangereux, en même temps ça ferait un bel article dans le Journal de St Palais « mort mystérieuse d'une bibliothécaire, retrouvée inanimée, sa main serrant un livre de McCarthy ») (j'espère que j'aurai eu le temps de le finir)(mais peut-être qu'au Purgatoire il y en aura un exemplaire).
    On a parlé de Shakespeare en évoquant sa prose (et son univers j'imagine), je trouve ça assez juste, loin d'être une spécialiste en la matière les pièces que j'ai lues m'ont elles aussi littéralement estomaquées, pleines de vitalité, de tension, et dans ce même ton cru et charnel.
    Comme son titre l'indique, de si jolis chevaux parle de chevaux (c'est pas très difficile à suivre McCarthy). le héros est jeune et beau (enfin moi je l'ai vu beau), cavalier d'exception, et avec son meilleur ami, ils quittent leur Texas natal quand la vie des ranchs s'arrête pour eux, afin de poursuivre un idéal de vie au plus près de la nature et des chevaux telle qu'elle existe encore au Mexique. C'est une véritable Odyssée qu'ils vont entamer, faite de rencontres, de meurtres, de dressage de chevaux, de problèmes d'honneur, d'amour impossible et de chevauchées interminables dans des paysages de début (ou de fin) du monde. C'est absolument magnifique, haletant, et d'une violence et d'une beauté rares.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    1949. Parce que les choix de l'Amérique moderne condamnent leurs rêves d'aventure, John Grady Cole et Lacey Rawlins quittent le Texas et chevauchent vers le Mexique. Ils iront vivre ailleurs, au royaume des chevaux, pour célébrer avec une nature intacte des noces éternelles. Violente, tourmentée, traversée d'aveuglants moments de bonheur, leur odyssée se transforme pourtant en descente aux enfers. Intransigeant, visionnaire, ce roman bouscule les espoirs et les repères d'une condition humaine à jamais prisonnière de ses passions dans l'indifférence de l'univers. De si jolis chevaux a remporté, en 1992, le National Book Award, la plus haute distinction littéraire des Etats-Unis
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Endea54, le 06 octobre 2010

    Endea54
    Ce roman est le premier d'une trilogie appelée Trilogie des Confins.
    Ayant découvert cet auteur par La route (livre qui m'a ô combien marquée) j'étais assez curieuse de découvrir ses autres œuvres, j'avais surtout hâte de voir s'il avait conservé son style d'écriture bien particulier.
    sur la route, l'intensité d'écriture m'avait frappée avec des phrases courtes et pourtant très souvent poétiques, des dialogues brefs, un récit dans lequel il ne se passe presque rien au cours duquel pourtant j'étais tenue en haleine.
    Dans De si jolis chevaux, on retrouve sa marque, son style dans des phrases à la fois très descriptives, l'emploi presque abusif de la préposition ET, des pronoms personnels répétés à n'en plus finir, et en compensation des passages qui sont de véritables envolées lyriques, un peu comme lorsqu'on écoute le dernier mouvement d'une symphonie avec l'apogée finale des instruments. Et encore une fois on tombe sous le charme de ce style si particulier qui lui est propre.
    Ma deuxième interrogation portait sur la teneur du récit, allait-il être aussi bouleversant et pessimiste que La route ?
    John Grady Cole et Lacey Rawlins, deux adolescents, quittent le Texas pour aller au Mexique, on ne sait pas vraiment ce qui les a poussés ni ce qui les pousse durant leur périple mais peu à peu leur voyage initiatique se transforme en cauchemar. Ce qui est frappant avec les personnages mis en scène par Carthy c'est qu'on a vraiment la sensation que, non maîtres de leur destin, ils se laissent porter par lui. Et surtout ils acceptent ce qui leur arrive sans révolte. Notamment pour John Grady, on se demande si lui sait ce qui le pousse en avant si ce n'est cet amour fou et impossible qu'il développe pour la fille du patron qui les embauche au Mexique, amour qui le conduira lui et son ami dans une prison dans les lois de survie sont impitoyables. Et là j'ai eu la sensation de replonger derechef dans l'ambiance de La route, on a peur car on ne peut absolument pas anticiper la suite des évènements et comme on sent que les personnages ne le peuvent non plus, cela augmente l'angoisse. Dans la même trame, la rencontre avec cet enfant étrange Blevins, dont on ne sait strictement rien , dont on ne peut prévoir non plus les réactions, (il est « no limit ») est source d'inquiétude, on se doute rapidement qu'il ne va apporter que des ennuis à ses compagnons, mais lesquels et sous quelle forme ?
    J'ai donc passé une grande partie du récit à appréhender ce qui allait arriver et surtout à quel moment. Et puis finalement et heureusement cette fois ci cela ne se termine pas si mal, enfin je dirais même qu'il s'agit d'une fin ouverte …. tout comme l'enfant dans La route, on quitte John Grady sans savoir ce qui va advenir de lui … à la différence que je n'ai pas ressenti de désespoir en ce qui concerne le dernier, je n'ai pas fini ce livre là dans les larmes.

    Lien : http://clairobscurendea.blogspot.com/2010/08/de-si-jolis-chevaux-de-..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par systool, le 27 août 2010

    systool
    Le jeune John Grady Cole décide de quitter son Texas natal après que son grand-père décède et que l'on vend son ranch. L'optique de devoir trouver du travail en ville ne l'enchantant que modérément, il prend le parti de quitter cette Amérique d'après-guerre et accompagné de son ami Lacey Rawlins, ils partent à l'aventure, direction le Mexique, à dos de cheval, évidemment. Les plaines désertiques leur permettent de communier avec la nature, mais aussi de faire la connaissance d'un certain Blevins, un garçon turbulent qui leur causera bien des ennuis. Cependant...
    la suite sur le blog

    Lien : http://www.gueusif.com/article-22050454.html
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Citations et extraits

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  • Par Endea54, le 06 octobre 2010

    Allongé par terre il écoutait le cheval au piquet brouter l'herbe près de sa corde et il écoutait le vent dans le vide et il regardait les étoiles filer sur la courbe de l'hémisphère et mourir dans l'obscurité aux confins du monde et tandis qu'il gisait là il sentait la souffrance dans son coeur comme une lance. Il imaginait la douleur du monde comme une sorte d'informe créature parasite cherchant la chaleur des âmes humaines pour y couver et il croyais savoir ce qui vous explosait à ses visites. Ce qu'il avait ignoré c'était que cette créature-là était dénuée de raison et n'avait donc aucun moyen de connaître les limites de ces âmes et ce qui l'effrayai c'était qu'il n'y eût peut-être pas de limites.
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  • Par Jdo, le 15 décembre 2011

    Bien avant le lever du jour je savais ce que je cherchais à découvrir. C'était quelque chose que j’avais toujours su. Que tout courage est une forme de fidélité, que c’est toujours à soi-même que le lâche renonce en premier, après cela toutes les autres trahisons deviennent faciles.
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  • Par Endea54, le 06 octobre 2010

    Il regardait au fond de ces sombres yeux où il y avait des abîmes à découvrir. Toute une histoire maléfique qui brûlait d’une flamme froide et lointaine et noire.
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  • Par Endea54, le 06 octobre 2010

    Au même moment la détonation leur parvint depuis le bosquet d’ébéniers. Pas très forte. Juste une sorte de claquement assourdi. Puis une autre. Quand ils revinrent du bouquet d’arbres le capitaine tenait les menottes à la main.
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