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> François Hirsch (Traducteur)

ISBN : 2879295912
Éditeur : Editions de l'Olivier

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.01/5 (sur 2124 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger p... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par fnitter, le 03 septembre 2014

    fnitter
    Tout ça pour quoi ?
    La route, prix Pulitzer 2007, adapté au cinéma en 2009, encensé par la critique. A lire donc ?
    Lui, c'est Papa ou l'homme. L'autre c'est l'enfant ou le petit. Dans un monde post-apocalyptique, ils marchent vers le sud, poussant un caddie, survivant au jour le jour, à la recherche de nourriture et cherchant à échapper à une humanité retournée à la barbarie et au cannibalisme.
    Première impression, ce n'est pas un roman, mais une trame, un synopsis, un ébauche de scénario ? Les bases sont posées, il n'y a plus qu'à développer.
    Car c'est bien de cela qu'il manque le plus. Les personnages sont dépersonnalisés au point de n'avoir pas de nom. On ne sait rien sur eux, et par voie de conséquence ils nous restent étranger. le monde est mort et rempli de cendres (hiver nucléaire ? Supervolcan de Yellowstone ?) Des nuits obscures au delà de l'obscur, des jours sans soleil. Des cendres, du gris jusqu'à l'écœurement, répété et décliné à l'infini. Mais encore ?
    Les jours passent, les semaines passent. L'homme et l'enfant marchent depuis des années. Ils marchent ou plutôt ils fuient, ils ne restent jamais longtemps au même endroit, eux contre les méchants. Mais encore ?
    Un road movie, mais sans passion, sans émotion, sans mouvement, dépouillé à l'extrême, tellement nu en fait que je n'ai pas pu ou n'ai pas su m'y impliquer.
    Un style lapidaire, laconique, des dialogues monosyllabiques. Au moins, cela correspond à l'ambiance voulue par l'auteur mais n'apporte pas grand chose à l'histoire. Mais quelle histoire au final ?
    Une survie improbable, livrée de façon presque clinique que l'auteur n'aura même pas la force de conclure d'une fin digne de son développement.
    Il fallait transcender la forme sans chapitre, les dialogues creux, le style épuré à l'extrême, presque télégraphique, l'absence de descriptions pour partager l'émotion des protagonistes, réussir à aller au delà de la forme voire du fond pour éprouver de l'empathie pour eux ? Je n'ai pas réussi.
    Peut-être aurait-il fallu voir le film avant pour pallier le manque de « visuel » du livre ?
    A lire donc ? Non !
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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 10 avril 2012

    le_Bison
    L'apocalypse a eu lieu. le monde est dévasté, couvert de cendres... Des cadavres s'amoncèlent sur le bord de La route. Quelques survivants s'épient, se guettent, s'attaquent, se mangent... Et parmi ces rescapés, un père et son fils errent sur la route. Ils fuient le froid et la neige des hautes montagnes. Ils veulent rejoindre la mer, et le temps plus clément pour survivre.
    S'ensuit alors une longue odyssée de ce père avec son fils. Ils poussent un caddie rempli de victuailles et objets diverses trouvés par ci, par là, près des cadavres incendiés ou dans des maisons abandonnées. Et ils avancent coûte que coûte, sous la pluie, sous la neige, le jour jusqu'à la tombée de la nuit, toujours sur leurs gardes, toujours à l'affût des « méchants ». Ils ont froids, ils sont trempés, ils n'ont rien mangés depuis trois jours, mais font preuve d'abnégation et d'un courage à tout épreuve.
    Je ne veux pas tomber dans l'excès de sensibilité, mais la lecture de ce roman de Cormac McCarthy m'a profondément ému. A chaque page, je sentais les larmes poindre le long de mes rides naissantes. Je suis bouleversé par cet univers décrit et par ce père qui, malgré tout, tente d'éduquer du mieux qu'il peut son fils, l'enfant. Pas facile de discerner le bien du mal dans ce chaos post-apocalyptique. Pourtant, la vie pourrait être plus facile, une balle de calibre 22 dans la tête et les voilà libérer de cet enfer. Mais le père a ce courage nécessaire pour inculquer à son fils le prix de la vie, même au milieu des cadavres brûlés, sous un paysage recouvert de cendres... Arriver à croire en un avenir, même incertain et espérer ; de toute façon, il ne reste que l'espoir pour survivre ; croire en la certitude que quelque part sur cette planète, il existe un autre enfant, un autre parent comme eux, qui font partie de la catégorie des « gentils » comme eux, pour partager ensemble le dessein des rescapés.
    L'univers de ce roman est dépouillé à l'extrême. Il n'y a rien ou presque ; simplement La route, un enfant et son père, un caddie, de la cendre et toujours cette route vers le sud entourée de corps en décomposition. Pourtant avec si peu, cela donne un roman à la fois terrifiant et poignant. On ne saura rien de l'époque précédant l'apocalypse. de toute façon, on s'en balance un peu, on commence à connaître la folie et la barbarie des hommes, donc rien de bien surprenant à découvrir la planète sous le chaos... de courts chapitres, directs et uppercuts qui vous mettent en vrac tripes et intestins. le livre de l'année ? Sur le plan purement émotionnel, je vote « oui » les yeux fermés, d'ailleurs je n'ose plus les rouvrir, peur de l'avenir, peur du prochain.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=2097
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    • Livres 5.00/5
    Par bilodoh, le 27 avril 2014

    bilodoh
    Dans un univers dévasté, un homme et son fils marchent sur la route et j'ai marché avec eux.

    J'ai vu le monde gris, sans oiseaux, ni verdure, avec un soleil voilé par le nuage de cendres, avec des ruines, des cadavres et des barbares cannibales.

    J'ai ressenti la peur, la faim, le désespoir et aussi l'amour de ce père qui garde deux balles dans son revolver pour pouvoir mourir avec son fils.

    J'ai pris "La route", un roman post-apocalyptique aux émotions intenses.
    .
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    • Livres 5.00/5
    Par gouelan, le 26 mars 2015

    gouelan
    Un homme et son fils sont sur La route. Il règne une atmosphère de fin du monde. Ils sont seuls. Chacun est tout l'univers de l'autre. Ils n'ont plus rien. Ils survivent en mangeant ce qu'ils trouvent dans les ruines de maisons abandonnées. Ils sont vêtus de haillons. Ils ont froid, ils ont faim, ils ont peur.
    Tout au long de leur route, Ils préservent la part d'humanité, d'amour et de bonté qui est en eux. Leur bien le plus précieux. Sans cela, pourquoi survivre ? Ils veulent rester des hommes et « porter le feu ».
    L'enfant est comme la parole de Dieu, un prophète. L'homme doit l'emmener quelque part, le plus au sud, vers la mer. Essayer de trouver de la chaleur et peut-être d'autres survivants qui ont gardé comme eux leur part d'humanité.
    Les souvenirs du passé du père sont douloureux. Il ne faut pas se retourner sur eux. Se souvenir ce serait renoncer à lutter. L'enfant n'a pas connu la beauté et la bonté du monde passé. Il incarne l'espoir. Il se construit son monde, son culte, ses propres valeurs, guidé par l'amour que lui porte son père.
    Peut-on réparer ce monde ? Demeure-t-il un espoir quelque part sur cette planète agonisante. ? Pourquoi continuer à avancer sur cette route de désespoir, de désolation, de ténèbres ?
    C'est une longue route qui nous emmène au plus profond de nous-mêmes. Elle est douloureuse.
    On garde espoir, car l'amour du père pour son fils ne vacille jamais. Il porte son fils et son fils le porte. Ensemble ils gardent espoir. Les dialogues sont courts mais intenses. Il faut peu de mots, car il reste peu de vie, peu de choses à transmettre. Il ne reste que le feu que le petit garçon porte en lui, l'essentiel, ce qui représente l'humanité.
    Comment survivre sans espoir ? L'enfant représente le dernier éclat de lumière, la dernière lueur d'espoir. Et son père survit pour porter cette lumière, pour qu'elle ne vacille pas.
    « l'homme levait les yeux en pleurant et il le voyait là debout sur La route qui le regardait du fond dont ne sait quel inconcevable avenir, étincelant dans ce désert comme un tabernacle. »
    Le style est épuré, comme l'est cette vision d'un monde apocalyptique. La tension est constante. On tremble avec ce père et ce fils. On sombre aussi dans le désespoir. De ces dialogues courts et de ces descriptions de paysages sans vie, se dégagent de multiples réflexions philosophiques. La foi, l'espoir, le sens de la vie, l'homme, le bien et le mal.


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    • Livres 5.00/5
    Par finitysend, le 10 février 2012

    finitysend
    DANS UN MONDE DE CENDRES ....
    L'auteur a jugé nécessaire de déclarer et répéter que La Route n'étais pas un roman de science-fiction ..
    De façon tellement forte qu'on l'a cru et que si vous le cherchez .. : vous le trouverez à littérature étrangère ..
    C'est de la science-fiction ... plongez-vous vous dans les romans de J C Ballard et vous en aurez la confirmation !
    ( on peut donc écrire de la science-fiction inconsciemment !! mince c'est fou !! )...
    L'apocalypse a eu lieu et peu importe sa cause : humaine ou divine pas de réponses sur la causalité à espérer du récit ...
    Un père et son très jeune fils sont sur une route déserte et dangereuse ils s'en écartent peut tout est noir . .
    Tout ce qui vit semble destiné à mourir .. boites de conserves .. famine ... méfiance .. risques variés ...
    La crainte faire de mauvaises rencontres et surtout de demie mauvaises rencontres ponctuent le récit avec cette question lancinante :
    la confiance est-elle possible et souhaitable est-elle une solution ? ? ..
    Dans un contexte pareil quel présent et quel avenir peuvent avoir un sens ??
    Il y a assez peu d'action et c'est une monotonie poignante qui domine ... caractérise et nimbe tout ...
    La charge émotionnelle est très forte ..
    Le père protège et tente de préserver l'enfant qui réagit comme un enfant et là il y a beaucoup de finesse ... de douleur et certainement
    pas assez d'espérances car c'est de toutes les façons impossible ..
    On peut difficilement donner son avis sur ce texte intense sans trop " spoiler " ...
    ....................................................................................................................
    La lecture en est une vraie ascèse ... à cause de la monotonie ... à cause de ce qui est arrivé ...
    à cause de ce qui risque d'arriver et à cause de ce qui arrive ....
    Il n'y a rien d'autre dans ces lignes que le tableau d'un monde pathétique ou tout est fini et ou tout continue comme avant
    d'une curieuse façon l'homme restant fidèle à lui-même )..
    Y a-t-il un moyen de se sauver ? de survivre ? l'égoïsme est-il devenu vital ? la vie en société est-elle encore possible ?
    est-elle une solution et un recommencement ? ...
    ....................................................................................................................
    La fin que je ne veux pas dévoiler répond peut être à ces questions ??
    Ce n'est pas un livre pour se distraire c'est un livre pour ressentir et réfléchir ...
    C'EST EXELLENT ... C'est pénible et c'est douloureux
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Citations et extraits

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  • Par gouelan, le 26 mars 2015

    Tu veux que je te raconte une histoire ?
    Non.
    Pourquoi pas ?
    Le petit le regarda puis détourna les yeux.
    Pourquoi pas ?
    Ce ne sont pas des histoires vraies.
    Ça n’a pas besoin d’être des histoires vraies. Ce sont des histoires.
    Oui. Mais dans les histoires on aide toujours quelqu’un et nous on aide personne.
    Pourquoi tu ne me racontes pas toi-même une histoire ?
    Je n’en ai pas envie.
    D’accord.
    Je n’ai pas d’histoires à raconter.
    Tu pourrais me raconter une histoire sur toi.
    Les histoires sur moi tu les connais déjà toutes. Tu étais là.
    Il y a des histoires au fond de toi dont je ne sais rien.
    Tu veux dire quelque chose comme des rêves ?
    Comme des rêves ou simplement des choses auxquelles tu penses.
    Ouais, mais en général les histoires sont des histoires qui finissent bien.
    Pas forcément.
    Toi, tu racontes toujours des histoires qui finissent bien.
    Tu n’as pas d’histoires qui finissent bien ?
    Elles sont plutôt comme la vraie vie.
    Mais mes histoires à moi ne le sont pas.
    Tes histoires à toi ne le sont pas. Non.
    L’homme l’observait. La vraie vie est très cruelle ?
    Qu’est-ce que tu crois ?
    Eh bien, je crois qu’on est toujours là. Il nous est arrivé pas mal de mauvaises choses mais on est toujours là.
    Ouais.
    Tu ne trouves pas ça tellement formidable.
    J’en sais rien.
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  • Par gouelan, le 26 mars 2015

    L’idée lui vint qu’il était dangereusement près de considérer cette manne comme une chose absolument naturelle, mais il se dit ce qu’il s’était déjà dit avant. Qu’un coup de chance pouvait n’être rien de tel. Rares étaient les nuits où allongé dans le noir il n’avait pas envié les morts.

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  • Par gouelan, le 26 mars 2015

    Ils continuaient. Marchant sur le monde mort comme des rats sur une roue. Les nuits d’une quiétude de mort et plus mortellement noires. Si froides. Ils parlaient à peine. Il toussait sans cesse et le petit le regardait cracher du sang. Marcher le dos courbé. Sale, en haillons, sans espoir. Il s’arrêtait et s’appuyait contre ce caddie et le petit continuait puis s’arrêtait et se retournait et l’homme levait les yeux en pleurant et il le voyait là debout sur la route qui le regardait du fond dont ne sait quel inconcevable avenir, étincelant dans ce désert comme un tabernacle.
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  • Par gouelan, le 26 mars 2015

    Quand tu rêveras d'un monde qui n'a jamais existé ou d'un monde qui n'existera jamais et qu'après tu te sentiras de nouveau heureux, alors c'est que tu auras renoncé. Comprends-tu ? Et tu ne peux pas renoncer . Je ne le permettrai pas.

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  • Par gouelan, le 25 mars 2015

    Peut-être comprenait-il pour la première fois qu'aux yeux du petit il était lui-même un extra-terrestre. Un être d'une planète qui n’existait plus. Dont les récits qu'il en faisait étaient suspects. Il ne pouvait sans faire revivre aussi la douleur de la perte évoquer pour le plaisir de l'enfant le monde qu'il avait perdu et il pensait que l'enfant avait sans doute compris cela mieux qu'il ne le comprenait lui-même.
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