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> François Hirsch (Traducteur)

ISBN : 2879295912
Éditeur : Editions de l'Olivier

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.03/5 (sur 1788 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger p... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 10 avril 2012

    le_Bison
    L'apocalypse a eu lieu. le monde est dévasté, couvert de cendres... Des cadavres s'amoncèlent sur le bord de La route. Quelques survivants s'épient, se guettent, s'attaquent, se mangent... Et parmi ces rescapés, un père et son fils errent sur la route. Ils fuient le froid et la neige des hautes montagnes. Ils veulent rejoindre la mer, et le temps plus clément pour survivre.
    S'ensuit alors une longue odyssée de ce père avec son fils. Ils poussent un caddie rempli de victuailles et objets diverses trouvés par ci, par là, près des cadavres incendiés ou dans des maisons abandonnées. Et ils avancent coûte que coûte, sous la pluie, sous la neige, le jour jusqu'à la tombée de la nuit, toujours sur leurs gardes, toujours à l'affût des « méchants ». Ils ont froids, ils sont trempés, ils n'ont rien mangés depuis trois jours, mais font preuve d'abnégation et d'un courage à tout épreuve.
    Je ne veux pas tomber dans l'excès de sensibilité, mais la lecture de ce roman de Cormac McCarthy m'a profondément ému. A chaque page, je sentais les larmes poindre le long de mes rides naissantes. Je suis bouleversé par cet univers décrit et par ce père qui, malgré tout, tente d'éduquer du mieux qu'il peut son fils, l'enfant. Pas facile de discerner le bien du mal dans ce chaos post-apocalyptique. Pourtant, la vie pourrait être plus facile, une balle de calibre 22 dans la tête et les voilà libérer de cet enfer. Mais le père a ce courage nécessaire pour inculquer à son fils le prix de la vie, même au milieu des cadavres brûlés, sous un paysage recouvert de cendres... Arriver à croire en un avenir, même incertain et espérer ; de toute façon, il ne reste que l'espoir pour survivre ; croire en la certitude que quelque part sur cette planète, il existe un autre enfant, un autre parent comme eux, qui font partie de la catégorie des « gentils » comme eux, pour partager ensemble le dessein des rescapés.
    L'univers de ce roman est dépouillé à l'extrême. Il n'y a rien ou presque ; simplement La route, un enfant et son père, un caddie, de la cendre et toujours cette route vers le sud entourée de corps en décomposition. Pourtant avec si peu, cela donne un roman à la fois terrifiant et poignant. On ne saura rien de l'époque précédant l'apocalypse. de toute façon, on s'en balance un peu, on commence à connaître la folie et la barbarie des hommes, donc rien de bien surprenant à découvrir la planète sous le chaos... de courts chapitres, directs et uppercuts qui vous mettent en vrac tripes et intestins. le livre de l'année ? Sur le plan purement émotionnel, je vote « oui » les yeux fermés, d'ailleurs je n'ose plus les rouvrir, peur de l'avenir, peur du prochain.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=2097
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    • Livres 5.00/5
    Par bilodoh, le 27 avril 2014

    bilodoh
    Dans un univers dévasté, un homme et son fils marchent sur la route et j'ai marché avec eux.

    J'ai vu le monde gris, sans oiseaux, ni verdure, avec un soleil voilé par le nuage de cendres, avec des ruines, des cadavres et des barbares cannibales.

    J'ai ressenti la peur, la faim, le désespoir et aussi l'amour de ce père qui garde deux balles dans son revolver pour pouvoir mourir avec son fils.

    J'ai pris "La route", un roman post-apocalyptique aux émotions intenses.
    .
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    • Livres 5.00/5
    Par petch, le 11 octobre 2013

    petch
    Basculement brutal dans l'automne, ciel lourd et gris, vent soutenu plein ouest. Une petite promenade sur mes côtes bas-normandes désertées à présent de toute présence humaine, marée bien basse, estran découvert et lugubre… Il me revient alors brutalement les dernières pages de La route… Et toute l'émotion - très intense - ressentie au cours de la lecture de ce livre dès sa sortie m'est revenue intacte.
    Depuis, j'ai lu d'autres McCarthy, toujours aussi bons, aussi austères dans l'écriture, aussi intenses dans la description des relations humaines. J'ai compris que le thème de l'errance en solitaire était récurent dans son œuvre. J'ai sans doute préféré d'autres ouvrages, aux récits plus profonds et complexes. Mais ce livre laissera une empreinte récurrente, indélébile, dans ma mémoire. A ne surtout pas amener sur son île déserte… Sauf si on veut que le séjour soit bref.
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    • Livres 5.00/5
    Par finitysend, le 10 février 2012

    finitysend
    DANS UN MONDE DE CENDRES ....
    L'auteur a jugé nécessaire de déclarer et répéter que La Route n'étais pas un roman de science-fiction ..
    De façon tellement forte qu'on l'a cru et que si vous le cherchez .. : vous le trouverez à littérature étrangère ..
    C'est de la science-fiction ... plongez-vous vous dans les romans de J C Ballard et vous en aurez la confirmation !
    ( on peut donc écrire de la science-fiction inconsciemment !! mince c'est fou !! )...
    L'apocalypse a eu lieu et peu importe sa cause : humaine ou divine pas de réponses sur la causalité à espérer du récit ...
    Un père et son très jeune fils sont sur une route déserte et dangereuse ils s'en écartent peut tout est noir . .
    Tout ce qui vit semble destiné à mourir .. boites de conserves .. famine ... méfiance .. risques variés ...
    La crainte faire de mauvaises rencontres et surtout de demie mauvaises rencontres ponctuent le récit avec cette question lancinante :
    la confiance est-elle possible et souhaitable est-elle une solution ? ? ..
    Dans un contexte pareil quel présent et quel avenir peuvent avoir un sens ??
    Il y a assez peu d'action et c'est une monotonie poignante qui domine ... caractérise et nimbe tout ...
    La charge émotionnelle est très forte ..
    Le père protège et tente de préserver l'enfant qui réagit comme un enfant et là il y a beaucoup de finesse ... de douleur et certainement
    pas assez d'espérances car c'est de toutes les façons impossible ..
    On peut difficilement donner son avis sur ce texte intense sans trop " spoiler " ...
    ....................................................................................................................
    La lecture en est une vraie ascèse ... à cause de la monotonie ... à cause de ce qui est arrivé ...
    à cause de ce qui risque d'arriver et à cause de ce qui arrive ....
    Il n'y a rien d'autre dans ces lignes que le tableau d'un monde pathétique ou tout est fini et ou tout continue comme avant
    d'une curieuse façon l'homme restant fidèle à lui-même )..
    Y a-t-il un moyen de se sauver ? de survivre ? l'égoïsme est-il devenu vital ? la vie en société est-elle encore possible ?
    est-elle une solution et un recommencement ? ...
    ....................................................................................................................
    La fin que je ne veux pas dévoiler répond peut être à ces questions ??
    Ce n'est pas un livre pour se distraire c'est un livre pour ressentir et réfléchir ...
    C'EST EXELLENT ... C'est pénible et c'est douloureux
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  • Par sylvie, le 15 janvier 2009

    sylvie
    J'ai lu un beau livre fort et marquant.
    Nous sommes nombreux à avoir fait le voyage.
    Nous avons suivi pas à pas l'homme et le petit sur la route. Nous les avons regardés tenter de survivre coûte que coûte. Et devant tant de souffrances subies : le froid, la faim, la peur, l'angoisse, la terreur, l'effroi, le désespoir, la maladie du corps qui s'épuise, nous nous sommes demandés pourquoi ?
    Pourquoi survivre quand on ne peut presque plus vivre? Quand le monde s'éteint et qu'il n'est plus qu'en sursis :
    "« Il sortit dans la lumière grise et s'arrêta et il vit l'espace d'un bref instant l'absolue vérité du monde. L'implacable obscurité. du temps en sursis et un monde en sursis et des yeux en sursis pour le pleurer. »
    Quelle force incroyable fait que cet homme a choisi de continuer à vivre pour sauver encore un peu de la vie de son enfant ?
    La mère a choisi de mourir vite, elle voulait épargner le pire à son enfant en lui donnant la mort. Elle n'a pas voulu risquer de tomber entre les mains de hordes sauvages qui sont capables de capturer d'autres humains pour en faire leur pitance.
    Dans ce monde dévasté et hanté par des cannibales, le père veut sauver son fils, l'amener vers le sud, le chaud et le faire vivre le plus longtemps possible. Alors ils marchent, ils se cachent, ils ont peur, mais l'espoir est là, maintenu.
    L'enfant, né dans cet univers de cendre, ne connais rien du monde ancien. Il rêve et il espère. Il sait que son père et lui sont des gentils qui se sauvent des méchants, et ils veut en rencontrer d'autres, des enfants, surtout.
    Le père maintient cet espoir, il n'a pas le cœur d'en faire autrement.
    L'amour d'un père pour son fils et d'un fils pour son père fait reculer un peu l'obscurité totale, le désespoir cendreux qui mène à une fin redoutée et inexorable.
    Le fils croit en son père et le père croit en son enfant.
    C'est un ange, le petit : c'est lui qui a poussé le père à donner à manger à Elie. C'est le signe qu'il est bien vivant, peut-être sauvé, sans doute promis à un avenir...
    Roman de l'apocalypse baigné de références bibliques dépouillées de tout artéfact, ce livre nous touche au cœur et à l'âme . Il semble nous dire dans cette parabole sans teint : face à la mort, ayez le courage, la volonté et la force de regarder ce qui se cache derrière la terreur ou l'effroi, vous risquez d'y trouver l'essentiel.
    Ce livre est un risque à courir.
    des liens sur le blog :

    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/04/la-route-cormac-mac-cart..
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Citations et extraits

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  • Par FunPv, le 05 avril 2010

    L'homme ne cessait de regarder le petit; émacié, le visage gris, les yeux saillants.
    Combien de temps encore?
    Depuis deux jours ils avaient fini la boite de salade de fruit.
    Depuis deux jours ils n'avaient plus rien à manger.
    Il faut continuer, marcher vers le sud, fuir l'hiver qui leur glace le sang.
    Pourquoi faire?
    Perdu dans ses pensées, il ne vit pas la Mer apparaître derrière le virage qu'ils avaient amorcé à flanc de colline.
    Le petit s'arrêta.
    L'homme leva la tête et la vit, là ,pareille à la terre, couverte de cendres.
    Étendue noire mouvante à perte de vue, un linceul posé sur l'espoir.
    Une odeur de sel mêlée à celle de la cendre éveilla des souvenirs oubliés , repoussés au plus profond de son corps.
    C'est cela la mer, papa?
    Oui.
    Tu m'avais dit qu'elle était bleue.
    Avant elle l'était.
    Quand tu étais enfant tu la regardais tous les jours, de ta fenêtre.
    Oui.
    Enfant comme moi.
    A peine plus vieux.
    Maintenant elle est noire comme le reste.
    Oui.
    Pourquoi tu pleures?
    je ne pleure pas.
    Oui, tu pleures.
    D'accord.
    Ne pleures plus.
    D'accord.
    L'homme prit la main du petit et dit, viens descendons , allons vers la plage.
    La plage, y aura t'il des gens?
    Je ne sais pas.
    Des gentils, comme nous.
    Peut être.
    Qui portent le feu.
    Sûrement, viens marche, la bas nous trouverons à manger.
    Peut être.
    Oui, je le sais.
    D'accord.
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  • Par luocine, le 07 août 2009

    Autrefois il y avait des truites de torrent dans les montagnes. On pouvait les voir immobiles dressées dans le courant couleur d’ambre où les bordures blanches de leurs nageoires ondulaient doucement au fil de l’eau. Elles avaient un parfum de mousse quand on les prenait dans la main. Lisses et musclées et élastiques. Sur leur dos il y avait des dessins en pointillé qui étaient des cartes du monde en son devenir. Des cartes et des labyrinthes. D’une chose qu’on ne pourrait pas refaire. Ni réparer. Dans les vals profonds qu’elles habitaient toutes les choses étaient plus anciennes que l’homme et leur murmure était de mystère.

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  • Par Maya7, le 13 mars 2010

    Il sortit dans la lumière grise et s'arrêta et il vit l'espace d'un bref instant
    l'absolue vérité du monde. Le froid tournoyant sans répit autour de la terre
    intestat. L'implacable obscurité.Les chiens aveugles du soleil dans leur course.
    L'accablant vide noir de l'univers. Et quelque part deux animaux traqués
    tremblant comme des renards dans leur refuge. Du temps en sursis et en monde en
    sursis et des yeux en sursis pour le pleurer.
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  • Par Maya7, le 30 juillet 2009

    Le froid et le silence. Les cendres du monde défunt emportées çà et là dans le vide sur les vents froids et profanes. Emportées au loin et dispersées et emportées encore plus loin. Toute chose coupée de son fondement. Sans support dans l'air chargé de cendre. Soutenue par un souffle, tremblante et brève.
    Si seulement mon coeur était de pierre.

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  • Par Orphea, le 27 mai 2012

    Des rêves riches à présent dont il lui répugnait de s'éveiller. Des choses inconnues désormais dans le monde. Le froid l'obligeait à entretenir le feu. Le souvenir d'elle quand elle traversait la pelouse en direction de la maison le matin de bonne heure dans un mince peignoir rose qui collait à ses seins. Il se disait que chaque souvenir remémoré devait faire plus ou moins violence à ses origines. Comme dans un jeu de société. Dites le mot et passez-le à votre voisin. Alors prenez garde. Ce que l'on déforme dans le souvenir a encore une réalité, connue ou pas.
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Vidéo de Cormac McCarthy

Estelle Nollet - On ne boit pas les rats-kangourous .
Un hameau perdu en plein désert, deux boutiques, l'épicerie de Monsieur Den et le café de Dan où tous les soirs les paumés qui y végètent se retrouvent et éclusent au comptoir. de ce pays, personne ne peut sortir. Willie, qui y est né et ne connaît rien d'autre, le sait mieux que personne. Mais vient le jour où le garçon de 25 ans se pose la question, et rien ne sera plus comme avant.Ce premier roman au climat étrange, proche de l'imaginaire du Caldwell de la Grande Dépression, ou du Mc Carthy de La route frappe l'imagination par son évocation de personnages déchus, au bout du rouleau, ou d'innocents magnifiques dans un nulle part aride, implacable et ordinaire.








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