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> François Hirsch (Traducteur)

ISBN : 2879295912
Éditeur : Editions de l'Olivier

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.02/5 (sur 2193 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger p... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par fnitter, le 03 septembre 2014

    fnitter
    Tout ça pour quoi ?
    La route, prix Pulitzer 2007, adapté au cinéma en 2009, encensé par la critique. A lire donc ?
    Lui, c'est Papa ou l'homme. L'autre c'est l'enfant ou le petit. Dans un monde post-apocalyptique, ils marchent vers le sud, poussant un caddie, survivant au jour le jour, à la recherche de nourriture et cherchant à échapper à une humanité retournée à la barbarie et au cannibalisme.
    Première impression, ce n'est pas un roman, mais une trame, un synopsis, un ébauche de scénario ? Les bases sont posées, il n'y a plus qu'à développer.
    Car c'est bien de cela qu'il manque le plus. Les personnages sont dépersonnalisés au point de n'avoir pas de nom. On ne sait rien sur eux, et par voie de conséquence ils nous restent étranger. le monde est mort et rempli de cendres (hiver nucléaire ? Supervolcan de Yellowstone ?) Des nuits obscures au delà de l'obscur, des jours sans soleil. Des cendres, du gris jusqu'à l'écœurement, répété et décliné à l'infini. Mais encore ?
    Les jours passent, les semaines passent. L'homme et l'enfant marchent depuis des années. Ils marchent ou plutôt ils fuient, ils ne restent jamais longtemps au même endroit, eux contre les méchants. Mais encore ?
    Un road movie, mais sans passion, sans émotion, sans mouvement, dépouillé à l'extrême, tellement nu en fait que je n'ai pas pu ou n'ai pas su m'y impliquer.
    Un style lapidaire, laconique, des dialogues monosyllabiques. Au moins, cela correspond à l'ambiance voulue par l'auteur mais n'apporte pas grand chose à l'histoire. Mais quelle histoire au final ?
    Une survie improbable, livrée de façon presque clinique que l'auteur n'aura même pas la force de conclure d'une fin digne de son développement.
    Il fallait transcender la forme sans chapitre, les dialogues creux, le style épuré à l'extrême, presque télégraphique, l'absence de descriptions pour partager l'émotion des protagonistes, réussir à aller au delà de la forme voire du fond pour éprouver de l'empathie pour eux ? Je n'ai pas réussi.
    Peut-être aurait-il fallu voir le film avant pour pallier le manque de « visuel » du livre ?
    A lire donc ? Non !
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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 10 avril 2012

    le_Bison
    L'apocalypse a eu lieu. le monde est dévasté, couvert de cendres... Des cadavres s'amoncèlent sur le bord de La route. Quelques survivants s'épient, se guettent, s'attaquent, se mangent... Et parmi ces rescapés, un père et son fils errent sur la route. Ils fuient le froid et la neige des hautes montagnes. Ils veulent rejoindre la mer, et le temps plus clément pour survivre.
    S'ensuit alors une longue odyssée de ce père avec son fils. Ils poussent un caddie rempli de victuailles et objets diverses trouvés par ci, par là, près des cadavres incendiés ou dans des maisons abandonnées. Et ils avancent coûte que coûte, sous la pluie, sous la neige, le jour jusqu'à la tombée de la nuit, toujours sur leurs gardes, toujours à l'affût des « méchants ». Ils ont froids, ils sont trempés, ils n'ont rien mangés depuis trois jours, mais font preuve d'abnégation et d'un courage à tout épreuve.
    Je ne veux pas tomber dans l'excès de sensibilité, mais la lecture de ce roman de Cormac McCarthy m'a profondément ému. A chaque page, je sentais les larmes poindre le long de mes rides naissantes. Je suis bouleversé par cet univers décrit et par ce père qui, malgré tout, tente d'éduquer du mieux qu'il peut son fils, l'enfant. Pas facile de discerner le bien du mal dans ce chaos post-apocalyptique. Pourtant, la vie pourrait être plus facile, une balle de calibre 22 dans la tête et les voilà libérer de cet enfer. Mais le père a ce courage nécessaire pour inculquer à son fils le prix de la vie, même au milieu des cadavres brûlés, sous un paysage recouvert de cendres... Arriver à croire en un avenir, même incertain et espérer ; de toute façon, il ne reste que l'espoir pour survivre ; croire en la certitude que quelque part sur cette planète, il existe un autre enfant, un autre parent comme eux, qui font partie de la catégorie des « gentils » comme eux, pour partager ensemble le dessein des rescapés.
    L'univers de ce roman est dépouillé à l'extrême. Il n'y a rien ou presque ; simplement La route, un enfant et son père, un caddie, de la cendre et toujours cette route vers le sud entourée de corps en décomposition. Pourtant avec si peu, cela donne un roman à la fois terrifiant et poignant. On ne saura rien de l'époque précédant l'apocalypse. de toute façon, on s'en balance un peu, on commence à connaître la folie et la barbarie des hommes, donc rien de bien surprenant à découvrir la planète sous le chaos... de courts chapitres, directs et uppercuts qui vous mettent en vrac tripes et intestins. le livre de l'année ? Sur le plan purement émotionnel, je vote « oui » les yeux fermés, d'ailleurs je n'ose plus les rouvrir, peur de l'avenir, peur du prochain.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=2097
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    • Livres 5.00/5
    Par gouelan, le 26 mars 2015

    gouelan
    Un homme et son fils sont sur La route. Il règne une atmosphère de fin du monde. Ils sont seuls. Chacun est tout l'univers de l'autre. Ils n'ont plus rien. Ils survivent en mangeant ce qu'ils trouvent dans les ruines de maisons abandonnées. Ils sont vêtus de haillons. Ils ont froid, ils ont faim, ils ont peur.
    Tout au long de leur route, Ils préservent la part d'humanité, d'amour et de bonté qui est en eux. Leur bien le plus précieux. Sans cela, pourquoi survivre ? Ils veulent rester des hommes et « porter le feu ».
    L'enfant est comme la parole de Dieu, un prophète. L'homme doit l'emmener quelque part, le plus au sud, vers la mer. Essayer de trouver de la chaleur et peut-être d'autres survivants qui ont gardé comme eux leur part d'humanité.
    Les souvenirs du passé du père sont douloureux. Il ne faut pas se retourner sur eux. Se souvenir ce serait renoncer à lutter. L'enfant n'a pas connu la beauté et la bonté du monde passé. Il incarne l'espoir. Il se construit son monde, son culte, ses propres valeurs, guidé par l'amour que lui porte son père.
    Peut-on réparer ce monde ? Demeure-t-il un espoir quelque part sur cette planète agonisante. ? Pourquoi continuer à avancer sur cette route de désespoir, de désolation, de ténèbres ?
    C'est une longue route qui nous emmène au plus profond de nous-mêmes. Elle est douloureuse.
    On garde espoir, car l'amour du père pour son fils ne vacille jamais. Il porte son fils et son fils le porte. Ensemble ils gardent espoir. Les dialogues sont courts mais intenses. Il faut peu de mots, car il reste peu de vie, peu de choses à transmettre. Il ne reste que le feu que le petit garçon porte en lui, l'essentiel, ce qui représente l'humanité.
    Comment survivre sans espoir ? L'enfant représente le dernier éclat de lumière, la dernière lueur d'espoir. Et son père survit pour porter cette lumière, pour qu'elle ne vacille pas.
    « l'homme levait les yeux en pleurant et il le voyait là debout sur La route qui le regardait du fond dont ne sait quel inconcevable avenir, étincelant dans ce désert comme un tabernacle. »
    Le style est épuré, comme l'est cette vision d'un monde apocalyptique. La tension est constante. On tremble avec ce père et ce fils. On sombre aussi dans le désespoir. De ces dialogues courts et de ces descriptions de paysages sans vie, se dégagent de multiples réflexions philosophiques. La foi, l'espoir, le sens de la vie, l'homme, le bien et le mal.


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    • Livres 5.00/5
    Par bilodoh, le 27 avril 2014

    bilodoh
    Dans un univers dévasté, un homme et son fils marchent sur la route et j'ai marché avec eux.

    J'ai vu le monde gris, sans oiseaux, ni verdure, avec un soleil voilé par le nuage de cendres, avec des ruines, des cadavres et des barbares cannibales.

    J'ai ressenti la peur, la faim, le désespoir et aussi l'amour de ce père qui garde deux balles dans son revolver pour pouvoir mourir avec son fils.

    J'ai pris "La route", un roman post-apocalyptique aux émotions intenses.
    .
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    • Livres 5.00/5
    Par finitysend, le 10 février 2012

    finitysend
    DANS UN MONDE DE CENDRES ....
    L'auteur a jugé nécessaire de déclarer et répéter que La Route n'étais pas un roman de science-fiction ..
    De façon tellement forte qu'on l'a cru et que si vous le cherchez .. : vous le trouverez à littérature étrangère ..
    C'est de la science-fiction ... plongez-vous vous dans les romans de J C Ballard et vous en aurez la confirmation !
    ( on peut donc écrire de la science-fiction inconsciemment !! mince c'est fou !! )...
    L'apocalypse a eu lieu et peu importe sa cause : humaine ou divine pas de réponses sur la causalité à espérer du récit ...
    Un père et son très jeune fils sont sur une route déserte et dangereuse ils s'en écartent peut tout est noir . .
    Tout ce qui vit semble destiné à mourir .. boites de conserves .. famine ... méfiance .. risques variés ...
    La crainte faire de mauvaises rencontres et surtout de demie mauvaises rencontres ponctuent le récit avec cette question lancinante :
    la confiance est-elle possible et souhaitable est-elle une solution ? ? ..
    Dans un contexte pareil quel présent et quel avenir peuvent avoir un sens ??
    Il y a assez peu d'action et c'est une monotonie poignante qui domine ... caractérise et nimbe tout ...
    La charge émotionnelle est très forte ..
    Le père protège et tente de préserver l'enfant qui réagit comme un enfant et là il y a beaucoup de finesse ... de douleur et certainement
    pas assez d'espérances car c'est de toutes les façons impossible ..
    On peut difficilement donner son avis sur ce texte intense sans trop " spoiler " ...
    ....................................................................................................................
    La lecture en est une vraie ascèse ... à cause de la monotonie ... à cause de ce qui est arrivé ...
    à cause de ce qui risque d'arriver et à cause de ce qui arrive ....
    Il n'y a rien d'autre dans ces lignes que le tableau d'un monde pathétique ou tout est fini et ou tout continue comme avant
    d'une curieuse façon l'homme restant fidèle à lui-même )..
    Y a-t-il un moyen de se sauver ? de survivre ? l'égoïsme est-il devenu vital ? la vie en société est-elle encore possible ?
    est-elle une solution et un recommencement ? ...
    ....................................................................................................................
    La fin que je ne veux pas dévoiler répond peut être à ces questions ??
    Ce n'est pas un livre pour se distraire c'est un livre pour ressentir et réfléchir ...
    C'EST EXELLENT ... C'est pénible et c'est douloureux
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Citations et extraits

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  • Par Saragrippine, le 19 mai 2015

    Peut-être que dans la destruction du monde il serait enfin possible de voir comment il était fait. Les océans, les montagnes. L'accablant contre-spectacle des choses en train de cesser d'être. L'absolue désolation, hydropique et froidement temporelle. Le silence.

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  • Par Saragrippine, le 19 mai 2015

    Dans les premières années les routes étaient peuplées de fugitifs disparaissant sous leurs habits. Portant des masques et des lunettes de plongée, en guenilles, assis au bord de la route comme des aéronautes en détresse. Leurs brouettes encombrées de tout un bric-à-brac. Remorquant des charrettes ou des caddies. Leurs yeux luisant dans leurs crânes. Coquilles sans foi de créatures marchant en titubant sur les levées le long des marais tels des vagabonds sur une terre en délire. La fragilité de tout enfin révélée.D'anciennes et troublantes questions se dissolvant dans le néant et dans la nuit. L'ultime expression d'une chose emporte avec elle la catégorie. Éteint la lumière et disparaît. Regarde autour de toi. C'est long jamais. Mais le petit savait ce qu'il savait. Que jamais c'est à peine un instant.
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  • Par Saragrippine, le 19 mai 2015

    Il essayait de trouver quelque chose à dire mais il ne trouvait rien. Il avait éprouvé ce sentiment-là avant, au-delà de l'engourdissement et du morne désespoir. Le monde se contractant autour d'un noyau brut d'entités sécables. Le nom des choses suivant lentement ces choses dans l'oubli. Les couleurs. Le nom des oiseaux. Les choses à manger. Finalement les noms des choses que l'on croyait être vraies. Plus fragiles qu'il ne l'aurait pensé. Combien avaient déjà disparu ? L'idiome sacré coupé de ses référents et par conséquent de sa réalité. Se repliant comme une chose qui tente de préserver la chaleur. Pour disparaître à jamais le moment venu.
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  • Par Saragrippine, le 19 mai 2015

    Des années plus tard il s'était retrouvé dans les ruines carbonisées d'une bibliothèque où des livres noircis gisaient dans des flaques d'eau. Des étagères renversées. Une sorte de rage contres les mensonges alignés par milliers rangée après rangée. Il ramassa un livre et feuilleta les lourdes pages gonflées d'humidité. Il n'aurait pas cru que la valeur de la moindre petite chose pût dépendre d'un monde à venir. Ça le surprenait. Que l'espace que ces choses occupaient fût lui-même une attente. Il lâcha le livre et regarda une dernière fois autour de lui et sortit dans la froide lumière grise.
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  • Par Saragrippine, le 19 mai 2015

    Aucune liste de choses à faire. Chaque jour en lui-même providentiel. Chaque heure. Il n'y a pas de plus tard. Plus tard c'est maintenant. Toutes les choses de grâce et de beauté qui sont chères à notre cœur ont une origine commune dans la douleur. Prennent naissance dans le chagrin et les cendres.

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Cormac McCarthy Interview - Subconscious is older than Language








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