Classer par:      
Date
   
Les plus appréciées
J'ai lu un beau livre fort et marquant.
Nous sommes nombreux à avoir fait le voyage.
Nous avons suivi pas à pas l'homme et le petit sur la route. Nous les avons regardés tenter de survivre coûte que coûte. Et devant tant de souffrances subies : le froid, la faim, la peur, l'angoisse, la terreur, l'effroi, le désespoir, la maladie du corps qui s'épuise, nous nous sommes demandés pourquoi ?
Pourquoi survivre quand on ne peut presque plus vivre? Quand le monde s'éteint et qu'il n'est plus qu'en sursis :
"« Il sortit dans la lumière grise et s’arrêta et il vit l’espace d’un bref instant l’absolue vérité du monde. L’implacable obscurité. Du temps en sursis et un monde en sursis et des yeux en sursis pour le pleurer. »
Quelle force incroyable fait que cet homme a choisi de continuer à vivre pour sauver encore un peu de la vie de son enfant ?
La mère a choisi de mourir vite, elle voulait épargner le pire à son enfant en lui donnant la mort. Elle n'a pas voulu risquer de tomber entre les mains de hordes sauvages qui sont capables de capturer d'autres humains pour en faire leur pitance.
Dans ce monde dévasté et hanté par des cannibales, le père veut sauver son fils, l'amener vers le sud, le chaud et le faire vivre le plus longtemps possible. Alors ils marchent, ils se cachent, ils ont peur, mais l'espoir est là, maintenu.
L'enfant, né dans cet univers de cendre, ne connais rien du monde ancien. Il rêve et il espère. Il sait que son père et lui sont des gentils qui se sauvent des méchants, et ils veut en rencontrer d'autres, des enfants, surtout.
Le père maintient cet espoir, il n'a pas le cœur d'en faire autrement.
L'amour d'un père pour son fils et d'un fils pour son père fait reculer un peu l'obscurité totale, le désespoir cendreux qui mène à une fin redoutée et inexorable.
Le fils croit en son père et le père croit en son enfant.
C'est un ange, le petit : c'est lui qui a poussé le père à donner à manger à Elie. C'est le signe qu'il est bien vivant, peut-être sauvé, sans doute promis à un avenir...
Roman de l'apocalypse baigné de références bibliques dépouillées de tout artéfact, ce livre nous touche au cœur et à l'âme . Il semble nous dire dans cette parabole sans teint : face à la mort, ayez le courage, la volonté et la force de regarder ce qui se cache derrière la terreur ou l'effroi, vous risquez d'y trouver l'essentiel.
Ce livre est un risque à courir.
des liens sur le blog :
Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/04/la-route-cormac-mac-cart..
http://bartlebylesyeuxouverts.blogspot.com/2008/01/promthe-porteur-de-feu-mccarthy-la.html
Extrait :
Il y a probablement eu une guerre nucléaire. Le monde n’est plus qu’un champ de ruines. Un déluge de flammes s’est abattu sur la terre comme en témoignent les buildings recroquevillés ou ces morts momifiés enlisés dans le bitume des routes. L’atmosphère est remplie de cendres grises qui pleuvent sans cesse et recouvre un sol dévasté. Il n’y a plus d’animaux, ni dans les airs, ni dans les eaux, ni sur terre si ce n’est, de temps à autre, un chien, au loin. Il ne reste que quelques hommes. Sur la route, un homme et son fils poussent un vieux caddie déglingué rempli de boîtes de conserves, de couvertures et de tout un bric-à-brac. Ils vont vers le sud, vers la mer, espérant ainsi échapper au froid polaire qui règne dans le nord, maintenant que le soleil, comme Dieu, s’est retiré. Même lorsqu’ils atteindront le noir océan, la désolation sera la même et là encore, il n’y aura ni poissons ni oiseaux, si ce n’est l’Oiseau de l’Espoir, le Pájaro de Esperanza, une vieille épave rouillée gisant à quelques mètres de la côte.
Le monde dans lequel ils évoluent est gris et noir, nulle trace d’une autre couleur dans la nature, encore moins de blanc. L’innocence n’est plus, elle ne survit plus que dans l’enfant :
« Quand il fit assez clair pour se servir des jumelles il inspecta la vallée au-dessous. Les contours de toute chose s’estompant dans la pénombre. La cendre molle tournoyant au-dessus du macadam en tourbillons incontrôlés. Il examinait attentivement ce qu’ils pouvaient voir. Les tronçons de route là-bas entre les arbres morts. Cherchant n’importe quoi qui eût une couleur. N’importe quel mouvement. N’importe quelle trace de fumée s’élevant d’un feu. Il abaissa les jumelles et ôta le masque de coton qu’il portait sur son visage et s’essuya le nez du revers du poignet et reprit son inspection. Puis il resta simplement assis avec les jumelles à regarder le jour gris cendre se figer sur les terres alentour. Il ne savait qu’une chose, que l’enfant était son garant. Il dit : S’il n’est pas la parole de Dieu, Dieu n’a jamais parlé. »
Ceux qui ne connaissent de Cormac McCarthy que les romans antérieurs à Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme, seront surpris par la simplicité du style et le dépouillement du vocabulaire. La prose de McCarthy qui se caractérisait par un style chatoyant et un vocabulaire florissant s’est épurée. Les longs chapitres ont laissé place à de petits paragraphes d’une dizaine de lignes. Et pourtant, la force poétique est indéniable car ce style est parfaitement adapté au monde post-apocalyptique dans lequel l’auteur nous fait évoluer. Une écriture froide, décharnée et précise est nécessaire pour décrire un monde en voie de déshumanisation. McCarthy s’inscrit ainsi dans le sillage de Beckett et de Thomas Bernhard.
En fermant La route de Cormac McCarty, je me suis fait la réflexion qu'il est parfois des chroniques impossible à écrire.
Utopiste pour moi d'arriver à trouver les mots justes pour retranscrire ce que j'ai pu ressentir tout au long de cette lecture :
On ne sait pas ce qui s’est passé.
On ne sait pas où l’on est.
Le monde est recouvert de cendres encore fumantes.
Pourquoi ?
On ne sait pas. L’homme ne parle jamais du passé.
Dans ce paysage apocalyptique, marchent un homme et un enfant. L’homme pousse un caddie. Il contient toute leur fortune.
L’enfant marche péniblement aux côtés de l’homme. Ils parlent peu, économisant leur force pour ne penser qu’aux pas suivants.
Et malgré la maladie, les corps qui s’épuisent, il faut continuer, aller plus loin, toujours plus loin, vers le sud, vers la mer. Leur existence est réduite à l’essentiel : manger, dormir, se protéger des intempéries et chercher parmi les ruines de quoi se nourrir…de quoi subsister.
Ils ne sont pas seuls. D’autres survivants, Les méchants, se déplacent en bande. Eux aussi cherchent à survivre ... Le lecteur découvrira très vite que la faim peut faire régresser femmes et hommes au stade animal très facilement.
C'est l'enfant qui empêchera souvent l'homme d'y succomber.
L'écriture, les dialogues sont épurés. L'auteur a supprimé tout ce qui était inutile. Il ne reste que l'essentiel pour faire ressortir l'urgence de la situation. Le langage utilisé par l'homme est simple et dépouillé de tout ce qui ne pourrait pas servir à la survie de son fils.
Sur la route, les journées se ressemblent et par moment, la lecture est un peu lassante. Cela passe très vite avec la dernière partie du livre qui est bouleversante.
C'est un très beau roman.
Pour en continuer à en discuter...
Lien : http://www.valunivers.fr/2009/03/cormac-mccarthy-la-route/
Fermez les yeux. Imaginez cette scène. Un homme marche sur le pavé d’une autoroute. Il est sale, mal habillé. D’ici, on peut le sentir; on n’a pas le goût de l’approcher.
Il pousse un carosse de magasin (un caddy comme disent les français…en bon anglais) d’alimentation; le panier est presque vide. Une couverture, une conserve de fèves vertes. Un fusil, engoncé dans sa ceinture, comme un dur …!!!!
Mais, il tient par la main, un petit garçon de neuf ans; aussi sale que l’homme sinon plus.
Il fait noir mais on sent que c’est le jour. L’autoroute est envahie par la cendre dont on ne sait pas d’où elle vient. Des nuages noirs cachent toute forme de lumière venant du ciel.
Il s’est passé quelque chose. L’homme le sait; l’enfant ne le sait pas et nous, nous ne le saurons jamais.
Voilà toute l’histoire. Un homme et son fils qui fuient les lendemains et les conséquences tragiques d’un cataclysme Que reste-t-il sur terre? Cet homme, cet enfant et d’autres hommes, bons mais surtout méchants …
Ce roman est un pur chef d’œuvre. De la puissance et de la force des grands romans : « La puissance des vaincus », « L’ombre du vent », « Les disparus ». On ne sort pas indemne d’une telle lecture. Certains trouvent ce roman trop noir, ne le terminent pas parce qu’il ne se passe rien. D’autres, comme moi, crient au génie.
Cormac McCarthy est un écrivain extraordinaire. Une puissance du langage, une évocation romanesque hors du commun, des histoires troublantes, questionnantes, bref, malgré ses 75 ans, il demeure un des piliers de la littérature américaine.
On ne peut rester insensible aux attachants personnages de ce roman; on les aime et même, on s’y projette avec délectation. Les dialogues sont courts, incisifs, poignants; dans toute leur simplicité et leur dépouillement, ils nous arrachent les plus grandes émotions. Après votre lecture, vous serez conscient de tout le pouvoir d’évocation des mots. L’homme dirait : « D’accord ». Vous répondrez : « D’accord ». Et derrière ce dialogue minimaliste, vous y aurez retrouvé une explosion d’images, de non-dits, de demi-vérités, d’admiration et d’amour filial.
La relation père fils est d’une construction phénoménale : on sent que le père protège le fils et que le fils est la soupape de sécurité qui protège le père du suicide, si facile, si tentant.
Un roman sur l’inimaginable, un roman noir, noir très foncé mais un roman d’espoir; espoir en demain, espoir en la vie malgré la désolation.
Certains trouveront que ce roman est « plate ». qu’il ne se passe rien; malheureusement, ce roman n’est pas pour tout le monde. La grande majorité des amateurs de littérature, y verront 250 pages de pur bonheur. On en demanderait plus mais ça aurait été insoutenable.
Alors, je vous souhaite de faire une belle découverte et si ce n’est déjà fait, allons visiter les autres bouquins de ce monstre sacré de la littérature américaine. Et aussi, tant qu’à y être, voir le film tiré d’un de ses romans « Ce pays n’est pas pour le vieil homme ».
Bonne lecture et bon cinéma !!!!
'ai lu un beau livre fort et marquant.
Nous sommes nombreux à avoir fait le voyage.
Nous avons suivi pas à pas l'homme et le petit sur la route. Nous les avons regardés tenter de survivre coûte que coûte. Et devant tant de souffrances subies : le froid, la faim, la peur, l'angoisse, la terreur, l'effroi, le désespoir, la maladie du corps qui s'épuise, nous nous sommes demandés pourquoi ?
Pourquoi survivre quand on ne peut presque plus vivre? Quand le monde s'éteint et qu'il n'est plus qu'en sursis.
Quelle force incroyable fait que cet homme a choisi de continuer à vivre pour sauver encore un peu de la vie de son enfant ?
La mère a choisi de mourir vite, elle voulait épargner le pire à son enfant en lui donnant la mort. Elle n'a pas voulu risquer de tomber entre les mains de hordes sauvages qui sont capables de capturer d'autres humains pour en faire leur pitance.
Dans ce monde dévasté et hanté par des cannibales, le père veut sauver son fils, l'amener vers le sud, le chaud et le faire vivre le plus longtemps possible. Alors ils marchent, ils se cachent, ils ont peur, mais l'espoir est là, maintenu.
L'enfant, né dans cet univers de cendre, ne connais rien du monde ancien. Il rêve et il espère. Il sait que son père et lui sont des gentils qui se sauvent des méchants, et ils veut en rencontrer d'autres, des enfants, surtout.
Le père maintient cet espoir, il n'a pas le cœur d'en faire autrement, alors il lui raconte une histoire : Ils sont porteur du feu.
Il attise doucement la flamme de son fils qui croit, qui pense un avenir possible. La sienne s'éteint peu à peu, mais ne cesse de couver celle du petit.
Ce texte sobre et percutant dans son dépouillement extrême nous plonge dans une pénombre grise et opaque.
L'amour d'un père pour son fils et d'un fils pour son père fait reculer un peu l'obscurité totale, le désespoir cendreux qui mène à une fin redoutée et inexorable.
Le fils croit en son père et le père croit en son enfant.
C'est un ange, le petit : c'est lui qui a poussé le père à donner à manger à Elie. C'est le signe qu'il est bien vivant, peut-être sauvé, sans doute promis à un avenir...
Roman de l'apocalypse baigné de références bibliques dépouillées de tout artefact, ce livre nous touche au cœur et à l'âme . Il semble nous dire dans cette parabole sans teint : face à la mort, ayez le courage, la volonté et la force de regarder ce qui se cache derrière la terreur ou l'effroi, vous risquez d'y trouver l'essentiel.
Ce livre est un risque à courir.
http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/04/la-route-cormac-mac-carthy.html
L'histoire:
L'apocalypse a eu lieu.
On ne saura ni pourquoi ni comment mais la terre est recouverte de cendres et les rares humains survivants semblent retournés à leur état primitif.
Un homme décide d'emmener son fils au sud, là où il y a la mer, là où le monde est peut être moins sombre.
Pour atteindre leur but, ils suivent la Route.
Pour survivre, ils ont emporté le minimum dans un caddie (couvertures, quelques boites de conserves...).
Pendant ce voyage, le père va protéger au maximum l'innocence de son fils, il va lui transmettre des valeurs morales et humaines (parfois ça sera son fils qui le fera !) et surtout, il va lui apprendre l'espoir dans un monde qui ne laisse aucune place à ce sentiment.
Mon avis:
Roman noir même si l'espoir est présent(...)
La terre est dévastée, entièrement recouverte de cendre. On ne sait pas exactement quel est le cataclysme qui a réduit notre monde à néant. Cormac McCarthy l'évoque par un éclair de lumière et des chocs sourds. Dans ce monde chaotique nous suivons un homme et son fils, dont nous ne connaissons pas les noms, dans leur périple vers le sud, vers une chaleur clémente. L'enfant n'a pas connu le monde d'avant, il est né peu avant la catastrophe. Le père se souvient par bribes de la vie qu'il avait mais le temps n'existe plus, ni l'avenir, ni le passé. Les jours se suivent, passent sans qu'on sache depuis combien de temps le père et le fils marchent. Ils avancent sur ce « (…) noir ruban du macadam menant de ténèbres en ténèbres. » Les deux personnages marchent, traversent des villes saccagées, pillées, incendiées. La nature a repris ses droits, elle est très présente mais il s'agit toujours de paysages dévastés où la végétation est morte. Les animaux ont totalement disparu de la surface de la terre, plus de vaches, plus d'oiseaux.
Le père et le fils survivent douloureusement, ils traînent un caddie qui contient leurs quelques possessions : des couvertures, un réchaud à gaz, du thé, une bâche pour se couvrir quand le temps tourne à la pluie. Ils sont perpétuellement à la recherche de nourriture qui se fait plus que rare. Ils visitent pour cela des maisons délaissées qui ont souvent été pillées avant leur arrivée. Car l'homme et le fils ne sont pas seuls. Ils croisent peu de gens sur la route mais ce nouveau monde est celui de la peur, de la traque, il faut se cacher des autres, éviter de les rencontrer. Le père l'explique à plusieurs reprises à l'enfant : il y a les gentils et il y a les méchants. On se rend compte rapidement que les gentils ne sont pas légion. Le monde de Cormac McCarthy est barbare, hostile et il semble que la civilisation n'a jamais existé. Les méchants sont de véritables monstres, sans aucune humanité. Le père et le fils tombent un jour sur un sous-sol où s'entassent des êtres humains amochés, amputés qui servent d'aliments aux méchants. Le père et l'enfant voient également un corps de bébé embroché comme un rôti sur une plage.
Comment tenir dans ce monde inhumain ? Il y a de nombreuses références à la religion, de nombreux appels à Dieu mais la foi a disparu, la torture ne permet pas l'espoir. Les hommes n'ont plus rien d'humain. D'ailleurs le fait que nos deux personnages centraux n'aient pas de nom, renforce ce manque d'humanité, comme si l'identité avait disparu. Cormac McCarthy nous place au-delà du désespoir, seule compte la survie pour laquelle on est prêt à tout, le moment présent est la seule unité de temps. « Les gens passaient leur temps à faire des préparatifs pour le lendemain. Moi je n'ai jamais cru à ça. Le lendemain ne faisait pas de préparatifs pour eux. Le lendemain ne savait même pas qu'ils existaient. » Voilà la grande différence avec le monde d'avant où l'on faisait sans cesse des projets. Le monde dévasté n'offre aucun rêve, aucune possibilité d'évasion. Rester en vie est la seule chose qui importe.
Cormac McCarthy adopte une écriture sèche, pleine de noirceur pour décrire ce nouveau monde. Pas de fioriture, pas de douceur dans son écriture mais de la violence, de la froideur dont il se sert pour nous présenter le road-movie déchirant de ce père et de son fils.
Pourtant « La route » n'est pas dénuée d'espoir. L'enfant est un rempart à la barbarie, à la déshumanisation. Son père est souvent tenté de basculer dans la violence, d'abandonner ses semblables à leur triste sort. L'enfant réfrène ses instincts bestiaux, grâce à lui le père garde son humanité.
Roman désespéré, « La route » est un plaidoyer pour l'humanité qui nous montre ce que l'on pourrait devenir sans elle. Magistral.
Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr/2008/02/17/la-route-de-cormac-mcc..
un père et son fils marchent sur une route, vers le Sud, dans un paysage complètement dévasté par la fin du monde. Ils tentent de survivre tout en évitant leurs congénères devenus cannibales. Tout pourrait paraître rébarbatif et ennuyeux dans ce roman au style minimaliste et répétitif. C'est un roman d'anticipation mais il ne s'y passe pas grand'chose et on ne sait même pas ce qui a provoqué l'apocalypse. L'auteur s'intéresse uniquement aux deux personnages. On ne voit pas au delà de leur champ de vision, on ne voit donc pas ce qu'est de venu le reste du monde. Par des petits détails, par la description des petits gestes qui font leur quotidien, Cormac Mac Carthy parvient à éveiller la curiosité du lecteur et à instaurer un suspense. On s'attache à cet homme et à son fils qui semblent seuls au monde et on se demande quel sera l'issue de leur périple. Dans ce monde de cendres grises où les hommes semblent être revenus à l'état de bête, le père tente de protéger son enfant d'une manière complètement animale. La seule lueur d'espoir et d'humanité semble venir du petit garçon aux cheveux blonds qui apparaît comme un ange. On est bouleversé par le lien très fort qui les unit. Un roman très sombre mais qui délivre un message humain et spirituel très fort.
Lien : http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-34686760.html
Dans le monde dévasté de l'apocalypse, un jeune homme et son père errent sur une route, affrontant le froid, la pluie, la neige, fuyant toute présence humaine. En un voyage crépusculaire, poussant leur chariot rempli d'objets hétéroclites, ils marchent vers la mer...Malgré les très bonnes critiques que j'ai pu lire sur cet ouvrage, livre qui a reçu le prix Pulitzer en 2007, moi j'ai décroché avant la fin. Je n'ai pas réussi à me plonger dans cet univers de cendre, l'ambiance de ce livre m'a étouffée, impossible de me laisser transporter sur cette route quelque peu trop loin de moi sans doute...
Voici un roman extrêmement riche.
Tout d'abord cette figure du père qui donne tout à son fils est superbe. Face à ce monde décharné, ce père continue de lutter, enseigne à son petit que jamais, jamais il ne faut lâcher, mais toujours espérer. Une filiation tellement forte et émouvante qu'elle en viendrait presque à éclipser le décor sans vie du livre.
D'ailleurs, ce n'est pas sans raison que l'auteur a dédicacé ce livre à son fils.
Ensuite, c'est un livre truffé de symboles.
Lien : http://leiloona.canalblog.com/archives/2009/05/26/13860577.html
Ce roman est exceptionnel. Ce n'est pas par hasard si le prix Pilitzer a couronné le dernier roman de Cormac McCarthy.
Traitant de la mort, de la solitude et de l'isolement, il nous met face à une réalité incontournable. L'homme et le petit, le père et son fils. Tous deux vagabondent sans fin sur une route et croisent ruines, cadavres et désolation. Avec un caddie comme compagnon et un révolver comme protecteur. Du moins le croient-ils...
'La Route' est un livre à lire et à méditer.
Après une catastrophe nucléaire, un père et son fils tente de survivre, dans un environnement hostile, dévasté...
Un style épuré, minimaliste.
On regrette les longueurs, les thématiques récurentes (la recherche et la découverte de nourriture), la rencontre d'individus hostiles, qui diminuent l'intensité du roman....
À celles et ceux qui ont aimé La servante écarlate pour ce que ce roman nous permet d'anticiper de l'espèce humaine si l'on ne fait pas gaffe, je vous invite à lire La route, et à attacher vos tuques... Après la mère dévastée par la fille arrachée, voici le père et son fils qu'il protégera contre l'inimaginable. La réflexion se poursuit... Soyons le meilleur, non le pire.
comment faire un livre vide et creux en faisant croire qu'on écrit quelque-chose? c'est ici!
Bien que peu décidée a le lire, je me suis laissé convaincre... et heureusement.
*
L'apocalypse a eu lieu.
Le monde est dévasté, couvert de cendres.
Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures.
Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid.
Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie.
Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême.
Prix Pulitzer 2007, La Route s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires aux États-Unis.
Cormac McCarthy en route vers l'apocalypse
Par Hubert Artus Rue89 03/01/2008 13H30
Quelques mois après "Un homme", de Philip Roth -autre géant vivant des lettres yankee-, Cormac McCarthy propose lui aussi une réflexion sur la mort. Et, un an après avoir revisité le western ("Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme"), revisite le roman apocalyptique. Roman le plus étrange de son auteur, "La Route" obtint le Pulitzer 2007. Et est le premier coup de coeur du Cabinet de lecture en cette rentrée 2008.
Depuis la disparition de Norman Mailer, Philip Roth et Cormac McCarthy sont -avec Thomas Pynchon- les derniers géants de leur génération.
Deux écrivains reclus, introuvables, quasi impossibles à interviewer. Aussi, en juin, quand le dernier accepta l’invitation télévisée d’Oprah Winfrey, ce fut le tonnerre. C’est que le roman venait de recevoir le Prix Pulitzer 2007. Quelques semaines auparavant, les frères Coen avaient projeté à Cannes l’adaptation de "Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme".
Ainsi, après une décennie de silence, l’auteur du capital "Méridien de sang" (1985) refaisait donc bel et bien surface. Et montrait à quel point ses fictions étaient utiles.
Le monde d’hier, le monde de demain: un roman de transition
"La Route" est un vrai roman de transition. Idéal pour passer d’un monde à l’autre. Les ombres y sont aussi vivantes que les hommes, et on ne sait pas où on est.
Nous voici dans un pays où les cendres fument encore, un pays que vient de traverser une tragédie (laquelle? nous ne saurons jamais). Ne subsistent que des routes, des ruines, des palissades, des restes d’incendies.
Un homme et son petit garçon semblent être seuls survivants de la tragédie. En pleine apocalypse, ils marchent, avancent vers les côtes du Sud. Ils poussent un caddie orné d’un rétroviseur chromé, où est stocké le strict nécessaire. Ils croisent nombres de cadavres, de ruines, de carcasses. Tel un prédateur, le père quête les conserves pourries et les ramène comme nourriture à son fils. Le parcours est lent, très lent, dans la peur, la pluie, le vent, la neige, la nuit.
L’un comme l’autre vivent surtout la peur au ventre. Peur de la mort, certes, mais aussi peur d’eux-mêmes: quand l’adulte voit son reflet dans la glace, son premier réflexe est de pointer le revolver. Les dialogues sont rares. Ils matérialisent trop la peur. Et pour survivre ici, il faut marcher. Ils croiseront quelques "survivants", êtres non-définis d'un monde en recomposition.
C’est que le couple est pisté. Sont-ils les derniers hommes du monde connu? L’existence même de l'enfant devient une énigme: il est le futur incarné… Mais il reste quelques autres hommes qui ont survécu. Rares. Peut-être notre duo est-il, seulement, le dernier spécimen de "gentils", de "ceux qui portent le feu". Aussi doivent-ils échapper aux pillards.
Roman réaliste et new age
Dans "Le Méridien de sang", dans "Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme" -deux westerns-, comme dans ce dernier livre, McCarthy revisite des genres littéraires. Dans ces derniers -polar, western, SF-, il est souvent question de la fin d’un homme, de la fin d’un monde. D’une civilisation. Le genre a ceci de particulier qu’il angle, qu’il métaphorise. Qu’il offre la matière et l’anti-matière.
“La Route” est comme une métaphore plurielle. Globale. A l’heure où, allongement de la durée de vie et clonage faisant, l’homme a un rapport de moins en moins rationnel à sa vie et à sa mort, le livre de McCarthy agit comme le roman d’une autre rationalité. D’un monde où l’homme n’est plus seul, mais où il n’a pas conscience de ce qui l’accompagne. Il n’a plus conscience que de sa survie.
Ici, le père "ne savait qu’une chose, que l’enfant était son garant. Il dit: 'S’il n’est pas la parole de Dieu, Dieu n’a jamais parlé'". Ici, les survivants sont "assis au bord de la route comme des aéronautes en détresse".
McCarthy, dans son style toujours très resserré, allie roman réaliste et récit new age. Un livre narratif et puissamment philosophique. Qui unit le défini et l’indéfini: ici, peu de faits, peu d’histoire, seulement le souffle pur de ce qui fait survivre.
De McCarthy à Spielberg en passant par les Pink Floyd
Cela donne un livre où les deux garçons semblent fuir leur propre mort comme leur propre vie. Où tout ce qu’ils croisent (objet comme signe comme homme) semble symboliser la mort. En lisant "La Route" on pense beaucoup à "Duel", le premier téléfilm de Spielberg (1975), à cette course à la mort entre la voiture et le titanesque camion.
En lisant "La Route", on se dit que "Wish you were here", l’album de Pink Floyd sortit la même année que "Duel" -l’album de "Welcome to the Machine" et de "Shine on you Crazy Diamond", l’hommage à Syd Barrett- a trouvé son histoire.
"La Route" se lira avec "Un homme" de Roth, paru en France à l’automne. Deux auteurs qui n’avaient jamais si profondément évoqué la mort. Roth est un urbain, et "Un homme" est un livre psychologique. McCarthy est un nomade, et ses romans sont des romans d’espaces.
Le souffle et la perspective qu’on trouve dans la dernière partie de "La Route" est titanesque. C'est le roman le plus dépouillé de McCarthy, un vrai roman car il est un espace-temps.
► La Route de Cormac McCarthy - trad. François Hirsch - éd. L’Olivier - 256p., 21€.
L’avant-dernier roman de Cormac McCarthy, "Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme" ressort en format poche en ce début d’année (Points/Seuil, 300p., 7€).
L’adaptation cinématographique, signée par les frères Coen et interprétée par Tommy Lee Jones, Woddy Harrelson et Javier Bardem sortira en salles le 6 février
http://biffures.org/actualite/2008/01/lapocalypse-selon-mccarthy
Sur La Route de Cormac McCarthy, point de salut, peu d'espoir, une fuite de tous les instants, vers quoi ? On ne sait pas. Le monde est dévasté, il n'y a plus de lumière, plus de végétation, rien que de la cendre, des morts et quelques survivants. Un père et son fils sur la route cheminent poussant un caddie rempli de leurs maigres possessions tel un escargot portant sa coquille. Le froid, la faim, la peur sont leur quotidien.
Il y a longtemps, j'ai lu deux autres bouquins de cet auteur, De si jolis chevaux et Le Grand Passage. J'avais été fortement déroutée (haha) par le style si particulier de l'auteur : cette manie de mettre plusieurs "et" dans une même phrase, la quasi absence de virgules et l'absence de tirets pour marquer les dialogues. On retrouve le même ici, en plus épuré.
Si le style est épuré, le contenu l'est aussi. Le père et le fils n'ont pas de nom. Ils sont "l'homme" et le "petit". On ne sait pas précisément ce qu'il s'est passé, quelle était leur vie avant la catastrophe, où ils sont, où ils vont précisément, quand l'histoire se passe-t-elle par rapport à la catastrophe et par rapport à un calendrier quelconque, le pourquoi de cette fuite vers nulle part semble nous échapper aussi. Le lecteur est laissé à son propre désespoir, tout seul sur le bord de la route. Il faut se débrouiller avec ses propres théories et recoller les morceaux avec les bribes d'information que l'auteur veut bien nous donner.
Ce qu'il reste c'est un tapis de cendres et une force qui les pousse à reste humains malgré la folie barbare qui se déchaine autour d'eux. Eux, ils sont les "gentils". Quant à l'enfant, de l'avis de son père, il "porte le feu". Prométhée de l'Apocalypse, né avec elle, il représente le seul espoir d'une humanité en perdition, qui paradoxalement se mange elle-même pour survivre. Il porte la flamme de l'innocence et de la transmission, dans un monde où Dieu n'existe plus.
Au-delà des larmes dans lesquelles je me suis noyée en terminant le livre, il me reste une putain d'impression de parcours initiatique sur la condition humaine et des questions sur l'avenir de cette condition. Que peut-on espérer de l'humanité ? Quel sens donner à ce que nous accomplissons, en bien ou en mal ? Quel est la place de l'Homme dans l'ordre des choses ?
En passant, je remercie mon frère qui m'a offert ce livre pour Noël -oui , on a le Noël joyeux dans la famille- de m'avoir épargné la couverture Viggo Mortensen. Outre le fait que l'aspect marketing et tue-imaginaire des couvertures-affiches de film est quelque peu dérangeant, la couverture toute blanche, lavée de toute fioriture -le "Prix Pulitzer" en-dessous est déjà de trop- convient très bien au propos.
D'accord.
Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/02/la-route-cormac-mccar..
De prime abord, l'absence d'identité des personnages est quelque peu troublante. Nous ne connaissons le nom ni de l'Homme, ni de l'Enfant. Sans aucun doute, une volonté de McCarthy de nous renvoyer à notre propre image. Et si finalement, c'était nous ?
Les échanges verbaux entre nos deux hommes seront peu nombreux : leur caractère bref rend l’histoire d’autant plus intense… le long cheminement proposé par McCarthy qui pourrait aussi valoir l’honneur de remplir de définition, le titre « Route ».
L’homme est père d’un enfant relativement jeune (il sait tout juste écrire dans le sable et lire) porte sur ses épaules, un espoir mort dans l’œuf. Il tente tant bien que mal de ne pas se laisser bercer par de doux rêves et son ambition aussi stérile soit-elle est de rester en vie. Ils voyagent en suivant le macadam qui n’a plus de raison d’être, poussant dans le caddie, des placebos de ... [La suite sur le blog]
Lien : http://livrement.canalblog.com/archives/2010/02/03/16781287.html
J’adore ce genre de livre où peu de choses sont racontés mais où le lecteur peut laisser filer son imagination pour expliquer et accepter l’apocalypse. J’y ai retrouvé le même univers que dans « le journal d’Anna Blume » de Paul Auster ou « moi qui n’ai pas connu les Hommes » de Jacqueline Harpman ou encore « Le dernier Homme » de Margaret Atwood.
Le lecteur suit un personnage à travers un paysage dévasté mais il ne sait pas le Pourquoi, c’est à chacun de trouver les réponses dans certaines phrases clés. Là, nous avons un homme et son fils qui suivent une route vers le Sud pour échapper au froid, la catastrophe date de plusieurs années...
Lien : http://petitepom.sosblog.fr/pom-b1/La-route-Mccarthy-Cormac-b1-p5967..
Nous sommes dans un univers apocalyptique où tout a été brûlé, où les animaux et les végétaux ont disparus.
Un monde où il ne reste rien : les maisons pillés et calcinés, les routes recouvertes de cendres et fissurées, encombrées d'antiques automobiles rouillées, des carcasses humaines désséchées comme du cuir.
Un monde où il ne reste rien ou presque : quelques survivants tentent de satisfaire leurs besoins primaires, manger, dormir,survivre et échapper aux "méchants" qui emprisonnent les plus faibles et se nourissent de leur chair....
Et dans ce monde de l'enfer, nous allons suivre un père et son fils. Munis d'un caddie qui contient leurs maigres possessions, ils marchent. Vers le Sud. Vers la mer. Vers l'Espoir, peut-être.
Nous ne saurons pas leur nom mais des bribes du passé éclateront dans l'esprit du père, souvenirs de jours heureux. L'enfant, innocent, est le moteur du père, de leur survie.
Vision cauchemardesque du monde, le roman raconte une humanité en cours de disparition, où tout retourne à la bestialité des origines. Un monde où seul l'amour empêche les dernières extrémités et le glissement dans une barbarie totale, où les valeurs de la filiation sont plus importantes que l'avidité de posséder.
La contruction est légère, la phrase et les mots sont simples mais porteurs d'une telle force qu'on ne ressort pas de cette lecture sans émotions.
Pourquoi survivre quand la mort nous attend et que le monde s'éteint ?
Difficile de parler d'un livre dont on a tant parlé... Mais lisez-le, vous comprendrez...
Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-35552394.html
Partir d'un endroit qui n'existe plus pour rejoindre un endroit qui n'existe pas. Avancer en somme. La route n'est pas ici un chemin, c'est une ligne dans sa définition la plus abstraite, mathématique, et donc la plus réelle : infinie.
Parce que presque d'entrée de jeu, le doute n'est pas permis : le Sud, destination (si l'on peut dire) du père et du fils, ne différera pas de ce qui les entoure déjà : le néant et la cendre.
La route de McCarthy est un roman écrit à l'image de son sujet : sans que l'important soit l'arrivée, mais bien le chemin, la narration. Et celle-ci est bien celle de la fin du monde : le langage devient presque inutile (que reste-t-il à décrire alors que tout est gris, que le soleil lui-même n'est plus ?) le temps n'existe plus (on ignore l'époque, l'année) le concept de lieu n'a plus de sens (où sommes nous ?) celui d'identité non plus ("l'homme", "le garçon", ils n'auront jamais de nom).
Alors le style est ce qu'il est : des constructions à l'identique, ponctuées de "et" (juste un enchainement d'actions, un pas après l'autre en somme) et de dialogues qui paraissent muets (pas de tirets), épurés au possible, comme s'il s'agissait juste de vérifier qu'on sait toujours parler et non de dire quelque chose. Ce n'est pas forcément plaisant dans l'absolu, pourtant cela finit par fasciner.
(suite http://letagere.online.fr/bookreviews.php?id_livre=20)
Lien : http://letagere.online.fr/bookreviews.php?id_livre=20
Un goût de cendre dans la bouche. Je referme ce livre avec la bouche sèche, asséchée par la soif, la faim, les paysages dévastés, et la mort qui attend. La route est une histoire de fin du monde, une histoire de fin de l'Homme peut-être, comme une vision de ce dont l'espèce pourrait être capable au bord du néant. Il faut le lire avec espoir, y puiser une envie de vivre qui permet de résister à tout.
L'Homme et le Petit, son fils, errent sur la route en direction du sud dans un monde sans couleur et deshumanisé.
Luttant pour leur survie dans des paysages désertiques, évitant autant que possible les autres survivants en grande partie retournés à la barbarie sauvage, le père fera tout pour protéger l'innocence et l'espoir incarné par l'enfant...
Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2009/05/12/288-la-route
L'homme et l'enfant sont sur la route avec pour toute possession un caddie avec leurs affaires : une bâche pour s'abriter de la pluie et des provisions. Ils vont vers le sud à l'aide d'une vieille carte routière qui prend l'eau.
C'est l'hiver et ils ont froid dans un paysage dévasté, calciné et où tombe une pluie-neige faite de cendres.
En chemin, ils croisent la route de "méchants" dont la seule obsession est de manger, n'importe quoi.
L'homme tente de protéger l'enfant.
Peu de paroles, juste l'essentielle.
Un livre à l'atmosphère lourde, grise, et qui vous laisse un goût de cendres. No futur. Le nôtre, peut-être...
Lien : http://lescouassous.over-blog.com/article-27643845.html
Après une catastrophe apocalyptique, un père et son fils sont sur la route. Faisant marche vers le sud. Tentant de déjouer les dangers.
Suspense et émotion. Mais quelques longueurs parfois et un style auquel il faut s'habituer.
"La route" est l'un de ces romans hybrides à la qualité de style indéniable, une transfiction dont l'histoire captivera plus les lecteurs de littérature par ce portrait saisissant du chaos que les passionnés des mondes imaginaires; en effet, le background lui même est très peu développé. Somme toute, un roman terrible, très intense, à l'atmosphère étouffante.
Lien : http://ranatoad.blogspot.com
L'homme et le petit... c'est tout ce que nous savons des deux personnages qui cheminent dans ce roman. Une longue errance dans un pays sans nom vers une destination inconnue. Les descriptions sont étonnantes...tellement que nous pouvons apercevoir ces paysages dévastés où plus rien ne semble avoir de sens. Instinct de survie !
Le monde croule sous la cendre, toute vie animale semble avoir disparu, l'apocalypse a eu lieu en quelque sorte. Un homme et son fils errent, poussant un caddie qui contient tous leurs biens; un désir les anime : parvenir à la mer au cas où... L'humanité, ou du moins ce qu'il en reste, a sombré dans la barbarie, certains sont même devenus cannibales... Alors, à quoi bon survivre si l'on ne peut se fier à qui que ce soit? Mais l'instinct triomphe jusqu'au jour où la maladie frappe fort...
Difficile d'oublier cette errance dans un monde où presque tout a été détruit, difficile de ne pas envisager comme possible cet avenir en cul-de-sac...
Quel roman!
Excellent récit, un enfant et son père marchent vers le sud dans un monde dévasté, en quête permanente de nourriture et dans la crainte de rencontrer d'autres survivants.
Un très beau roman, puissant et dense. Une longue métaphore sur la fin du monde, la question de la dignité humaine, la destruction de la planète, les rapports père-fils, etc.
Un style en adéquation avec le sujet : déstructuré, haché, aride, rude, dépouillé, épuré (phrases courtes, averbales, juxtaposées en cascade, etc.).
Un vocabulaire paradoxalement très riche par moment (moraillon, souillarde, etc.).
Des paragraphes aussi assez mystérieux au niveau du sens.
Un style qui m'a gênée au départ, et puis je m'y suis habituée (sans pour autant apprécié ce type de style mais si je comprends parfaitement sa raison d'être).
Grande question : qu'est-ce qui a causé cette catastrophe d'où résulte ce monde dévastée dans lequel évoluent les héros ? Explosion nucléaire (mais absence de maladie, de contamination), catastrophe naturelle (éruption volcanique), catastrophe fantastique ?
Difficile de trancher. Mais ce n'est pas le plus important. Ce qui compte c'est la façon dont les hommes réagissent face à cette situation extraordinaire et désespérante.
Où s'arrête la dignité de l'homme ? C'est quoi être un homme ?
Situations extrêmes avec notamment le retour au cannibalisme et à l'esclavage.
Fin un peu facile, mais signe d'espérance.
La question de Dieu (absence ou désir de Dieu) traverse aussi tout le roman. Opposition entre d'une part la méfiance et la dureté chez le père et l'innocence et la bonté du côté de l'enfant (celle-ci viendrait du formidable amour que lui porte son père…)..
Métaphore du Paradis perdu, ou recherche d'un nouvel Eden.
Question : instinct de conservation/survie est-il plus fort que la désespérance et l'envie d'en finir ? Question aussi du "jamais", de l'irrémédiable…
Métaphore aussi d'une certaine société de consommation en déclin avec ce caddy qui est tout le temps présent.
Est-ce un long cauchemar ?
La description d'une extinction massive.
Du gris, des cendres. Le froid et l'humidité. Et dans ce monde mort, un homme et son fils. Ils avancent. La route ne mène nul part, elle est son propre but. Survivre, malgré le désespoir, l'horreur de l'extermination.
http://arnivi.blogspot.com/2008/07/la-route-cormac-mccarthy.html
C’est une époque indéfinie. Une catastrophe, dont on ne connaîtra pas l’origine, a dévasté la planète. Le monde est recouvert de cendres. Un père et son fils suivent La route qui est le seul moyen pour regagner le Sud des Etats-Unis et des contrées qu’ils epèrent plus clémentes. Tout au long de leur avancée, ils luttent contre le froid, contre la faim, se nourrissant de ce qu’ils arrivent à grapiller dans des lieux abandonnés, vides de toute vie. Et quant ils rencontrent un de leur semblables ils se cachent, ils le fuient, parce que certains ont choisi le cannibalisme.
Un récit trerrifiant car dans ce monde sans lumières, sans couleurs, sans vie et sans humanité, on tremble à chaque page pour la vie des deux rescapés. Dans un style dépouillé et comme neutre, on ignorera jusqu’au bout les prénoms des deux protagonistes, l’auteur nourrit la tension.
L’horreur n’est pas dans la description de scènes sanglantes, malgré l’horreur du cannibalisme, mais dans la menace que fait peser l’humanité sur elle-même. Un monde où pour survivre, il faut abandonner l’autre à son sort, quitter SON reste d’humanité. Un monde où la mort, la mort de l’enfant, apparaît parfois comme le seul sauvetage possible.
Un récit difficile mais à découvrir.
Dans un monde qui a été dévasté et rédut en cendres par un evenement inconnu, un père et son fils errent sur les routes en tentant de rejoindre le sud.
Comment garder son humanité quand on est aux abois ?
Pourquoi certains hommes deviennent des prédateurs, pourquoi d'autres s'y refusent ? En quoi les deux héros sont-il des porteurs de feu ? et qu'adviendra du fils ?
Un livre tranchant comme une lame
(...)
Mais La route est aussi un roman de l’absurde au sens originel du terme, c'est-à-dire de l’absence de sens. Qu’est-ce qui motive encore ce père pourtant seul contre tous ? Pourquoi lutte-t-il ainsi désespérément dans un monde au sein duquel plus rien ne semble possible ? Que cherche-t-il, qu’espère-t-il encore offrir à son fils ? On sent poindre à chaque page la tentation d’en finir avec cette vie de misère et on entend alors Camus dans Le mythe de Sisyphe expliquant qu’ « il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : le suicide ». Et cependant, tel Sisyphe poussant inlassablement son rocher, rien ne semble pouvoir ébranler la foi de ce père tâchant d’insuffler la force et la volonté de vivre à son fils, s’évertuant à lui léguer les bribes d’une humanité délitée. Qu’il est beau le combat de cet homme, qu’il est noble et courageux dans son abnégation, dans son absence de renoncement. Refusant la posture du suicidaire, le père endosse l’habit du héros absurde si cher à l’auteur de L'étranger. Mais à quel prix ? Pour quelles joies et quelles souffrances ? Le mieux demeure alors de se souvenir de Camus et d’essayer « d’imaginer Sisyphe heureux », de voir en cet homme et en son fils les dépositaires fictifs de la pensée du grand écrivain de l'absurde et de les ériger alors en figures modernes de « l’homme révolté »…
Découvrez l'intégralité de ma critique sur mon blog : Baudelire
Lien : http://baudelire.blogspot.com/2010/03/la-route-cormac-mccarthy-8510...
J'ai d'abord été désarçonnée par le style froid, sec, brut, presque distant et puis l'histoire ne semblait aller nulle part... J'ai même failli abandonner...
Puis je me suis laissée prendre par le style qui devient poétique et rythmé et j'ai accepté que l'histoire n'était pas faite d'événements mais d'une atmosphère et de non-dits... C'est un livre dans lequel il faut se plonger et non pas picorer une page après l'autre. Une fois qu'on est porté par le style et l'atmosphère, on ne peut plus le lâcher!
[...]
Lien : http://ennalit.canalblog.com/archives/2009/08/18/14555291.html
Lien : http://img195.imageshack.us/img195/3949/laroute.jpg
Présenter ce roman maintenant, c'est un peu arriver après la bataille, euh, l'Apocalypse, comme le dit la quatrième de couverture. On ne saura pas pourquoi, mais la terre est devenue glacée, recouverte de cendres, en proie à des tremblements de terre et des incendies. Lune et étoiles sont invisibles, le soleil ne luit plus, même la mer est grise... Vraisemblablement guerres, violences, incendies ont démarré il y a plusieurs années et durent encore. (A mon avis pas de bombe atomique car pas de radiations).
Un père et son fils se déplacent donc, poussant un caddie contenant leurs maigres possessions et voulant juste survivre au froid et à la faim, et échapper aux bandes violentes et aux cannibales. Ils sont sur la route, récupérant un peu au hasard ce qui a échappé aux pillages. Leur direction : vers le sud, vers la mer.
Je suis entrée sans problèmes dans cette histoire et l'ai lue très vite, parfois le dos frissonnant ou les intestins noués. Curieux, cette sensation purement physique. Le style est sobre, parfois lyrique. Pas de noms, seulement l'homme, le petit.
Tout le long du roman j'ai espéré en savoir un peu plus quand même, mais non, les détails (souvent horribles) sont peu nombreux, et c'est au lecteur de construire son image de l'histoire. Ce qui donne un récit très fort et universel.
Allez, quelques remarques sur des détails:
Tout au long de l'histoire, les deux personnages se cachent, et vers la fin, s'amusent à faire partir la fusée d'un pistolet d'alarme: pourquoi risquer de se faire repérer?
Juste après avoir trouvé une trousse de premiers secours, hop, le gamin tombe malade et le père est blessé. De même quand il n'y a plus rien à manger, hop, ils découvrent des provisions en abondance. Juste quand le fils se retrouve seul, hop, des "gentils" arrivent pour s'occuper de lui. Un peu artificiel, forcément.
Conclusion : un livre qui marque mais un peu longuet.
Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-route-4199676..
Roman aussi noir que la couleur des arbres calcinés, composant avec les cendres, le froid, les ruines et les cadavres le paysage apocalyptique de cette histoire. Nous ne savons pas ce qui a mené le monde à sa perte, peu importe. L'histoire commence après, quand il est déjà trop tard. Nous suivons donc le parcours d'un père et son fils, tentant de survivre dans ce monde de terreur et d'agonie. Leur objectif est de rejoindre la mer, en suivant une route allant vers le sud. Biensûr on comprend que plus que l'objectif lui-même, avoir un but est leur seule raison de vivre. J'ai trouvé ce roman très dur, à la fois prenant et oppressant. La question est "à quoi bon continuer de vivre quand il n'y a plus d'espoir?". C'est très décourangeant , et j'avoue m'être demandée "à quoi bon lire ce livre ?". Mais comme les héros de ce roman, on s'accroche page après page, et on continue malgré tout d'espérer.
Prix Pulitzer 2007. Jamais prix n'aura été autant mérité. Mon premier coup de foudre de l'année 2009 fut pour le Prestige de Christophe Priest. Voilà le second.
Le nom de McCarthy m'était familier mais je ne me décidais pas à choisir l'un de ses romans jusqu'à ce que je fasse la connaissance de l'écrivain Yves Berger il y a quelques années. C'est grâce à lui que j'ai acheté Méridien de sang (je lui consacrerai un autre billet). Et puis les années ont passé et je n'ai pas exploré plus avant l'oeuvre de cet auteur. Et puis, il y a plusieurs mois que je lis ça et là les critiques enthousiastes de la Route qui a raflé le prix cité plus haut. En général, j'apprécie les auteurs primés par le Pulitzer (c'est autre chose que le Goncourt...). Et puis surtout, il y a cette adaptation cinématographique qui devrait sortir à l'automne aux USA. Du coup je me suis décidée. Sitôt acheté, sitôt lu.
Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-32900155.html
Tiens, en cette période de fêtes, une petite lecture gaie, légère et distrayante...
Ceci est bien entendu du second degré... c'est grand, c'est beau, c'est poignant, c'est majeur, les mots me manquent pour décrire ce que j'ai ressenti à la lecture de cette odyssée d'un homme et son enfant après la fin de l'humanité...
La suite par là :
Lien : http://peggylit.canalblog.com
un très beau et terrible récit d'un seul souffle de narration avec des respirations haletantes et apeurées sur cette Route de souffrances.Récit de l'humanité après une catastrophe dont on ne connait pas les origines.Dialogue interrompu par l'absence entre ce Père et son Fils, entre peur mystère cruauté et compassion.A lire !
Le sujet :
Dans un monde dévasté, un homme et son jeune fils tentent de survivre en échappant à des groupes d'hommes devenus barbares tout en poursuivant un but : trouver d'autres survivants qui, comme eux, portent le feu de l'espoir.
lire la suite :
Lien : http://monbiblioblog.blogspot.com/2009/11/la-route.html
Un père et son fils sont tous les deux en train de marcher sur une route (d'où le titre) pour descendre vers le sud pour trouver un climat plus clément. Au fil des pages on comprend qu'il s'est passé quelque chose de terrible, que le monde est dévasté sûrement par une explosion nucléaire. Des cadavres jonchent cette route qu'empruntent nos deux rescapés et leur caddie rempli de toute leur richesse, ils n'ont qu'une idée fixe : survivre. Survivre au froid, a la faim, aux survivants cannibales.
Ça ressemble a un livre d'anticipation mais ce livre se veut plus que cela. Il doit nous faire réfléchir, il est rempli de parabole que je n'ai pas comprit . Manque de culture sûrement et aussi de culture biblique car les deux héros ont un côté christique très prononcé. Sinon on suit ces deux personnages avec leur caddie cherchant a manger et aussi évitant de se faire manger pendant tout le livre d'où souvent une impression de répétition et de relire toujours la même chose. Idem pour les rares dialogues entre le père et le fils qui en plus d'être très succincts sont aussi très répétitifs .
Les personnages ne portent pas de nom, on les désigne par l'homme pour le père et le petit pour le fils. On ne sait pas dans quel pays ils sont, on ne sait pas a quelle date on est. On ne sait rien ou pas grand chose.
Un livre qui m'est passé au dessus, j'ai pas pris beaucoup de plaisir. Dans le genre post-nucléaire , j'ai préféré et de loin le "Malevil" de Robert Merle. Ma note est de 4/10.
Ce livre a eu le prix Pulitzer 2007 .
Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
Pas très gai ce monde gris tout couvert de cendres.
Pas très gais et même effrayants tous ces méchants que fuient ce père et son fils.
Mais quelle tendresse entre les deux personnages de ce roman par lequel on se laisse prendre peu à peu.
Ils marchent sans fin vers la mer avec leur caddie qui leur permet d'entasser plein d'objets plus ou moins utiles dans leur situation.
Il faut faire preuve d'inventivité dans ce monde dévasté pour récupérer et utiliser au mieux ce qui reste sous les cendres.
On ne sait pas où ça se passe, ça pourrait être n'importe où.
On ne sait pas quand ça se passe, ça pourrait être n'importe quand.
J'ai bien senti que cela ne pouvait pas bien finir et pourtant c'est une belle histoire tragique et qui ne laisse pas indifférent.
L'écriture est assez particulière, sans ponctuation pour les dialogues notamment, mais pour finir cela ne m'a pas trop gênée.
J'ai bien aimé ce roman angoissant mais également très beau.
Quelle serait l'attitude que j'adopterai face à une telle situation, serai-je gentille ou méchante ???? That is the question !!!!!
Lien : http://pages.de.lecture.de.sandrine.over-blog.com
McCarthy nous décrit ici un monde sombre, sans autre couleur que le feu qui éclaire et réchauffe les personnages, environnés d'un dégradé de gris. La route qu'ils parcourent est sans humanité, détruite par l'apocalypse et les hommes eux-mêmes. Ces deux êtres demeurent tout ce que l'humanité a été : questionnements, doutes, erreurs, choix, envies,... De chances aussi parfois.
La fin est en apothéose, qui fait renaître le cycle de la vie tel qu'il doit être, une lueur d'espoir malgré la tragédie, dans ce monde qui avance perpétuellement. Une histoire intemporelle (les deux personnages ne sont jamais nommés autrement que "l'homme" et "le petit") et éternelle. Une histoire forte et marquante !
Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.com
Un père et un fils errent sur une terre désolée après une apocalypse. La nature est devenue hostile, les hommes sont pour la plupart des hordes de cannibales.
Le dialogue du père et du fils est poignant.
Quelques paragraphes sur la beauté de notre monde sonnent comme autant de mises en garde de ce que nous risquons de perdre si nous l’apocalypse est victorieuse.
Lien : http://luocine.over-blog.com/
Un roman poignant, d'une intensité sidérante qui mérite grandement le prix qui lui a été décerné...
Lien : http://reka.ovh.org/wordpress/#/p=929