> François Hirsch (Traducteur)

ISBN : 2757807226
Éditeur : Points (2008)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 79 notes) Ajouter à mes livres
Un matin, à la frontière du Texas et du Mexique, un homme tombe par hasard sur les traces d’un carnage : des cadavres, un agonisant, des armes, de l’héroïne, et plus de deux millions de dollars en liquide.
L’auteur de cette macabre découverte se nomme Llewelyn Mo... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 24 février 2008

    chartel
    « En toute franchise je ne peux pas dire que les contes de fées aient eu grand-chose à voir avec ma vie. » Je ne sais plus quel personnage prononce cette phrase dans le roman de Cormac Mac Carthy, Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme , roman remarquablement adapté au cinéma par les frères Coen, mais elle résumerait assez bien la dure réalité à laquelle sont confrontés tous les personnages. le tableau que nous dresse Cormac Mac Carthy n'est pas des plus réjouissant. Surtout sous l'angle de vue du shérif Bell, vieil homme usé par une trentaine d'années passée à tenter de courir après des marchands de drogue, toujours plus nombreux et toujours plus puissants. Dépassé par les événements qui tombent comme une pluie d'obus sur ce comté texan habitué pourtant aux trafics en tous genres avec le voisin mexicain, le shérif Bell nous fait vivre la chute progressive d'un pays dans l'anarchie et le chaos, exacerbée par un capitalisme qui ne s'impose aucunes limites. Comme le dit un autre personnage : « Eh bien, je crois en toute franchise que je devrais dire que je n'ai jamais connu personne ou entendu parler de personne que l'argent n'a pas changé. » Les hommes sont prêts à tout pour une poignée de dollars. Il n'y a alors plus aucun projet de société.
    Par l'emploi de multiples points de vue et un phrasé sec, rugueux et rocailleux comme l'accent texan, l'Amérique de Cormac Mac Carthy apparaît en profond bouleversement mais aussi, contradictoirement, complètement figée dans ses mythes, où la majorité des gens jouent encore aux cow-boys et aux indiens, mais avec de nouvelles armes et de nouveaux chevaux.
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    • Livres 1.00/5
    Par Giwago, le 07 juin 2008

    Giwago
    Je m'attendais à mieux. J'en avais entendu d'élogieuses critiques, me laissant attendre un petit régal littéraire. J'ai été plus que déçu. L'écriture est trop frénétique à mon goût. le livre souffre d'un manque de structure : à certains moments j'étais complètement perdu. J'aime les romans noirs, certes, mais dans le cas présent c'est vraiment trop noir pour moi. Il manque une réelle lueur d'espoir. En fait le thème du livre est beaucoup trop classique. On pourrait penser que McCarthy s'inscrit dans la lignée d'un James Ellroy, mais c'est franchement moins bon qu'Ellroy. Je me suis vraiment ennuyé et j'ai dû me forcer, encore une fois, pour terminer le livre.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Tchippy, le 18 octobre 2011

    Tchippy
    J'avais lu La Route sans aimer, avec une désagréable impression de poinds sur l'estomac tout au long de la lecture.
    Il faut croire que c'est Mac Carthy qui ne me convient pas, puisque cette fois-ci je n'ai pas pu dépasser le stade des 10 premières pages.
    J'ai du mal à passer outre le style, très indigeste, très lourd, avec ses phrases de 15 lignes et des chapelets de prépositions reliées par des "et" et sans aucune virgule.
    A tel point qu'à force de me hérisser à chaque mot, j'ai préféré arrêter de lire.

    Je vous laisse le soin de me raconter l'histoire en termes moins alambiqués.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par guika, le 09 août 2008

    guika
    Un règlement de compte en plein désert, avec pour résultat trois cadavres et un agonisant.
    Un chasseur, Moss, qui s'approche par hasard et se joint au festin des mouches, plus appâté par une mallette contenant deux millions de dollars que par l'odeur de la charogne.
    http://arnivi.blogspot.com/2008/08/non-ce-pays-nest-pas-pour-le-vieil.html
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  • Par DALVA, le 27 juillet 2009

    DALVA
    Bizarre. Perturbant au début de la lecture car le style est particulier. Pa exemple : l'homme ouvrit la porte et descendit et ferma la porte et repartit etc.Rien de commun avec ce que j'ai déjà lu. Je ne peux pas dire que j'ai été passionnée par l'histoire, sans doute à cause du style spécial.
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Citations et extraits

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  • Par mgeffroy, le 15 janvier 2008

    On dit que les yeux c'est les fenêtres de l'âme. Je me demande de quoi ces yeux-là étaient les fenêtres et je crois que j'aime mieux ne pas le savoir. Mais il y a un peu partout une autre vision du monde et d'autres yeux pour le voir et on y va tout droit. Ça m'a amené à un moment de ma vie auquel j'aurais jamais pensé que j'arriverais un jour. Y a quelque part un prophète de la destruction bien réel et vivant et je ne veux pas avoir à l'affronter. Je sais qu'il existe. J'ai vu son œuvre. Je me suis trouvé une fois en face de ces yeux-là. Et je ne recommencerai pas. Et je ne vais pas pousser tous mes jetons sur le tapis et me lever pour le défier. Ce n'est pas seulement à cause de mon âge. je voudrais bien que ce soit ça la raison. Je ne peux même pas dire qu'il s'agit de savoir à quoi on est prêt. Parce que j'ai toujours su qu'il faut être prêt à mourir rien que pour faire ce métier. Ça a toujours été vrai. Ce n'est pas pour me vanter ni rien mais c'est comme ça. Si t'es pas prêt ils le sauront. Ils le verront. En un clin d'œil. je crois plutôt qu'il s'agit de savoir ce qu'on accepte de devenir. Et je crois qu'il faudrait jouer son âme. Et ça je ne le ferai pas. Je pense à présent que je ne le ferai sans doute jamais.
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  • Par chartel, le 24 février 2008

    Tu crois que quand tu te réveilles le matin hier ne compte pas. Mais hier c’est tout ce qui compte. Qu’est-ce qu’il y a d’autre ? Ta vie est faite des jours dont elle est faite. De rien d’autre. Tu crois peut-être que tu peux disparaître et changer de nom et je ne sais quoi d’autre. Recommencer. Et puis un matin tu te réveilles et tu regardes au plafond et devine qui il y a là-haut ?
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  • Par ageffroy, le 30 mars 2008

    le portier de nuit s'est fait tuer.Le pire coup de poisse qu'on peut avoir, je dirai.Il a reçu une balle perdue.
    Ou l'a-t-il reçue?
    Juste entre les deux yeux.
    Ils entrent dans le hall et s'arrêtent. On a jeté des serviettes par-dessus le sang sur le tapis derrière le bureau mais le sang a traversé les serviettes.Il n'a pas été tué par balle, dit Bell.
    Qui n'a pas été tué par balle.
    Le portier de nuit.
    Pas été tué par balle?
    Non shérif.
    Qu'est ce qui vous fait dire ça?
    Vous recevrez le rapport du labo et vous verrez.
    Qu'est-ce que vous êtes entrain de me dire Ed Tom?
    Qu'ils lui ont percé la cervelle avec une Black&Decker?
    Ca y ressemble beaucoup. Je vous laisse y réfléchir.
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  • Par line70, le 24 mars 2011

    Le problème c'est pas de savoir où on est. Le problème, c'est qu'on croit qu'on y est arrivé sans rien emporter avec soi. Cette idée que t'as de repartir à zéro. Que tout le monde a. On repart pas à zéro. C'est ça le problème. Chaque chose que tu fais tu la fais pour toujours. Tu ne peux pas l'effacer. Rien de ce que tu fais.
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  • Par Spilett, le 18 mars 2011

    Au milieu de la jonchaie il s'écroule sur les genoux et reste agenouillé, hors d'haleine. Il défait sa ceinture et laisse les bottes tomber dans le sable et plonge la main dans son jean et sort le .45 et le pose à côté de lui et se palpe le gras du bras. La chevrotine est partie. Il déboutonne sa chemise et l'enlève et tourne son bras pour voir la blessure. Elle a exactement la forme de la chevrotine, elle saigne un peu, et il y a des bouts de tissu arrachés à sa chemise. Tout le bras prend déjà une vilaine couleur violette. Il tord sa chemise ruisselante d'eau et la remet et la boutonne et chausse ses bottes et se lève et boucle sa ceinture. Il ramasse le pistolet et en retire le chargeur et éjecte la cartouche de la chambre puis secoue le pistolet et souffle dans le canon et remonte l'arme. Il n'est pas certain de pouvoir tirer avec mais ça lui paraît probable.
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