> Marie-Caroline Aubert (Traducteur)

ISBN : 2264027568
Éditeur : 10-18


Note moyenne : 3.8/5 (sur 40 notes) Ajouter à mes livres
A trente-cinq ans, Clyde a l'impression d'être au point mort. À l'âge où d'autres sont à leur apogée, il a bien du mal à affronter les petites galères quotidiennes : entre le souvenir obsédant de son ex-petit ami, un job déprimant, un colocataire immature et une soeur u... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Carnetsdedoc, le 17 février 2012

    Carnetsdedoc
    Histoire douce amère de trentenaires qui se cherchent, chacun à sa façon. le narrateur, Clyde, homosexuel qui s'accroche pathétiquement – il en est conscient – à un ancien amour, nous raconte avec humour et bienveillance une tranche de sa vie et des vies de ceux qui l'entourent : sa sœur, divorcée avec une fille en pleine crise d'adolescence, retranchée dans un lotissement sécurisé, craignant finalement de vivre ; son colocataire, éternel étudiant et Apollon vieillissant ; son ancienne meilleure amie, écrivain et mère célibataire d'un préado – trop – sérieux, Otis, le chien, petite chose bâtarde et craintive, mais qui peu à peu s'impose auprès de tous, et d'autres encore.
    Ce livre mineur fait sourire et nous laisse une impression de douceur et d'espoir sur les gens finalement sans histoires. Chacun cherche sa voie, et certains, à l'issue de ce livre, finissent par en trouver une.
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    • Livres 2.00/5
    Par FRANGA, le 28 mars 2012

    FRANGA
    Ce livre racontant le destin croisé de personnages fort sympathiques m'a au fil des pages quelque peu lassée.
    Le déroulement n'est pas des plus exaltant mais on peut relever quelques citations intéressantes.

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  • Par edea, le 20 novembre 2008

    edea
    Au départ je me suis dit "chouette je retrouve enfin un livre qui me rappele "les chroniques de san fransisco", toutefois malgrés des personnages bien campés et clairement identifiés parfois attachants...j'ai moyennement apprecié le style et l'histoire est à mon gout plate sur sa longueur. Je me suis ennuyée.
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Citations et extraits

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  • Par FRANGA, le 24 mars 2012

    Cinq ans plus tôt, le mari d'Agnès, un individu grotesque nommé Davis, l'avait quittée, proclamant qu'il avait besoin de "se trouver". C'étaient ses propres termes. Comme il me l'avait expliqué, "je suis passé du fils parfait à l'étudiant parfait au mari et père de famille parfait. Maintenant, il faut que je me trouve, que je découvre qui je suis réellement". Je l'avais écouté avec stupeur, partagé entre la colère et la gêne devant cette récupération inversée du jargon M.L.F. de la première heure. Sa tirade puait la psychothérapie à la petite semaine. D'abord, ses prétentions à la perfection étaient parfaitement gratuites. Quant à découvrir qui il était réellement, cela se concrétisa fort rapidement par quelque chose d'aussi profond, en termes de quête du moi, que d'aller s'installer dans un abominable immeuble de studios rattaché à un club de mise en forme, skier tous les week-ends à Montréal et ignorer royalement les charges de sa précédente et parfaite incarnation sur cette terre-sa femme et sa fille, par exemple.
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  • Par FRANGA, le 22 mars 2012

    Et puis, aussi, je semblais congénitalement inapte à me fondre dans n'importe quel groupe : soit j'avais peur d'être rejeté, soit je craignais de me perdre dans leur chaleur étouffante. Les premiers mois que je passai là-bas, c'est des matchs de football que je tirai mon plus grand réconfort. Je me fichais complètement des sports d'équipe mais ça me permettait d'être assis parmi des milliers de supporters vociférants et de me sentir à la fois entouré et profondément solitaire.
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  • Par mandarine43, le 27 juillet 2011

    [ Incipit ]

    Le matin où j'ai reçu la lettre de Louise Morris m'annonçant son arrivée en ville, j'étais assis dans mon lit, plongé dans la lecture des "Hauts de Hurlevent". J'essayais de trouver un commentaire profond que je pourrais resservir cette semaine-là aux élèves de mon cours pour adultes. Il était un peu plus de dix heures et déjà la chaleur montait, en même temps qu'une humidité confortable. L'été avait été un bain de vapeur, chaque journée se révélant plus intolérablement léthargique que la précédente, mais on venait de dépasser la mi-août et je m'étais habitué au temps. J'aimais croire qu'en y résistant stoïquement, mon caractère allait s'endurcir, vertu que je ne pouvais me permettre de négliger, quel que fût le prix à payer. J'avais fêté mes trente-cinq ans au printemps et pensais que cette histoire de caractère, c'était pour tout de suite ou jamais.
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  • Par FRANGA, le 27 mars 2012

    Pendant la plus grande partie de ma vie d'adulte, j'avais subi avec un ennui incommensurable les histoires décervelantes que les gens racontent sur leurs chers animaux familiers, des histoires relevant dans bien des cas de l'hallucination plutôt que du récit objectif. "Il dort avec nous et lit le journal." "Il allume la télé à six heures trente précises tous les soirs !" "Elle utilise les cabinets!" Or maintenant que je sortais promener Otis, il m'arrivait souvent de m'arrêter en route pour bavarder avec d'autres propriétaires de chiens, trouvant tout naturel de passer quinze ou vingt minutes à parler en détail de leur alimentation, leur transit intestinal et des petits gestes adorables qu'ils faisaient avec leur patte ou leurs grotesques oreilles hirsutes.
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  • Par zazimuth, le 29 août 2010

    Il existe une frontière ténue entre le luxe admirable de ne rendre compte de son temps à personne et la solitude de savoir que personne ne se soucie de ce qu'on peut bien en faire. (p.10)
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