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France Camus-Pichon (Traducteur)
ISBN : 2070130819
Éditeur : Gallimard (2011)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 190 notes)
Résumé :

Michael Beard aurait tout de l’antihéros pathétique (boulimique, chauve, bedonnant, il est prochede la soixantaine et son cinquième mariage est sur le déclin) s’il ne s’était vu décerner le Prix Nobel de physique. Croyant que son heure de gloire est derrière lui, il végète en faisant de vagues recherches sur les énergies renouvelables, et c’est par ailleurs un coureur de jupons invé... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
Krout
Krout14 septembre 2015
  • Livres 4.00/5
C'est à la dérive d'un incontinent en devenir, que nous fait assister Ian McEwan à travers les atermoiements d'un cynique -divorcé cinq fois, le compte est bon-, égocentrique et attiré par la lumière que lui vaut un prix Nobel obtenu par les efforts fournis dans un temps où il avait Milton pour plaire. Obtenu par défaut, aussi. Le personnage qu'est Michael Beard prend en épaisseur et en densité au fil du récit, pour son malheur, et pour notre plaisir subversif, il n'a de trajectoire ascendante que sa courbe de poids corrélée à son infatuation. Ce portrait de scientifique sur le retour, cette photo, synthèse de la pensée d'un homme chérissant son moi bien plus que son chez soi, serait pénible, désagréable, insupportable même s'il n'émanait d'un Anglais, s'il n'était émaillé de cet humour désabusé, distant et distingué. Un humour inimitable à cent lieues de la question que je vous pose, mais pourquoi ce titre : Solaire si le héro n'est pas une crème ?
Avec un talent fou, l'auteur arrive à faire rentrer plus de choses dans ce roman que ne le ferait n'importe laquelle des conquêtes de notre boulimique physicien maître es-séduction dans un sac à main. Les nombreuses digressions sont très savoureuses et malgré cela vous ne prendrez pas un gramme. Et si Micheal Beard donne l'impression de vouloir prendre toute la place, le lecteur assiste néanmoins ébahi à une série de tableaux hauts en couleurs -Ah, voir l'entropie à l’œuvre dans le vestiaire, quel moment d'anthologie !- et découvre une brochette de seconds rôles plus appétissants que des mannequins dans un défilé de lingerie fine. Ah cette physicienne féministe, ah ces manifestants bien pensants et haineux, ces journalistes de tabloïds, ces artistes en Arctique, ces futurs docteurs en physique, ces représentants de fonds de placement. Les femmes, les amantes. Et puis, c'est l' plombier qui fini à l'ombre, alors pourquoi ce titre : Solaire ?
Voilà donc un personnage narcissique, opportuniste sans états d'âme, propension marquée à l'alcoolisme, plutôt lâche, physique ingrat qui se traîne dans un livre qui n'est ni un polard noir, ni une tragédie, ni une comédie, ni non plus une pièce de boulevard, ni une thèse de doctorat, ni un conte. Mais faut-il être beau et honnête pour sauver le monde ? La route de l'enfer n'est-elle pas pavée de bonnes intentions ? Et si un égoïste n'agissant que pour satisfaire son ego surdimensionné finissait par faire le plus de bien à la planète ? Et au concours du plus gros menteur, qui gagne finalement ? Qu'est-ce donc pour un livre qui contient aussi une part de philosophie ? Désolé, zéro, pour celui ou celle qui vient de répondre : un sac à main. Il, elle peut commencer de suite la lecture du bouquin, notez c'est une récompense pour avoir suivi et participé. Mais, zéro quand même. Pour le livre, je relève la note, je mets 4/5.
Revenons à la question initiale ; mais pourquoi ce titre : Solaire si le héro n'est pas une crème ?
(C'est un comique de répétition pas de l'humour anglais ; la crème, par contre, pourrait l'être)
1. Micheal Beard a besoin du soleil pour son propre rayonnement.
2. Sans soleil Narcisse ne sait pas se mirer dans l'eau.
3. Il faut du soleil pour la photosynthèse (si j'en ai parlé, relisez vos notes)
4. Micheal Beard va mourir d'un cancer de la peau. (non ce n'est pas un spoiler, c'est une hypothèse, d'où l'importance de la crème dans cette question)
5. All of the above (bien oui, un peu d'anglais tout de même, pour saluer Ian McEwan)
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stellade
stellade11 février 2013
  • Livres 4.00/5

Michael Beard a atteint une cinquantaine plus que mûre. Il est chauve, rondouillard, dénué de toute séduction et, au moral, il ne vaut guère mieux. Mais il a dans le temps obtenu le prix Nobel de physique ; depuis lors il se repose sur ses lauriers et recycle indéfiniment la même conférence, se faisant payer des honoraires exorbitants. En même temps, il soutient sans trop y croire un projet gouvernemental à propos du réchauffement climatique. Quant à sa vie privée, elle aussi laisse à désirer. En coureur de jupons invétéré, Beard voit sa cinquième femme lui échapper. Alors qu'il ne croyait plus se soucier d'elle, le voilà dévoré de jalousie.
Bientôt, à la faveur d'un accident, il pense trouver le moyen de surmonter ses ennuis, relancer sa carrière, tout en sauvant la planète d'un désastre climatique. Il va repartir de par le monde, à commencer par le pôle Nord…
À travers les mésaventures de ce prédateur narcissique, incapable de se contraindre, Ian McEwan traite des problèmes les plus actuels. Et sur ces sujets très sérieux, il parvient à nous fait rire. Voici peut-être le roman le plus comique, le plus intelligent, le plus narquois de cet auteur, l'un des plus grands en Angleterre aujourd'hui." (Synopsis Folio)

"Un seul photon frappant un semi-conducteur libère un électron : ainsi naît l'électricité, tout simplement, du seul rayonnement solaire. C'est le Photovoltaïque. Einstein l'a décrit et a reçu le Nobel. Si je croyais en Dieu, je dirais qu'il s'agit du plus beau cadeau qu'il nous ait fait. Comme je suis athée, je rends grâce aux lois de la physique!" (page 219-220.)
J'ai mis quelques pages à entrer dans le vif du sujet.
Puis, j'ai compris : Je vais suivre une espèce de héros, Michael Beard, prix Nobel, qui aime les femmes et qui ne ressemble à rien!!!!
Les pages défilantes, je me rends compte qu'il n'a pas vraiment le profil d'un héros de roman.
Il vit la fin de son cinquième mariage, la cinquantaine bedonnante et sa femme Patrice (j'ai mis du temps à comprendre que c'était une femme), le trompe avec Tarquin, le maçon qui a rénové leur salle de bains.Beard, lui, ne peut s'empêcher d'inviter les femmes qu'il croise à dîner.
Il commence un projet ,avec le Centre,un "établissement de recherche fondamentale", sur les énergies renouvelables car le réchauffement climatique est sa principale préoccupation. Il commence à travailler avec Tom Aldous qui a le projet d'une éolienne particulière;
Beard est invité à partir sur un bateau au pôle nord avec des artistes concernés par le réchauffement climatique.
A partir de ce fait, le roman prend son sens.
Beard nous fait même sourire quand il raconte des faits assez cocasses que provoquent le froid à -26 degrés...Comme avoir envie de se soulager par cette température extérieure!!!! En revenant de cette expédition, il prend même la résolution de se mettre au régime et de faire du sport!!!
Beard est très cru dans sa façon de parler, de penser et ne cache rien au lecteur.
Il évoque presque sans cesse, en terme scientifique, la façon dont le soleil se transforme en énergie... On sent vraiment que le roman est axé physique, science, écologie, climat, énergie solaire!!! Mais pas seulement....
Les sentiments, me direz-vous??? Les femmes, même de vraies beautés l'aiment...Lui, se pose beaucoup de questions et ne tombe pas amoureux...
Les digressions sont très nombreuses et étoffent son histoire.
Il se retrouvera dans des situations très insolites et le lecteur sera témoin du déroulement des situations.
Le talent de Ian McEwan est de garder son lecteur assidu jusqu'à la fin sans que ces termes scientifiques soient trop pesants.
Je l'ai lu presque d'une traite et c'est ce que je conseille aux futurs lecteurs pour mieux apprécier l'histoire qui se déroule en trois parties: 2000-2005-2009.
C'est un roman atypique que mérite de détour... Cet anti-héros ne fait rien pour être attachant et pourtant, il est aimé...
La fin est même déroutante!!!
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Corboland78
Corboland7831 décembre 2013
  • Livres 3.00/5
Ian McEwan, né en 1948 à Aldershot, est un romancier et scénariste britannique. Il a passé une grande partie de sa jeunesse en Extrême-Orient à Singapour, en Afrique du Nord (en Libye), et en Allemagne, où son père, officier écossais dans l'armée britannique, était en poste. Il a fait ses études à l'université du Sussex et l'université d'East Anglia, où il a été le premier diplômé du cours d'écriture créative créé par Malcolm Bradbury. Dès le début des années 1980, Ian McEwan s'impose sur la scène littéraire britannique et plusieurs de ses ouvrages ont été adaptés pour le cinéma. Son roman, Solaire, est paru en 2011.
Michael Beard, la cinquantaine, chauve et rondouillard à la moralité douteuse, a obtenu le prix Nobel de physique. Depuis lors il se repose sur ses lauriers et recycle indéfiniment la même conférence, se faisant payer des honoraires exorbitants. En même temps, il soutient sans trop y croire un projet gouvernemental à propos du réchauffement climatique. Quant à sa vie privée, elle aussi laisse à désirer. Coureur de jupons invétéré, Beard voit sa cinquième femme se venger en prenant un amant et le voilà dévoré de jalousie. Bientôt, à la faveur d'un accident, il pense trouver le moyen de surmonter ses ennuis et relancer sa carrière, tout en sauvant la planète d'un désastre climatique.
Si le titre du roman et son thème aborde le problème du réchauffement climatique, nous sommes loin de l'essai écologique ou du bouquin à thèse lourdingue, au contraire, ici tout n'est qu'humour et n'est guère loin d'un David Lodge, du moins est-ce à cet écrivain que j'ai pensé immédiatement durant les premières pages. Bien entendu il y a cet humour britannique fait de petites phrases ou remarques vachardes, lâchées comme si de rien n'était, mais Ian McEwan sait aussi utiliser le burlesque (le chapitre au Pôle Nord est une grosse rigolade), le vaudeville (le mari, la femme, l'amant et même le cadavre dans le salon !) ou le comique de répétition (analogie de scène entre Beard face à l'amant maçon et Beard face au passager du train avec le paquet de chips au vinaigre).
Nous sourions donc souvent et McEwan avec ce roman, prouve – pour ceux qui n'en seraient pas encore convaincus – qu'on peut rire de tout lorsque l'on sait y faire, car les thèmes abordés ici auraient aussi parfaitement convenu à un drame : les relations de couple qui se délitent, un homme qui ne veut pas d'enfant quand sa partenaire en veux un, l'amant décédé brutalement et un innocent accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, des travaux scientifiques « empruntés » sans scrupules et un réchauffement climatique de plus en plus prégnant.
Un roman extrêmement agréable à lire, pour se détendre, à intercaler entre deux lectures plus complexes.
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kathel
kathel31 décembre 2012
  • Livres 4.00/5
Ian McEwan est un auteur qui m'intéresse beaucoup depuis le premier roman que j'ai lu de lui, L'enfant volé, à sa sortie en français ; il n'est pas le plus lu de ses romans, mais pourtant il mérite qu'on y jette un coup d'oeil et plus si possible ! Ce qui me plaît, chez cet auteur, que ce soit dans Sur la plage de Chesil, Samedi ou le magnifique Expiation, c'est le mélange entre psychologie et critique de la société, et en même temps la variété des milieux et des thèmes choisis.
Dans le présent roman, c'est un scientifique qui tient la vedette, un prix Nobel de physique, rien que ça, mais ce prix prestigieux cache un personnage foncièrement antipathique et dépourvu de scrupules, aussi peu avenant au physique qu'au moral. Au début du roman, qui s'étire sur trois époques et une dizaine d'années, Michael Beard découvre que sa cinquième femme le trompe, et s'en trouve quelque peu affecté, même si elle ne fait que lui rendre la pareille, lui qui ne compte plus les égratignures à son contrat de mariage ! Côté travail, il dirige mollement un institut de recherches sur les énergies renouvelables où les thésards se ressemblent tous à ses yeux. Il accepte une invitation pour un voyage tous frais payés en Arctique pour s'éloigner de tout ce qui commence à aller mal pour lui à Londres. A son retour, au terme d'une scène rocambolesque, Beard, pourtant peu convaincu par les recherches sur l'avenir de la planète et les ressources énergétiques renouvelables, se retrouve en possession d'une série de documents qui vont lui permettre d'avancer sur un projet ambitieux et novateur de photosynthèse permettant d'obtenir une énergie propre. de quoi remonter un peu sa cote auprès de ses collègues, voire même de son épouse ?
Lire la suite :
Lien : http://lettresexpres.wordpress.com/2012/12/31/ia..
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Soundandfury
Soundandfury10 février 2013
  • Livres 5.00/5
Par l'auteur d'Expiation, voici un roman magistral qui serpente entre cynisme et grotesque. A la fois portrait d'un homme - c'est bien là tout le drame - et réflexion contemporaine sur notre politique écologique, Solaire est un roman qu'il faut prendre le temps de déguster, sous peine d'indigestion.
______
J'étais un peu frustrée, arrivée à la centaine de pages, par l'absence d'intrigue à proprement parler. Je me sentais étouffée par la personnalité de celui qui est au coeur du roman. En disant "coeur", je suis en dessous de la vérité. Il emplit chaque recoin, il est le corps du roman. L'ensemble de l'oeuvre est son portrait impitoyable.
On ne peut pas aimer Michael Beard. Certes, il a reçu le prix Nobel de physique. Mais c'était il y a des années. Depuis, il se contente de recycler la même conférence, grassement payé, tout en enchaînant les mariages et les liaisons - ces dernières trois fois plus nombreuses que ces premiers.
Justement, sa cinquième épouse, dépitée, lui rend la pareille. Beard, dont la lâcheté excède la libido, en profite pour accepter un tour au Pôle Nord et feint de s'intéresser au réchauffement climatique. En vérité, il s'en fout, de ça, comme du reste, comme de tout ce qui ne concerne ni son pénis ni son estomac.
De cet homme grotesque, Ian McEwan fait l'allégorie de l'Indécence. Son prix Nobel lui donne un certain pouvoir, il l'utilise à des fins personnelles. Il prêche les économies d'énergie mais il est prisonnier de son métabolisme déréglé, avide de nourriture grasse, avide de sexe. Quand il s'empare des travaux d'un autre sur l'énergie solaire, impossible d'être surpris.
Je crois que je lui en veux surtout parce qu'il est humain et agit comme tel. A petite échelle, il existe bien des coeurs purs, de nobles âmes prêtes à se sacrifier pour la cause de l'humanité. A grande échelle, ceux qui décident, ceux qui gouvernent, nous l'oublions parfois, ne sont que des hommes.
Pas spécialement écolo - parce que trop cynique - je suis les débats sur le réchauffement climatique d'assez loin. Mais un passage m'a marquée, celui dans lequel il est dit qu'il nous est impossible de prendre les menaces climatiques au sérieux, car la situation est tellement critique que si brusquement nous nous en apercevions vraiment, il ne serait plus possible de faire quoi que soit d'autre que d'y penser et de s'en inquiéter, au point de reléguer à l'arrière plan toutes les autres préoccupations mondiales.
Tout au long du texte, Michael est un corps qui enfle et qui n'a même pas, comme la grenouille de la fable, l'excuse de chercher à être autre chose que lui même, pitoyable, mesquin et impuissant.
Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2013/02..
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Citations & extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
KroutKrout14 septembre 2015
Même si elle se débarrassait des humains, la biosphère se maintiendrait contre vents et marées, et dans dix millions d'années à peine elle grouillerait d'autres créatures, dont peut-être aucune n'aurait une intelligence anthropoïde. Qui regretterait alors que Shakespeare, Bach, Einstein ou la colligation Beard-Einstein soient tombés dans l'oubli ?
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kathelkathel31 décembre 2012
Une invitation pour le pôle Nord arriva – du moins la décrivit-il ainsi aux autres et à lui-même. En réalité sa destination se trouvait bien en-dessous du 80e parallèle et, promettait la brochure, il séjournerait à bord d’un « confortable vaisseau bien chauffé, aux couloirs lambrissés, aux moquettes profondes et à l’éclairage tamisé », un navire trônant placidement au milieu des glaces d’un fjord reculé, accessible au terme d’un long trajet en motoneige au nord de Longyearbyen sur l’île du Spitzberg. Les trois difficultés seraient la taille de sa cabine, l’accès limité à sa messagerie électronique et une carte des vins réduite à un « vin de pays » nord-africain.
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vomirencostardvomirencostard23 décembre 2012
Un type est dans une forêt sous la pluie, et il meurt de soif. Il a une hache ; il se met à abattre les arbres pour en boire la sève. Une gorgée par arbre. Il se retrouve entouré d'un désert sans vie, et il sait qu'à cause de lui la forêt disparaît à toute vitesse. Alors pourquoi n'ouvre-t-il pas la bouche pour boire la pluie ? Parce qu'il abat très bien les arbres, qu'il a toujours fait ainsi, et qu'il se méfie des gens qui lui conseillent de boire la pluie.
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KroutKrout14 septembre 2015
La planète Terre est un monde clos. Vous disposez de toutes les informations; vous avez le choix : les projets de l'humanité doivent être alimentés par une énergie propre et sûre, sinon ils échoueront et l'humanité sombrera. Vous, les forces du marché, pouvez vous montrer à la hauteur en vous enrichissant au passage, sinon vous sombrerez vous aussi.
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Mariefrance57Mariefrance5711 mai 2014
Pendant ces dures années d'après-guerre, l'idéal de la beauté enfantine se trouvait surtout dans la graisse, les multiples mentons à la Churchill, les rêves de fin de rationnement et d'un règne d'abondance. On exhibait et on évaluait les bébés comme des courges à un concours agricole et, en 1947, Michael, quatre mois, potelé et jovial, l'emporta haut la main.
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