Leo lames, promoteur véreux, a savamment réussi sa carrière en profitant de la notoriété de son frère Bernard, homme politique rusé et patient, monté dans les échelons jusqu'à être le Premier ministre d'Australie. Nous sommes en 2010. Par un jour de cyclone sur le Queen... > voir plus
Australia Underground est plus un roman politique qu'un polar. Dans une Australie belliqueuse et ultra militarisée, Léo, qui fait figure d'anti-héro, est le témoin du déchaînement de violence que peut provoquer la peur panique de l'étranger. Camps, ghettos, milices et fusillades sont autant d'éléments qui jalonnent le roman et renvoient à la fois à de mauvais souvenirs de notre histoire, mais aussi à des évènements plus récents. On pense évidemment à la lutte acharnée contre le terrorisme, au fameux axe du mal, à la volonté de domination des grands états. Certes, tout cela est parfois trop démonstratif, mais il n'est pas déplaisant de suivre les mésaventures de ce malheureux personnage pris malgré lui dans la tourmente de son pays.
Avec l'insécurité existante, plusieurs pays virent dans l'extrémisme. L'Australie, grande alliée des USA transforme sa capitale Canberra en place fortifiée militarisée. Les autorités font croire à la population que la ville a disparue sous une bombe atomique. Leo James, frère jumeau du Président mais détesté par ce dernier, va découvrir la vérité. Un roman de science-fiction qui manque de crédibilité. A lire en vacances. M.B.
Une très bonne surprise. J'ai beaucoup aimé l'histoire de cette politique fiction mais aussi le ton du personnage de Léo, mélange d'humour, de cynisme. L'histoire est prenante, bien menée, intéressante avec cette vision du monde post 2001 très sombre et effrayante.
Voilà un livre qui ne laisse pas indifférent ! Australia Underground est un livre de politique fiction qui vous glace. Une légère anticipation : le livre est paru en 2008 et l'action se passe en 2010. L' Australie est devenue un état totalitaire. Finie la démocratie...bonjour les ghettos, les barrages routiers, les militaires dans les rues... La dérive sécuritaire fait loi : les musulmans sont enfermés dans des "enclaves culturelles", les libertés individuelles sont réduites, le patriotisme est poussé à l'extrême...
J'entends des pas cadencés qui s'approchent dans le couloir. Des ordres qu'on crie. Je pense que ces salauds vont m'abattre ici même.
Dieu les bénisse, à les entendre, on dirait des Australiens
- Au fait, Leo, c'est une sorte de double guerre. Au premier degré, il y a la guerre officielle, l'Occident contre les islamistes. Mais ni les gouvernements occidentaux ni les islamistes ne veulent la fin de cette guerre. Ce qu'ils veulent, les uns et les autres, c'est rester au pouvoir et garder le contrôle des populations. Le problème, ce sont les civils qui sont pris au milieu, ceux qui meurent pour les autres. Eux ne veulent pas la guerre.