ISBN : 226702277X
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2012)


Note moyenne : 3.4/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Le printemps, tu t'dis qu'enfin on va vivre normal, sauf que la sève, ou un truc comme ça, démange où il faut, E tout le monde - toi pareil - se met à rouler sur les jantes.

Source : Fleuve Noir
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 21 avril 2012

    jostein
    Tout le roman de Thomas McGuane s'articule autour de la personnalité de son héros, Irving Berlin Pickett très marqué par son éducation. Elevé par une mère pentecôtiste et un père qui ressasse ses souvenirs de la guerre des tranchées ( et non "la guerre des haies") le narrateur revient tout au long du livre sur ces souvenirs.
    L'histoire se passe dans une ville du Montana, où l'on est accepté qu'après reconnaissance de plusieurs générations, où les riches dirigent les cliniques, où les cow-boys règlent leur vie à coups de poing. Et pourtant, l'action se situe dans l'après onze septembre.
    Berl parvient à se sortir du milieu familial grâce au Docteur Olson, qui lui transmet sa vocation et son goût pour la nature, la chasse, la pêche, les chevaux.
    Mais, il est difficile de s'intégrer dans cette ville quand on est un vieux célibataire de quarante ans, un peu candide, un peu fantasque. Lorsqu'une de ses patientes, ancienne maîtresse, délaissée par la société meurt d'un coup de poignard suicidaire, le médecin Pickett est accusé par ses confrères d'homicide involontaire. Belle occasion pour les habitants et les dirigeants de la clinique de s'acharner sur cet être attachant et candide. Mais, Berl est surtout rongé par la culpabilité sur une autre histoire.
    Ce sont donc les errements de cet homme qui alimentent le récit, entrecoupé de belles descriptions de la nature du Montana, de parties de pêche, de chasse, de découverte des oiseaux, de récit de ses rencontres amoureuses, de souvenirs de jeunesse.
    Un roman dans le style de John Irving, quelque fois un peu long et lent mais qui, au final, décrit un homme idéaliste, ballotté par une société intransigeante et sectaire.
    J'ai noté quelques constructions de phrase bancales, peut-être dues à la traduction.
    Si vous aimez John Irving ou Brady Udall, vous pouvez être intéressés par ce roman un peu lent mais qui met en scène des personnages attachants (Berl, Jinx sa seule amie), une nature sauvage et qui prend toute son ampleur quand on a terminé la lecture.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-sur-les-jantes-de-t..
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    • Livres 2.00/5
    Par LN, le 05 mars 2012

    LN
    Berl est un être errant, éternel adolescent romantique et idéaliste, qui n'a pas encore tout à fait coupé les liens du cordon ombilical et qui se laisse porter par le rythme lancinant de l'univers. Il ne cherche pas à aller à l'encontre des évènements, ni à leur rencontre, et souvent, quand il pense mener enfin les brides de sa vie dans la bonne direction, il se fourvoie dans des chemins de traverse. Il est un être humain qui essaie au mieux de mener sa barque dans l'immensité mouvante des évènements.

    « Je me dis que si je pouvais revivre toutes les forces qui avaient agi sur ma vie – mes parents, ma tante nymphomane, le Dr. Olsson, mes professeurs, mes avocats, collègues, voisins, Jocelyne, même mes patients, mes rêves les plus fous, mon amour de la terre, mes érections les plus fortuites, mes tentatives d'aller à l'église, et mon travail -, par déduction, je finirais par savoir qui j'étais. J'avais volontairement laissé Jinx hors de cette liste, parce que, pour l'y inclure, il m'aurait fallu sortir de l'ombre de toutes ces choses qui me disaient ce que j'étais pour tenter d'en émerger comme un véritable être humain. » (p. 482)

    Les seuls moments de pause et de rédemption sont ceux passés au cœur d'une nature sauvage qui ne réclame rien. Ces pages sont l'occasion de descriptions des paysages lyriques magnifiques, qui contrastent avec le monde étriqué de cette petite ville de province dans laquelle tout le monde juge, espionne, se trompe.

    Un beau roman sur la recherche de soi et le passage à la maturité.

    - Par contre, les errances psychologiques du narrateur, appelant à lui de multiples souvenirs, digressions, créent une œuvre longue, lente, à laquelle il faut s'accrocher pour espérer toucher à sa fin.

    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-sur-les-jantes-de-thomas-m..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

Critiques presse (4)


  • Telerama , le 08 février 2012
    Alliée à la confiance narrative qui anime le romancier, la richesse du nuancier des sen­sations et d'émotions qu'il déploie fait plus que convaincre : McGuane ici tour à tour séduit, enchante, réjouit, emporte, bouleverse - Berl Pickett est son Don Quichotte, rien de moins.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Lexpress , le 20 janvier 2012
    De son histoire, McGuane a fait un très grand livre de sagesse stoïcienne, comme un bréviaire jeté dans la tourmente d'une époque où le bon docteur Berl Pickett n'a pas sa place.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 06 janvier 2012
    Sens de la nature, détails cocasses, morceaux d'émotion, lyrisme et imagination en roue libre, scènes de la vie provinciale: le talent de McGuane est tout-terrain. Le mot de la fin, s'il en faut un, reviendra à la sérénité qu'apporte le temps qui passe. C'est grave, docteur?
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LeMonde , le 06 janvier 2012
    Hésitant volontairement entre premier et second degré, Sur les jantes se lit à son rythme, à condition d'épouser les ralentissements et les accélérations de son récit. Dans les meilleurs romans, on le sait, le dessin ne se révèle qu'à la toute fin.
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par jostein, le 21 avril 2012

    Sous la surface de nos folies et des distractions du quotidien se dissimulait une terrible machine à broyer dont le moteur ne manque jamais de carburant.
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Video de Thomas McGuane

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Vidéo de Thomas McGuane

Missouri Breaks (The Missouri Breaks), film américain réalisé par Arthur Penn en 1976, Scénario original : Thomas McGuane, avec Marlon Brando et Jack Nicholson. Bande-annonce VF








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