Éditeur : Gallmeister (2011)

Note moyenne : 4.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
1200 pages

Volume 1 :
A Lonesome Dove, Texas, les héros sont fatigués. Augustus McCrae et Woodrow Call ont remisé leurs armes apreès de longues années passées à combattre les Comanches. En cette année 1880, pourtant, l'aventure va les rattraper lo... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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  • Par keisha, le 30 avril 2011

    keisha
    Si vous ne devez lire qu'un seul western dans votre vie, lisez celui-ci.
    James Crumley


    Après une vingtaine d'années passées dans les rangers du Texas à combattre les Comanches et les bandits mexicains, Augustus McCrae et Woodrow Call se sont installés à Lonesome Dove, non loin du Rio Grande. Chaleur, sécheresse. Pas grand chose d'autre à faire que boire du whisky, s'occuper des chevaux, jouer aux cartes au saloon où officie un pianiste et une prostituée, la belle Lorena. Augustus est joueur et bavard, Woodrow plus renfermé.

    Jusqu'au jour où Jake Spoon, un autre ancien ranger, plus ou moins poursuivi par un shérif dont il a descendu le beau-frère en Arkansas, déboule chez eux et les convainc de conduire du bétail au Montana, où les pâturages sont fantastiques. Après quelque hésitation, l'idée fait son chemin, le bétail est volé de l'autre côté de la frontière, et c'est le départ pour l'équipe de cow boys, deux mille six cents bovins, deux cochons, sans oublier le cuisinier ... et Lorena!

    Mais le Montana, c'est loin, et bien des aventures attendent nos héros, qui devront affronter tempête de sable, orage, sauterelles, indiens, serpents, grizzlis, bandits.Tous n'y parviendront pas vivants, d'autres personnages feront aussi leur apparition, plus ou moins longuement, mais toujours bien dessinés.

    Même si l'on est loin de l'image du beau jeune cow boy viril et séduisant (je ne vise personne, voir les dicussions sur facebook...), que ça sent plutôt la poussière, la sueur, le whisky et la bouse de bison, que certains passages sont violents, ce roman est absolument passionnant, non, ce n'est pas uniquement une histoire de cow boys, et en le terminant je me suis dit "grandiose!".

    Tout en usant dans ses dialogues de formules chocs et/ou amusantes, McMurtry sait rendre attachants ses personnages. Woodrow Call se refuse à éclaircir ses motivations, et surtout à accepter que le jeune Newt soit son fils. Augustus n' jamais oublié l'amour qu'il porte à Clara, mariée dans un coin au bord de la Platte, et qu'il espère revoir en remontant vers le Montana. Oui, ces gros durs virils sont capables d'émotion, sous la chemise pas repassée bat un coeur...

    Newt est un gamin de dix-sept ans, plein d'admiration pour les cow-boys chevronnés, et c'est souvent sa vision rafraîchissante qui est offerte. Pour lui, ce sera un apprentissage de la vie et j'avoue l'avoir laissé avec regret à la fin du roman.
    Quant à Clara, elle n'apparaît réellement qu'assez tardivement, mais quelle maîtresse femme! La longue pause à sa ferme est un des plus beaux passages du roman. Lorena complète excellemment la galerie de personnages féminins, et j'oubliais aussi Elmira et son destin tragique...

    Sans s'appesantir, McMurtry nous offre aussi une fresque de la vie des pionniers, de la conquête de nouveaux territoires, dans cette bande verticale du Texas au Montana.

    Après l'extermination massive des bisons:
    " Aussi la vue de cette route pavée d'ossements de bisons avait-elle été un choc pour lui. (...) Cette idée conférait à l'étendue désertique des plaies une autre dimension. Avec la disparition de ces millions d'animaux, suivie par celle de la quasi-totalité des Indiens, désormais, les grandes plaines étaient vraiment vides, dépeuplées, rien n'y vivait plus.
    Mais bientôt les blancs arriveraient. Ainsi, le spectacle qu'il avait sous les yeux était une sorte d'intermède. Ce n'étaient plus les plaines telles qu'elles avaient été, ni ce qu'elles allaient devenir, c'était un moment de vide véritable constitué de milliers de kilomètres d'herbe sauvage et peuplé seulement de quelques survivants - spectres de bisons, d'indiens et de chasseurs. "

    Dans le Montana:
    "Évidemment, ces terres appartiennent aux Indiens depuis toujours. Pour eux, elles sont précieuses parce qu'elles sont leur passé. Nous, elles nous attirent parce qu'elles sont notre avenir."

    Ne craignez pas les 1200 pages de ce pavé, lisez-les, vous n'êtes pas prêt d'oublier tout cette épopée, quant à moi je me demande si je ne vais pas tenter d'en lire plus... (Gallmeister semble avoir prévu les parutions)
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 10 mai 2011

    LiliGalipette
    Roman en deux tomes de Larry McMurtry. Prix Pulitzer en 1986.
    Étranger, si tu ne veux pas en apprendre trop sur ce livre, passe ton chemin !
    Épisode 1 -
    Augustus McCrae et Woodrow Call sont deux anciens Rangers du Texas. Pendant deux décennies, ils ont pacifié l'État en exterminant les Comanches et en repoussant les Mexicains. Propriétaires de la Hat Creek Cattle Compagny à Lonesome Dove, Texas, ils vendent des chevaux aux soldats ou aux cow-boys. « Les journées à Lonesome Dove étaient embrumées par la chaleur et une sécheresse de craie que le whiskey atténuait partiellement. » (p. 19) Il y a peu à faire dans cette ville à la frontière du Mexique. L'unique prostituée, la sublime et jeune Lorena Wood dispense ses charmes avec indifférence et le whiskey du bar n'est pas meilleur qu'ailleurs. Une partie de cartes égaye trop rarement l'ordinaire.
    L'arrivée de Jake Spoon, ancien ranger, bouleverse l'existence monotone de Lonesome Dove. Spoon est amateur de femmes et de jeu. Il a fui Fort Smith dans l'Arkansas après avoir tué par accident un dentiste. Il propose à ses anciens camarades de constituer un troupeau de bétail et de l'emmener dans le Montana, là où les terres sont encore à prendre. Sur un coup de tête, Call monte toute l'opération. « Vraisemblablement, c'était de cette manière que se pratiquait le commerce de bétail le long de la frontière : les propriétaires de ranchs mexicains faisaient des incursions au nord du Rio Grande pendant que les Texans agissaient de même au sud. » (p. 27)
    En quelques jours, le convoi est constitué. Call a rassemblé des cowboys, dont Dish Bogget, un fameux cavalier fou amoureux de Lorena. Pea Eye, un ancien ranger, le jeune Newt, Bolivar le cuisinier mexician et Deets, un noir aux talents d'éclaireur incontestés, sont du voyage. Quand le convoi prend la piste, il est suivi par Lippy, le pianiste de la ville, et par Lorena qui est bien décidée à rejoindre San Francisco. Pendant plusieurs mois, le convoi affronte la chaleur et le manque d'eau, la faim et la fatigue. Cette équipée folle n'est pas de tout repos et les hommes qui s'y sont engagés savent qu'ils risquent leur vie.
    Pendant ce temps-là, dans l'Arkansas, le jeune shérif July Johnson se lance à la poursuite de Jake Spoon, ignorant que son épouse Elmira n'attend qu'une occasion pour le quitter. Lancé sur deux pistes, il semble que July Johnson perdra tout en voulant tout retrouver.
    Épisode 2 - le convoi poursuit sa route et affronte des tempêtes de sable, des orages fracassants et des animaux peu fréquentables. Gus est parti à la poursuite de Blue Duck qui a enlevé Lorina. Jake Spoon s'accoquine avec des bandits et s'écarte définitivement le droit chemin. July Johnson n'en finit pas de courir après sa femme. le troupeau poursuit sa marche lente à travers plusieurs états.
    Alors que Gus était parti avec l'idée de retrouver Clara, son éternel amour, dans le Nebraska, il s'attache à Lorena qui le lui rend bien. Mais la jeune femme n'a pas sa place au sein du convoi et auprès du troupeau. Elle trouvera une famille d'accueil surprenante. Des attachements inattendus se nouent et des dénouements attendus n'arrivent jamais.
    Les pistes de chacun n'en finissent pas de se croiser, de se recouper ou de se manquer de peu. Il semble que l'Amérique n'est pas assez grande et que partout où un cowboy pose les sabots de son cheval, quelqu'un peut lui donner des nouvelles d'une connaissance. Les chassés croisés de ville en ville sont autant de ressorts dramatiques. On se croirait presque au théâtre, avec les portes qui claquent sur les amants des épouses infidèles, à ceci près que les flèches indiennes sifflent aux oreilles et que les grizzlis peuvent surgir à quelques mètres du troupeau.
    « Au Texas, tout allait bien et on vivait calmement. » (p. 419) Si certains regrettent d'être partis, l'aventure grise la plupart des hommes. L'arrivée dans le Montana n'est qu'un nouveau départ. Pea Eye se sent seul sans certains de ses anciens compagnons. Newt désespère de connaître vraiment son père. Call est fatigué par ce voyage qu'il voulait tant. La fin du voyage marque la fin d'une époque et du temps où l'Amérique restait à conquérir.

    Gus et Call ont des conceptions différentes de la vie. Augustus, dit Gus, est désinvolte, cultivé et hédoniste. Ses traits d'esprit passent souvent inaperçus et il n'aime rien tant que faire la conversation. Call est taciturne, habile meneur d'hommes et travailleur acharné. Souvent las de devoir sans cesse prendre les décisions, il place cependant son devoir avant toute chose. « Toute sa vie, il s'était posé en meneur d'hommes alors qu'en réalité il n'avait jamais aimé les groupes. » (p. 298) Les portraits sont remarquables et présentent des hommes hauts en couleurs, frustres et accrochés à la vie. Aussi habiles avec une carabine, un lasso ou un cruchon de whiskey, ils prennent la vie comme elle se présente. La découverte des caractères est progressive. Peu à peu, il apparaît que Call et Gus ne sont pas monolithiques, ni caricaturaux. Leurs faiblesses et leurs travers révèlent leur sensibilité et leur humanité.
    La narration est à la troisième personne. Elle se rapproche tantôt d'un personnage, tantôt d'un autre et permet d'éclairer le récit avec différents points de vue. En laissant entendre des pensées et des peurs secrètes, la narration se fait polyphonique et caméléon.
    Cette longue traversée de l'Amérique a tout d'une épopée. La nostalgie du pays délaissé envahit la page à chaque danger, mais le besoin d'aller encore un peu plus loin est difficile à satisfaire et la curiosité dure à étouffer. le convoi traverse le Texas, l'Arkansas, le Nebraska et le Montana jusqu'à sa frontière canadienne, prouvant que des hommes peuvent réaliser un projet insensé s'ils sont menés par des êtres décidés. Chacun avait ses raisons de quitter le Texas. D'aucuns cherchaient l'aventure, d'autres voulaient la richesse. Certains ont pris la fuite et d'autres tentaient de rejoindre des femmes éternellement inaccessibles, comme les étoiles que les cowboys contemplent la nuit.
    Le ton est piquant et l'humour désabusé. le dialogue sur les Mexicains entre un Irlandais fraîchement débarqué du bateau et Gus illustre le peu de cas que l'on fait de l'existence et du passage sur terre. « - Est-ce qu'il faut leur demander leur nom avant de leur tirer dessus ? [...] - Ce sera pas nécessaire, le rassura Augustus. de toute façon, ils s'appellent presque tous Jésus. » (p. 210) Ce détachement est une résignation sage. Que ce soit sur la piste ou ailleurs, la mort de fait pas de cadeau et il n'y a pas de miracle. « La meilleure chose à faire avec la mort, c'est de s'en éloigner. » (p. 384)
    De nombreuses coquilles et quelques erreurs d'attribution de nom ou de parole m'ont parfois gênée. Mais je retiens de ce roman un souffle puissant et une force d'évocation peu commune. le lecteur chevauche aux côtés du troupeau et ressent toutes les peurs et tous les rêves de ces hommes prêts à tout lâcher pour traverser un pays. Les quelques 1200 pages passent en un instant et célèbrent avec panache l'Ouest sauvage et le mythe du cowboy.
    ******
    Le roman de Larry McMurthy a été adapté en mini-série pour la chaine CBS en 1989. La distribution comptait quelques monstres : Robert Duvall, Tommy Lee Jones, Diane Lane et Anjelica Huston.
    Quiconque met la main pour moi sur cette série recevra, outre ma reconnaissance éternelle, une récompense !
    Un grand merci à Babelio et aux éditions Gallmeister pour l'envoi de ce livre qui fut un grand coup de coeur !


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2011/05/10/21045710.html
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    • Livres 5.00/5
    Par LN, le 20 mai 2011

    LN
    Alors ? alors ? Ces cow-boys vous demandez-vous avidement…
    Eh bien j'ai le regret de vous dire que Keisha avait raison et que dans ce roman, point vous n'apercevrez de cow-boys virils et séduisants (ni d'indiens avec les mêmes qualités d'ailleurs…) Ceci dit ils sont tellement attachants que je me suis sentie comme abandonnée à la fin de la lecture, comme s'ils continuaient leur vie sans moi, loin de moi (lâches…).
    Là est la puissance de ce western : réussir à nous abstraire totalement de notre monde pour nous transporter au cœur du Texas et du Montana, aux côtés de Call, si taciturne, Gus, si exubérant, Lorena, femme meurtrie, Newt, jeune cow-boy à la recherche de ses origines, et de tous les autres aux contours tellement précis qu'ils deviennent vivants…
    - J'ai eu quelquefois tendance à trouver que 1200 pages pour un roman, c'était trop, mais finalement je me demande si ce n'est pas justement ce grand nombre de pages qui permet une immersion absolue dans leur univers. Rester autant de temps avec des cow-boys crée des liens, forcément… (non Choco, je n'en dirai pas plus…)
    "Ne fallait-il pas être fou pour s'aventurer seul le long de la Canadian, cible facile pour une bande de hors-la-loi, et affamé par-dessus le marché ? (...) Rien de tout cela n'était sensé, et il était pourtant bien obligé d'admettre qu'il avait un certain penchant pour ce genre de folie. Vivre de façon raisonnable -expérience qu'il avait tentée à une ou deux reprises dans sa vie- s'était avéré ennuyeux, le plus souvent après quelques jours seulement. Une vie sensée ne lui avait jamais rien apporté qui vaille, à part des beuveries et des parties de cartes où il jouait jusqu'à sa dernière chemise. La folie était parfois plus stimulante.
    Le soleil du matin faisait étinceler l'herbe de la prairie lorsqu'il prit la direction de l'est le long de la route des os de bisons." (p. 34)
    - Je ne peux que vous encourager à vous lancer dans l'aventure...


    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-lonesome-dove-de-larry-mcm..
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    • Livres 5.00/5
    Par Madimado, le 27 juillet 2011

    Madimado
    Un tome 2 encore meilleur que le pemier ! Un roman haletant, prenant, surprenant. de l'action et de l'humour. Une belle épopée, un grand roman.

    Lien : http://madimado.com/2011/07/19/larry-mcmurtry-lonesome-dove-vol-2/
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Citations et extraits

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  • Par Madimado, le 27 juillet 2011

    Roscoe s’inquiétait de constater qu’il n’y avait plus d’arbres dans le paysage. Il avait passé sa vie au milieu des arbres et n’avait jamais beaucoup réfléchi au bien être qu’ils procuraient. Voir des arbres était si banal qu’on pouvait s’étonner de découvrir en voyageant dans ces plaines qu’il existait sur terre un endroit où l’on n’en trouvait aucun. Il leur arrivait bien de temps à autre d’apercevoir un bosquet au bord d’une rivière, mais c’était rare, et les arbres s’apparentaient plus à des broussailles. On ne pouvait pas s’y appuyer, or s’était justement cela que Roscoe aimait. Il parvenait même à dormir adossé à un arbre.
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  • Par Madimado, le 27 juillet 2011

    Vivre de façon raisonnable – expérience qu’il avait tentée à une ou deux reprises dans sa vie – s’était avéré ennuyeux, le plus souvent après quelques jours seulement. Une vie sensée ne lui avait jamais rien apporté qui vaille, à part des beuveries et des parties de cartes où il jouait jusqu’à sa dernière chemise. La folie était parfois plus stimulante.
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  • Par LiliGalipette, le 10 mai 2011

    « La vie est bien curieuse. […] On a volé tout ce bétail et les neuf dixièmes de nos chevaux, alors qu’on a été des hommes de loi respectés. Si on arrive jusqu’au Montana, il faudra qu’on fasse de la politique. Tu te retrouveras gouverneur, si jamais ce foutu endroit devient un État. Et tu passeras ton temps à faire voter des lois contre les voleurs de bétail. » (p. 300) tome 1
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  • Par Madimado, le 27 juillet 2011

    Évidemment, ces terres appartiennent aux Indiens depuis toujours. Pour eux, elles sont précieuses parce qu’elles sont leur passé. Nous, elles nous attirent parce qu’elles sont notre avenir.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 10 mai 2011

    « La Hat Creek Compagny n’était qu’une modeste exploitation avec juste assez de terre pour élever un petit troupeau et quelques chevaux en attendant de trouver des acheteurs. » (p. 76) tome 1
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Videos de Larry McMurtry

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Vidéo de Larry McMurtry

Le Secret de Brokeback Mountain (Brokeback Mountain), est un film dramatique américain réalisé par Ang Lee, sorti en 2005. Scénario de Larry McMurtry et Diana Ossana, avec Heath Ledger et Jake Gyllenhaal.








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