> Jean-François Merle (Traducteur)

ISBN : 2264039442
Éditeur : 10-18 (2005)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 51 notes) Ajouter à mes livres
Il est illettré, alcoolique, père de trois enfants, sans travail ni avenir. Il survit près d'une décharge publique, quelque part dans le sud-ouest des États-Unis. Mais l'Amérique ne l'a pas tout à fait oublié. Un inconnu, producteur de snuff films, lui propose un marché... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par syannelle, le 01 mai 2012

    syannelle
    J'ai vu ce livre hier à la FNAC, au cours d'un de mes très rare périple là-bas. C'est d'abord la couverture qui a attiré mon regard, ce crâne d'homme nu, fragile, légèrement penché sur le côté, et cette ampoule qui projette une lumière mauvaise, crue, agressive! Je me suis dit, mmm, là, on tient un bouquin qui doit aller d'une manière ou d'une autre à l'essentiel. Je ne me suis pas trompée, et je l'ai lu cette après-midi d'une traite, chose que j'ai peu souvent l'occasion de faire faute de temps.
    L'ambiance et la teneur du livre sont dès le début esquissées lorsque l'auteur signale que ce qui est raconté dans le troisième chapitre "est particulièrement intense et éprouvant, pour tout ce qu'il exprime de la cruauté humaine, qu'elle soit effective ou intentionnelle, d'autant plus qu'il rajoute dans ce court préambule "qu'il aurait souhaité ne pas avoir à l'écrire." Étrange aveux.
    J'ai tout lu, et me suis bien pris une baffe dans la gueule, mais que je m'y attendais et comme j'ai bien fait!
    Rafael, vingt et un ans, illettré, père de trois enfants, vit dans une roulotte aux abords d'une décharge publique baptisée Morgantown, où les habitants de la ville toute proche viennent jeter ce dont ils n'ont plus besoin. Les familles qui vivent là subsistent en prenant dans la décharge ce qui peut être revendu, ou réutilisable.
    "La famille de Rafael, comme toute la population de Morgantown, avait besoin d'argent pour survivre, ils avaient plus besoin de nourriture encore que de la présence de quiconque: pour se déplacer, quitter la ville, trouver du boulot et des endroits où s'installer, aller vivre là où les fonctionnaires, le fric, l'aide sociale, et les excédents alimentaires n'avaient pas totalement disparu. Rafael n'avait pas de réponse à toutes ces questions. Il n'avait jamais su quoi faire, pour lui et sa famille. Exister, c'était un truc qui lui était tombé dessus, comme ça. Et sa réaction, pas pire qu'une autre, avait été de boire pour oublier la faim et la douleur (...) (page 56)
    Il n'a pas de travail, mais possède un numéro de sécu, et avoue qu'il n'a jamais cessé d'essayer de trouver un emploi, sans jamais conclure. Jusqu'au jour où un étrange inconnu, pseudo producteur de films, lui propose de "tourner" dans son prochain film en donnant sa vie contre trente mille dollars. le film est un snuff movie, un de ces films que l'on peut hélas trouver sur internet, ou acheter je ne sais où illégalement, enfin des horreurs sans nom pour tarés psychopathes.
    Le personnage de Rafael est absolument dépourvu de tout sentiment mauvais, il est d'une naïveté incroyable, et d'un courage extraordinaire. En lisant, je me disais que l'on avait affaire à une sorte de figure christique, à un Jesus moderne, prêt à se sacrifier pour permettre aux siens de partir loin de leur malheur. Par ailleurs,Gregory Mc Donald dresse un portrait au vitriol de notre monde moderne, où coexistent en bordures des grandes agglomérations des poches de misère où les gens n'ont ni eau courante, ni électricité, ni aucun moyen de subsistance, hormis leur débrouillardise et leur entraide.
    "Au fond de lui même, il songea (...) qu'avec cette vie là, il n'avait aucune chance. Il ne savait pas bien comment ça c'était goupillé mais voilà: maintenant il avait femme et enfants, trois. Et tout ce beau monde avait besoin de tas de choses, manger, s'habiller pour aller à l'école,(...) de petites attentions, des présents, des jouets pour montrer qu'on les aime, tant de choses vues et revues dans les vitrines, tant de choses inaccessibles. (p.55)
    Ainsi, comme le dit Rafael :"je vaux davantage mort que vivant" (p.60).
    Puisqu'il ne voit que cette solution, il signe le " contrat" qui n'est en réalité qu'un bout de papier sans valeur, qui l'engage à se faire tuer pour sauver les siens. C'est terrible, car on sait très bien que sa femme ne touchera sans doute jamais l'argent, mais on voit la misère sous son vrai jour, l'exclusion gratuite et régulière que subit cet homme et sa famille, et l'on se dit qu'il n'a peut être pas tort de penser qu'il n'a pas d'autre avenir.
    Ce livre est terrifiant, touchant, extrêmement bien écrit et brut. Il faut le lire d'un coup, ne pas s'arrêter sous peine de ne pas avoir le courage de le reprendre en main. Malgré les horreurs et la misère décrites, on se rend aussi compte que c'est en trouvant l'extrême pauvreté que les habitants de Morgantown ont retrouvé un peu de chaleur et d'humanité, car bien que dépourvu de tout, malades, rejetés et affamés, ils sont là les uns pour les autres et s'entraident sans cesse dès que cela est nécessaire. On a juste l'impression qu'ils sont à jamais bannis de "notre" société dite civilisée et humaine. Un petit dérapage et ils ont fini au fond de ce ravin, sans aucun autre espoir que la mort pour en sortir.
    "Les gens des environs considéraient ceux qui vivaient dans le ravin comme des sans-abris. (...)Les habitants du ravin ne se considéraient pas comme des sans-abris." (p.93) "Dans le ravin, il y avait beaucoup de voitures abandonnées qui pouvaient accueillir un voyageur pour une nuit, ou pour une semaine."
    (p.93)
    Au fil des pages, les personnages qui croisent Rafael sont soit odieux, l'un d'eux par exemple, lui demande s'il s'est "reproduit" comme s'il s'agissait d'un animal, soit racistes, on le traite régulièrement d'indien, soit indifférents.
    On trouve néanmoins quelques personnages lumineux et généreux, comme ce conducteur de bus qui s'arrête en haut du ravin pour permettre aux habitants d'avoir un dernier lien avec la société et qui déclare:
    "Et pourquoi je ne ferais pas ça? Ils font comment ces gens pour vivre? Je me dis qu'il faut les aider un peu. Vous savez qu'il y a des gosses là-bas? Des petits enfants? Dans ce trou de merde? Et ils vivent là- dedans? Vous autres, vous feriez mieux de faire quelque chose pour eux, je vous le dit." (p.168)
    Rafael n'a plus que trois jours devant lui, et décide de gâter sa famille, en leur faisant les seuls cadeaux qu'ils n'auront sans doute jamais dans leur vie, et en offrant aux habitants un repas digne de ce nom. le roman ce termine sur cette note, Rafael se demandant : "se souviendront-ils de ça?"
    A lire de toute urgence ;-)
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Eskalion, le 12 janvier 2011

    Eskalion
    Voilà sans doute le livre plus perturbant, le plus éprouvant et le plus dérangeant que j'ai pu lire ces derniers mois. Un livre qui prend aux tripes, qu'on empoigne, qui fait violemment réagir. Un livre où l'on aimerait arracher la plume à l'écrivain pour écrire à sa place une autre fin.
    C'est la première fois que je vois un auteur mettre préalablement en garde son lecteur par rapport à la lecture d'un des chapitres de son roman, tout en expliquant la nécessité absolue qu'il y avait de l'écrire. Car ce roman plonge le lecteur dans une tension véritablement insoutenable.
    Rafael est un brave type, un peu alcoolo, sûrement fauché, mais pas fainéant. Père de trois jeunes enfants, il est marié à Rita qu'il respecte et qu'il aime. Avec sa petite famille, il vit près d'une décharge avec pour seul horizon ces tas d'immondices dans lesquelles les plus pauvres tentent d'y trouver de quoi survivre.
    Son avenir et celui des siens est à l'image des vêtements usés et rapiécés qu'il porte. Alors un jour il va accepter de monnayer la seule chose qu'il peut encore marchander, sa vie. En échange de la promesse de 30.000 dollars versés à sa femme, celui-ci va accepter d'être le héro funeste d'un snuff movies.
    Ce roman n'est pas un roman malsain, voyeur ou exhibitionniste. Gregory Mc Donald , l'auteur ne tombe absolument pas dans ce travers. Au contraire il adopte une construction particulière de son texte, qui fait qu'il évacue quasiment des le début la mise à mort ( le fameux chapitre incriminé), par la narration non pas de ce qui est, mais de ce qui sera le moment venu. Car là n'est pas l'essentiel du roman.
    Rafael, analphabète, signe donc un contrat, et empoche 300 dollars en guise d'avance. Il retourne vivre le peu de temps qu'il lui reste près des siens. Et nous l'accompagnons durant ces quelques jours où il va essayer de rendre les gens autour de lui un peu plus heureux ,avec l'avance qu'on lui a faite. Nous découvrons son univers, sa vie, ceux qui constituent son horizon, et à travers lui cette micro société de nécessiteux pourtant organisée et solidaire. Nous partageons ces rires, ces éclats de voix, ces échanges, ces petits riens qui remplissent une vie, celle de Rafael.
    Toute la force de ce roman réside paradoxalement dans l'humanité qui s'y trouve à travers ce personnage terriblement attachant.
    Et ce n'est pas tant la mise à mort annoncée qui rend ce livre pesant et insoutenable que le décalage entre l'innocence et la cruauté d'une même société. Entre cet homme simple et généreux, foncièrement honnête, qui croit encore en la parole donnée, et cette frange d'une société désarticulée, déshumanisée, tricheuse, qui ne trouve plus de sel dans l'existence, que dans l'immoralité de la mise à mort de sa propre humanité.
    A la fin de ce roman, m'est revenu en résonnance celui de Steinbeck « des souris et des hommes ». Dans ce monde qui est le notre, il n'y a malheureusement pas de place pour l'innocence.
    Bouleversant, poignant, douloureux, le roman de Mc Donald est vraiment un grand livre.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 14 février 2011

    lehane-fan
    Les hommes naissent libres et egaux en droit...
    Rafael est juste né . Point . Pour ce qui est du reste , il ne vit pas , il survit aux cotés de sa femme , Rita , et de ses trois enfants , entassés dans une caravane ne possedant ni eau , ni électricité . Son adresse : Morgantown , terrain vague illégal bordé par l'autoroute d'un coté et une décharge publique de l'autre.
    Son activité principale ainsi que celles de la majorité des habitants de Morgantown : boire , picoler , biberonner ,ecluser , etancher...
    Rafael a juste un avantage sur vous et moi : il sait ou , quand et comment il va mourir : dans trois jours .
    Livre d'une incroyable noirceur , d'une rare desesperance ! Depuis qu'il est né , Rafael n'a connu que la misere , les petits boulots illicites et l'alcool plus que de raison . Ses quatre rayons de soleil se nomment Rita , Lina , Marta et Frankie le petit dernier . Son avenir , il le sait , c'est Morgantown : il y est né , il y mourra .
    La seule échappatoire , puisque sa vie ne vaut rien , c'est de monnayer sa mort afin de mettre a l'abri du besoin sa petite famille . 30000 dollars pour "jouer" dans un snuff movie , y laisser sa peau en y ayant connu les pires tortures !
    Je ne vous ferai pas l'article des sevice subis par Rafael , je vous laisse le soin de les découvrir au detour du troisieme chapitre particulierement dérangeant au point que l'auteur se soit senti obligé de prévenir le lecteur au tout début en lui conseillant de sauter ce passage si trop sensible ! Et effectivement , il faut avoir le coeur bien accroché !
    Ce bouquin relate donc les trois derniers jours de Rafael , homme simple et plutot bon qui a baissé les bras . Qui sait que rien ne lui sera épargné a lui et sa famille : la faim , la crasse , la misere . Sa vie n'est qu'une longue gueule de bois . Pourtant , il a essayé de s'en sortir , de trouver un boulot , d'etre comme tout le monde mais lorsque l'on nait a Morgantown , on y hérite de tout ce qui fait sa splendeur , l'analphabetisme n'etant pas le moindre de ses joyaux . Rafael est un personnage attachant car , excepté une legere tendance a froler le coma ethylique de façon journaliere , il est un garçon volontaire , un mari aimant , bien loin de la brute asociale qu'il aurait été en droit de devenir . Seulement , c'est un etre résigné qui n'a plus la force de combattre .
    Les passages sur la banquiere hautaine , sur la caissiere suspiscieuse et celui de la fausse inculpation de meurtre en sont l'exemple flagrant . Meme nanti de quelques dollars , il sera toujours aux yeux des autres le paria , le gars n'inspirant que dans le meilleur des cas la pitié , dans la majorité la répulsion .
    Ce livre vous prendra litteralement aux tripes , s'insinuera en vous tel un poison ayant la faculté de vous inoculer une tristesse infinie...
    A noter qu'un film a été réalisé et joué par Depp en 97 mais qu'il est loin , a mon avis , d'en avoir sa puissance .
    Rafael , derniers jours , est un livre court qui vous hantera longtemps !
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Franck_naturellement, le 25 mai 2008

    Franck_naturellement
    http://naturellement.typepad.fr/franck_naturellement/2005/08/the_brave_rafal.html
    Je commence donc mon expérience de critique litteraire par un livre coup de poing, "Rafaël derniers jours" (The Brave en anglais) de Gregory McDonald.
    L'histoire est terrifiante. C'est celle d'un jeune gars, Rafaël, qui n'a connu que la zone, issu d'une famille qui n'a connu que cela, et qui cherche à sortir les siens de cette situation.
    Pour cela, il est prêt au travail ultime, à son sacrifice, en étant acteur d'un film (The Brave) où serait filmé son assassinat sous les pires tortures.
    Le scénario du film est détaillé, d'une façon extrémement directe, dans le 3ème chapître, que l'auteur lui-même conseille de ne pas lire...
    Pour le reste du roman, il n'y a pas pour ainsi dire d'intrigue. On assiste aux derniers jours de Rafaël, avec ses quelques doutes, ses quelques questionnements métaphysiques, les détails de sa vie quotidienne et de celle de ses proches dans la misère la plus noire. De l'espoir dans la pauvreté, de la dignité ? Gregory McDonald n'en voit pas, du moins il n'en parle pas. Sans doute beaucoup de naïveté qui rend cette vie supportable.
    La seule question que l'on se pose tout au long de ce livre - court par ailleurs - est de savoir si Rafaël va se rendre à ce rendez-vous ultime, s'il va tourner ce film, son propre meurtre sous les caméras.
    Et l'on se demandera si ce sacrifice n'aura pas été vain quant à la situation de sa famille...
    Un livre coup de poing donc, qui reste longtemps en mémoire, que je vous conseille de lire toutes affaires cessantes.
    Ce livre a par ailleurs fait l'objet d'une adaptation au cinéma par et avec Johnny Depp en 1997 (The Brave). DVD non distribué en France, j'en ai vu sur ebay en version allemande ou japonaise...
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    • Livres 5.00/5
    Par fleurdusoleil, le 06 mars 2011

    fleurdusoleil
    Ce court roman de Gregory Mc Donald ( The Brave ) est paru en 1991, et 1996 pour la version française. Il a reçu en 1997 le Trophée 813 du meilleur roman étranger. Et il fut adapté la même année au ciméma par Johnny Deep ( The Brave ).
    L'auteur a la délicatesse d'écrire un avertissement pour le chapitre 3. Il tient à s'excuser par avance de sa teneur plus que violence mais ô combien nécessaire à l'ensemble de son récit. Il propose même au lecteur de passer ces pages s'il le souhaite, mais insiste sur l'impact de ces mots. Car, ce fameux chapitre relate le scénario du snuff film qui mettra fin à la vie sans intérêt de Rafael. le pseudo scénariste veut lui expliquer dans le détail sa mise à mort. C'est à la limite du supportable, on se dit qu'après ça Rafael va prendre ses jambes à son cou et fuir. Mais non, c'est tout décidé pour Rafael.
    Le thème premier du roman peut laisser croire à une lecture sordide et glauque. Mais il n'en est rien. D'accord Rafael va mourir dans des conditions atroces. Mais pour cet homme c'est la seule décision importante qu'il prend pour sauver les siens de la misère et du bidonville où ils survivent. La naïveté de ce jeune homme est bouleversante. Tout au long du récit nous le suivons pour ces trois derniers jours auprès des siens. Il va tenter maladroitement d'apporter un peu de bonheur dans leur quotidien.
    On pourrait croire que l'auteur dénonce ici le mythe du rêve américain, mais le fond de l'histoire est plus philosophique : c'est l'Amour. Rafael, sachant sa fin proche, sachant qu'il offre à sa famille ( femme, enfants, parents ) le plus précieux des cadeaux, sa vie, aspire à la quiétude. Il sait enfin ce qu'il fait et où il va. Il devient sous nos yeux un homme responsable de ses choix, de ses actes. Un homme aimant et aimé des siens. Et plus cette loque qu'il est au début du roman.
    Et puis il tient une revanche sur les autres hommes. Il sait où, quand et comment il va mourir.
    Ce cri de désespoir d'une vie sans avenir bouleverse le lecteur. Ce sacrifice extrême et douloureux nous ouvre le coeur, et met en émoi l'âme humaine. Face à ce mal absolu, nous sommes impuissant, mais notre Rafael lui part un matin, le coeur plus léger.
    Son dévouement prend aux tripes et sa naïveté fait hurler. Mais son débordement d'amour nous laisse sans voix.
    Une écriture à la fois forte et pudique, un livre coup de poing que l'on se prend de plein fouet et qui nous laisse KO. A lire absolument.


    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2011/03/rafael-derniers-jours-gr..
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Citations et extraits

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  • Par balooo, le 06 juin 2010

    Écoute-moi, Rafael, il faut que tu me comprennes bien : tout ce que je te dis c’est des trucs réels. Ça n’a rien à voir avec tout ce que tu connais. Il n’y a pas d’effets spéciaux, genre ketchup pour le sang. Nous filmons exactement ce qui se passe exactement.
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par Persepolis, le 23 janvier 2012

    - Où est le contrat? demanda Rafael.
    L'oncle lui tendit la feuille de papier.
    - Le voilà, ton contrat. Qu'est-ce que tu crois que j'étais en train d'écrire?
    Sur cette feuille, il y avait marqué: Raphael. 250 $ (biffé), 300$, 50$, 250$, et 29700$ écrit deux fois.
    - Le contrat-type, dit l'oncle. Prêt à signer Rafael?
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