> Daniel Cunin (Traducteur)

ISBN : 2264043067
Éditeur : 10-18 (2007)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Située sur une île au large des côtes hollandaises, la Rose des Dunes accueille chaque été de nouveaux occupants. Les vacanciers se succèdent, leurs histoires défilent et transforment la maison en théâtre de vie. Un couple répare son amour, une femme en pleine convalesc... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par moustafette, le 21 avril 2012

    moustafette
    Après une lecture aux confins de la Sibérie, échouer dans une paisible île hollandaise de la mer du Nord aurait pu être réjouissant. Surtout lorsqu'une douillette petite maison vous attend, et que cet îlot n'est envahi ni par les voitures, ni par les touristes. Si en plus la maison s'appelle Rose des Dunes, normalement on prend un bail à vie.
    Mais j'ai rendu la clef au bout de deux jours.
    La faute à qui ?
    A la Sibérie pardi !
    Les histoires des locataires successifs composent ce roman. Ce sont des êtres ordinaires qui sont là pour quelques jours à un moment donné de leur histoire. Des êtres comme vous et moi, avec une vie simple et ses tournants plus ou moins faciles à prendre, à négocier. La maison est le témoin de ces tranches de vie. Et le Livre d'or est le lien qui relie, semaine après semaine, les différents occupants.
    En temps normal, je crois que la sobriété de ce roman m'aurait plutôt séduite. Seulement voilà, je rentre de Sibérie où j'ai passé mon temps à délirer avec des cannibales, des bolchéviques et des chamanes, alors vous comprendrez que, dans ce havre de paix, les affres de l'adultère ou de la maternité m'ont paru bien fades !
    Qu'importe, j'y reviendrai sans doute après la visite des uns ou des autres, car je ne doute pas que parmi vous certain(e)s apprécient le séjour.
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    • Livres 2.00/5
    Par raton-liseur, le 26 février 2011

    raton-liseur
    Des nouvelles qui ont une unité de lieu, une maison de vacances louée pendant la saison estivale sur une île située au large des côtes hollandaises. Un petit parfum iodé sur ces moments anodins de vies anodines qui sont pourtant à des tournants : crise de couple, désir d'enfant, adolescence, deuil... Toutes les situations ne seront pas résolues quand Les invités de l'île s'en retourneront sur le continent, mais ils y verront peut-être un peu plus clair ou auront un peu plus de courage, peut-être pas.
    Les couvertures de l'édition 10/18 témoignent bien de l'ambiance de ces nouvelles : d'un blanc lumineux et un peu beige, presque aveuglant et un peu flou... Un charme pastel et délicat, un peu suranné et fragile...
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    • Livres 4.00/5
    Par antigoneCH, le 20 janvier 2008

    antigoneCH
    Située sur une île, au large des côtes hollandaises, une maison nommée Duinroos (Rose des vents) accueille chaque année de nouveaux occupants, du mois de Mars à la fin de septembre. Les vacanciers se succèdent et leurs histoires, individuelles, défilent : un couple tente de réparer son amour, une jeune fille et une femme plus mûre confrontent leur désir de maternité, un veuf reprend goût à la vie, une famille évite le pire et trouve le meilleur, un couple se forme en en séparant un autre, une femme convalescente renoue avec elle-même et ses souvenirs... Près d'eux, une femme de ménage, une gardienne, les surveille, les bichonne, en secret, puis referme la porte, après leur passage, et ramène les coquillages sur la plage.
    Avis d'Antigone : Ce roman est très agréable à lire, et a presque un air de recueil de nouvelles car à chaque passage, à chaque location, nous suivons des personnages différents, des histoires uniques. Les seuls liens entre ces habitants provisoires sont cette maison charmante, et un peu démodée, une maison de vacances, et l'ange gardien de ces lieux, cette femme de ménage qui jette un oeil sur la maison, comme sur un bien précieux, remet les objets et le livre d'or en place, puis s'efface . J'ai aimé lire ce doux roman qui laisse un goût délicieux de sel, de sable et de vent, un goût d'été presque hors saison.
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  • Par Ori, le 27 juin 2008

    Ori
    Les invités de l'île de Vonne van der Meer, 10/18
    Une femme prépare une maison sur une île. Une maison qui accueillera plusieurs invités, les gens qui l'ont louée ... Elle dispose tout parfaitement, et place en évidence, mais pas trop, le livre d'or, espérant que chacun des invités y déposera un message, une petite parcelle d'eux-mêmes pour qu'elle ne les oublie pas.
    Chacune de ces histoires est douce, apaisante. Il ne se passe rien ou si peu sur cette île, et pourtant on se prend à dévorer le livre... On est heureux, triste, ému de passer quelques instants avec chacun de ces invités :
    - Un couple malheureux, confronté aux mensonges, à la tromperie. L'histoire qui m'a le plus touchée, pour des raisons toutes personnelles.
    - Un vieil homme désespéré qui veut en finir et qui malgré lui, réapprend à vivre.
    - Une jeune fille perdue et une plus âgée toute aussi perdue qui se rapprochent.
    - Un homme rongé par la colère qui s'éloigne de sa femme.
    - Une femme malade qui veut croire qu'elle reviendra dans la maison l'année suivante.
    - Un couple bien étrange qui s'avère ne pas en être un...
    Un roman émouvant donc que je vous conseille, surtout pour les âmes stressées qui aspirent à se détendre!
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    • Livres 4.00/5
    Par sroul, le 23 juillet 2008

    sroul
    Je l'ai lu dans des conditions parfaites, sur une île justement, cela fausse peut-être mon appréciation, mais j'ai vraiment aimé. Les histoires des locataires n'ont pas toutes la même force, mais ce n'est pas le principal intérêt du bouquin : au fur et à mesure de la lecture, le livre prend de l'épaisseur parce que le lecteur s'installe dans la maison, que chaque locataire laissant son empreinte, elle se meuble et nous devient familière, qu'un accessoire anodin ( la plume par exemple ) s'enrichit de tous les usages et détours qu'en font les personnages...
    J'ai adoré le 3e locataire, le vieil homme, c'était vraiment magnifique.
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Citations et extraits

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  • Par antigoneCH, le 20 janvier 2008

    "Il est grand temps que je termine. S'ils ont pris le bateau de midi, ils peuvent être ici dans une demi-heure. Ca m'est arrivé une fois : en nage, contente de mon travail, je ferme la maison, glisse la clef sous le paillasson et les découvre là, plantés à côté d'une carriole de plage où trônent bagages et enfants, au bord du sentier de coquillages. La déception sur leurs visages. Depuis, je sais que je dois demeurer invisible. S'ils me croisent ici, la maison ne sera plus autant la leur, et s'ils ne s'approprient pas la maison, ils ne vont pas passer un bon séjour. Même s'ils savent qu'ils ne la louent que pour une semaine, deux semaines, voire même un mois, ils doivent pouvoir se figurer qu'elle est à eux. Si c'était moi la locataire, cela irait tout seul. De toutes les maisons où j'ai fait le ménage, Duinroos est celle que je préfère. Torenzicht, Kiekendief, Jojanneke et d'Instuif, je m'en suis débarassée au fil des années. De belles maisons, je ne dis pas, où l'on a posé du carrelage et du lino, bien plus faciles d'entretien que Duinroos, mais ça faisait trop, il a fallu que je choisisse."
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