A la suite d’un assassinat commis par hasard, Maiquel, un jeune homme banal âgé de 23 ans, est précipité dans l’engrenage infernal de la société urbaine en perdition et devient tueur à gages.
Récit glaçant, à la première personne, de la trajectoire d'un individu ordinaire devenu tueur à gages; par sa description, clinique et détachée, de la violence, O matador (le tueur) fait penser à une sorte d'American Psycho brésilien - et, comme lui, distille une critique sociale de la société contemporaine, ici brésilienne, amorale et banalisant la violence.
Jusqu’au jour où on tue pour la première fois, on pense que ça s’apprend. Apprendre à tuer, c’est comme apprendre à mourir, un jour on meurt et voilà. Personne n’apprend à tuer. C’est des bobards de flics, ça. Tout le monde sait en naissant. Si t’as une arme dans la main, ça suffit, tu sais tout.