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ISBN : 207036819X
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 90 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Colomba (1840) a existé. C'était une poétesse corse. Mérimée la rencontra, mais c'est sa fille qu'il mit en scène dans son roman. D'une banale vendetta, il a fait un drame, une tragédie rigoureusement construite, qui inspira de nombreux romanciers et metteurs en scène.<... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 24 mars 2013

    LydiaB
    Je m'intéresse ici à "Colomba".
    Cette nouvelle a été écrite par Mérimée après un voyage en Corse. Dans le village de Fozzano, près de Sartène, il fit la connaissance d'un homme en proie à une vendetta pour avoir tué deux de ses ennemis. Il rencontra également une certaine Colomba, alors âgée de 65 ans, en conflit avec une famille depuis des lustres. Cette Colomba avait une fille de 20 ans. Nul doute que dans sa nouvelle, Mérimée ait prêté l'histoire de la mère à la fille.

    Le texte commence par la présentation d'un irlandais, Sir Thomas Nevil et de sa fille Lydia, revenant d'un voyage en Italie et faisant escale à Marseille. A l'hôtel où ils se trouvent, ils dinent avec l'ancien adjudant de Thomas, le Capitaine Ellis, subjugué par la Corse. Lydia, qui s'était ennuyée en Italie, est charmée par tout ce que lui raconte l'invité. Elle veut absolument aller dans ce pays. Thomas déniche une goélette en partance pour Ajaccio. Lydia fait un caprice : personne ne doit embarquer avec eux. le patron demande cependant la permission de prendre avec lui un de ses parents, Orso della Rebbia, un militaire. le père accepte et la fille fait la moue (on s'en doute). Un soir, elle va se balader sur le pont et entend un matelot chanter. Il était question de meurtre et de vengeance. Elle apprend par la suite que cette chanson avait été composée à la mort du père d'Orso. Ce dernier devient alors à ses yeux digne d'intérêt, d'autant plus qu'à son arrivée sur l'île, elle comprend qu'un mystère plane autour de ce dernier.

    Orso della Rebbia retrouve sa soeur, Colomba, belle jeune fille d'une vingtaine d'années. Lydia comprend qu'il y a un fort contentieux entre les Rebbia et les Barricini... une sorte d'histoire à la Roméo et Juliette, en plus sanglant... Et lorsque Colomba lui offre une arme, un stylet, Miss Nevil se dit que l'histoire est loin d'être finie... A vous de voir ! Cette Colomba est digne d'Electre, la soeur d'Oreste qui vengea, à travers ce dernier, la mort de leur père, Agamemnon. Elle a la même volonté, la même force de caractère.

    Cette nouvelle, vous l'aurez compris, tourne autour de la vendetta. Simple nouvelle ? Oh non, n'en déplaise aux critiques de l'époque qui n'apprécièrent guère le manque de profondeur psychologique. Au premier rang des détracteurs se trouvait Victor Hugo qui trouvait que Mérimée était un "homme naturellement vil". Peut-être était-ce parce que Sainte-Beuve, l'amant d'Adèle, le trouvait génial ? Mais là n'est pas le propos...


    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-du-xixe-si%C3%A8cl..
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    • Livres 3.00/5
    Par Olivia-A, le 18 mai 2013

    Olivia-A
    Tout le monde a déjà entendu un tas d'histoires sur la Corse, sur ses habitants, sur ses traditions pour le moins surprenantes et dangereuses. Pourtant, personne n'a vraiment d'idée précise de ce qui ce passe sur cette petite ile aux coutumes si particulières.
    Mérimée, après une documentation approfondie dans les Archives Judiciaires et dans les récits locaux nous livre l'histoire incroyable d'une vendetta entre deux familles corses qui s'entre-déchirèrent pendant plus d'un demi-siècle.
    On admire Colomba et sa fougue hors du commun, prête à tout pour forcer son frère à accomplir la vengeance qu'exigent les traditions corses, prête même, s'il le faut, à aller tuer les Barricini de ses mains.
    Un livre vraiment spectaculaire, où se déchainent les passions les plus violentes et les plus meurtrières dans le cadre de traditions ancestrales d'importance primordiale pour les Corses.
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    • Livres 3.00/5
    Par JulyF, le 14 février 2013

    JulyF
    Un voyageur comme il y en eut tant au 19ème siècle, de ces oisifs qui tuent le temps en visitant les pays alentour, passe en Corse. Il tombe dans une histoire de vendetta comme il y en eut tant dans l'île, mais ici, c'est Colomba, une femme, qui pousse son frère à accomplir la vengeance commandée par l'honneur.
    Une tragédie, un classique, une vision de l'île de Beauté au 19ème siècle, tout cela fait de Colomba un très bon récit.
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    • Livres 5.00/5
    Par nan_a_, le 03 août 2011

    nan_a_
    colomba... Une vendetta merveilleuse!

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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 24 mars 2013

    Colomba balbutia quelques mots de remerciement et s’empressa de suivre la femme de chambre de miss Nevil pour faire à sa toilette les petits arrangements que rend nécessaires un voyage à cheval par la poussière et le soleil.
    En rentrant dans le salon, elle s’arrêta devant les fusils du colonel, que les chasseurs venaient de déposer dans un coin.
    — Les belles armes ! dit-elle ; sont-elles à vous ?
    — Non, ce sont des fusils anglais au colonel. Ils sont aussi bons qu’ils sont beaux.
    — Je voudrais bien, dit Colomba, que vous en eussiez un semblable.
    — Il y en a certainement un dans ces trois-là qui appartient à della Rebbia, s’écria le colonel. Il s’en sert trop bien. Aujourd’hui quatorze coups de fusil, quatorze pièces !
    Aussitôt s’établit un combat de générosité, dans lequel Orso fut vaincu, à la grande satisfaction de sa sœur, comme il était facile de s’en apercevoir à l’expression de joie enfantine qui brilla tout d’un coup sur son visage, tout à l’heure si sérieux.
    — Choisissez, mon cher, disait le colonel.
    Orso refusait.
    — Eh bien ! mademoiselle votre sœur choisira pour vous.
    Colomba ne se le fit pas dire deux fois : elle prit le moins orné des fusils, mais c’était un excellent Manton de gros calibre.
    — Celui-ci, dit-elle, doit bien porter la balle.
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  • Par la_fleur_des_mots, le 10 avril 2013

    Obligé par la roideur de la pente à mettre pied à terre, Orso, qui avait laissé la bride sur le cou de son cheval, descendait rapidement en glissant sur la cendre; et il n'était guère qu'à vingt-cinq pas d'un de ces enclos en pierre à droite du chemin, lorsqu'il aperçut, précisément en face de lui, d'abord un canon de fusil, puis une tête dépassant la crête du mur.

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  • Par la_fleur_des_mots, le 10 avril 2013

    À l’hôtel Beauveau, miss Lydia eut un amer désappointement. Elle rapportait un joli croquis de la porte pélasgique ou cyclopéenne de Segni, qu’elle croyait oubliée par les dessinateurs. Or lady Frances Fenwich, la rencontrant à Marseille, lui montra son album, où, entre un sonnet et une fleur desséchée, figurait la porte en question, enluminée à grand renfort de terre de Sienne. Miss Lydia donna la porte de Segni à sa femme de chambre, et perdit toute estime pour les constructions pélasgiques.
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  • Par la_fleur_des_mots, le 10 avril 2013

    Orso s'étant retiré dans sa chambre, Colomba envoya coucher Saveria et les bergers, et demeura seule dans la cuisine où se préparait le bruccio. De temps en temps, elle prêtait l'oreille et paraissait attendre impatiemment que son frère se fût couché. Lorsqu'elle le crut enfin endormi, elle prit un couteau, s'assura qu'il était tranchant, mit ses petits pieds dans de gros souliers, et, sans faire le moindre bruit, elle entra dans le jardin.
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  • Par la_fleur_des_mots, le 10 avril 2013

    Au thé, le capitaine charma de nouveau miss Lydia par une histoire de vendette transversale encore plus bizarre que la première, et il acheva de l’enthousiasmer pour la Corse en lui décrivant l’aspect étrange, sauvage du pays, le caractère original de ses habitants, leur hospitalité et leurs mœurs primitives.

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Colomba
Adaptation de la célèbre nouvelle de Prosper MERIMEE sur le thème d'une vendetta entre deux familles corses. Les protagonistes de cette histoire s'expriment souvent en dialecte local, traduit par des sous-titres. Colomba a vu périr son père assassiné par son ennemi, l'avocat Barricini. Elle pousse son frère Orso à accomplir sa vengeance.








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