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Laurence Sudret (Éditeur scientifique)
ISBN : 2210754143
Éditeur : Magnard (2001)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Marchander les hommes comme du bétail et les échanger contre des objets de peu de valeur, c'est le métier du sinistre chef Tamango.
Mais qu'arrivera-t-il lorsque les rôles se renverseront et qu'il fera partie de la cargaison qu'il a lui-même vendue au capitaine Ledoux ? Comment réagira-t-il face à ce terrible destin qui lui réserve, à son tour, le traitement qu'il a fait subir à ses semblables ? Dans cette ?uvre forte et engagée qu'est Tamango, Mérimée dénonc... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
Nastasia-B08 novembre 2012
  • Livres 5.00/5
Tamango est une nouvelle impitoyable abordant plusieurs sujets politiquement incorrects à l'époque (et même encore parfois de nos jours, à savoir notre passé colonial et les connivences de tous ordres).
Celle-ci aborde avec beaucoup de modernité dans l'analyse la question de la traite des noirs au XIXème siècle.
On y voit un certain capitaine Ledoux, vétéran des guerres napoléoniennes, s'établir dans un commerce alors devenu plus délicat que quelques siècles auparavant en raison de la montée croissante des mouvements de protestation contre l'esclavage.
Mérimée sait, sans manichéisme, dénoncer farouchement l'esclavage et le laisser-faire des autorités sensées l'interdire, mais aussi montrer que de telles pratiques n'eurent point été possibles sans les connivences et la cupidité des chefs noirs locaux qui témoignent encore plus de mépris pour les esclaves qu'ils vendent que les acheteurs, ce qui n'est pas peu dire.
Mérimée nous offre, sans aucune longueur, le détail des marchandages, le rôle de l'eau-de-vie dans les tractations. Pour une histoire de femme, Tamango, le chef indigène qui vend les gens de son peuple sans vergogne, souhaite récupérer l'une de ses femmes qu'il avait abandonnée sous l'emprise de l'alcool. Il va donc mettre pied sur le navire déjà proche du large. Les blancs, vu la carrure athlétique de Tamango, vont songer à l'enchaîner et en faire un esclave de plus dans la cargaison.
Je vous laisse découvrir la suite qui n'est pas sans rappeler l'esprit de Bug-Jargal de Victor Hugo. En tout cas, une nouvelle féroce et sans compromis d'aucun côté qui est à mettre au crédit de son auteur pour à la fois sa dénonciation d'un système et son impartialité.
Moi qui ne suis, d'ordinaire, guère convaincue par le talent de Prosper Mérimée, il me faut faire humblement profil bas car là, là vraiment, c'est la très grande classe. Chapeau Monsieur Mérimée. Mais ce n'est là que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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resli-blue
resli-blue21 mars 2013
  • Livres 1.00/5
J'ai beaucoup aimé la nouvelle Tamango au niveau de l'écriture. J'apprécie le style de Prosper Mérimée, sa plume est légère et fluide, agréable à la lecture. L'auteur alterne à merveille narration, description et dialogue. Tamango est un récit facile, qui se lit rapidement.
de plus, le fait qu'il parle de la traite des Noirs est très intéressant. J'admire le fait que Mérimée ait osé aller contre la pression sociale de l'époque en écrivant sur ce sujet. C'est pour moi la preuve d'un certain courage et d'un engagement remarquable.
En ce qui concerne les personnages, au premier abord, j'ai été déçue. Tamango autant que le capitaine Ledoux sont deux être primitifs et brutaux dans leurs actions, irrespectueux du genre humain. Il n'y a ni gentils ni méchants, pas de parti à prendre puisque qu'aucun de ces protagonistes n'agit selon les valeurs que les gens respectent en général. Cependant, un de mes amis m'a fait remarquer que L Histoire, c'est souvent des personnages de ce genre qui se battent entre eux. Je me suis donc rendue compte que ce n'est pas tellement grave si je ne réussis pas à prendre parti, si il n'y a pas des gentils et des méchants dans cette histoire, Tamango n'en est que plus réaliste.
J'ai été dubitative en découvrant la dernière phrase de la nouvelle : « Il mourut à l'hôpital d'une inflammation de poitrine. » Au départ, je me suis demandée si Mérimée n'avait pas bâclé son récit, s'il n'avait plus d'imagination ou bien même si il n'avait pas décidé de taper les premiers sujet, verbe et complément qui lui étaient venus à l'esprit, au hasard. Cette phrase pourrait aussi être un contraste entre la vie aventureuse que Tamango a menée et cette fin quelque peu pitoyable. Quoi qu'il en soit, il faut admettre que cette chute est étonnante et légèrement bizarre.
Somme toute, mon avis sur Tamango est assez positif. J'ai apprécié la lecture cette nouvelle et la recommande.
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AliBaba-les29lecteurs
AliBaba-les29lecteurs01 février 2016
  • Livres 0/5
marin escprisments le capitaine Ledouche est le maitre a bord de l espèrence long navire destine au commerce triangulaie Tamango fameux geurrier sénégalais est son pourvoyeur en esclave noir.Mais le marché qu ils passent enssemble est un marché de dupes et Tamango lui-méme pourrait bien devenir la plus belle prise du Capitaine.Mais une Nouvelle publier en octobre 1829 Tamango aborde sans détour un sujet d autant plus brulant à l'époque que la traite se poursuivant malgré son interdiction en 1815 Merimeé donne à cette page sombre de l'hisoire humaine la figure forte et cruelle de T amago et le visage le plus ordinaire d un Ledoux habile et froid.Mais sur un bateau Tamango est mort sur le bateaux
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MllePeregrine
MllePeregrine29 août 2013
  • Livres 3.00/5
Une nouvelle de Mérimée sur l'esclavagisme, très bien documentée. L'histoire est bien écrite, facile à lire et très percutante.
L'édition Biblio-collège apporte des informations sur l'oeuvre et le contexte très intéressantes, d'autres textes en fin d'ouvrage font écho à celui de Mérimée.
Je recommande.
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5cvigne
5cvigne01 février 2016
  • Livres 0/5
Un jour une personne nommait Ledoux et devin un bon marin sa première fois il était matelot.Plus tard il devient capitaine d'un lougre corsaire équiper de 3 canons et 60 hommes.Dans les cales , des hommes , des femmes , des enfants même sont entassées , liés les un aux autre par le cou et les pieds , comme des marchandises.C'est la Traites des noirs interdite par la loi , mais toujours pratiquée au début du XIX e siècle.Du sénégal aux atilles , la route est longue , et la traversée sera mouvementée.
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
larubriquedolivialarubriquedolivia22 avril 2015
Le rimbecco ! dit Orso ; mais c'est faire la plus mortelle injure à un Corse : c'est lui reprocher de ne pas s'être vengé. Qui vous a parlé de rimbecco ?
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antoinefacebookantoinefacebook29 juillet 2012
L’interprète expliqua ce qu’était ce terrible Mama-Jumbo, dont le nom seul produisait tant d’horreur “ C’est le Croque-mitaine des Nègres, dit-il.
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antoinefacebookantoinefacebook29 juillet 2012
Allons, coquines, dites-nous si vous avez été sages ; si vous mentez, Mama-Jumbo est là pour vous manger toutes crues.
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Vidéo de Prosper Mérimée
Prosper MÉRIMÉE– Vision de Charles XI
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