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ISBN : 2070374440
Éditeur : Gallimard (1983)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 470 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Une guerre atomique dévaste la planète, et dans la France détruite un groupe de survivants s'organise en communauté sédentaire derrière les remparts d'une forteresse. Le groupe arrivera-t-il à surmonter les dangers qui naissent chaque jour de sa situation, de l'indiscip... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par fnitter, le 26 septembre 2013

    fnitter
    Une belle (re)découverte.
    Publié en 1972, Malevil est un roman post-apocalyptique réunissant toute les notions abordées généralement dans le genre.
    "Le jour de l'événement", Pâques 1977. Nul ne sait pourquoi, un cataclysme nucléaire ravage la terre entière. L'électricité cesse de fonctionner et un fracas, vacarme, roulement de tonnerre, sirènes hurleuses, locomotives folles retentit. S'ensuit une élévation de la température digne des portes de l'enfer. La terre est morte, l'humanité est occise. Non, sur les 412 habitants de Malevil, bourgade de campagne française, que compte les 4 milliard d'habitants de la terre, une poignée a réussi à survivre. Et autour d'Emmanuel Comte et quelques amis, la survie s'organise, avec pour base ce château moyenâgeux dont ils occupaient la cave lors des faits. Et ils auront fort à faire, non pas pour reconstruire, mais déjà pour survivre...
    Ce roman est un récit, celui d'Emmanuel, annoté de quelques chapitres de Thomas, le rendant ainsi plus réaliste et crédible. Il aborde tous les thèmes chers à la littérature post-apocalyptique. La survie à court terme, à long terme, le partage du reste des ressources, la défense contre les "autres" la politique la religion... On aura une vision particulièrement machiste de la condition féminine, les femmes étant soit vieilles et destinées aux corvées ménagères soit aguicheuses et "dévouées" à tout le monde, soit souffreteuses.
    Le roman est moins complexe et moins "difficile" à lire que je ne le redoutais, sans doute influencé par les diverses critiques lues ça et là. Il est bien écrit, mais fait très "Français", voire campagnard (à grand renfort de "La menou" "La falvine" et "La noiraude"). D'un autre côté nous y sommes à la campagne, profonde, caricaturale, avec du consanguin (une certaine vision en 1972 ?). On est loin des romans post-apocalyptiques américains avec des survivalistes armés jusqu'aux dents qui feraient fuir une bande de zombies clopin-clopant.
    Il y a des longueurs, et notamment une très longue introduction, qui permet certes, d'éclairer la psychologie du personnage principal (son rapport à la religion notamment), mais qui retarde beaucoup trop l'entrée dans le vif du sujet. Parfois trop de détails peuvent nuire à la fluidité du récit.
    Cette religion, notamment, dont on verra la force et la puissance manipulatrice notamment grâce au machiavélique Fulbert.
    Une vision très locale, on ne sait rien du reste du monde, avec des problèmes logistiques et des combats très locaux eux-aussi.
    Bref, sans être un chef d'œuvre ou un précurseur du genre, Malevil reste un roman post-apocalyptique franco-français agréable à lire et qui mérite d'être (re)découvert.
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    • Livres 4.00/5
    Par Gwen21, le 24 mars 2013

    Gwen21
    Ah la la... J'aimerais tellement n'avoir à dire que du bien d'un roman de Robert Merle. Son écriture, son érudition, sa précision dans la narration, le charme qui se dégage de sa plume, le confort de lecture qu'il offre à ses lecteurs, tout concoure à faire de lui l'un de mes auteurs favoris. Il m'a fait rêver avec son « Idole », il m'a subjuguée avec sa « FORTUNE DE FRANCE » et il m'a tétanisée avec son mémorable « La mort est mon métier »...
    Malevil est un roman post-apocalyptique dont Robert Merle situe l'action en France. Nous sommes dans les années 70, à cette période complexe où le monde connaît des difficultés économiques et politiques avec le premier choc pétrolier et la Guerre Froide, entre autres, et où, en France, s'essoufflent les Trente Glorieuses ; à cette période où le Mur est encore solidement debout et où l'on craint à chaque instant que Russes et Américains ne pressent le bouton rouge... Au fil des 630 pages de la collection Folio, Robert Merle m'a déroutée, m'a fascinée mais m'a également irritée. Question d'honnêteté intellectuelle, je dois bien l'admettre, je n'ai pas été totalement séduite par un roman dont j'attendais beaucoup, peut-être trop.
    Je ne révélerai rien de la trame du roman en disant qu'une bombe atomique a rayé de la surface de la Terre tout ce qui vivait, humains, animaux et végétaux, c'est écrit en 4ème de couverture. Qui, des Russes ou des Américains a pressé le bouton rouge ? Bien malin celui qui désormais peut le savoir, plus personne ne vit pour en témoigner. Plus personne ? Un groupe d'irréductibles périgourdins, occupés à mettre en bouteille le vin en fût dans une cave médiévale, a pourtant survécu... Situation qui engendre autant d'optimisme que de pessimisme car, dans un monde où plus rien ne subsiste et où la seule femelle survivante compte 75 printemps, comment envisager de transformer la survie en existence ?
    ***ALERT SPOILER***
    Le roman est très dense, vraiment très dense et, globalement, sa lecture m'a plutôt satisfaite.
    L'histoire est bien construite, l'auteur nous plonge dans le quotidien et les intérêts personnels des protagonistes, des gens qui vivent à la campagne, dans une bourgade rurale du Périgord où chacun se connaît, s'apprécie ou se déteste selon ses liens avec ses voisins, concitoyens, parents, etc. A proximité de ce village se dresse la fière silhouette pleine de noblesse de Malevil, un château fort en ruines qu'Emmanuel, le héros, va acheter et restaurer. La vie est paisible, dans l'ensemble, pour la petite communauté villageoise, entre élections municipales qui se préparent, élevage des chevaux, artisans au travail, accidents de la vie courante, etc. Evidemment, aucun des habitants ne se doute qu'il vit ses derniers instants et que d'ici peu, la folie humaine va déclencher un cataclysme nucléaire et anéantir toute trace de vie dans ce joli coin de Dordogne.
    L'histoire a vraiment de quoi séduire. Nous sommes très en amont de romans de type « La Route » de Cormac McCarthy et pourtant le thème est similaire. Fermez les yeux et imaginez une seconde que vous vous retrouviez seul survivant sur une terre qui ne compte plus un brin d'herbe, avec au-dessus de la tête un ciel où pas un seul oiseau ne vole et sous les pieds un sol stérile qui ne vous offre aucune chance de survie. C'est une pensée terrifiante, pas de nourriture, pas d'espoir, pas d'avenir, aucun sens à donner à votre existence, vous avez tout perdu.
    J'étais vraiment très attirée par ce thème et j'ai vraiment apprécié le traitement qu'en fait Robert Merle, mettant au coeur des préoccupations de la poignée de survivants ayant échappé à la mort, avec Emmanuel à leur tête, le pouvoir, la sécurité et la spiritualité. La subsistance n'est pas tout, une fois les réserves de nourriture recensées, il faut penser à s'organiser, se structurer pour tenir sur le long terme. L'organisation sociale des survivants de Malevil devient pour le lecteur le fil ténu qui les lie à la civilisation et chaque fibre de son attention vibre au gré de leurs aventures, découvertes et déconvenues... On s'attache à chacun des personnages, ils deviennent familiers, ils sont précieux, ils sont les derniers êtres humains !
    Ce que j'ai moins aimé et ce qui, par conséquent, mitige mon opinion finale, ce sont tout d'abord les longueurs, bien réelles, de la narration. Vraiment, l'auteur s'est fait plaisir, il a dû beaucoup travailler autour de la psychologie de ses personnages et de ce fait, il n'épargne à son lecteur aucun cheminement, aucune justification, aucune explication avant de poser les actes de ses protagonistes ; cela alourdit l'action qu'on aurait imaginée plus fulgurante, plus chirurgicale voire plus violente.
    C'est Emmanuel qui raconte les évènements et son récit est à peine entrecoupé des notes de Thomas, un autre survivant, qui, tels des points d'orgue, viennent apporter une justification supplémentaire à ses actes. Emmanuel, propriétaire de Malevil et doté d'un ego plutôt solide, va assez naturellement prendre les rênes du pouvoir et occuper au fil des chapitres toutes les fonctions : exécutive et spirituelle. Cet état des choses ne m'a pas toujours semblé aller de soi. le pompon est atteint avec le pouvoir de séduction d'Emmanuel qui ira jusqu'au culte de la personnalité, voire la déification. Too much.
    Les survivants de Malevil sont bien des survivants mais ils ne sont pas si démunis que cela. Avec une logique souvent dissonante, l'auteur a veillé à ce qu'ils ne manquent pas complètement du nécessaire et disons que les murs de Malevil renferment un kit complet et quasi prêt à l'emploi de tout ce qu'il faut pour faire renaître de ses cendres une civilisation en péril. Des bougies (qui n'ont pas fondu malgré la brusque nappe de chaleur de l'explosion qui a tout détruit sur son passage), au foin heureusement remisé avec quelques animaux dans une cavité du roc, en passant par le papier qui permet à Emmanuel d'écrire son récit, au final, les fournitures dont ils disposent sont légion et là encore, méchante fille que je suis, j'aurais préféré les imaginer dans un dénuement véritablement apocalyptique...
    Enfin, (et je m'arrêterai là car je ne voudrais pas vous détourner de ce roman qui reste une bonne dystopie à découvrir pour les amateurs du genre et également pour les adeptes de l'auteur) il faut quand même que je dise un mot sur la place des femmes dans le récit. Vous pourrez difficilement trouver moins féministe que moi et pourtant, j'ai tiqué à la lecture de Malevil sur les rôles dévolus à ses héroïnes. Soit vieilles et bonnes à faire la vaisselle, s'assujettissant d'elles-mêmes dans une dévotion muette et résignée envers la gent mâle. Soit jeunes et ayant difficilement droit à la parole pour exprimer idées et opinions. Aucune ne m'a paru bien crédible dans son comportement et dans ses choix.
    Robert Merle a donc choisi de faire de Malevil un roman viril, il l'est sans conteste mais, en pareilles circonstances, on ne saurait nier que la femme est plus que jamais l'avenir de l'Homme. Cela méritait, à mon sens, un peu plus de considération.
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    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 08 décembre 2012

    finitysend
    D'abord je voudrais dire que ce roman est aussi un film éponyme qui est une des plus grandes réussites du cinéma de science-fiction français et qui est aussi un incontournable absolu pour les amateurs du genre .
    C'est un texte aussi puissant que Ravage de Barjavel , le style est excellent et la caractérisation est très soignée .
    Un château , un terroir bien représentatif de cette délicieuse et évanouie France rurale qui vit au gré des saisons .
    Lors d'une dégustation de vin, dans la cave , un éclair indescriptible se produit .
    Les personnages émergent de cette cave pour arpenter un monde définitivement ravagé ..
    La survie s'organise autour de ce terroir et la nature humaine se déchaîne dans ce qu'elle a de pire et de meilleur .
    C'est le thème de ce roman soigné ,découvrir ce qui permet à l'homme de triompher de ses mauvais penchants pour parvenir à vivre , à construire et à créer en société mutuellement profitable .
    Dans ce roman c'est avec déchirement que la civilisation fait un fameux bon en arrière et c'est avec un volontarisme raisonné que la survie s'organise autour de réalités très pragmatiques , alors que l'Histoire ( avec un grand H ) recommence et continue , laborieusement et de façons éternelles .
    Un must
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 06 décembre 2012

    lecassin
    Malevil, un château fort du Périgord, adossé à la falaise, où la vie s'écoule dans la sérénité d'un fonctionnement campagnard un peu rustique…
    Autour de Malevil, la ferme de l'Etang creusée dans la falaise, La Roque et Courcejac deux petits villages, comportant des survivants, et Malejac, un bourg proche, totalement réduit en cendres…
    Survivants, cendres…
    Emmanuel Comte, viticulteur est en dégustation à la cave de son château de Malevil en compagnie d'amateurs. C'est alors que « l'événement » se produit : une gigantesque déflagration… puis plus rien, plus de radio, plus d'électricité ; seulement une température extérieure suffocante… aux alentours, des ruines…
    « Malevil », c'est un roman post apocalyptique, dans le genre de « Ravage » de René Barjavel ; ici, point de gigantesque panne d'électricité et d'incendie, mais une explosion – que beaucoup de lecteurs considèrent nucléaire – qui transforme le paysage en champ de ruines. Les « cavistes » se croient dans un premier temps les seuls survivants ; ils ne tarderont pas à découvrir que les villages de La Roque et Courcejac ainsi que la ferme de l'Etang en comptent également, quand ils se manifesteront pour voler les ressources alimentaires de Malevil, instinct de survie oblige.
    « Malevil », un roman qui donne l'occasion à Robert Merle d'étudier les différentes possibilités d'organisation humaine, de la dictature de Fulber à La Roque, à la démocratie autour d'un chef reconnu par tous, Emmanuel, bien entouré par Peyssou, Meysonnier et Colin comme à Malevil, sans oublier le coté anarchique de l'équipe de pillards emmenée par Villemain
    L'occasion également d'aborder des thèmes comme la religion, la politique, la place des femmes dans la société, le monde rural, le rôle du chef, la monogamie…Bref, les piliers de toute organisation humaine.
    Un roman qui fut adapté au cinéma avec une pléiade d'acteurs en renom dont Michel Serrault, Jean-Louis Trintignant, Jacques Villeret… mais qui fut renié par Robert Merle pour son coté réducteur et policé…
    Il reste que « Malevil » est un de mes romans préférés dans le genre « robinsonade post-apocalyptique ».
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    • Livres 4.00/5
    Par MarieC, le 05 février 2013

    MarieC
    De ce roman, j'avais surtout retenu le jugement définitif et quelque peu méprisant de mon père "C'est de l'anticipation !". Ce qui, ajouté à la couverture austère de l'édition de Gallimard et à l'épaisseur du pavé, m'avait dissuadé jusqu'ici de le lire.
    Malevil a donc été une très bonne surprise ! ,L'intrigue se déroule quelque part du côté de la Dordogne, dans les années 70. Un monde qui se volatilise dans une mystérieuse explosion, ne laissant que quelques survivants réunis par hasard dans la très profonde cave du chateau fort de Malevil...Tout le roman raconte comment cette toute petite société s'organise, d'abord entre elle, puis au contact de trois autres groupes de survivants, entre solidarité, théocratie, violence et domination...
    J'ai adoré l'ambiance quelque peu désuette de ce roman d'anticipation ! On y parle surtout patois, possèder une vache reste une valeur centrale, les catholiques et protestants ne sont pas encore tout à fait réconciliés, l'instituteur y est le symbole de la culture et de l'intelligence, les communistes cherchent à conquérir les mairies... le tout décrit dans un style agréable et très classique, qui prend son temps et joue sur une palette de vocabulaire plus étendue que les romans contemporains de cette veine.
    Désuet aussi, mais si agréable, le ton positif de ce roman : sans rien vouloir dévoiler de la fin, les bons sentiments et l'intelligence finissent par l'emporter, et l'humanité est loin d'être perdue... Au point que parfois, l'intrigue semble un peu invraisemblable : le monde disparait dans un catastrophe sans doute atomique, mais sans aucune retombées radioactives ; les différents groupes d'assaillants qui s'attaquent aux Malevilais sont certes éliminés, mais les circonstances font toujours que les "gentils" parmi ces groupes se rallient et s'intègrent à Malevil, tandis que les "méchants" chefs sont punis... Mais tout cela n'a finalement guère d'importance, le plaisir de lecture prime ici !

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Citations et extraits

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  • Par fnitter, le 30 septembre 2013

    Nous sommes très occupés et pourtant, rien ne nous presse. Nous disposons de vastes loisirs. Le rythme de la vie est lent. Chose bizarre, bien que les journées aient le même nombre d'heures, elles nous paraissent infiniment plus longues. Au fond, toutes ces machines qui étaient supposées faciliter notre tâche, autos, téléphone, tracteur, tronçonneuse, broyeur de grain, scie circulaire, elles facilitaient, c'est vrai. Mais elles avaient aussi pour effet d’accélérer le temps. On voulait faire trop de choses trop vite. Les machines étaient toujours là, sur vos talons, à vous presser.
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  • Par Gwen21, le 17 mars 2013

    Dans la société de consommation, la denrée que l'homme consomme le plus, c'est l'optimisme. Depuis le temps que la planète était bourrée de tout ce qu'il fallait pour la détruire - et avec elle, au besoin, les planètes les plus proches -, on avait fini par dormir tranquille. Chose bizarre, l'excès même des armes terrifiantes et le nombre grandissant des nations qui les détenaient apparaissaient comme un facteur rassurant. De ce qu'aucune, depuis 1945, n'avait encore été utilisée, on augurait qu'on n'oserait et qu'il ne se passerait rien. On avait même trouvé un nom et l'apparence d'une haute stratégie à cette fausse sécurité où nous vivions. On l'appelait "l'équilibre de la terreur".
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  • Par fnitter, le 27 septembre 2013

    A l'Ecole Normale des Instituteurs, nous avions un professeur amoureux de la madeleine de Proust. Sous sa houlette, j'ai étudié, admiratif, ce texte fameux. Mais avec le recul, elle me paraît maintenant bien littéraire, cette petite pâtisserie. Oh, je sais très bien qu'un goût ou une mélodie vous redonnent, très vif, le souvenir d'un moment. Mais c'est l'affaire de quelques secondes. Une brève illumination, le rideau retombe et le présent, tyrannique, est là. Retrouver tout le passé dans un gâteau amolli par une infusion, comme ce serait délicieux, si c'était vrai.
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  • Par fnitter, le 30 septembre 2013

    Certes, j'ai pour elle gratitude et amitié. Mais le premier feu du désir passé, est-ce que je l'aime ? Je veux dire est-ce que je l'aime plus que j'aime Emmanuel, Peyssou ou Meyssonnier ? Et, pourquoi aimerait-on davantage une femme – sous prétexte qu'on couche avec elle – que son ami ? Je soupçonne beaucoup de mensonges et de conventions dans ce romantisme de pacotille.

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  • Par fnitter, le 28 septembre 2013

    Je pris une inspiration profonde, et aussitôt, une odeur pestilentielle de décomposition et de chair brûlée entra dans mon corps avec tant de force que j'eus l'impression qu'elle émanait de moi. C'était à vomir. J'avais l'impression, vivant, d'être mon propre cadavre. C'était une odeur âcre, pourrie, douceâtre, qui s'installait en moi et que j'aurais à porter jusqu'à la fin. Le monde n'était plus qu'une fosse commune, et moi, on m'avait laissé seul sur ce charnier, avec mes compagnons, pour enterrer les morts et vivre avec leur odeur.
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Malevil est un film français de science-fiction postapocalyptique de Christian de Chalonge sorti en 1981, librement inspiré du roman de Robert Merle, avec Michel Serrault, Jacques Dutronc, Jean-Louis Trintignant, Robert Dhéry et Jacques Villeret








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