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ISBN : 202099707X
Éditeur : Editions du Seuil (2009)


Note moyenne : 2.85/5 (sur 53 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Oscar Nexus a tué trois personnes dans la rue, puis il s'est endormi sur les cadavres. Nexus est un marginal auquel son emploi de veilleur de nuit n'a donné qu'un ancrage très fragile dans la réalité. Interné dans une clinique, il est pris en charge par Joachim Traumfre... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par folivier, le 10 avril 2011

    folivier
    Livre incroyable, époustouflant, génial ! Bref j'ai adoré.
    Oscar Nexus a tué trois personnes dans la rue sans mobile apparent. A 30ans, Nexus, amnésique de son passé, dit être né depuis un an. Après avoir été condamné à perpétuité, il est transféré dans un hôpital psychiatrique. Les soins et traitements administrés ne lui permettent pas de retrouver la mémoire. Parmi les victimes il y a une femme, Ania, maîtresse de Samuel Drake, gouverneur de la province et de la ville Regson. Ce dernier pense que par ce meurtre quelqu'un cherche à l'atteindre. Il ordonne à Paulus Rivielro, inspecteur de police, de se joindre à un célèbre psychiatre, le docteur Joachim Traumfreund, pour reprendre l'enquête et l'interrogatoire de Nexus. Les méthodes du psychiatre sont assez originales. Nexus est interné dans un maison-vaisseau niché au fond d'une vallée en montagne, isolée de tout, surveillé en permanence par deux infirmiers.
    Traumfreund et Rivielro vont découvrir que Nexus, à chaque phase de sommeil, poursuit le même rêve. Pour redonner la mémoire à Nexus et comprendre les raisons de ses meurtres, ils vont s'employer à entrer dans le rêves de Nexus, parcourir son imaginaire et découvrir un monde parallèle.
    Vincent Message a écrit un roman sur la raison et l'imaginaire se livrant une guerre depuis des siècles. Dans notre monde rationnel et technique, obnubilé par l'efficacité, la rentabilité, l'imaginaire a été totalement renié et au mieux admis comme étant l'expression de non-dit qu'il faut analyser rationnellement. Tout le roman s'interroge sur la possibilité de faire coexister l'imaginaire avec le réel. L'auteur symbolise cet équilibre par l'équinoxe, totalement oublié dans nos sociétés qui préfèrent célébrer les solstices d'hiver et d'été.
    Au fur et à mesure que nous découvrons le monde imaginaire de Nexus, Vincent Message arrive à nous faire douter de l'existence du réel. Finalement en quoi l'imaginaire peut-il influencer et créer le réel? En décrivant très précisément les lieux géographiques, en attribuant des noms à chaque villages, rivières, montagnes et surtout en faisant référence parfois à des lieux réels (Canada, Terre, ...) le monde dit réel, mais néanmoins imaginaire de l'auteur devient véritablement réel. D'où l'énorme trouble que l'on ressent lorsque que l'on plonge dans le monde imaginaire de Nexus, le Séabra avec ses régions, son désert, ses villes immenses. On ne sait plus où est le réel et l'imaginaire. Alors qu'il s'agit des rêves de Nexus, on finit par l'oublier et croire qu'il s'agit vraiment d'un monde parallèle réel et que le monde de Regson est le miroir imaginaire.
    Thème omniprésent, les visages et le regard. Zone d'expression et de communication entre les hommes. Medium obéissant à des règles en société pour chaque circonstance, qui est source d'imagination et d'interprétation et de manipulation.
    Le roman peut également être lu comme une critique de nos sociétés et de ses dérives. Critique des intellectuels, critique de l'hypocrisie des politiques, critique de nos sociétés de consommation. A tout moment les situations décritent font écho a des évènements de notre monde et nous interrogent.
    L'écriture de Vincent Message est truffée de petites phrases très imagées (imaginaire !) permettant en quelques mots de décrire des situations doubles (L'autre a les mains mal rasées et les joues moites, le roseau faisait fléchir les chaînes, des dizaines de cerisiers qui gardent au cours de l'année en eux l'idée de fleurs et la laissent surgir au printemps en une explosion de vie).
    Il invente des mots lui permettant de révéler des sens cachés (les gardiens qui déblavardent, certains avocacteurs, corps musculaturés, carnavalges).
    Vincent Message s'appuie sur des multiples clins d'oeil et références culturels (la banque Fafner évoquant le dragon de la tétralogie de Wagner gardant l'or du Rhin, la stèle présente avant le déluge dans le monde de Séabra évoquant la stèle de 2001 Odyssée de l'Espace de S Kubrick, le nom du psychiatre Traumfreund soit l'ami des rêves en allemand, etc, etc).
    Roman immense dont il faudrait citer chaque page. Roman exigeant d'une densité extraordinaire dont je n'ai certainement pas vu toutes les clés.
    Roman à lire absolument et à relire.
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    • Livres 5.00/5
    Par Malaura, le 14 juillet 2011

    Malaura
    Après avoir tué trois personnes dans la rue, Oscar Waldo Nexus s'est endormi sur les cadavres...
    Un acte insensé dont personne n'arrive à comprendre les mobiles.
    Chargés d'éclaircir les raisons profondes du tueur, le policier Paulus Rilviero et le psychiatre Joachim Traumfreund décident de s'isoler avec Nexus, dans un bâtiment en plein coeur de la montagne.
    Au fil des jours, ils découvrent que Nexus vit dans son sommeil une vie parallèle où il rejoint un monde onirique: le Séabra...
    Ce projet ambitieux d'un auteur d'à peine 26 ans dont qui plus est, c'est le premier roman (!), est mené avec une telle assurance, une telle aisance, une telle originalité et un tel esprit créatif, qu'on ne peut que se laisser embarquer dans cette histoire dense et captivante, tout à fait subjugante malgré sa longueur.
    Réflexion sur la place indispensable de l'imaginaire dans notre société enchaînée au réel, "Les veilleurs" est un livre remarquable d'intelligence qui nous mène par le bout du nez.
    On en sort pétri d'admiration. Tout simplement bluffant.
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    • Livres 5.00/5
    Par Charybde7, le 13 décembre 2013

    Charybde7
    «Il comprit que l'entreprise de modeler la matière incohérente et vertigineuse dont se composent les rêves est la plus ardue à laquelle puisse s'attaquer un homme, même s'il pénètre toutes les énigmes de l'ordre supérieur et inférieur.» (Borges, Les ruines circulaires)
    Oscar Nexus a tué trois passants dans la rue dans la cité de Regson, avant de s'endormir sur les cadavres. Homme gris, marginal et invisible avant les meurtres, il est resté muet pendant son procès, et a été condamné à la prison à vie.
    Nexus est-il fou ? Est-il un manipulateur ? Samuel Drake, gouverneur de Regson, aimerait comprendre si l'assassinat de sa maîtresse, parmi les trois victimes, est un crime conçu pour l'atteindre politiquement ou un hasard malheureux. Joachim Traumfreund, psychiatre surdoué aux méthodes atypiques, et Paulus Rilviero, officier de la police judiciaire, talentueux et instinctif malgré son air balourd, sont chargés par Drake de répondre à cette question.
    Pour pénétrer sous la carapace mutique de Nexus, Traumfreund le transfère et l'accompagne avec Rilviero dans un lieu reculé, une maison très particulière, l'Aneph, comme un «bateau de pierres blanches échoué toutes voiles dehors au-dessus du grand pierrier gris», léguée par un architecte et ancien patient du psychiatre après sa thérapie.
    «Rilviero commence à entrevoir l'intérêt de l'Aneph : l'idée était de construire une demeure refermée sur elle-même et qui donne pourtant l'impression d'être un univers d'une richesse inépuisable ; de créer une infinité de chemins dans cet espace fini.»
    Là, Nexus va se mettre à parler et dévoiler l'univers de ses rêves, un monde parallèle où des communautés s'affrontent, un monde archaïque traversé par les questions d'aujourd'hui, désastre écologique, fanatisme, barrières d'une civilisation dominée par la raison et la cupidité et où l'imagination agonise, étouffée par la routine et les normes. Traumfreund et Rilviero vont pénétrer chaque jour dans ce monde onirique, dans lequel Nexus semble véritablement vivre, et où ils découvriront peut-être la clé de ses crimes.
    «Si vous viviez dans une vallée où la brume ne se lève jamais et que vous faisiez chaque nuit le même grand rêve … quel aspect de votre vie vous paraîtrait le plus réel ? le monde solide auquel vous êtes habitué serait invisible – perpétuellement masqué par une brume terrible … épaisse comme ça. Combien de temps faudrait-il avant que vous doutiez qu'il existe encore ?»
    Parsemé de signes et d'influences innombrables, roman impressionnant au croisement de deux mondes et des genres littéraires, «Les veilleurs» est une ode à l'imaginaire et à l'arc en ciel des possibles.
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    • Livres 5.00/5
    Par Charybde2, le 19 octobre 2013

    Charybde2
    Incroyable hybride de thriller policier et de quête poétique à la Gracq / Jünger / Abeille.
    Publié en 2009, le premier roman de Vincent Message (26 ans à l'époque) tranche, dans une production contemporaine fréquemment quelque peu timorée, par son ambition et sa maîtrise, développées en 750 pages impressionnantes.
    Quelque temps après sa condamnation surprise (car il présentait bien des aspects d'irresponsabilité pénale) à l'emprisonnement à vie, Oscar Nexus, un marginal asocial qui survivait dans un petit boulot de veilleur de nuit, avant d'abattre un beau matin trois personnes en pleine rue, est ré-interrogé, en profondeur, par le psychiatre non conventionnel Traumfreund et par l'ex-policier d'élite Rilviero, mandatés par le puissant politicien Drake, qui voudrait être certain que la mort de sa maîtresse, l'une des trois victimes, était bien le fruit du hasard, et non celui d'une attaque à son encontre…
    Bien qu'ayant gardé un mutisme obstiné pendant toute l'enquête initiale et tout le procès (ce qui n'avait pas peu contribué à la peine prononcée), suite à un changement de méthode (Traumfreund est un adepte d'une forme actualisée et subtile de l'anti-psychiatrie de Cooper, de Laing et de leurs émules) et d'environnement (une annexe de la clinique du Dr Traumfreund, située en pleine montagne, œuvre d'un architecte profondément original et lui-même ancien patient), Nexus se met, peu à peu, à parler.
    Se confiant aux deux enquêteurs, il raconte par le menu, en une terrifiante spirale irrationnelle pourtant de plus en plus crédible, sa précaire installation entre notre monde diurne, auquel il ne semble pas vraiment appartenir, et un autre monde, nocturne, qu'il parcourt dans ses longs rêves, observateur aux côtés de Calder, prêcheur intellectuel tentant désespérément d'y unir toutes les forces vives, prêtes à se déchirer entre elles, businessmen, militaires, artistes, savants, sectateurs religieux, au lieu de se rassembler pour faire face à l'inexorable croissance du désert dévastateur au sein de leur univers clos, et quelles circonstances issues de l'onirique l'amenèrent in fine à commettre son crime étrange…
    Maniant solidement tous les codes du grand thriller policier, Vincent Message réussit à l'intérieur de ce cadre apparent une formidable hybridation, dans laquelle retentissent avec force et poésie des accents de Julien Gracq, d'Ernst Jünger (celui des « Falaises de marbre », bien entendu) ou de Jacques Abeille, distillant le rêve, le doute, l'incrédulité, à chaque rebond des consciences de cette incroyable « enquête ». Une mise en abyme du pouvoir performatif de la narration, et aussi, tout simplement, du grand art, que peu de romanciers atteignent, tout particulièrement lors d'un premier roman.
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    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle, le 16 novembre 2009

    sentinelle
    Premier roman très remarqué d'un jeune auteur, qualifié de révélation de la rentrée littéraire 2009 par certaines critiques, « Les veilleurs » ne pouvait que susciter ma curiosité : qu'en était-il de ce roman décrit comme extraordinaire par certains et décevant par d'autres ? Où allais-je me situer sur l'échelle de satisfaction après lecture ? Force est de constater que je me situe à mi-chemin entre les deux extrêmes : si je ne crie pas au génie ni au roman sensationnel, je ne le trouve pas insignifiant ou ordinaire pour autant.
    D'abord ce roman est ambitieux, très ou trop peut-être ? Mélangeant allégrement les genres (fiction politico-sociale et psycho-philosophique, polar, science-fiction, thriller), il prend le risque de décourager le lecteur qui peut se perdre dans les méandres du récit, se trouvant emmêlé dans un fatras de questions philosophiques, environnementales, sociétales et relationnelles qui peuvent l'excéder ou du moins l'éloigner de la trame au fur et à mesure de son avancement. Ajoutez à cela certains passages au style un peu lourd et alambiqué et certaines longueurs (on a parfois l'impression de faire du surplace) et vous comprendrez aisément pourquoi certains lecteurs se lassent de l'histoire et finissent même par s'y ennuyer.
    Je suis moi-même passée par ces différentes phases si ce n'est que l'intrigue est bien fichue et tient en haleine jusqu'au bout : Nexus est-il un manipulateur de génie, un usurpateur, un fabulateur ou un témoin, une sorte d'homme passerelle entre deux mondes ? le monde onirique qu'il décrit existe-t-il vraiment ? Peut-il passer d'un monde à l'autre en passant par le sommeil et le rêve ? Cette question nous vrille et nous taraude tout au long du récit, nous poussant à tourner les pages pour connaître la suite du récit, guettant un indice, une phrase, une anecdote pouvant nous mettre sur la voie de la vérité.
    Il y a également de très bonnes trouvailles dans cette histoire, dont celle du Bateau-Pierre, œuvre architecturale aux pièces changeantes et mouvantes d'un ingénieur délirant - ancien patient du clinicien Joachim Traumfreund qui la lui transmet en remerciement de ses soins - une immense maison perdue et totalement isolée dans les montagnes et dans laquelle vont se retrouver les protagonistes.
    Au final, un premier roman touffu, ambitieux, qui ne fait pas dans la facilité mais qui se perd quelquefois, ne manquant certes pas de qualités sans pour autant être dénué de certains défauts. Un premier roman qui n'a peut-être par soulevé chez moi une adhésion sans réserve mais qui m'a intriguée et fait passer un bon moment de lecture. L'auteur est jeune et cela se sent. Mais il a sans conteste du talent, et je suis bien curieuse de découvrir la suite de son œuvre lorsqu'il gagnera en maturité (l'auteur n'a que 26 ans après tout) et en simplicité, dans le bon sens du terme.
    S'il fallait lui attribuer une note, ce serait 3,5/5

    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-les-veilleurs-de-v..
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Serge Sanchez pour le Magazine Littéraire

    Malgré des apparences trompeuses, Les Veilleurs se révèlent vite d'une portée plus ambitieuse que celle d'un thriller de série B. L'officier de police Rilviero est désigné pour mener l'enquête sur un étrange t... > lire la suite

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)

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Citations et extraits

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  • Par Reka, le 13 janvier 2011

    C'est des livres que je tiens l'intelligence que j'ai. La faculté de parole, à ma naissance, j'en étais tristement dépourvu. Ça m'a rendu la vie gênante aux entournures : les gens se disant qu'à trente ans vous devriez savoir parler, ils s'estiment en droit d'attendre ça de vous. Moi je connaissais la langue, bien sûr - mais pas les pièges, pas les passages secrets qui courent sous le territoire du Verbe, tout ce qu'on saisit à demi-mots, tous les doubles fonds qu'on ne dit pas mais qu'on n'en pense pas moins. A tourner des centaines de pages pendant que le jour se levait, j'ai fait ce que j'ai pu pour rattraper mon retard. Les livres ont certains avantages : ils ne cherchent pas à s'imposer ; la parole y attend en silence qu'on l'incite à sortir, jamais elle ne vous sautera dessus comme risquent toujours de le faire les hommes. (p. 60-61)
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  • Par Charybde2, le 19 octobre 2013

    Et ainsi, Calder parla aux représentants des Vallées :
    "-C'est pour ça que je disais à Arlington : ne renoncez pas aux ignares ; faites en sorte que ça suive, et vous aurez des troupes ; sortez et vous recruterez des gens qui vous aideront. Car il faut, une bonne fois, que nous nous mettions d'accord sur les fins. La fin ultime que nous poursuivons, est-ce le savoir, ou est-ce la vie ? Vous donnez trop souvent l'impression de ne vous occuper que de livres, mais je pense qu'au fond c'est bien la vie que vous avez en tête. Alors, si c'est la vie... il faut pratiquer les fins dès le début, même en pure perte, même avec des gestes maladroits. Et je vous dirai aussi : nul ne peut servir deux maîtres ; vous ne pouvez pas servir et les livres et la joie ; vous êtes parfaitement libres de consacrer toute votre vie au savoir, et d'oublier la joie, enfermés dans la prison de vos crânes. Ou alors : servez la joie, servez-la par les livres, montrez comment votre savoir transforme en aventure de chaque instant ce qui, sans lui, n'est que survie, cycle de pur hasard, digestion et défécation. Allez à la joie en prenant ce détour. Montrez aux autres pourquoi le détour est nécessaire, quel investissement il représente, et pour quel gain énorme ! Ou bien enfermez-vous, mais dans ce cas : en entrant dans le caveau des idées que seul le cénacle est capable de comprendre, soyez bien conscients que vous laissez la vie à la porte !"
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  • Par Coccinelle2, le 21 septembre 2010

    À en croire la très bonne parole, il faut que je sois fou. Ils ont réfléchi toute la nuit derrière des portes closes, et maintenant que la fatigue a fini par les mettre d'accord, ils peuvent le dire sans aucun risque de se tromper : c'est ça. L'un deux monte au créneau pour défendre cette position. Le pauvre est mal barré. Pour rien au monde je n'échangerais nos places. (page 11, premières phrases du roman)
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  • Par Reka, le 13 janvier 2011

    En fait, c'est monotone : un métier de tourne-en-rond, une vie sans tambour ni musique. D'où la question qui ne me quitte pas : quand les faits vous réduisent à rien - que le cerveau appauvri fait sa glissade vers les tréfonds - est-ce que ce n'est pas le moment de passer le relais au fantasme?
    Parmi tous les fantasmes qui tiennent les hommes debout, lesquels sont bons à prendre? Et quels sont ceux qu'il faut refuser parce qu'ils exercent sur nous une influence malsaine et nous aveuglent sur ce qu'est la vie? De tout ce que je peux imaginer en matière de questions, celle-là, à mon avis, est la plus capitale. (p. 58)
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  • Par Coccinelle2, le 21 septembre 2010

    Voir si les machines machinent avant de se demander... si le dormeur rêve... ou si le rêveur ment. Une comptine. On pourrait enchaîner : dormeur rêve, rêveur conte, conteur ment, menteur tue, tueur pleure, pleureur meurt, mourant dort... (page 257)

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