ISBN : 202099707X
Éditeur : Seuil (2009)


Note moyenne : 2.7/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Oscar Nexus a tué trois personnes dans la rue, puis il s'est endormi sur les cadavres. Nexus est un marginal auquel son emploi de veilleur de nuit n'a donné qu'un ancrage très fragile dans la réalité. Interné dans une clinique, il est pris en charge par Joachim Traumfre... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par folivier, le 10 avril 2011

    folivier
    Livre incroyable, époustouflant, génial ! Bref j'ai adoré.
    Oscar Nexus a tué trois personnes dans la rue sans mobile apparent. A 30ans, Nexus, amnésique de son passé, dit être né depuis un an. Après avoir été condamné à perpétuité, il est transféré dans un hôpital psychiatrique. Les soins et traitements administrés ne lui permettent pas de retrouver la mémoire. Parmi les victimes il y a une femme, Ania, maîtresse de Samuel Drake, gouverneur de la province et de la ville Regson. Ce dernier pense que par ce meurtre quelqu'un cherche à l'atteindre. Il ordonne à Paulus Rivielro, inspecteur de police, de se joindre à un célèbre psychiatre, le docteur Joachim Traumfreund, pour reprendre l'enquête et l'interrogatoire de Nexus. Les méthodes du psychiatre sont assez originales. Nexus est interné dans un maison-vaisseau niché au fond d'une vallée en montagne, isolée de tout, surveillé en permanence par deux infirmiers.
    Traumfreund et Rivielro vont découvrir que Nexus, à chaque phase de sommeil, poursuit le même rêve. Pour redonner la mémoire à Nexus et comprendre les raisons de ses meurtres, ils vont s'employer à entrer dans le rêves de Nexus, parcourir son imaginaire et découvrir un monde parallèle.
    Vincent Message a écrit un roman sur la raison et l'imaginaire se livrant une guerre depuis des siècles. Dans notre monde rationnel et technique, obnubilé par l'efficacité, la rentabilité, l'imaginaire a été totalement renié et au mieux admis comme étant l'expression de non-dit qu'il faut analyser rationnellement. Tout le roman s'interroge sur la possibilité de faire coexister l'imaginaire avec le réel. L'auteur symbolise cet équilibre par l'équinoxe, totalement oublié dans nos sociétés qui préfèrent célébrer les solstices d'hiver et d'été.
    Au fur et à mesure que nous découvrons le monde imaginaire de Nexus, Vincent Message arrive à nous faire douter de l'existence du réel. Finalement en quoi l'imaginaire peut-il influencer et créer le réel? En décrivant très précisément les lieux géographiques, en attribuant des noms à chaque villages, rivières, montagnes et surtout en faisant référence parfois à des lieux réels (Canada, Terre, ...) le monde dit réel, mais néanmoins imaginaire de l'auteur devient véritablement réel. D'où l'énorme trouble que l'on ressent lorsque que l'on plonge dans le monde imaginaire de Nexus, le Séabra avec ses régions, son désert, ses villes immenses. On ne sait plus où est le réel et l'imaginaire. Alors qu'il s'agit des rêves de Nexus, on finit par l'oublier et croire qu'il s'agit vraiment d'un monde parallèle réel et que le monde de Regson est le miroir imaginaire.
    Thème omniprésent, les visages et le regard. Zone d'expression et de communication entre les hommes. Medium obéissant à des règles en société pour chaque circonstance, qui est source d'imagination et d'interprétation et de manipulation.
    Le roman peut également être lu comme une critique de nos sociétés et de ses dérives. Critique des intellectuels, critique de l'hypocrisie des politiques, critique de nos sociétés de consommation. A tout moment les situations décritent font écho a des évènements de notre monde et nous interrogent.
    L'écriture de Vincent Message est truffée de petites phrases très imagées (imaginaire !) permettant en quelques mots de décrire des situations doubles (L'autre a les mains mal rasées et les joues moites, le roseau faisait fléchir les chaînes, des dizaines de cerisiers qui gardent au cours de l'année en eux l'idée de fleurs et la laissent surgir au printemps en une explosion de vie).
    Il invente des mots lui permettant de révéler des sens cachés (les gardiens qui déblavardent, certains avocacteurs, corps musculaturés, carnavalges).
    Vincent Message s'appuie sur des multiples clins d'oeil et références culturels (la banque Fafner évoquant le dragon de la tétralogie de Wagner gardant l'or du Rhin, la stèle présente avant le déluge dans le monde de Séabra évoquant la stèle de 2001 Odyssée de l'Espace de S Kubrick, le nom du psychiatre Traumfreund soit l'ami des rêves en allemand, etc, etc).
    Roman immense dont il faudrait citer chaque page. Roman exigeant d'une densité extraordinaire dont je n'ai certainement pas vu toutes les clés.
    Roman à lire absolument et à relire.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Reka, le 17 janvier 2011

    Reka
    Les veilleurs est un roman hybride. le lecteur résolument fidèle au genre policier, fantastique ou science-fiction ne trouvera vraisemblablement pas ses désirs comblés s'il ne souhaite découvrir qu'un monde purement étranger à la réalité (SF/fantastique) ou une enquête policière digne de ce nom.
    Cette fiction mélange les genres énergiquement. On y trouve les ingrédients précités mais surtout une large part décernée à la psychologie et à la philosophie. Vincent Message distille en effet une bonne dose de réflexions sur l'homme, la société, la vie, la folie, et même sur l'écologie.
    Roman à trois voix (prennent tour à tour le rôle de narrateur Nexus, Rilviero et Traumfreund), Les veilleurs demande un certain temps pour qu'on en comprenne le « fonctionnement », mais l'immersion demeure facilitée dès le début de la seconde partie du livre où se met à s'exprimer notre assassin.
    Pour moi, l'envolée s'est annoncée réjouissante, les rêves de Nexus m'ont d'emblée captivée et les idées disséminées çà et là sur la nature humaine ont suscité mon intérêt au point que mon carnet de citations s'est vu noircir en très peu de temps.
    Hélas, vers les pages 400, le récit a commencé à se soustraire à mon attention…
    Durant 500 pages, Nexus relate ses rêves. Rêves où les dialogues critiques et contemplatifs prennent quelquefois largement le dessus sur l'aventure elle-même, ce qui a tout doucement eu propension à me fatiguer parce qu'ils demandaient une concentration pas seulement continue mais toujours plus soutenue. En effet, j'ai craint à plusieurs reprises de me voir noyée par les délires philosophiques des intervenants des rêves de Nexus ; mais aussi de Traumfreund et Rilviero. Trop bavard et cérébral, ce livre a parfois provoqué en moi impatience et agacement.
    Aux moments, heureusement sporadiques, où j'ai éprouvé de l'ennui en lisant Les veilleurs, j'ai songé que seule perdurait l'envie de savoir si Oscar Nexus fabulait ou s'il rapportait la vérité… Et encore ! Ma motivation à poursuivre – ou plutôt à ne pas abandonner ce livre – a en vérité subsisté de par l'effort que j'avais déjà accompli en ayant avalé plus de la moitié du bouquin (la version poche des Veilleurs compte 760 pages).
    Malgré tout, de belles réflexions, intelligemment formulées, continuent d'être semées à divers endroits et permettent aux personnages des Veilleurs de se laisser suivre, eux et leur cheminement personnel, avec un certain plaisir.
    Au cours de ma lecture, j'ai songé de nombreuses fois que l'auteur, à peine plus âgé que moi (il a 27 ans), avait ma pleine admiration d'être parvenu à écrire un roman aussi dense et intelligent. Néanmoins, l'ouvrage comporte à mes yeux quelques maladresses : ce que j'ai compris de la fin de l'histoire m'a paru nébuleux. Je ne sais pas dire si c'est moi qui n'ai pas tout compris, ou si c'est l'auteur qui n'a pas toujours été cohérent. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas tant de voir le doute perdurer, qui m'a ennuyée, mais bien le fait de relire – après avoir achevé ce roman – des bribes qui semblent insinuer tantôt blanc, tantôt noir…
    Des interrogations persistent…
    En définitive, je retiens de ce roman ses savants côtés qui lui auront valu et mon assentiment, et ma résistance. Je serai aussi curieuse de connaître l'évolution de la production de cet auteur, et suivrai probablement d'assez près les avis du public, sur ses romans à venir.
    … Parce qu'il y a du potentiel, quand même ! :)

    Lien : http://marecages.be/?p=3366
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle, le 16 novembre 2009

    sentinelle
    Premier roman très remarqué d'un jeune auteur, qualifié de révélation de la rentrée littéraire 2009 par certaines critiques, « Les veilleurs » ne pouvait que susciter ma curiosité : qu'en était-il de ce roman décrit comme extraordinaire par certains et décevant par d'autres ? Où allais-je me situer sur l'échelle de satisfaction après lecture ? Force est de constater que je me situe à mi-chemin entre les deux extrêmes : si je ne crie pas au génie ni au roman sensationnel, je ne le trouve pas insignifiant ou ordinaire pour autant.
    D'abord ce roman est ambitieux, très ou trop peut-être ? Mélangeant allégrement les genres (fiction politico-sociale et psycho-philosophique, polar, science-fiction, thriller), il prend le risque de décourager le lecteur qui peut se perdre dans les méandres du récit, se trouvant emmêlé dans un fatras de questions philosophiques, environnementales, sociétales et relationnelles qui peuvent l'excéder ou du moins l'éloigner de la trame au fur et à mesure de son avancement. Ajoutez à cela certains passages au style un peu lourd et alambiqué et certaines longueurs (on a parfois l'impression de faire du surplace) et vous comprendrez aisément pourquoi certains lecteurs se lassent de l'histoire et finissent même par s'y ennuyer.
    Je suis moi-même passée par ces différentes phases si ce n'est que l'intrigue est bien fichue et tient en haleine jusqu'au bout : Nexus est-il un manipulateur de génie, un usurpateur, un fabulateur ou un témoin, une sorte d'homme passerelle entre deux mondes ? le monde onirique qu'il décrit existe-t-il vraiment ? Peut-il passer d'un monde à l'autre en passant par le sommeil et le rêve ? Cette question nous vrille et nous taraude tout au long du récit, nous poussant à tourner les pages pour connaître la suite du récit, guettant un indice, une phrase, une anecdote pouvant nous mettre sur la voie de la vérité.
    Il y a également de très bonnes trouvailles dans cette histoire, dont celle du Bateau-Pierre, œuvre architecturale aux pièces changeantes et mouvantes d'un ingénieur délirant - ancien patient du clinicien Joachim Traumfreund qui la lui transmet en remerciement de ses soins - une immense maison perdue et totalement isolée dans les montagnes et dans laquelle vont se retrouver les protagonistes.
    Au final, un premier roman touffu, ambitieux, qui ne fait pas dans la facilité mais qui se perd quelquefois, ne manquant certes pas de qualités sans pour autant être dénué de certains défauts. Un premier roman qui n'a peut-être par soulevé chez moi une adhésion sans réserve mais qui m'a intriguée et fait passer un bon moment de lecture. L'auteur est jeune et cela se sent. Mais il a sans conteste du talent, et je suis bien curieuse de découvrir la suite de son œuvre lorsqu'il gagnera en maturité (l'auteur n'a que 26 ans après tout) et en simplicité, dans le bon sens du terme.
    S'il fallait lui attribuer une note, ce serait 3,5/5

    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-les-veilleurs-de-v..
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    • Livres 5.00/5
    Par Malaura, le 14 juillet 2011

    Malaura
    Après avoir tué trois personnes dans la rue, Oscar Waldo Nexus s'est endormi sur les cadavres...
    Une acte insensé dont personne n'arrive à comprendre les mobiles.
    Chargés d'éclaircir les raisons profondes du tueur, le policier Paulus Rilviero et le psychiatre Joachim Traumfreund décident de s'isoler avec Nexus, dans un bâtiment en plein coeur de la montagne.
    Au fil des jours, ils découvrent que Nexus vit dans son sommeil une vie parallèle où il rejoint un monde onirique: le Séabra...
    Ce projet ambitieux d'un auteur d'à peine 26 ans dont qui plus est, c'est le premier roman (!), est mené avec une telle assurance, une telle aisance, une telle originalité et un tel esprit créatif, qu'on ne peut que se laisser embarquer dans cette histoire dense et captivante, tout à fait subjugante malgré sa longueur.
    Réflexion sur la place indispensable de l'imaginaire dans notre société enchaînée au réel, "Les veilleurs" est un livre remarquable d'intelligence qui nous mène par le bout du nez.
    On en sort pétri d'admiration. Tout simplement bluffant.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Aldus, le 01 mars 2010

    Aldus
    Grosse déception, au bout de 150 pages, je me suis décidé à lâcher. Des pages et des pages où il ne se passe rien, pas d'intrigue, pour un polar c'est raté, pour un essai philosophique j'attendais toujours... Emmener son lecteur dans un livre ambitieux comme celui-là, il s'agit d'être à la hauteur de ses ambitions, vraiment dommage.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Serge Sanchez pour le Magazine Littéraire

    Malgré des apparences trompeuses, Les Veilleurs se révèlent vite d'une portée plus ambitieuse que celle d'un thriller de série B. L'officier de police Rilviero est désigné pour mener l'enquête sur un étrange t... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par Reka, le 13 janvier 2011

    C'est des livres que je tiens l'intelligence que j'ai. La faculté de parole, à ma naissance, j'en étais tristement dépourvu. Ça m'a rendu la vie gênante aux entournures : les gens se disant qu'à trente ans vous devriez savoir parler, ils s'estiment en droit d'attendre ça de vous. Moi je connaissais la langue, bien sûr - mais pas les pièges, pas les passages secrets qui courent sous le territoire du Verbe, tout ce qu'on saisit à demi-mots, tous les doubles fonds qu'on ne dit pas mais qu'on n'en pense pas moins. A tourner des centaines de pages pendant que le jour se levait, j'ai fait ce que j'ai pu pour rattraper mon retard. Les livres ont certains avantages : ils ne cherchent pas à s'imposer ; la parole y attend en silence qu'on l'incite à sortir, jamais elle ne vous sautera dessus comme risquent toujours de le faire les hommes. (p. 60-61)
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  • Par Katherine, le 21 septembre 2010

    À en croire la très bonne parole, il faut que je sois fou. Ils ont réfléchi toute la nuit derrière des portes closes, et maintenant que la fatigue a fini par les mettre d'accord, ils peuvent le dire sans aucun risque de se tromper : c'est ça. L'un deux monte au créneau pour défendre cette position. Le pauvre est mal barré. Pour rien au monde je n'échangerais nos places. (page 11, premières phrases du roman)
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  • Par Reka, le 18 janvier 2011

    "On ne tue pas sans mobile", avait martelé Drake quatre ans auparavant. Et pourtant ! Rilviero avait suffisamment pratiqué le massacre de fourmis pour savoir qu'il n'en fallait pas non plus beaucoup... Fichez un pétard dans la masse des brindilles, attendez quelques secondes, et vous aurez Hiroshima. Dirigez le jet d'eau vers ce trou de muret où les cohortes noires disparaissent et c'est le Déluge sans Noé et sans Arche. On admet communément que les enfants sont cruels. On suppute : c'est par manque d'empathie. Avant de conclure, l'air fier : être adulte, c'est savoir se mettre à la place des autres. Rilviero songeait lui qu'il n'y avait aucune méchanceté là-dedans. Les enfants ne faisaient que laisser libre cours à un empirisme plus inhibé chez les adultes : voir ce que ça va donner ; pas seulement se représenter la chose, mais voir de ses yeux ; faire l'expérience de la puissance humaine face à l'extrême fragilité du monde environnant. Est-ce que c'était encore ce qu'on appelle des mobiles, ça? Il s'imaginait la Terre comme une vesse de loup posée sur un chemin au pays des Titans, et puis la fin de tout, un gosse qui la dégomme sans trop savoir pourquoi. Coup de pied. Myriade de poussières. Rideau. (p. 141)
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  • Par sentinelle, le 16 novembre 2009

    Plusieurs personnes intelligentes affirment que l’homme n’est pas une chose en soi mais une histoire qu’il se raconte à lui-même. On pourrait de la sorte construire sa vie par la parole. Je n’ai aucun moyen de savoir si cette proclématie est vraie. Si je décide de l’admettre, ça me laisse de la marge : je suis un homme capable de parler longtemps, de mettre sur pied des dizaines d’histoires minuscules ou de leur servir le Grand Récit. Je ferai de Nexus ce que je souhaite, jamais ce qu’ils attendent de moi. Avouons : je m’y suis pris très en avance. J’ai déjà commencé.
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  • Par Katherine, le 21 septembre 2010

    Voir si les machines machinent avant de se demander... si le dormeur rêve... ou si le rêveur ment. Une comptine. On pourrait enchaîner : dormeur rêve, rêveur conte, conteur ment, menteur tue, tueur pleure, pleureur meurt, mourant dort... (page 257)
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