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ISBN : 2914373813
Éditeur : Symétrie (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

J'arrive de Tokyo. Retour dans le caveau familial. Je ne suis qu'amour et j'ai un petit mot gentil pour tout le monde. Le radiateur du couloir, le placard encastré, le clou auquel j'accroche mon trousseau de clefs. Je suis quelqu'un de très organis&... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 4.00/5
    Par chroniquesassidues, le 06 octobre 2011

    chroniquesassidues
    Le narrateur, un contrebassiste professionnel, voyage de Tokyo à Deauville au gré des contrats et concerts. Sa vie n'est pas de tout repos mais heureusement qu'il est entouré de ses « amis » : Marie-Sophie la cafetière, Francis le grille-pain et surtout, Denise sa contrebasse, compagne fidèle avec laquelle il partage son lit. Un jour, son agent l'appelle pour un remplacement au casino de Deauville. Il y rencontre Mélanie, c'est le coup de foudre réciproque, du moins le croit-il…
    Le coup de foudre est une réminiscence du futur, une vision prémonitoire que les cellules perçoivent avant le cerveau. Je sais que c'est elle et ça me fait une drôle d'impression. Je vais finir ma vie avec cette femme, c'est à la fois simple et vertigineux. Je me demande ce qu'elle prend le matin, thé ou chocolat ?
    Entre répétitions du concert et histoires d'amour, le narrateur nous emmène dans son univers loufoque, déconnecté du monde réel. Il interprète les faits à sa manière et voit des signes là où il n'y en a pas, ce qui donne fait du texte un récit comique, burlesque. Pourtant le récit est très réaliste, voire terre-à-terre : une pizza devant la télévision, un portefeuille oublié, un lit plein d'acariens. Mais Hervé Mestron introduit des éléments surprenants dans la vie du narrateur à travers des objets qui prennent vie (un frigo qui râle, un ouvre-boîte qui prétend être autiste…). le « personnage » le plus original est sans nul doute Denise la contrebasse, jalouse et possessive, qui voit d'un mauvais œil l'arrivée de Mélanie dans la vie du narrateur.
    J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce texte, assez court, d'Hervé Mestron. J'ai souvent souri devant son écriture simple et ses références actuelles (Ikea, Casino, Dim etc.). Pourtant, tout n'est pas comique dans ce récit : Hervé Mestron y fait aussi une réflexion sur la solitude du musicien, qui voyage à travers le monde car « On ne joue pas une symphonie de Beethoven seul sur son canapé ». La fin, très inattendue, est carrément morbide. Au niveau du rythme, le texte gagne à être court, car plus long, il deviendrait peut-être un peu lassant. Hervé Mestron allie à merveille l'humour noir et le burlesque dans un texte tragi-comique qui mérite vraiment le détour.
    La décapoute fait partie de la série « le Musicos », qui regroupe d'autres textes d'Hervé Mestron, alliant musique et humour autour du personnage du contrebassiste et publiés aux éditions Symétrie. Je pense bien me les procurer !
    Sur l'auteur : Hervé Mestron est musicien, auteur de romans, polars et livres pour la jeunesse, scénariste et auteur de fictions pour France Inter. Plus d'informations sur son site.


    Lien : http://leschroniquesassidues.blogspot.com/2011/10/la-decapoute-dherv..
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Citations et extraits

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  • Par chroniquesassidues, le 06 octobre 2011

    Douce nuit tisanière. Les meubles chuchotent entre eux. Une langue sourde, âpre, une musique de pieds de table. Un mélange de néerlandais et d'auvergnat. le parquet craque alors que personne, pas même mon regard, ne marche sur les lattes de bois. Et lorsque le lustre se met à remuer comme une pendule, une alarme se déclenche en moi. Attention, fantômes. Instinctivement, je cherche la main de Denise. Mais la place à côté de moi est vide. Ni tiède, ni froide, seulement glaciale. A travers le chant de cette maison hantée, j'ai l'impression d'entendre l'écho de mes agitations intérieures. Ceux qui ont trouvé l'âme sœur, même chiante, ne connaissent pas leur bonheur. Oh non. La solitude, c'est bien au soleil, avec des filles en bikini, mais dans le noir, sur un lit qui pleure en vieux français, c'est terrible.
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  • Par chroniquesassidues, le 06 octobre 2011

    J’arrive de Tokyo. Retour dans le caveau familial. Je ne suis qu’amour et j’ai un petit mot gentil pour tout le monde. Le radiateur du couloir, le placard encastré, le clou auquel j’accroche mon trousseau de clefs. Je suis quelqu’un de très organisé. Un compliment, une caresse, pour moi ce n’est pas grand-chose, pour eux c’est tellement important. Je suis accueilli en héros. Je suis le seul dans cette maison à entrer et sortir avec une sorte d’autonomie parfaite, cela force le respect.
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