> Estelle Roudet (Traducteur)

ISBN : 2020849569
Éditeur : Editions du Seuil (2006)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Après le succès des Soldats de l'aube, Grand prix de Littérature policière 2003, Deon Meyer nous invite à une superbe course poursuite à travers une Afrique du Sud toujours en proie à ses vieux démons. Véritable force de la nature, " P'tit " Mpayipheli fut un agent des ... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par BMR, le 11 novembre 2007

    BMR
    Après Les Soldats de l'aube, lu il y a quelques années (c'était avant l'éclosion de la blogoboule), voici L'âme du chasseur du même auteur sud-africain : Deon Meyer.
    C'est écrit à l'américaine, vite fait bien fait, comme un scénario pour Hollywood.
    On est donc bien loin des polars littéraires comme ceux que nous avons pu découvrir avec Mankell, Connelly, Indridason et d'autres, et le style relève plutôt du roman de gare, de plage ou de TGV.
    Mais tout l'intérêt de ce bouquin (et il est d'un grand intérêt) vient du contexte dans lequel se déroule l'intrigue : l'Afrique du Sud d'après Mandela, l'Afrique du Sud d'aujourd'hui, celle d'après le 11 septembre 2001.
    Les services de renseignement du nouveau régime (un nouveau régime qui peine encore à se mettre en place) livrent bataille alors que les plaies de la guerre civile sont encore bien loin d'être refermées.
    Et l'on devine derrière tout ça que d'autres (CIA, extrêmistes islamistes, ...) se font un malin plaisir à soufller sur les braises.
    L'intrigue de base est plutôt simple (pour Hollywood sans doute !) : pour aider un ancien ami, un grand black, ancien militant (doux euphémisme) désormais rangé, se trouve embringué dans le convoyage de renseignements explosifs. Il se retrouve vite pourchassé par divers rapaces et enfourche une BMW GS avant de traverser tout le pays et le roman raconte cette course-poursuite à moto (l'auteur n'a peut-être pas une âme de chasseur mais assurément une âme de motard).
    Mais P'tit (c'est l'ancien nom de guerre du héros) n'aime pas qu'on le chatouille quand il veut rendre service et il va vite retrouver ses anciens réflexes (c'était un ancien tueur à la solde du KGB).
    Même si c'est plutôt bien ficelé, il n'y a pas là de quoi se triturer les méninges.
    Du moins de ce côté.
    Car ce n'est pas tout et au fil des pages et des flash-backs on découvre tout un monde : celui d'une Afrique du Sud plutôt méconnue, les accointances entre les services secrets d'ici ou d'ailleurs, les luttes raciales d'hier (Boers, Anglais et Xhosas) auxquelles répondent les intrigues intestines d'aujourd'hui.
    Et c'est passionnant.
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    • Livres 5.00/5
    Par urbanbike, le 04 janvier 2009

    urbanbike
    Commencé un soir du dernier week-end, j'ai eu du mal à ne pas poursuivre au delà des 200 premières pages, trahi par ma fatigue… le petit déjeuner expédié le lendemain matin, je me suis réfugié à nouveau sous ma couette pour terminer les 480 pages de ce polar haletant de bout en bout…
    Difficile de résumer ce type d'ouvrage car c'est toujours dévoiler trop d'informations que le lecteur potentiel doit impérativement découvrir seul. Je ne connaissais pas Deon Meyer mais ce gars là connaît bien son sujet et use d'un style particulièrement efficace, style salué par un autre monstre de cette littérature, Michael Connelly.
    Sans entrer dans les détails, c'est l'histoire d'un gars rangé des voitures qui accepte de jouer les messagers par amitié pour un autre gars en difficulté. Si le thème peut sembler éculé, sachez que cette histoire — écrite en 2002 — se déroule dans l'Afrique du Sud de l'après apartheid, que le héros de ce livre est un grand Xhosa noir dont on suit les tribulations dans ce pays qui a encore du mal avec la création d'une nation arc en ciel souhaitée par Mandela… D'autant que nombre de services secrets et mouvements politiques divers poursuivent des violents bras de fer à base de manipulations à tiroirs. Bon, le souci, c'est quand une opération commence à partir en vrille par la faute d'un gars qui, lui, n'a rien perdu de ses réflexes passés…
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    • Livres 5.00/5
    Par Chouchane, le 31 mars 2010

    Chouchane
    Un homme réfugié dans une vie anonyme, une grande âme cachée derrière la vie brutale d'un noir en Afrique du Sud. Une Afrique du Sud grandiose. Un polar qui sait mélanger tous les genres. Une leçon de vie et d'histoire sur la difficile émergence de la démocratie dans un pays à peine sorti de la ségrégation. Un suspens qui vous empêchera de fermer le livre avant la dernière page et du regret quand vous l'aurez fermé.
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    • Livres 4.00/5
    Par toto, le 13 octobre 2010

    toto
    Thriller original se lisant aisément. Il ressemble d'ailleurs plus à un scénario de cinéma qu'à un roman.
    Le principal intérêt de ce livre vient du contexte dans lequel se déroule l'intrigue : l'Afrique du Sud d'après Mandela, celle d'après le 11 septembre 2001 (une histoire peu connue). La difficile émergence de la démocratie dans un pays à peine sorti de la ségrégation.
    Pour l'histoire elle même, elle se résume à une poursuite à moto banale, sans véritable suspens. Il y flotte comme une odeur de déjà vu.
    Par contre le personnage principal est particulièrement bien campé et son histoire et son évolution personnelle sont le deuxième intérêt de cet ouvrage
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    • Livres 3.00/5
    Par iti1801, le 23 novembre 2010

    iti1801
    L'âme du chasseur, Deon MEYER Après l'Algérie l'année dernière, grâce au défi littérature policière sur les 5 continents, cette fois cap à l'extrême-sud du continent africain avec la découverte de Deon MEYER, auteur connu de best-sellers (comme on dit en bon français) mais que, pour ma part, je découvre.
    L'histoire est assez simple : celle d'un homme rattrapé par son passé d'ancien tueur à gages. L'écriture aussi. C'est la première fois que j'ai l'impression de « voir » un polar comme on regarde un film. Car on se croirait véritablement dans un film avec cette écriture nerveuse et abreuvée de rapports en tout genre des différents services qui ne laisse aucune minute de répit. Et c'est bien ce qui m'a gêné un peu au début… Ai-je été trop abreuvé de Conan Doyle et d'Agatha Christie dans ma jeunesse ? Suis-je trop « classique » dans mes lectures ? Allez savoir. Toujours est-il que j'ai bien failli ne pas poursuivre…
    Mais, comme l'histoire se passe en Afrique du Sud, pendant la période qui suit juste la fin de l'apartheid, j'ai été pris par le virus de l'Histoire (aussi bien la grande que la petite) qui m'est si cher. Car, ce livre – même s'il reste une fiction – permet de se rendre un peu mieux compte des bouleversements qu'a occasionnés l'élection de Nelson MANDELA.

    Lien : http://www.iti1801.net/blog/2010/11/23/lame-du-chasseur/
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Citations et extraits

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  • Par coca, le 20 mai 2012

    Si seulement il pouvait contacter quelqu'un pour leur expliquer. Les terribles informations sur ce CD sont détruites , vos noirs secrets sont à l'abri et ne menacent plus personne, laissez-moi tranquille, laissez-moi aider un vieil ami et, après, laissez-moi rentrer chez moi.
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  • Par le_Bison, le 17 février 2012

    - Mais le nègre sait-il chanter ? avait lancé alors le copilote.
    - Evidemment, avait rétorqué Little Joe.

    Et c’est ainsi que les choses commencèrent, parce que alors le pilote ajouta : « Prouvez-le ». Little Joe Moroka leur décocha un sourire éclatant dans l’obscurité. Il allongea le cou, redressa la tête comme pour libérer ses cordes vocales et le chant éclata, enflammé et puissant, Shosholoza, quatre notes de pur baryton pleines de bravoure.

    Thobela Mpayipheli ne pouvait suivre la conversation depuis le pont, mais le premier chant des deux pilotes était parvenu jusqu’à lui et qu’il ne soit pas particulièrement amateur de musique ne l’empêcha pas d’en éprouver du plaisir, malgré sa situation, malgré les circonstances. Et, tout à coup, il entendit la première phrase de l’hymne africain et dressa l’oreille, sachant qu’il assistait à quelque chose de rare.

    Little Joe lançait les notes dans la nuit comme un défi. Deux autres voix se joignirent à lui, que Mpayipheli ne put identifier. La mélodie gagna en signification, en émotion, en nostalgie. Puis ce fut encore une voix de ténor, celle de Cupido, sonore et haut perchée comme une flûte, qui flotta un instant au dessus des autres avant de trouver sa place. Zwelitini apporta la touche finale en ajoutant discrètement sa voix de basse à l’ensemble, de sorte que les quatre voix formèrent une trame de velours pour la mélodie de Moroka, s’entremêlant les unes aux autres au grè des gammes. Ils chantaient sans hâte, portés par les rythmes paisibles de tout un continent et les bruits de la nuit cessant, le veld silencieux accueillit le chant, l’Afrique ouvrit les bras.

    Les notes envahirent Thobela, l’arrachèrent au pont, lui firent lever les yeux sur la trouée d’étoiles qui se trouvaient dans son champ de vision, il entrevit un monde de Noirs, de Blancs et de métis vivant dans une harmonie encore plus parfaite, un monde de possibilités fantastiques et laissa l’émotion, infime et d’abord retenue, éclater, tandis que la musique emplissait son âme.
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  • Par toto, le 13 octobre 2010

    - Celui dont ils n'arrêtaient pas de parler, c'était Marion Dorffling. CIA. Une légende. Trente ou quarante éliminations. Stupéfiant. C'était une drôle d'époque, une drôle de guerre. Et Umzingeli l'a eu. Il l'a débusqué et l'a suivi pendant des semaines.
    Il sourit avec une nostalgie pleine d'affection.
    - C'était mon idée, Umzingeli. Le chasseur. Son nom de code.
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  • Par iti1801, le 23 septembre 2010

    Peut-être l'Afrique du sud était-elle maudite, pays où la main de Dieu avait dérapé, pays où Il avait renversé la corne d'abondance - montagnes et vallées verdoyantes, hautes herbes ondulant à perte de vue, métaux précieux, pierres inestimables, minéraux. Puis Il avait contemplé son oeuvre et s'était dit : qu'il en soit ainsi, une épreuve, une tentation, j'assoifferai les gens d'ici, je les laisserai quitter l'Afrique et le nord des Blancs et verrai ce qu'ils font de ce paradis.
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  • Par iti1801, le 23 septembre 2010

    Il avait vu les sculptures, les silhouettes familières de mères et d'enfants, la rangé de petits hippopotames et d'éléphants en ivoire bien alignés, un condensé d'Afrique pour salons occidentaux, Afrique édulcorée et apprivoisée, les plaies du continent noir pansées à coups de bandages capitalistes immaculés, les langues des gens et leur culture résumées en quelques masques de bois aux expressions hideuses et quelques minuscules figurines d'ivoire opalescent.
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Vidéo de Deon Meyer

Sur la trace de Deon Meyer 2/2 .
"A la trace" (éd. du Seuil) est le septième roman noir du Sud-Africain Deon Meyer en France. C'est aussi son plus abouti. Rue89 l'a rencontré. A voir sur http://www. rue89.com











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