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ISBN : 2020053810
Éditeur : Seuil (30/11/-1)

Note moyenne : 4.58/5 (sur 12 notes)
Résumé :
"Quelle est l'histoire la plus courte ? — le socialisme — Et la plus longue? — Le chemin vers le socialisme." Courtes ou longues, ces histoires recueillies auprès de dissidents et d'étrangers sont comme du vitriol sur la langue de bois des bureaucrates des pays de l'Est et font autant réfléchir que plusieurs tomes sur le sujet.
Cet humour est non seulement libérateur mais subversif : pour l'oppresseur, l'éclat de rire de la victime est plus inquiétant que ses... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Luniver
29 mars 2013
★★★★★
★★★★★
Quoi de mieux que d'analyser un système par ses histoires drôles, quand on sait qu'elles peuvent mener en camp de déportation pour « propagande antisoviétique », « non-dénonciation de propagande antisoviétique » ou « avoir souri de manière antisoviétique en écoutant une anecdote » ? Chacune à leur manière, elles témoignent que les ouvriers, désabusés, voire désespérés, n'étaient plus dupes des promesses grandioses et des espoirs de bonheur et d'égalité que leur assuraient leurs dirigeants.
Même si certaines références m'ont échappées, ce petit recueil se révèle finalement aussi éclairant qu'un long cours d'histoire.
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gill
16 octobre 2012
★★★★★
★★★★★
C'est un procédé inattendu mais original que de tenter de définir une société par les blagues qu'elle véhicule.
Les deux auteurs de ce fascicule ont, en 1978, recueilli auprès d'exilés russes, de dissidents et d'étrangers connaissant bien la Russie soviétique, toutes les blagues et plaisanteries qu'ils ont jugées significatives de l'état de ce grand pays emmené par le soviet suprême vers un avenir fait de bonheur et de planification.
Il faut, aujourd'hui, bien sûr se projeter trente ans en arrière pour savourer dans un premier temps cet humour souvent dérisoire et désespéré. Mais passé ce moment et que le sourire s'efface, l'ensemble forme autant un réquisitoire contre un régime oppressif qu'un plaidoyer magnifique pour la liberté que le peuple russe attendait avec une impatience craintive.
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madameduberry
13 avril 2014
★★★★★
★★★★★
Efficacité garantie.
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erenoult
12 juillet 2012
★★★★★
★★★★★
Incompréhensible quand on est né postérieurement à 1975... Extraordinairement drôle quand on est né avant !
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver28 mars 2013
L'inspection annoncée dans une école de Zagreb préoccupe tous les esprits. Les instituteurs chapitrent les enfants et leur font un dernier rappel des connaissances politiques de base. Arrive l'inspecteur qui, dans la première classe où il pénètre, annonce qu'il va interroger lui-même des élèves pris au hasard, et désigne un garçon au troisième rang.
— Comment t'appelles-tu ?
— Ivan, camarade inspecteur.
— Qui est ton père, Ivan ?
— C'est le camarade Tito, camarade inspecteur.
— Et qui est ta mère ?
— C'est le Parti, camarade inspecteur.
— Très bien. Quand tu seras grand, qu'est-ce que tu veux être dans la vie ?
— Orphelin, camarade inspecteur.
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LuniverLuniver29 mars 2013
Matriona, vieille paysanne « sans-parti et réactionnaire », sentant l'approche de la mort, réunit sa famille et demande qu'on appelle un pope. Une fois le prêtre chez elle, elle se confesse, reçoit les derniers sacrements puis exige de son fils aîné qu'il aille lui chercher le responsable local du Parti. Surpris, le fils s'exécute, revient avec le chef de cellule. Matriona le fait approcher de son lit et, devant toute sa famille, lui demande de l'inscrire au Parti. Le camarade, n'osant pas aller contre les volontés d'une mourante, l'inscrit au Parti, perçoit sa cotisation et lui remet sa carte. Dès qu'il a franchi le seuil de la maison, le fils aîné s'agenouille au bord du lit de sa mère et, des sanglots dans la voix, il lui demande :
— Oh, petite mère, pourquoi as-tu fait une chose pareille ?
— Vois-tu, Vassili, puisque quelqu'un doit mourir, il vaut mieux que ce soit un des leurs.
+ Lire la suite
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LuniverLuniver29 mars 2013
Quel conseil peut-on donner à un intellectuel ?
D'abord, ne pas penser. S'il ne peut s'en empêcher, de ne pas parler. S'il ne peut s'en empêcher, de ne pas écrire. S'il ne peut s'en empêcher, de ne pas signer. S'il ne peut s'en empêcher, de ne pas s'étonner.
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ArakasiArakasi16 novembre 2013
Depuis la naissance du mouvement de dissidence en Union soviétique, la police a changé ses méthodes. Désormais les policiers se déplacent uniquement par trois. Un qui sait lire, un qui sait écrire et le troisième pour surveiller ces dangereux intellectuels.
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LuniverLuniver31 mars 2013
— Comment est mort Maïakovski ?
— Maïakovski s'est suicidé. Il a mal pris le tournant de 1927 et n'a pas compris les changements nécessaires.
— Et quelles furent ses dernières paroles ?
— Ne tirez pas, camarades.
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