ISBN : 9782702141281
Éditeur : Calmann-Lévy (2010)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Ian, Samuel, Anita, Richard. Comme les quatre couleurs d’une palette pop, entre blondeur et désespoir, rose fluo et noir total. Obsessionnels et délirants, euphoriques et tourmentés, ils tentent de trouver leur équilibre, un pied dans la vie, l'autre au-dessus du gouffr... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par Marielino, le 02 octobre 2010

    Marielino
    C'est une lecture qui agit comme une spirale, infernale: sans s'en rendre compte, le lecteur glisse vers les abîmes intérieurs de ces personnages en dérive, névroses livrées à nu. On ne sait pas où on va, mais on y va. … dans le mur. Ces personnages se baladent dans leur vie, qui n'est plus vraiment leur, ils survivent en fait, d'échecs en échecs. Ils ne sont plus maître de leur vie. Et le lecteur assiste à leur débâcle. Sans compassion. On pourrait penser que cette société, tant montrée du doigt (dans le roman également), est responsable de leurs déboires, de leur « non être ». Mais non! Ces personnages sont simplement bouffis d'orgueil, ou d'arrogance, engoncés dans leurs a priori et préjugés, trop sûrs d'eux pour ouvrir l'œil et voir vraiment le monde. Cyniques, désabusés, désenchantés. Égoïsme quand tu nous tiens! A s'en rendre malade…

    Lien : http://les-carabistouilles.fr/2010/09/patrick-olivier-meyer-nevrospi..
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    • Livres 4.00/5
    Par antigoneCH, le 25 août 2010

    antigoneCH
    Voici un roman très étrange, déjanté, mais vraiment bien écrit, qui nous agrippe par le bras malgré soi. Il est Pop, oui, et moderne aussi, surprenant, curieusement enthousiaste et désenchanté, rempli de contrastes. Il a cette faculté de créer profondément le malaise et de rester pourtant attachant. Nous passons d'un personnage à un autre sans qu'aucun destin ne se croise, et il apparaît très vite à la lecture que Patrick Olivier Meyer mène bien sa barque, drôlement bien pour un premier roman. Peut-être un auteur à suivre de près...

    Lien : http://antigonehc.canalblog.com/archives/2010/08/18/18645878.html
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Citations et extraits

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  • Par Marielino, le 02 octobre 2010

    Je visualise tout ce qui se passera d’ici à une heure. Les rails de coke dans les toilettes, les jambes écartées dans les toilettes, le type qui vomit dans les toilettes, le tout baigné de lounge music. Dans cet endroit design et spacieux presque aussi chic que chez ma sœur, les miroirs me réfléchissent à l’infini. Anita Johanssen fragmentée, comme explosée en une multitude de faisceaux. Blush, eye-liner, rouge sur les lèvres et body échancré sorti du sac. Je l’enfile, mes seins ne font plus qu’un avec le textile. Pas un atome de graisse, des jambes de déesse. Une brune me fusille du regard. Si tu me mates dans la glace, tu verras soit une fille que tu rêverais d’être, soit une fille que tu rêverais d’avoir. C’est moi. Le building blond.
    [...] Moi et ma mèche vampire, XXL, inaccessible. Top bandante. Vous la langue pendante, les yeux sortis de leurs orbites. Moi, l’astre géant, incandescent, la tornade blonde dévastatrice. Vous, petits hommes de rien du tout soumis à ma puissance capillaire.
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  • Par Marielino, le 02 octobre 2010

    La musique a été reléguée au second plan depuis longtemps. Quand les Beatles ont débarqué aux États-Unis avec leurs coupes au bol et leurs refrains à la louche, Elvis a compris que c’était fini. « She loves you, yeah yah yeah! », matin, midi et soir à la radio, forcément tu chopes des kilos. Le groupe majeur de demain? Un groupe qui ne jouera aucune musique. D’aucun instrument. Tout dans l’attitude. A la fin des années 70, les punks jouaient comme des quiches, mais ils jouaient encore. Demain, plus de musique, plus de chansons, plus de refrains, plus rien. Juste l’attitude, mec. Occuper la scène, l’arpenter dans tous les sens, gesticuler et rien qu’avec son corps, déclencher l’hystérie collective, la convulsion des masses. Looké à mort dans de nouvelles matières. Le charisme, man. Rollin’ & Rockin’. Tout dans la gestuelle. La main dans les cheveux, le bassin en feu et stop la musique. La musique pollue.
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