ISBN : 2221123263
Éditeur : Robert Laffont (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Onze portraits percutants qui aident à décrypter le paysage. Arnaud Montebourg, François Hollande, Marine Le Pen, Martine Aubry, Dominique Strauss Kahn, Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, Dominique de Villepin, François Fillon, l'auteur s... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 24 septembre 2011

    Bigmammy
    Après « Portraits crachés » de Denis Jeambar, voici une nouvelle galerie de portraits , tout aussi vitriolés.
    Son auteur, Philippe Meyer, est l'animateur de « l'Esprit public », l'une des meilleurs émissions de France Culture ( chaque dimanche, de 11 heures à midi, après la messe). Il a aussi été candidat aux Municipales de 2008, dans le Vème arrondissement de Paris, sous l'étiquette MODEM.
    Il a ses têtes, Philippe Meyer, ou plutôt il les coupe. Il tourne en ridicule Dominique de Villepin, Nicolas Hulot et Arnaud Montebourg. Il dénonce la duplicité de Martine Aubry et Jean François Copé. Il ne fait pas grand cas d'Eva la Norvégienne, de Marine l'héritière et de Mélenchon-Fenouillard.
    Mais ce portraitiste assassin entretient deux canaris, des gens sérieux et travailleurs, entourés d'amis intelligents et fidèles, capables de les aider à bien gouverner au centre (droit et gauche) : il s'agit de nos deux François, Fillon et Hollande. Là, « Sanguines » ne cache pas son parti-pris
    Et Royal dans tout cela ? Et Bayrou ? pas un mot, comme s'ils étaient recouverts d'une couche de cendre.
    Alors me dites-vous, et Sarkozy ? et DSK ? Notre auteur fustige l'hyperactivisme brouillon du Président sortant, et, dans un chapitre écrit avant le tsunami du 14 mai, le tout-communication de Strauss Kahn. Mais il ne les tient pas pour perdus, loin de là, parce qu'ils répondent à certaines de nos demandes fondamentales. Voir l'excellente formule : « Il ne faut pas craindre Sarkozy en soi, il faut craindre Sarkozy en nous ». .
    Tout au long de ces deux cent pages, vous passerez de bons moments, car c'est un livre très ludique, et au fond très utile pour faire son choix en 2012 ; même si le style est parfois un peu lourd –on retrouve les phrases ampoulées qui émaillent les transitions de l'Esprit public-, il y a des formules qui font mouche (Fabius « madérisé », la chevauchée des mots de Dominique de Villepin). A lire, donc, si vous aimez la politique.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • LeMonde , le 09 novembre 2011
    Pointe sèche, eau-forte ou sanguine, la technique employée par Philippe Meyer pour croquer nos grands animaux politiques peut varier. Mais le résultat est toujours réjouissant, sinon pour ses modèles, du moins pour ses lecteurs. Qu'il s'agisse d'esquisses rapides ou de portraits plus fouillés, on retrouve un oeil, un coup de crayon, une patte qui font le charme acide de ce bestiaire.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Bibliobs , le 09 novembre 2011
    On a déjà lu ça, diront les blasés. C'est vrai. Et alors ? Meyer a un style et un art, surtout de la chute, qui n'appartiennent qu'à lui. Dans le cheptel des commentateurs politiques et des portraitistes de cour, il s'est placé résolument à l'opposé d'Alain Duhamel et de Michel Drucker. Comme le chantait Berthe Sylva, une contemporaine de Cécile Sorel, c'est un mauvais garçon.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs






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