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> Estelle Roudet (Traducteur)

ISBN : 2020977699
Éditeur : Editions du Seuil (2010)


Note moyenne : 3.99/5 (sur 125 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Le Cap. 5h36 : une Américaine monte la côte de Lion's Head en courant, traquée. 5h37 : l'appel réveille l'inspecteur Griessel. Il y a eu meurtre. Une femme. 7h02 : Alexa Barnard découvre le cadavre de son mari volage. 9h00 : Griessel comprend que former une ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 07 août 2014

    carre
    13 heures est un polar rondement mené. Des personnages plutôt bien campés, à l'image de Benny Griessel, flic brillant, ex alcoolique, qui espère bien retrouver le chemin du cœur de l'être aimé.
    Deux enquêtes à résoudre en 13 heures, Benny et ces collègues ont de quoi faire, l'une d'elle consistant à mettre la main sur la jeune Rachel Anderson citoyenne américaine, avant une bande de tueurs sadiques, l'autre de découvrir le meurtrier d'un producteur de musique, dans une Afrique du Sud postapartheid, ou même si la réconciliation est en marche, la route parait encore escarpée.
    Déon Meyer réussit un polar musclé, sans temps morts, l'adrénaline coule à flot dans les veines de ces personnages et dans les notre par la même occasion. Difficile de lâcher le bouquin tant le rythme est soutenu et les enquêtes passionnantes. D'une efficacité imparable. Meyer s'affirme comme un auteur incontournable de polar.
    Que Meyer et son flic Benny soit bénis.
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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 19 août 2011

    caro64
    J'ai un peu tardé à lire le dernier roman de Deon Meyer. Parce que j'avais un peu peur d'être déçue, peut-être … Et bien, contrairement à d'autres fans de cet auteur sud africain, j'ai été aussi emballée par 13 heures que par les précédents romans.
    Bienvenue en Afrique du Sud. Bienvenue dans la ville du Cap qui semble au bord de l'implosion. Il est tôt, 5h36, et pourtant une femme court (on apprendra par la suite qu'elle est américaine) sur les hauteurs du Cap . Elle n'est pas la seule. Elle est poursuivie par 5 hommes qui en veulent à sa vie. 5h37, l'inspecteur Benny Griessel est réveillé par un coup de téléphone de son collègue Vusi (Vusumuzi Ndabeni) lui annonçant la découverte du cadavre d'une jeune fille retrouvée égorgée. 7h02: le corps d'Adam Barnard, grand ponte de l'industrie du disque, est découvert dans son salon par la femme de ménage ; sa femme est endormie face à lui, ivre morte, un pistolet à ses cotés. Il a reçu deux balles dans la poitrine. La journée commence, elle s'annonce longue et éprouvante. Elle va l'être. Alors qu'une course poursuite contre le temps s'engage dans les rues du Cap pour retrouver la touriste américaine, l'inspecteur Griessel se retrouve avec deux enquêtes à mener de front et très peu de moyens pour le faire. Sous ses ordres, une toute nouvelle équipe d'inspecteurs inexpérimentés originaires d'ethnies différentes. Tiraillé par l'envie de boire (cent cinquante six jours d'abstinence), obligé de jongler avec les exigences de chacun, il met toute son énergie en jeu, allant jusqu'à risquer sa vie pour sauver celle d'une inconnue.
    Dynamique, rythmé, accrocheur, le dernier livre de Deon Meyer est une petite merveille d'intrigue policière. le suspens est palpable, la traque haletante. Deux enquêtes se chevauchent, se superposent, s'entremêlent tout au long de cette journée menée à un train d'enfer. Impossible de lâcher le bouquin, surtout passé la moitié quand la course contre la montre est clairement lancée. Cela paraît banal, et on peut lire la même chose dans pas mal de thrillers. Détrompez-vous, c'est du grand art, du millimétré. Avec cette trouvaille géniale de faire du protagoniste principal un "mentor" obligé de courir pendant tout le roman d'une affaire à l'autre, d'une urgence à l'autre. Je vous promets qu'on referme le bouquin aussi fatigué que Benny !
    J'ai pu lire que Deon Meyer avait sacrifié le côté "sociologique" de ses romans précédents au profit d'un pur thriller. Je ne suis pas d'accord. A travers ce texte on assiste à une véritable réflexion sur l'Afrique du Sud. L'auteur observe avec précision et clarté la complexité d'un pays en pleine mutation sociale. Discrimination positive post-apartheid, adaptation des techniques policières "occidentales", réorganisation des effectifs selon les origines ethniques, pressions gouvernementales dans la résolution des affaires liées au tourisme… mais malgré cela, l'immense énergie qui se dégage des personnages tend à nous montrer une société en plein bouillonnement qui va de l'avant, qui cherche à retrouver ses marques et à se forger un avenir commun. L''aspect social est peut-être moins mis en avant que précédemment, mais il est là, bien présent. Non décidément, toujours aussi fort ce Deon Meyer.
    Alors oui, juste une bonne histoire, retorse à souhaits, juste des personnages attachants, touchants dans leurs faiblesses, leurs peurs, leurs failles, mais aussi leur honneur et leur dignité. juste un contexte aussi passionnant que maîtrisé, juste un sens du rebondissement impeccable. Oui, juste. Mais beaucoup, beaucoup de plaisir.
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    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 15 octobre 2010

    maevedefrance
    Treize Heures chrono en Afrique du Sud, au Cap et ses environs, voici ce que nous propose Deon Meyer. La journée commence à 5h36, pour l'inspecteur alcoolique africaner Benny Griessel, réveillé en sursaut par son téléphone portable. Au bout du fil, son collègue Vusumuzi Ndabeni, a un cadavre sur les bras : une jeune femme égorgée. Au même moment, une femme court à perdre haleine, poursuivit par des tueurs. La journée commence "fort" !
    En effet, Deon Meyer nous montre toute l'intensité de la vie de son pays. Il déroule son roman par courtes séquences narratives et démultiplie des scènes qui a priori n'ont rien à voir les unes avec les autres. Au fur et à mesure, le mystère se lève sur les personnages et les scènes éparpillées finissent par trouver toute leur place dans une sorte de tableau géant où sont dépeints à merveille les problèmes de la société sud-africaine post-appartheid.
    L'inspecteur Griessel Meyer découvre rapidement que la jeune femme égorgée était une touriste américaine, Erin Russell et qu'elle était accompagnée d'une amie, Rachel Anderson, qui fuit des tueurs, mais aussi la police ! C'est en tout cas ce qu'elle a confié à ses parents lors d'un coup de fil paniqué. le fait qu'il s'agisse d'un meurtre de touristes, américaines de surcroit, met toute la police du pays sur les dents : l'image de l'Afrique du Sud va encore être écornée alors que le tourisme est vital pour l'économie du pays ! Il faut donc absolument sauver Rachel et arrêter les meurtriers, il en va de "l'intérêt national" car le tourisme c'est "les devises, les créations d'emplois. C'est [la] plus grosse industrie et [le] principal moyen d'améliorer [les] conditions de vie". Donc on n'hésite pas à appeler des renforts et à mettre l'inspectrice de province zoulou Mbali Kaleni sur l'affaire, d'autant, que Adam Barnard, pdg d'une maison de disques, a été retrouvé mort chez lui. Il y a donc de quoi faire pour redorer l'image de marque du pays.
    Seulement voilà, les rivalités ethniques, les jalousies ne manquent au sein de la police sud africaine et c'est avec douleur que l'on assiste aux réflexions racistes du collègue métisse de Mbali Kaleni, l'inspecteur Fransman Dekker, pour qui la "discrimination positive" post-appartheid est mal vécue, "parce qu'ils mettent les négros avant" , et que lui est "réduit à l'état de statitstique, d'autant plus que le commissaire n'a d'yeux que pour ces "foutus Xhosas". Pourtant toute l'équipe policière déployée est sympathique aux yeux du lecteurs car ils ne ménagent pas leur temps ni leurs forces, quitte à mettre leur vie en jeu. Et c'est ensemble qu'ils arriveront à avancer sur les différentes affaires qui leur sont confiées, sous la houlette de Benny Griessel, un Blanc un brin philosophe, tout comme le vieil homme historien, qui cache Rachel pour la sauver des tueurs, une sorte de mémoire sud-africaine qui explique que les Afrikaners ont, selon lui, vécu des épreuves similaires à celles des Noirs, mais qu'ensuite ils se sont relevés mais ont été corrompus par le pouvoir, comme le gouvernement noir est en train de l'être.
    Car la corruption - et donc les traffics - ne manque pas, en effet. C'est bien là que nous mèneront les différentes enquêtes : celles du meurtre d'Adam Barnard, celles des meutriers d'Erin Russell et poursuivant de Rachel Anderson. Et c'est avec effroi que l'on découvre une certaine vérité sud africaine, une certaine image qui n'est pas tout à fait fausse... Mais heureusement, avec des policiers et des citoyens capables de surmonter les tensions ethniques, le problème de langues et d'accents (particularité de la prononciation afrikaner, entre autres, mais quelle belle trouvaille pour l'intrigue !), on se dit que l'Espoir est là.
    J'ai vraiment apprécié cette peinture sud-africaine qui allie intrigue policière et étude sociologique, dans un style simple, direct et incisif. L'incursion dans le monde musical sud-africain était également fort sympathique.
    C'est le premier roman que je lis de Deon Meyer et sans doute pas le dernier !
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    • Livres 4.00/5
    Par le-mange-livres, le 30 mai 2013

    le-mange-livres
    Rachel court. Elle court depuis des heures pour échapper à une bande de tueurs déterminés, omniscients et infatigables. A la même heure, la police découvre le corps d'une touriste américaine égorgée, son sac à dos dérobé. Quelques minutes plus tard, c'est Alexa Barnard, ex-star de la chanson afrikaner, qui se réveille d'une bonne cuite pour se retrouver nez à nez avec le cadavre de son mari assassiné. Bref, une journée comme une autre qui commence pour la police du Cap et son enquêteur-phare, Benny Griessel.
    Mais Benny Griessel n'est plus tout jeune, et il a été placardisé, dans une fonction sans responsabilité où il encadre de jeunes officiers débutants."Le dégoût ça oui, il l'avait accompagné toute sa vie. Il était incapable d'expliquer pourquoi il ressentait sans cesse un tel dégoût envers toute chose, et, par-dessus tout, envers lui-même." Petit à petit, néanmoins, il parvient, expérience et intuition obligent, à dégager des relations entre les trois affaires.
    L'excellent Deon Meyer construit ici un thriller au rythme endiablé, minuté, où les minutes et les évènements s'enchaînent de manière saccadée, avec un suspense bien huilé et maintenu sur 500 pages, qui baladent le lecteur à l'ombre de Table Mountain, sur les pas d'un Benny Griessel hagard, écrasé par sa promesse faite au père situé à l'autre bout de la planète d'une jeune fille en fuite, et entretenant des rapports troubles avec l'alcool alors qu'il est abstinent depuis six mois ; bref, plus attachant que jamais.
    "C'est ça le problème avec ce pays, tout le monde se plaint, personne ne veut rien faire, personne ne veut oublier le passé."
    Au-delà du bon polar, 13 heures s'affirme aussi comme un miroir que se tend à elle-même la nouvelle Afrique du Sud, et la police, en voie de réorganisation profondes, est le théâtre des rivalités, des conflits et des tensions qu'engendre la construction et la recomposition de la société, notamment au travers de la politique de discrimination positive ou de la montée en puissance de la bourgeoisie noire. Sans angélisme, c'est bourdonnant, lucide, brutal et passionnant.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2013/05/13-heures-deon-meyer.html
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    • Livres 2.00/5
    Par nescio667, le 03 juin 2012

    nescio667
    Sur les hauteurs du Cap, une jeune américaine est poursuivie par plusieurs jeunes hommes, blancs et noirs. Ayant vu mourir son amie sous ses yeux et de la main du plus cruel d'entre eux, elle fait preuve d'énormément d'imagination pour fausser compagnie à ces chasseurs improvisés. Alors qu'elle semble avoir trouvé un refuge temporairement sûr, le soleil se lève sur la ville et le cadavre de son amie est découvert par la police. Il faudra un certain temps à l'inspecteur Benny Griessel pour se rendre compte qu'en plus du cadavre d'une jeune américaine, son équipe et lui devront bientôt prendre en charge le meurtre d'une deuxième touriste. A moins qu'il n'arrive à la retrouver avant ses poursuivants. Par ailleurs et pratiquement en même temps que le corps de la jeune touriste était retrouvé, un autre meurtre était signalé à la police : celui d'une important producteur musical de la ville. Puisque sa hiérarchie lui demande d'écoler la nouvelle génération d'enquêteurs fraîchement entrée en fonction, Benny Griessel, là aussi, aura un rôle un jouer.
    Le titre de ce dernier roman de l'auteur sud-africain Deon Meyer le dit : il faudra à Griessel et son équipe pas moins de Treize Heures pour élucider ces deux nouvelles affaires. Treize Heures que l'auteur mène tambour battant, ménageant son intrigue afin qu'aucun temps mort ne vienne en ralentir le rythme. le procédé est connu : en alternant les points de vue des divers intervenants qu'il nous restitue en une succession de scènes très courtes et extrêmement dialoguées, l'auteur, à l'image d'un réalisateur de films d'action hollywoodiens, s'assure la plus complète attention de son lecteur. Loin de se révéler manchot dans son art, Meyer prend soin de doter ses personnages de suffisamment d'épaisseur pour les rendre rapidement crédibles et attachants (même s'il n'évite pas certains poncifs en lestant Griessel de problèmes conjugaux et d'alcool par exemple) et de les inscrire dans un cadre socio-politique (l'après-apartheid et les inimités diverses subsistants entre blancs, noirs et métis). Sans pour autant toucher à une véritable originalité, '13 heures' ne prend pas ses lecteurs pour des porreaux et leur procure sans conteste un très agréable moment de lecture. Contrat très honorablement rempli donc!
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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 19 août 2011

    J’écris un livre. Je me suis juré que ce serait le dernier. C’est sur la reconstruction de l’Afrique du Sud après la guerre des Boers. Je l’écris pour les gens de mon peuple, les Afrikaners. Pour qu’ils se rendent comptent qu’ils ont traversé des épreuves similaires à celles que les noirs traversent de nos jours. Eux aussi ont été opprimés, eux aussi ont été très pauvres, sans terre, écrasés. Mais ils se sont relevés grâce à la discrimination positive. Et au fait de pouvoir jouer un rôle dans l’économie. Il y a de très grands parallèles.
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  • Par carre, le 04 août 2014

    Le crime n'a pas de visage, c'est une question de disposition, de milieu et d'occasion.

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  • Par kathel, le 27 juillet 2011

    Elle avait enlevé la bretelle droite puis la gauche, s'était tortillée pour entrer dans la cavité et avait tiré le sac derrière elle. Trois d'entre eux avaient franchi d'un bond le lit asséché de la rivière, à trois mètres de là, agiles, athlétiques et silencieux. Elle avait retenu son souffle brûlant en regardant le sang dégouliner de son menton sur les pierres. Elle était restée totalement immobile et avait fermé les yeux, comme si cela allait la rendre invisible.
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  • Par le-mange-livres, le 30 mai 2013

    Le dégoût ça oui, il l'avait accompagné toute sa vie. Il était incapable d'expliquer pourquoi il ressentait sans cesse un tel dégoût envers toute chose, et, par-dessus tout, envers lui-même.

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  • Par caro64, le 19 août 2011

    Si vous ne vous intégrez pas, personne ne le fera pour vous. C'est ça le problème avec ce pays, tout le monde se plaint, personne ne veut rien faire, personne ne veut oublier le passé.

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Vidéo de Deon Meyer

Sur la trace de Deon Meyer 2/2 .
"A la trace" (éd. du Seuil) est le septième roman noir du Sud-Africain Deon Meyer en France. C'est aussi son plus abouti. Rue89 l'a rencontré. A voir sur http://www. rue89.com








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