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ISBN : 2359660411
Éditeur : Editions Fei (2011)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Nankin, 13 décembre 1937 : l’armée japonaise envahit l’ancienne capitale de la Chine nationaliste. Viols, humiliations et exécutions arbitraires feront, en 6 semaines, plus de 300 000 victimes. Tiré d’un fait réel, ce récit poignant est conçu comme une enquête où fiction et témoignages vécus se mêlent pour mieux nous faire appréhender toute l’horreur de cette page sanglante de l’histoire chinoise.
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Villoteau
20 août 2012
Voilà une BD historique encartée dans une BD de reportage. En effet quelques pages au début, au milieu et à la fin nous emmène à suivre un avocat chinois qui désire voir reconnu par un tribunal japonais l'acte de diffamation qu'a constitué la publication en 1998 dans un livre révisionniste nippon d'un texte remettant en cause la véracité du témoignage d'une rare survivante de Nankin. Pour la majorité des pages il s'agit de vivre à travers les yeux de Xia Shuqin, alors âgée de huit ans, le Sac de Nankin, un épisode guerrier de décembre 1937 qui s'est déroulé dans la capitale de la Chine nationaliste. le massacre de Nankin a duré environ deux mois du 13 décembre 1937 et la fin janvier 1938 et près de 300 000 personnes y ont laissé la vie.
Soldats chinois prisonniers et civils chinois des deux sexes ont été massacrés et des femmes violentées pendant plusieurs jours. Quelques Européens jouèrent le rôle de ce que les historiens nommèrent de “juste“ ; il s'agit en particulier de l'Allemand John Rabe et de la missionnaire américaine Minnie Vautrin. le récit au passé se fait sans cartouche, n'est présent que le style direct dans des bulles. Cet album est en noir, rouge et sépia, il renvoie ainsi au lecteur l'importance d'une violence passée, le graphisme tire vers la caricature ce qui n'en rend que plus menaçant les agresseurs japonais. Avec un format à l'italienne le regard capte d'abord globalement les deux pages ce qui pousse l'esprit du lecteur à penser que les massacres vont se succéder les uns après les autres. Vues certaines scènes concernant en particulier l'usage de la baïonnette, l'ouvrage ne peut être conseillé qu'à un lectorat de plus de quatorze ans.
Voir l'article "Chine: 75 ans après le massacre de Nankin, Xia Shuqin vit toujours l'horreur" qui évoque le combat de cette survivante des massacres de Nankin contre le négationnisme nippon à
http://www.lepoint.fr/monde/chine-75-ans-apres-le-massacre-de-nankin-xia-shuqin-vit-toujours-l-horreur-10-12-2012-1549666_24.php
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DamienR
26 février 2012
  • 4/ 5
À l'occasion d'un procès au Japon, l'auteur nous fait vivre la période de l'invasion de Nankin (décembre 1937) par les troupes japonaises, jusqu'au mois de février qui suit : un massacre de 300000 chinois, qu'on peut qualifier de génocide. Cette histoire est évidemment très dure, les épisodes sont parfois insoutenables d'horreur. L'invasion de la Chine par les Japonais, depuis la Mandchourie a de toute façon été impitoyable, comme si le niveau du différent sino-japonais surpassait toute l'histoire de ces deux peuples et justifiait les exactions purement inhumaines. le comportement des agresseurs, les actions des soldats sont liés au contexte et à l'environnement et l'auteur ne juge pas les soldats mais l'armée et son encadrement. À noter aussi la présence des nazis dans Nankin qui accueillent les réfugiés civils chinois : le jeu avec l'armée japonaise, alliée, est on ne peut plus cynique. le monde observant cette invasion peut ainsi assister au caractère "charitable", du sauveur allemand...
Il convient de lire en complément L'histoire deSayo qui se déroule après la défaite japonaise : ce sont des Japonais coincés en Chine qui subissent cette fois-ci la haine et la vengeance des Chinois. le niveau d'horreur est tout à fait comparable.
À l'heure actuelle, les relations sino-japonaises sont toujours tendues et marquées par cette période. Les manuels d'histoire révisionnistes japonais sont dénoncés par les autorités chinoises, tout comme l'histoire officielle chinoise post-1945 par les Japonais...
Ces deux oeuvres, Nankin et L'histoire de Sayo arrivant chez nous à quelques mois d'intervalle ont énormément de raisons valables d'être publiées et d'être lues : devoir de mémoire, diffusion au grand public grâce au support de la BD, rôle de la justice indépendante des pouvoirs...
Concernant Nankin, il est juste dommage que le dessin soit parfois inabouti, faiblement contrasté. Cherchant à forcer l'expressivité des visages, il les rend souvent grimaçant, caricaturant le manga, mais cela n'apporte rien à l'histoire.
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Fredo_4decouv
25 juin 2012
  • 5/ 5
La précédente fois où j'ai eu l'occasion de lire l'effroyable histoire du massacre de Nankin en 1937, c'était en 2005 via le superbe roman de Mo Hayder, Tokyo.
Dans Nankin, publié aux éditions Fei, Nicolas Meylaender nous plonge au coeur de cette page d'histoire, dont la véracité est encore de nos jours contestés par certains, au Japon. À la manière de Frank Miller dans sa saga Sin City, le scénariste utilise une petite fille comme fil rouge, pour nous faire découvrir les différents points de vue de cette abominable attaque. Jalonnée par l'enquête de nos jours d'un avocat chinois, l'histoire nous guide dans cette journée sanglante de décembre 1937.
Zong Kai, l'illustrateur joue efficacement avec les ombres qu'il plonge dans un fond rouge sang pour évoquer le massacre et dans un fond bleu pour le récit au présent. Avec un style quasi-photographique, il saisi des instants tragiques tout en parvenant à ajouter une note d'espoir dans certains regards.
Cet album n'a pas pour but de répondre à la question du pourquoi de ce massacre. Mais elle nous invite surtout à nous demander comment une telle chose peut encore de nos jours être sujet à interprétation et à négation de la part du camp japonais.
La bibliographie en fin d'album nous invite à ne pas en rester là et à nous plonger plus en détail sur les éléments qui entourent cette triste page de l'histoire sino-japonaise.
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malaurie
19 novembre 2014
  • 4/ 5
Nankin, ancienne capitale de la Chine nationaliste.
Juin 1937, l'armée japonaise a envahit la partie orientale de la Chine. Ses visées expansionnistes s'affichent au grand jour. La Chine est exsangue, anéantie par la guerre civile qui oppose les communistes et les nationalistes (Kuomintang). Une trêve est décidée et ces deux mouvements s'unissent pour lutter contre l'envahisseur. Mais le Japon est déterminé et pense terminer ses opérations avec succès en quelques mois.
En décembre, le conflit semble déjà s'enliser, les japonais intensifient leurs actions. Après la chute de Shanghaï, Tchang Kaï-Chek pensant à raison que Nankin, siège du gouvernement nationaliste, serait la prochaine cible a abandonné la ville et invité les étrangers à la quitter. Les civils vont leur emboiter le pas et commencer à fuir. Les japonais prennent la ville le 13 décembre, après que les soldats chinois aient pratiqué une politique de terre brulée pour retarder l'arrivée de leurs adversaires. Livrée aux japonais, la population de Nankin va subir six semaines durant un massacre des plus horribles. Entre 40 000 et 300 000 victimes seront recensées selon des sources divergentes.
Nankin raconte l'histoire de Xia Shuquin, qui n'était alors qu'une gamine. C'est un avocat, Tan Zhen, chinois qui part à la recherche de témoignages qui retraceront le parcours de la fillette. Soixante quatorze ans plus tard, celle-ci s'est élevée contre une attitude fort critiquable : le révisionnisme. Avec des confrères japonais, Tan Zhen a passé neuf années à défendre l'honneur de Xia Shuquin. Cette bande dessinée chinoise permet la diffusion de ce travail judiciaire et des connaissances sur les massacres à Nankin au plus grand nombre.
Une oeuvre mémorielle sur les exactions commises sous les dictatures du XX° siècle. Oeuvre salutaire et indispensable !
Graphiquement dessinée en Noir et Sépia sur fond bleu pour les récits contemporains et sur fond rouge pour la période du massacre, cette bande dessinée, dans un format à l'italienne, illustre avec pudeur et sincérité cette période trouble de l'Histoire de l'Asie.
Lien : http://legenepietlargousier...
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penotpascal
14 mai 2013
  • 5/ 5
J'ai découvert cette BD lors du salon du livre de Paris. A cette occasion, j'ai pu échanger avec le scénariste qui m'a donné envie de l'acheter. Les dessins sont magnifiques, adaptés au sujet, à savoir le massacre de Nankin par les Japonais. J'avais déjà lu un livre sur cette histoire, et j'avoue que j'ai (re)découvert des anecdotes que j'avais oublié.
C'est une excellente BD qui traite d'un sujet peu connu par les occidentaux et qui montre bien la mentalité japonaise avant et pendant la 2ème GM.
Je recommande donc la lecture de celle-ci à tous les passionnés de BD mais aussi d'histoire.
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Les critiques presse (5)
BulledEncre20 février 2012
Un album atypique qui vaut autant pour son traitement que pour l’histoire vraie et puissante qu’il relate.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Auracan01 février 2012
Le dessinateur profite particulièrement bien du format à l’italienne pour des fresques saisissantes.
Lire la critique sur le site : Auracan
BoDoi25 janvier 2012
Ce livre mérite l’attention du plus grand nombre, pour l’Histoire et contre les révisionnistes et autres négationnistes.
Lire la critique sur le site : BoDoi
LaLibreBelgique22 novembre 2011
Cette bande dessinée fait œuvre de mémoire. Non par "nippophobie", comme le souligne Tan Zhen en postface, mais par pacifisme. La pertinence de la démarche ne serait rien sans une mise en forme à la hauteur. Le récit des survivants, glaçant mais dénué d’affect, est illustré d’un trait acéré, renforcé de larges applats noirs et d’une bichromie où le rouge domine.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
BDGest02 novembre 2011
La cruauté est montrée dans les moindres détails, quitte à choquer. Peut-être est-ce là le prix à payer pour éveiller les consciences. L'œuvre ne devrait en tout cas pas laisser indifférent.
Lire la critique sur le site : BDGest
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Video de Nicolas Meylaender (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Meylaender
Nankin en bande dessinée.Premier one shot des éditions Fei et deuxième album de Nick Meylaender après le premier tome de la série Shi Xiu.
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