La présentation et l'introduction du recueil de nouvelles faites par M.
Jérôme Destaing donnent vraiment envie de lire, léonora.
Depuis la première heure, donne bien le tempo.
Par le fait d'avoir vécu à Douala, j'ai pu imaginer les personnages « vivants ».
Mais j'y ai lu aussi un parallèle avec mon vécu, comme des milliers de personnes en France. le déracinement de sa ville natale en espérant la réussite professionnelle et l'impossible retour sans cela.
Fabrique de nos âmes insurgées : Elle me parle d'autant plus que je suis mère ! Bien souvent, je me suis retrouvée face à la problématique de la garde de mes fils.
Filles au bord de ligne m'a renvoyé à l'époque où je travaillais dans une maison de la jeunesse en banlieue parisienne.
Suivi d'Afropean Soul où j'ai revu les jeunes qui venaient au point Information jeunesse avec des idées plein la tête sur les métiers futurs avec de belles valeures humaines. Malheureusement, après plusieurs mois de galère, je les voyais se transformer comme Léonora a su si bien les décrire au travers de cette nouvelle !
166, rue de C: Toute femme ou personne sensibles sera touchée par ces tranches de vie.
Dès que l'on commence l'écriture, on retrouve son style si particulier, si incisif. On ressent aussi l'essentiel, comme des photographies!
Elénora est le premier auteur (que je lis) a osé nomer la France en parlant de ses dysfonctionnements.