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Critiques sur Ces âmes chagrines (8)


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    • Livres 4.00/5
    Par jostein le 05/09/2011


    "Ces âmes chagrines", ce sont celles d'Antoine et de Maxime, deux des fils de Thamar, mais aussi celles des mère et grand-mère. Tous n'ont pu être aimés comme ils l'auraient voulu.
    Est-ce une lignée familiale maudite ou tout simplement, des gens ordinaires qui n'ont pas compris qu'avant tout, l'amour se donne.
    Léonora Miano nous décrit ici plusieurs personnages, tous sont importants pour la compréhension du destin de chacun.
    Il peut sembler difficile de rentrer dans ce roman, peut-être parce que la narration n'est pas linéaire ou parce que les repères géographiques sont volontairement flous ( le Continent, le Nord, l'Hexagone, l'Intra-muros).
    Mais, petit à petit, le parcours mental d'Antoine se dessine. Enfant chéri, qui pourtant se ressent rejeté par sa mère qui doit agir en fonction de son nouveau compagnon, Antoine, meurtri cherche à se venger. Tout d'abord, en affichant de lui-même une apparence sulfureuse puis en exploitant son frère et brimant sa mère.
    Maxime, le fils aîné de Thamar, enfant né d'un viol, est au contraire fier de ses racines, reconnaissant envers les siens. Il est celui qui aide, qui pardonne.
    Il y a tant d'actes manqués dans ces vies, de pardons que l'on ne donne pas ( le pasteur Masoma rejetant sa fille Modi, Modi qui laisse sa fille dans l'ignorance de ses origines, Thamar qui ne sait pas aimer ses deux premiers fils, Antoine refusant ses origines et les mains tendues de Maxime et Thamar).
    Il faut parvenir au dénouement pour appréhender toute la substance de ce roman, pour comprendre un peu cette vie sauvage et violente de ce pays imaginaire de Mboasu (que l'on peut situer au Cameroun), pour finalement aimer les personnages parfois égoïstes de Thamar et Antoine.


    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-ces-ames-chagrines-..

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par VivianeB le 19/10/2011


    Un très beau livre sur la souffrance engendrée par l'abandon de l'être qui ne devrait pas : une mère. le héros souffre cruellement de ce manque de mère mais les évènements vont prendre une tournure qui l'amènera à la compréhension et presque au pardon. Une radioscopie dure et intelligente d'un pays et d'une ethnie. Remarquable.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par tessgeffroy le 08/10/2011


    Antoine vit en France, déteste sa mère coupable de ne pas l'avoir aimé !
    Son enfance se partage entre la pension et les vacances d'été chez sa grand-mère « Modi »en Afrique.
    Adulte, celui-ci est devenu un être froid, envieux, profiteur, et particulièrement jaloux de son frère Maxime....
    Ce roman nous livre l'histoire de « Modi », la grand-mère rejetée par son père, de sa fille Thamar mère d'Antoine et mal-aimée de sa mère.
    Ainsi qu'Antoine et ses frères tiraillés par le manque d'amour.
    Vont-ils un jour trouver la paix dans cette saga tissée par les non-dits, l'amour semblant inexistant...

    Pour ma part, j'ai trouvé la 1ère partie du livre froid, sans âme. Je n'arrivais pas à me sentir avec eux, j'ai failli abandonner.
    Puis lors de la 2ème partie je n'ai pas pu m'en détacher. J'ai enfin ressenti les choses, la trame de l'histoire. J'ai retrouvé la finesse d'écriture et la tendresse des personnages auxquels l'écrivain nous avaient habitué lors de ces précédent romans.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par LN le 18/10/2011


    Ces âmes chagrines est un roman qui peut étonner au premier abord tant il semble éloigné de l'univers léger et lumineux de l'auteur. C'est un roman qui parle de solitude, d'abandon, du manque d'amour destructeur, de dépression. Léonora Miano l'explique elle-même : il est basé sur un texte initial ancien, elle avait 30 ans alors et ressassait ses histoires familiales dans un climat de dépression latente. Nous sommes donc bien loin du monde de « Blues pour Elise ».



    Néanmoins, si le personnage d'Antoine, être déstructuré par l'abandon de sa mère bien décidé à se venger sur les autres, est relalivement sombre, il s'achemine au fil du récit vers une rédemption libératrice et optimiste. Lénora Miano nous enjoint par ce récit à «éviter l'enfermement, le ressassement de la douleur, éviter l'amertume, essayer la résilience, essayer d'y croire » et nous offre une lueur d'espoir dans une société gangrénée par la solitude…



    Ce que j'ai moins aimé :



    - le talent de Léonora Miano permet de ressentir au plus près l'étouffement étriqué dans lequel vit Antoine, si bien que j'ai quelquefois eu du mal à respirer...



    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-ces-ames-chagrines-de-leon..

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par csapin le 27/07/2011


    Et un roman excellent de plus de la rentrée littéraire 2011, un ! Léonora Miano nous propose avec talent l'histoire...


    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2011/07/25/rentree-litteraire-..

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Stephie le 23/03/2012


    Découverte avec un petit recueil de nouvelles, Afropean Soul et autres nouvelles, j'avais aimé sa façon de voir le rapport qu'entretient l'homme noir avec la France, avec le moule occidental. Dans ce roman, il en est encore question, mais pas seulement.

    En effet, à la problématique de l'intégration se rajoute celle de la quête des origines et donc de l'identité. Chacun des personnages est en quête de soi, sauf peut-être Modi qui a fait le deuil de son passé, de la relation perdue avec le père et qui, en quelque sorte, porte le poids du sort qui s'abat sur elle et sa famille. Il y a tout d'abord Thamar, sa fille, eue avec un homme aimé mais perdu trop tôt. Cette fille qui ne va connaître des hommes que leur violence et qui aura deux enfants contre son gré, deux enfants du viol. C'est ainsi que ses deux aînés, Maxime et Antoine vont, eux aussi démarrer une existence incomplète, teintée de souffrance pour l'un et de rancune pour l'autre. Et ce n'est qu'au prix d'énormes sacrifices qu'un seul des personnages va pouvoir retrouver la sérénité et pouvoir enfin poser les bases d'une existence apaisée.

    le roman aborde également le problème de la clandestinité et de l'emprise exercée par certains. Il faut voir comment Antoine vit aux crochets de ceux à qui il prête ses papiers, l'un d'eux étant son propre frère.

    Au final, chaque personnage est un peu clandestin au sein de sa propre existence, chacun d'entre eux porte en secret, comme une honte, une partie de son histoire. Ce roman montre comment la dissimulation a brisé les destins de ses personnages. Chacun d'entre eux m'a beaucoup remuée, chacun à sa manière.

    Je dois reconnaître au demeurant, que le style m'a moins embarquée que les fois précédentes, j'ai moins eu l'impression de retrouver cette petite pointe d'africanité –si je puis me permettre- qui fait que l'auteur donne habituellement du relief à la langue française. C'est un texte écrit il y a plusieurs années déjà, raconte l'auteur dans une petite vidéo pour le lancement de son roman. Est-ce le travail de reprise du texte aujourd'hui qui lui donne cette saveur différente ? J'espère que la langue de l'auteur n'est pas en train de perdre toutes les petites aspérités, toutes les petites particularités qui font que son héritage enrichit et magnifie la langue qu'elle utilise. J'avais aimé l'impression très forte d'avoir dans l'oreille la voix du conteur, la marque de la tradition orale africaine dans le roman Les aubes écarlates et j'avoue que cela m'a un peu manqué dans celui-ci.


    Lien : http://milleetunepages.canalblog.com/archives/2011/09/29/22167930.html

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par ChezLo le 01/02/2012


    L'Intramuros de l'Hexagone, et deux frères qui vivent des vies bien différentes. Antoine Kingué, alias Snow, rêve de gloire et de jet set. Maxime, lui, programme un retour au pays, le Mboasu. Tous deux trimballent une vie familiale décevante, avec le manque d'une mère qui les a plutôt confiés à leur grand-mère. Regrets d'Antoine, rancoeur des souvenirs des vacances au Mboasu où sa mère l'envoyait, cette terre subsaharienne qu'il ne sent pas comme la sienne. Il cache sa douleur, ses sentiments, prenant l'habitude d'en vouloir à la Terre entière, exploitant les revenus de sans-papiers qu'il aide pour leur identité, comme son propre frère Maxime.

    Léonora Miano. Des retrouvailles. Une écriture dans mon souvenir tranchante, cruelle, acerbe. Avec "Ces âmes chagrines", je n'ai pas tout à fait retrouvé l'écrivain que j'attendais, la violence de ses mots est ici embuée de mélancolie. C'est très doux-amer, ancré dans les réalités actuelles occidentales pour certains enfants de la diaspora africaine (sans qu'elle soit jamais ainsi nommée, mais c'est tout comme), malgré la précaution et le soin apporté par l'auteure à nommer des lieux anonymes et imaginaires, si proches de nos territoires familiers.

    (....)


    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2012/02/ces-ames-chagrines.html

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Altona le 17/10/2011


    Le roman s'ouvre sur le personnage d'Antoine, dit Snow, jeune homme oisif évoluant dans le milieu de la mode et du spectacle sans y appartenir vraiment. Ce personnage égoïste et superficiel, auquel le lecteur peine à s'attacher, n'en devient pas plus sympathique lorsqu'on apprend qu'il gagne sa vie en monnayant son identité à des sans-papiers, dont son propre demi-frère, Maxime.

    « Âme chagrine », Antoine est surtout, au début du roman, une âme en colère. En colère contre sa mère, Thamar, coupable de l'avoir mal aimé et délaissé. Si cette relation mère-fils est l'un des grands thèmes du roman, on peut regretter qu'elle n'ait pas été assez « creusée ».

    L'autre grand thème est celui des racines, non seulement familiales, mais géographiques. Si Antoine a toujours vécu en France, sa mère, Thamar, vient d'un pays d'Afrique subsaharienne, le « Mboasu ». Lui n'a de ce pays que des souvenirs amers de vacances, lorsque sa mère l'envoyait tout l'été chez sa grand-mère Modi. Comment définir son identité « afropéenne » ? Les exilés, sa mère Thamar et son demi-frère Maxime, retrouveront-ils leur place au pays ?

    Les thèmes de ce roman m'ont plu, mais j'ai eu du mal à rentrer dans son univers et à en apprécier vraiment les personnages, à me passionner pour les liens qui les unissent. Une lecture en demi-teinte…

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






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