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Par Nanou2008 le 15/08/2008
Roman très dur sur les malheurs de l'Afrique : sectes, enfants-sorciers, enfants-soldats, pauvreté, viols, etc. Certaines scènes sont quasi-insoutenables (enfants-sorciers qui subissent l'épreuve du feu).
Sorte de récit fourre-tout en même temps : conte philosophique (beaucoup d'allégories), documentaire, essai, etc. Comme si l'auteur n'avait pas pu choisir.
Cela apparaît notamment dans ce langage qui se veut enfantin, mais qui ne l'est pas du tout, très travaillé au contraire.
Réflexion intéressante sur le rapport mère-enfant, un lien indestructible, même s'il est fait de haine.
Découverte aussi de ces sectes qui exploitent la crédulité de ces pauvres gens et qui sombrent dans le ridicule (noms des prêtres!) et le pathétique.
Pas de happy end à la fin, mais une sorte d'apaisement quand même. Ouf…
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Par flavie982 le 22/02/2012
j'ai ressenti un profond malaise à la lecture de ce livre : on sent que l'auteur connaît bien son sujet et ce qu'elle raconte sur la misère des enfants dans ce pays d'Afrique est vraiment écoeurant, je ne trouve pas d'autre mot. A plusieurs reprises j'ai failli abandonné tant cela m'a paru insupportable. Je culpabilisais d'être assise au chaud avec mon thé à portée de main alors que ce roman décrit des situations affreuses : enfants des rues, enlèvement, servitude, traite des femmes, fanatisme religieux, sectes, indifférence.
Bien que les sujets soient assez durs, le style de l'auteur est très particulier avec des structures de phrases et un vocabulaire qui me semblent à la fois recherché et aussi propre à la culture africaine. Il y a aussi alternance du récit et d'un dialogue imaginaire de Musango avec sa mère dans lequel elle essaye de comprendre pourquoi sa mère ne l'aime pas. C'est Musango qui raconte cette histoire la plupart du temps et c'est peut-être ce qui m'a le plus gêné car sa façon de s'exprimer ne correspond pas à une pré-ado de cet âge. Il est vrai que ce qu'elle vit fait grandir vite mais malgré cela j'ai trouvé que ça sonnait un peu faux.
Je suis tout de même contente d'avoir réussi à m'accrocher et avec un peu de lecture en diagonale ( les passages trop religieux ne sont pas vraiment compréhensibles pour moi qui ne suis pas une experte en ce domaine...) car la fin bien qu'elle soit triste et aussi ouverte sur un espoir nouveau.
Lien : http://vivelesbetises2.canalblog.com/archives/2012/02/20/23567007.html
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Par claudia le 05/05/2008
j'invite les amoureux de beaux textes à rentrer dans ce livre qui donne pourtant les mots pour en sortir au plus vite. Il vous prend au tripes ! Il nous renvoie à notre condition d'adulte aveugle. La souffrance des enfants, la violation de leurs droits. Et cette puissance de vie qui transparait au long du récit.
J'ai eu la chance de rencontrer
Léonora Miano. C'est une femme intelligente, qui au cours d'une conversation vous transmet toute sa sensibilité.
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Par ChezLo le 14/11/2010
C'est l'histoire d'une reconstruction, d'une renaissance personnelle. le roman nous fait accompagner Musango, à peine douze ans, mais déjà très consciente des ténèbres qui l'entourent, les ténèbres dans lesquelles une certaine Afrique tend à glisser séduite par une spiritualité revue et corrigée pour faire aimer la mort. Un obscurantisme religieux dangeureux, morbide qui engendre un égoïsme puissant que
Léonora Miano veut dénoncer sans détour, parce que chacun est préoccupé d'abord par son propre salut pour lequel il s'investit corps et âme et fortune.
Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2007/02/contours-du-jour-qui-vient...
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Par Co le 22/10/2008
Deuxième roman de
Léonora Miano, après
L'intérieur de la nuit. Un peu moins bon selon moi. L'histoire de Musango, une petite fille de 9 ans, mal-aimée par sa mère, battue, considérée comme maléfique et finalement chassée. Dnas un pays qui tente de se relever d'une sanglante guerre civile (Le Mboasu, cf premier roman), Musango tombera dans les griffes de prédicateurs-charlatans qui font du trafic d'êtres humains mais fera tout pour retrouver sa mère malgré ce rapport de haine qui les lie.
Léonora Miano poursuit ses réflexions sur le mal-être de l'Afrique et se penche sur la difficile relation mère-fille. C'est la petite fille qui parle mais son discours est trop structuré pour une fillette de 9 ans d'où un drôle d'effet... Et malgré la pertinence de cette analyse des rapports humains en Afrique, le roman finit par se répeter un peu. le tout s'essoufle... J'ai été un peu déçue par ce deuxième opus.
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Par bibliopmo le 04/06/2008
La petite Musango est chassée par ses parents, accusée d'être la cause de leur malheur, suite à la guerre qui a ravagé leur pays, le Mboasu. Enlevée puis vendue par des trafiquants, elle est séquestrée par des proxénètes qui dissimulent leur trafic derrière des activités religieuses. Elle s'enfuit. Durant son périple, elle s'adresse en imagination à sa mère.
Prix Goncourt des lycéens 2006.
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Par Chrisalaude le 26/01/2011
Sombre et solaire à la fois, ce roman raconte l'Afrique actuelle à travers les yeux d'une petite fille. Servi par une écriture de toute beauté, ce roman a amplement mérité le Prix Goncourt des lycéens qui lui a été décerné à sa sortie.
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Par AireLibre le 27/01/2008
Je ne suis pas étonnée pour ma part qu'il ait reçu le Goncourt des lycéens, qui choisissent toujours des oeuvres engagées aux thèmes forts.
Leonora Miano a su leur parler à travers un texte à la fois poétique et véhément, sombre mais plein d'espoir.
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Par paulinepo le 19/11/2007
roman très sombre
suis étonnée qu'il ait eu le prix Goncourt des lycéens
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Par ljames le 31/08/2011
Roman poignant et vif, d'une rare beauté malgré sa violence intrinsèque. Ecriture ciselée et "absolument" poétique. A lire et relire !