> Céline Leroy (Traducteur)

ISBN : 2267020610
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2010)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Leonard Michaels rencontre Sylvia Bloch en 1960 et l'épouse deux ans après. Leur relation passionnelle se termine tragiquement un soir de 1964. Ce n'est que trente ans plus tard qu'il décide de faire le récit quasi clinique de ce premier mariage. Dans Manhattan alors en... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par smiroux, le 27 janvier 2012

    smiroux
    C'est l'histoire d'un amour, d'un mariage ; c'est une histoire qui a cinquante ans, et qui fait encore mal.
    Leonard Michaels, écrit son histoire avec Sylvia en 1990, soit exactement trente ans après l'avoir épousée, et avoir vécu quatre années houleuses, passionnelles et destructrices avec elle.
    Il aura fallu 30 ans à Leonard pour pouvoir mettre en ordre et en mots cette histoire. Pour prendre le recul nécessaire sur ce qu'il a vécu, subi, aimé.
    En 1960, Leonard tombe amoureux de Sylvia en un regard ; un après-midi, muet devant sa beauté, fasciné par cet être exceptionnel. Ils vont vivre ensemble, un peu, avant de se marrier. Et ces quelques mois auraient dû suffire à Leonard pour se rendre compte que quelque chose ne va pas avec Sylvia ; qu'elle porte en elle une terrible souffrance, un mal-être infernal qui s'exprime par des crises d'hystérie, par des cris, des menaces, des mouvements d'humeur imprévisibles. Qui s'exprime contre lui, l'homme qu'elle aime, jamais assez, jamais de la bonne façon ; jamais. Cet amour lui fait mal, parce qu'il ne pourra jamais combler les failles que Sylvia porte en elle ; il fait mal parce qu'elle l'a investi de tant de choses dont Leonard n'a pas connscience qu'il est forcément décéptif.
    Cet amour lui fait mal parce qu'il la dégrade encore un peu plus.
    Et Leonard dans tout ça ? Pourquoi reste-t-il ? Pourquoi accepte-t-il ces excès, ces menaces, ces crises impossibles à contrôler ? de quelles peurs est-il lui-même constitué ? Pourquoi, c'est la question qui traverse le lecteur tout le temps de ce livre, et qui n'aura jamais de réponse. Parce qu'il n'y a pas de réponse rationnelle à la folie, parce qu'elle n'est pas bonne, cette question.
    Leonard Michaels le sait bien, aujourd'hui. Il ne pose plus cette question. Il livre ses souvenirs, entrecoupés de morceaux de son journal de l'époque. Il ausculte cet amour, donne les faits, tels q'ils ont été vécus par lui, tels qu'il s'en souvient. Mais de pourquoi, non.
    Il n'y a pas de raison à l'amour, pas de raison au drame, pas plus il y a trente ans qu'aujourd'hui. Ils se sont détruits, ils se sont aimés ; ils auront été vivants.
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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 11 juin 2011

    Malaura
    Leonard Michaëls rencontre Sylvia à New-York en 1960.
    Elle est étudiante à l'université, lui a arrêté ses études et veut devenir écrivain. Très vite, ils se marient et emménagent ensemble dans un appartement vétuste du quartier halluciné de Greenwich Village.
    Mais Sylvia ne tarde pas à se montrer caractérielle, maladivement jalouse, excessivement possessive et sujette à des changements d'humeur aussi rapides qu'incompréhensibles.
    Le couple se dispute, se déchire jusqu'au point de non retour avec le suicide par overdose de Sylvia.
    C'est en 1990 - soit 30 ans après les faits - que Leonard Michaëls s'est décidé à relater sa relation tumultueuse avec Sylvia, sa 1ère compagne. La maturité lui permettant alors d'analyser avec la distance nécessaire cet amour destructeur, et lui donnant la possibilité d'appréhender totalement l'esprit maladif de Sylvia, une folie que le jeune homme qu'il était alors s'évertuait à nier.
    D'une plume juste, précise et éminemment touchante, l'auteur confesse sa culpabilité, son désarroi et son impuissance face à cet amour douloureux et tragique.
    Les éditions Christian Bourgeois ont eu la bonne idée de rééditer les oeuvres de cet auteur peu connu en France, mort en 2003.
    Une belle découverte.
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    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 13 mai 2010

    mimipinson
    C'est l'histoire d'un bref mariage et de sa désintégration. C'est l'histoire d'un amour toxique. Un homme et une femme se rencontrent, et c'est le coup de foudre. Les deux jeunes gens vont vivre une vie de bohème dans le New York des années 60. Il sort de l'université, veut écrire. Elle est brillante, mais passablement perturbée
    Une relation étrange s'installe entre eux deux. On sent d'emblée que cela va mal finir. Il est amoureux fou, cela crève les yeux. Il se rend compte de son déséquilibre mental, mais n'est pas armé pour y faire face. Il écrit « Je ne deviendrai pas fou. Pas moi. Une santé mentale à la limite de la bêtise me maintient en vie »
    Il aime Sylvia, et l'épousera « parce qu'on n'abandonne pas une orpheline » lui dira son père.
    C'est sa propre histoire que nous relate l'auteur 40 ans après.
    Ce texte est court, mais tellement dense. Il vous happe ; une fois en main on ne le quitte plus. Un pur bonheur.
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    • Livres 4.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 26 avril 2010

    MarianneDesroziers
    Magnifique livre : à la fois portrait en demi-teinte d'une jeunesse bohème à la dérive dans les années 60 à New York et récit autobiographique tout en retenue, qui ne tombe jamais dans l'apitoiement ou le ressassement.
    En refermant ce livre, on a très envie de lire les nouvelles qui ont contribué à la reconnaissance de cet auteur aux Etats-Unis et publiées par le même éditeur sous le titre "Conteurs, menteurs".
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    • Livres 3.00/5
    Par Pitchoubinou, le 23 janvier 2012

    Pitchoubinou
    Comment la folie détruit un couple. le sujet est intéressant, on sent de façon évidente que la fin sera inexorablement tragique. La construction du récit m'a cependant moins convaincue. (octobre 2011)
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Citations et extraits

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  • Par liratouva2, le 05 août 2010

    Sylvia était mince et bronzée. Ses cheveux lui descendaient à mi-dos. de longues mèches lui voilaient les yeux, donnant l'impression qu'elle était timide ou qu'elle se cachait modestement, mais aussi qu'elle était plus petite que la moyenne. Elle mesurait un mètre soixante-sept.
    Janvier 1962 : «Je n’ai pas de travail, pas de travail, pas de travail. Je ne suis pas publié. Je n’ai rien à dire. J’ai épousé une folle.»
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  • Par CLDV, le 24 juillet 2011

    Ils passaient souvent tard le soir et nous discutions jusqu'à l'aube en fumant de la marijuana. Nos conversations, qui tournaient souvent autour de la littérature ou du cinéma, étaient influencées par la marijuana, ce qui les rendait à la fois passionnantes et très ennuyeuses. Comme dans les films d'Antonioni, nous tirions une étrange satisfaction de l'ennui qu'engendraient nos longues soirées enfumées d'une décontraction moribonde durant lesquelles nous refaisions le monde. La plupart du temps, Sylvia était la seule femme dans la pièce.
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  • Par Alice5, le 12 février 2012

    … moi, jeune homme surqualifié de 27 ans, fumeur et qui, pour se présenter, savait seulement dire : “J’aime lire.”
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  • Par CLDV, le 24 juillet 2011

    Malgré les milliers de propositions de travail, aucune ne m'interpellait. Je voulais faire quelque chose, pas juste avoir quelque chose à faire.
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  • Par CLDV, le 24 juillet 2011

    J'étais déprimé en rentrant à la maison. Le coût de notre amitié dépassait sa valeur.
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