Par Michel Eyquem de Montaigne , Roger-Pol Droit

Note moyenne : 4.41/5 (sur 17 notes)
Editions Gallimard 2007
ISBN : 2070115054  
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"Lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre" : c'est ce surprenant aveu de subjectivité qui ouvre l'un des textes les plus modernes de la littérature française, quoique l'un des plus anciens. À la mort de son ami La Boétie, Montaigne décide en effet de prendre la plume pour perpétuer leurs discussions si fécondes. Sur ce mode autobiographique, tous les sujets seront abordés, de l'amitié à l'éducation, de la philosophie à la lecture, de la religion à la mort des hommes. En s'observant lui-même, Montaigne fait ainsi le tour de l'homme, proposant une réflexion essentielle sur sa place dans le monde et sur le champ d'action de la pensée humaine. Au siècle de Rabelais, des poètes de la Pléiade et de l'humanisme européen, l'oeuvre de Montaigne reste une météorite inclassable, entre écriture personnelle et monument philosophique. Oeuvre d'un homme engagé dans son temps, les Essais allaient fonder toute une tradition d'écriture à la française, de Pascal à Malraux, de Rousseau à Camus. --Karla Manuele

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Critiques et avis sur Les Essais


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    • Livres 5.00/5
    Par ivredelivres, 2009-02-20 14:46:36

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    Cette édition chez Arléa en français moderne, avec la « traduction » des mots qui ne sont plus usités ou qui ont changé de sens, enfin la traduction immédiate des citations latines tout cela fait de cette édition, la version indispensable qui permet à tout lecteur d’entrer dans les Essais.



    A lire sans modération mais pas tout d’une traite, Montaigne dit qu’il aime lire et écrire « à sauts et à gambades », picorer, « pilloter » dans les livres. Faites de même avec le sien et votre addiction est assurée.

    La langue de Montaigne est colorée, luxuriante.

    Les préoccupations, les réflexions d’un gentilhomme du XVII ème siècle sont proches des nôtres.

    Il vous appartient de piocher sans ordre dans les différents chapitres, l’amitié, la mort, la vanité, le goût de la lecture, la tolérance ......



    Ce qu’en disent de bien plus érudit que moi



    Etiemble appelait Les Essais des « Contre-poisons »



    André Comte-sponville dit « Il nous apprend à aimer cette existence éphémère au lieu d’en rêver une autre »



    F Nietzsche : « Qu’un tel homme ait écrit , vraiment la joie de vivre sur terre en a été augmentée »



    Mme de La Fayette «  Ce serait plaisir d’avoir un voisin comme lui  »



    Michel Onfray «  Montaigne me touche, me ravit et m’émeut avec une indefectible constance »



    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par NathanCepibryska, 2009-12-06 16:49:26

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    André Lanly, philologue éminent a, pour notre plaisir et notre soif de savoir, traduit en français moderne l’un des monuments de la littérature française. Balayant les obstacles de notre langue du XVIéme siècle, André Lanly rend au plus grand nombre l’accès à la pensée humaine si proche et si lointaine. Gallimard rend hommage à la mémoire d’André Lanly rééditant cet ouvrage paru aux éditions Champions en 1989 et 2002.



    Michel de Montaigne nous convient à disserter sur tous les sujets tels que la peur, l'amour, la mort, la solitude...ajoutant à sa réflexion celle des philosophes depuis 1500 ans.



    Mille quatre cents pages nous reliant à l’homme éternel à parcourir doucement.



    Lectori salutem, Pikkendorff

    Lien : http://www.quidhodieagisti.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par gigi55, 2009-10-25 17:49:47

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    Que dire sur les Essais de Montaigne après tant d'autres ?

    Et bien que, longtemps après avoir lu les trois tomes d'une traite (avec quelques difficultés parfois car la langue de Montaigne est assez éloignée de la notre et les nombreuses citations qu'il fait sont parfois obscures pour nous) je garde encore en moi une petite musique : celle de l'attention à la vie, à l'autre, celle de la tolérance et de l'absence de dogmatisme.

    Rarement j'ai lu une prose qui semblait plus proche et respectueuse de la vie.

    Souvent je relis au hasard un chapitre : c'est presque toujours réjouissant et instructif.

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Citations et extraits de Les Essais


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  • Par brigetoun, 2009-11-14 20:52:48

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    Si quelquefois on m’a poussé au maniement d’affaires étrangères j’ai promis de les prendre en main, non pas au poumon ou au foie ; de m’en charger, non de les incorporer ; de m’en soigner, oui, de m’en passionner nullement ; j’y regarde mais je ne les couve point
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  • Par brigetoun, 2009-11-14 20:56:30

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    Je ne sçay s'il vouloit dire autre chose ; mais moy, j'imagine bien qu'il y a du dessein, du consentement et de la complaisance à se nourrir en la malancholie ; ... Il y a quelque ombre de friandise et delicatesse qui nous rit et qui nous flatte au giron mesme de la melancholie
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  • Par brigetoun, 2009-11-14 20:55:39

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    Nostre extreme volupté a quelque air de gemissement et de plainte. Diriez vous pas qu'elle se meurt d'angoisse ? Voire quand nous en forgeons l'image en son excellence, nous la fardons d'epithetes et qualitez maladives et douloureuses : langueur, mollesse, foiblesse, deffaillance, morbidezza ; grand tesmoignage de leur consanguinité et consusbantialité
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  • Par brigetoun, 2009-11-14 20:54:52

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    (lette au roi)
    Et en premier lieu, jacois que par les ordonnances anciennes et modernes de Vostre Majesté conformes à la raison, toutes impositions doibvent estre faites esgalement sur toutes personnes, le fort portant le foible, et qu'il soit tres raizonnable que ceuls qui ont les moiens plus grands, se ressentent de la charge plus que ceulx qui ne vivent qu'avec hazard et de la sueur de leur corps, toutefois il seroit advenu, puis quelques années et mesme en la présente, que les impositions qui auroient esté faictes par vostre auctorité..... les plus riches et oppullentes familles de la dicte ville en auroient été exemptes pour le privilège prétendu..... De façon que désormais quand il conviendra impozer quelque dace ou imposition, il fauldra qu'elle soit portée par le moindre et le plus pouvre nombre des habitants des villes, ce qui est du tout impossible
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  • Par brigetoun, 2009-11-14 20:53:21

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    Les hommes se donnent à louage. Leurs facultés ne sont pas pour eux, elles sont pour ceux à qui ils s’asservissent ; leurs locataires sont chez eux, ce ne sont pas eux. Cette humeur commune ne me plait pas : il faut ménager la liberté de leur âme et ne l’hypothéquer qu’aux occasions justes, lesquelles sont en bien petit nombre si nous jugeons sainement
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