Note moyenne : 3.57/5 (sur 14 notes)
Les Défricheurs d'éternité4Ajouter à mes livres
Au cœur d'un IXe siècle oublié de nos mémoires, à Solignac - trois heures de marche de Limoges - un jeune homme, Jean, est placé dans une communauté de bénédictins composée de 90 âmes. Jean est le fils d'Evrard Siérac, un apothicaire de renom. C'est le frère Clément qui... > voir plus
Très très bon roman, tout en simplicité, qui mets à l'honneur la Foi. La foi en Dieu, certes, mais aussi la foi dans le travail, les hommes, et en l'avenir. L'époque où ce situe cette histoire, le IXe siècle, est très rude, les épreuve était le lot quotidien de chaque homme. le froid, les maladies, les guerres, le feu, la famine, rien n'épargne les protagonistes de ce roman. Malgré tout cela, ce livre nous montre qu'en ces temps là, le désespoir n'avait pas sa place, et qui fallait coute que coute relever la tête, et continuer sans cesse de travailler et de croire en des jours meilleurs. La fatalité n'a pas de place dans ce roman, seulement la foi... Ce roman est à mon sens une excellente leçon de vie, une ode à l'espoir et au travail, qui nous apprends que si parfois nous tombons c'est pour mieux nous relever...
De prime abord il pourrait sembler que ce livre sera monotone et trop spirituel pour nous lecteurs. C'est faux, il raconte à travers l'abbé Théodéric, l'arrivée d'une communauté de 13 moines dans une contrée hostile, pleine de bois et de marécages.
Tout est à faire ici. Commencer par rassembler les serfs disséminés, tenter de leur faire oublier leurs croyances pour ne croire qu'en un seul Dieu.
Il faut bâtir une maison de Dieu, défricher les bois pour gagner des terres cultivables, drainer les marécages pour accroire les récoltes et que chacun puisse manger à sa faim. Il faut curer le ruisseau, construire un cloître pour abriter les frères, puis un moulin pour moudre le blé, il faut tenter de combattre toutes les maladies qui surviennent dans ces zones humides et putrides.
Bref, pas un instant on ne se lasse. La volonté et la foi de ces hommes est apaisante et fait de cette lecture un elixir d'espoir.
Dans un style très sobre, voici un récit du spirituel et du temporel qui célèbre avec une grande beauté le travail d'hommes qui ont foi en la vie et qui n'en désespèrent jamais...
Michelet sait raconter et "faire voir". Ici, l'auteur quitte le roman "régionaliste" pour parler du début de la construction des monastères, particulièrement à l'époque où les vikings remontaient les fleuves de France. On y apprend beaucoup sur la vie des moines à cette époque, l'entraide, la foi qui les unit.
C'est une épopée "humaine" que l'on vit avec ces bénédictins.
C'est parce que je doute que je cherche, que je me bats, que je me force à avancer toujours un peu plus loin, que j'essaie de faire un pas de plus alors que mes pieds sont de plus en plus lourds et ma fatigue de plus en plus pesante. Mais je chercherai et agirai ainsi tant qu'il me restera un souffle de vie et le courage de m'en servir pour aller de l'avant et, peut-être, comprendre enfin...
(dernière page)
Allez, viens, mon petit, tu ne trouveras plus rien ici, sauf du désespoir, et lui, une fois qu'il a pris la part qui lui revient, il faut se garder de lui en donner plus, c'est un tueur
(page 28 edition pocket)
... nous n'avons pas le droit au découragement et, si parfois Dieu nous y laisse succomber, c'est pour mieux nous aider à le combattre et à le vaincre.
(page 14 edition Pocket)
Des romans de la rentrée Emission consacrée aux romans de l'été qui réunit sur le plateau de Bernard PIVOT plusieurs auteurs. Nella BIELSKY pour "Si belles et fraîches étaient les roses" elle évoque l'intrigue de son roman (Odessa 1918), sa vie en France, depuis qu'elle a quitté l'URSS Claude MICHELET, pour "Les palombes ne passeront plus" (la suite des"grives aux loups), la vie d'une famille dans un petit...