> Christophe Rosson (Traducteur)

ISBN : 2846262144
Éditeur : Au Diable Vauvert (2009)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Roman traduit de l'anglais par Christophe Rosson
Illustrations de China Miéville

Par une entrée dérobée, Zanna et Deeba pénètrent dans la ville délirante de Lombres. Ici sont échouées les choses perdues ou cassées de Londres et même quelques uns de... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par TwiTwi, le 15 octobre 2011

    TwiTwi
    Lombres est un épais roman jeunesse comme on n'aurait pas osé en publier avant Harry Potter et A la Croisée des Mondes. Je me l'étais procuré aux Utopiales l'an dernier. L'auteur était présent et, ayant lu et adoré Perdido Street Station, je ne pouvais repartir sans un livre dédicacé. Lombres se prête bien à la dédicace car il est de jolie facture, avec une superbe couverture et des illustrations intérieures réalisées par l'auteur himself.
    Deeba est Zanna sont copines. Elles vont à l'école, s'amusent avec leurs amies ; elles sont normales, quoi. Mais des évènements étonnants vont les plonger toutes les deux dans l'envers de Londres : Lombres (Un Lun Dun en anglais), une ville faite des ordures et des objets de rebut des Londoniens. La population y est tout aussi hétéroclite que les maisons qui les habitent et elles iront de surprise en surprise en découvrant la faune locale. Un petit coup de cœur pour le tailleur de vêtements ... en papier :
    "Si tu veux, je te confectionne un gilet avec ton roman préféré ; une écharpe de poèmes ; une jupe épique ; des chaussettes historiographiques ; et des dessous en pages bibliques. Pour que tu te cultives en t'habillant."
    La lune elle-même ne fait pas les choses normalement ; elle est trouée en son centre :
    "L'astre flottait au-dessus de la ville, non pas comme un disque, une pièce de monnaie ou un ballon, mais comme un donut. On voyait le ciel gris à travers le cercle parfait qui lui faisait défaut."
    Les deux jeunes filles ne sont pas arrivées là par hasard. En effet, Lombres court un grand danger. le Smog, grand méchant du roman, menace de l'envahir et de la brûler de fond en comble , bibliothèques et livres compris :
    "Dans mon Lombres, on brûlera les livres sitôt sortis des presses... que je goûte à l'encre fraîche. Vous mettrez le feu aux bibliothèques. Et au rayonnage du Puits Lettré. Puis l'incendie s'étendra aux bibliothèques du monde entier. Moi, j'attendrai patiemment, au-dessus de ce gigantesque brasier, que les fumées parviennent à mes narines. Alors plus rien ne me sera inconnu."
    Évidemment, elles ne sont pas là pour regarder le spectacle...
    Le roman souffre de certains clichés que l'on retrouve souvent dans la littérature jeunesse (pas que, cela dit) : un grand méchant à abattre et des adolescents plus futés que les adultes pour redresser la situation. Cela étant, certains éléments font, pour moi, de ce pavé une lecture hautement recommandable pour nos chères têtes blondes (pas que, cela dit).
    Tout d'abord, parlons de la langue et l'écriture : les jeux sur les mots, les néologismes et un style qui ne prend pas le jeune lecteur pour un idiot (ce n'est pas le cas partout ...) sont revigorants. Quel plaisir de lire les échanges verbaux entre Deeba et Paroll. J'en profite d'ailleurs pour saluer le travail du traducteur, Christophe Rosson, pour ce tour de force et de subtilité pour mener à bien la traduction de Lombres.
    Également, faire du smog un méchant personnifié n'est pas du tout anodin de la part de l'auteur. La thématique de l'écologie et des dangers de la pollution est ainsi au centre de l'attention et le livre permet qu'elle soit abordée de façon ludique.
    Pour terminer, même si l'univers de Lombres n'est pas aussi fouillé que celui de Bas-Lag dans Perdido Street Station, il ne reste pas moins intéressant à découvrir, avec des moments véritablement jouissifs.
    Je conclurai en disant que Lombres me semble être un bouquin à la croisée de Neverwhere de Neil Gaiman et Xanth de Piers Anthony, pour les jeunes ... et les moins jeunes.
    POUR ALLER PLUS LOIN
    Publié pour la première fois en 2007.
    2009 pour la traduction française Au Diable Vauvert.
    Traduit de l'anglais par Christophe Rosson.
    Titre original : Un Lun Dun
    Illustrations de China Miéville.


    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2011/10/lombres-china-mievill..
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    • Livres 4.00/5
    Par bouma, le 17 mai 2012

    bouma
    L'univers créé par China Miéville est vraiment impressionnant par son originalité et sa créativité ainsi que par le foisonnement des détails. Rien n'a été laissé au hasard. Sans parler du vocabulaire ! Il créé un nombre de nouveaux termes impressionnants (d'ailleurs bravo à la traduction française de Christophe Rosson !) Citons dans le désordre : les barrabluies, les prophéçogurs, les progénitermes, l'abbaye de Webmaster, les Mygalucarnes et autres. Et (attention SPOILERS !) l'idée que ce soit Deeba, la jeune fille en retrait de la première partie du récit qui prenne les choses en main, est vraiment géniale.
    Les qualités de ce roman sont indéniables, je conseillerai volontiers ce livre mais ce n'est pas un coup de cœur pour autant. Je pense surement ne pas l'apprécier à sa juste valeur. Je suis encore dans le souvenir de La Voix du couteau de Patrick Ness (immense coup de cœur) et j'ai beaucoup de mal à m'en détacher.
    Lombres est un livre de choix à lire dans tous les cas.

    Lien : http://boumabib.fr/2010/03/26/lombresdechinamieville/
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    • Livres 3.00/5
    Par belledenuit11, le 20 juin 2011

    belledenuit11
    Avis aux amateurs d'histoires rocambolesques : ce livre est pour vous !
    N'étant pas de cette nature là, j'avoue avoir eu du mal à suivre l'histoire même si certains passages très loufoques m'ont fait sourire.
    Il n'y a ici aucune logique (ou presque). Les personnages sont pour le moins inhabituels et malgré tout je suis tout de même parvenue à trouver un intérêt certain et de l'attachement au groupe formé par Zanna et ceux qui vont l'aider dans sa quête : le combat contre le Smog.
    J'ai été quand même déstabilisée par :
    * le fait que ce ne soit pas la véritable héroïne qui soit au centre de ce combat
    * les différents personnages sortis de l'imagination très fertile de l'auteur. Par moment, j'ai même trouvé que c'était assez exagéré. Et pourtant, j'ai ressenti du stress lors de certains passages (avec les mygalucarnes, par exemple) alors que j'ai bien rigolé avec le monstrofruit. Comme quoi, on passe par différentes émotions avec ce livre hors du commun.

    Je suis totalement sidérée de me rendre compte que je n'ai pas d'avis précis sur ce bouquin. J'ai trouvé certains passages plutôt longs alors que d'autres défilaient très vite; je n'étais pas totalement "accro" et on ne peut pas dire qu'il m'ait vraiment plu.
    Malgré tout, je ne peux pas dire non plus que je ne l'ai pas aimé totalement parce que j'étais curieuse de voir comment tout allait tourner; si Zanna allait y arriver et comment elle allait s'y prendre pour régler tout les problèmes qu'elle rencontrait.
    On peut dire que l'auteur a créé ici un monde décalé, voire déjanté, où les poubanzaïs (entendez par là des poubelles ayant des bras et des jambes qui combattent comme des ninjas) sont là pour empêcher les intrus de franchir le Pons Absicondus sur lequel on trouve les Prophéçogurs.
    Quoi ? Vous ne comprenez pas ce que je raconte ? Vous trouvez que c'est du charabia ? Mais non... C'est du made in China Miéville pur jus.
    Car qui d'autre aurait pu imaginer un tel endroit et surtout de tels personnages ?
    China Miéville l'a fait et merveilleusement, je dois bien le reconnaître, même si je n'ai pas adhéré à 100% à tout ce débordement créatif.
    Je suis tout de même contente de l'avoir découvert ne serait-ce que pour avoir fait connaissance avec l'auteur et parce que je partageais aussi cette lecture avec deux personnes qui me sont chères : Clairdelune (ma fille) et Ellcrys (une très très bonne amie).

    Lien : http://boulimielivresque.blogspot.com/2011/06/lombres.html
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  • Par dew, le 18 décembre 2010

    dew
    Voila un livre qui m'aura tenu en haleine jusqu'à la dernière phrase. En voyant l'épaisseur du livre au départ, j'ai eu un peu peur, car le dernier livre en date aussi imposant que ca, voire même plus, remonte a il y deux ans déjà.

    Je me suis donc plongée dans ce roman, et je n'en ai pas relevé la tête avant d'en être arrivée au bout ! Il s'impose comme un coup de cœur, et monte direct dans le top trois de mes livres favoris, ex aequo a cote d' Alice au pays des merveilles.


    L'auteur nous plonge dans un Londres Fantaisiste ou les parapluies volent, ou le soleil a la forme d'un donut. Un univers loufoque, mais cohérent.
    Je crois que je peux dire que c'est la première fois depuis vraiment longtemps que je n'ai pas été bluffée par la composition d'un livre, tant par l'univers que par sa composition.
    Les chapitres sont courts, se qui nous plonge très rapidement dans l'action, il n'y a pas description inutile et superflue, qui n'aurait fait que ralentir le rythme. Aucun temps mort non plus. On est plongé dans une course contre la montre, pour que Deeba ne soit pas oubliée de Londres.
    Les personnages tout aussi farfelus qu'ils sont, sont très attachants.
    Tout le long du livre, je n'ai pu m'empêcher de penser à Alice aux pays des merveilles, qui est mon livre préféré. Comment ne pas voir en le renard du premier chapitre, une représentation lointaine du lapin blanc. Comment ne pas voir le retour de Deeba par les marche-pages, un écho d'Alice tombant au fond du terrier du lapin. J'irais jusqu'à qualifier Ce livre d' Alice au pays des merveilles urbain.
    Lombres est vraiment à classer dans les chefs-d'œuvre de la fantasy anglaise qui est si prolifique et unique en son genre.
    Et comme le dit le magazine Wired : « Offrez Lombres a un ado et pensez a lui emprunter quand il aura fini de le lire. »

    Lien : http://labiblivore.blogspot.com/2010/03/lombres.html
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    • Livres 5.00/5
    Par elessar, le 04 décembre 2010

    elessar
    En une petite dizaine d'années, 7 livres publiés (dont 5 en France) et une douzaine de prix (oui, presque 2 par livres de moyenne, pas mal…) on peut dire que China Mièville est un auteur qui compte, voire le prodige de la Fantasy. Un genre qu'il a su renouveler en l'amenant sur des terrains encore inexplorés et qui sortent des canons habituels. Son imagination débordante et sa très grande inventivité, il la met cette fois au service des plus jeunes, avec Lombres, dernier roman paru en France et première incursion en littérature jeunesse pour China Miéville...
    à suivre ici...

    Lien : http://imaginelec.blogspot.com/2010/12/lombres.html
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Citations et extraits

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  • Par TwiTwi, le 07 octobre 2011

    Rien de comparable à ma très haute couture. Qui rime si bien avec littérature. Si tu veux, je te confectionne un gilet avec ton roman préféré ; une écharpe de poèmes ; une jupe épique ; des chaussettes historiographiques ; et des dessous en pages bibliques. Pour que tu te cultives en t'habillant.
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  • Par TwiTwi, le 07 octobre 2011

    Dans mon Lombres, on brûlera les livres sitôt sortis des presses... que je goûte à l'encre fraîche. Vous mettrez le feu aux bibliothèques. Et au rayonnage du Puits Lettré. Puis l'incendie s'étendra aux bibliothèques du monde entier. Moi, j'attendrai patiemment, au-dessus de ce gigantesque brasier, que les fumées parviennent à mes narines. Alors plus rien ne me sera inconnu.
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  • Par TwiTwi, le 07 octobre 2011

    L'astre flottait au-dessus de la ville, non pas comme un disque, une pièce de monnaie ou un ballon, mais comme un donut. On voyait le ciel gris à travers le cercle parfait qui lui faisait défaut.
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  • Par TwiTwi, le 07 octobre 2011

    A mon sens, la présence d'humidité dans l'air ne saurait en aucun cas justifier que l'on permette de brandir des cannes pointues à hauteur d'homme.
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