ISBN : 284865483X
Éditeur : Sarbacane (2011)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres

Olimpita, femme soumise, travaille à la poissonnerie avec son mari, Carmelo, macho brutal désespérément banal. La rencontre avec Ass, sans-papier africain, bouleverse sa vie. Olimpita largue les amarres et par deux fois, franchit la ligne.... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 23 novembre 2011

    brigittelascombe
    Qu'il est donc dur d'être une femme battue,abusée,soumise,exploitée!
    "Tu vas te taire, oui ou merde!"
    "Tu déprimes ou quoi?" s'étonne Carmelo,brute incapable de comprendre ses silences, ses vagues à l'âme et sa frigidité.
    Alors Olimpita se venge, "Tchac", sur les têtes de poissons du stand du marché de Barcelone, où ils triment tous deux.
    La vie est dure pour tous, surtout pour les sans papier Noirs, les immigrés qui s'exilent, travaillent au black ou ne travaillent pas, quémandent,s'entassent dans des dortoirs insalubres....
    "Monsieur,il y a pas pour moi Monsieur?"
    Ass, vient du Ghana, avec sa culture,son sourire,son soleil, son désir du corps d'Olimpita qui réussit à le faire embaucher.
    Mais la vie n'est pas simple.
    "Paf" "Claf" "Claf" "Je t'aime trop" d'un côté.
    "Ahhh!" "Pourquoi tu ne l'as pas tué ?" de l'autre.
    Comment Olimpita émergera-t-elle du trou noir où elle s'est fourrée?
    Dans quel piteux état?
    Et Ass, écartelé? Sous-homme: vision raciste et surhomme:vision sexe (dessins crus zoomés fort appropriés!)
    Un drame de la misère humaine et de la folie qui s'en suit pour dénoncer les abus du machisme,le sort douloureux des femmes battues (qui sont tellement soumises à leur bourreau qu'elles sont incapables de le dénoncer) et le sort poignant des étrangers mal ou si peu considérés.
    Des dessins en noir et blanc,sans fioritures avec gros plans qui traduisent bien les expressions des visages et l'intolérance ambiante.
    Une BD adulte engagée, sans tabous, qui revisite le mythe de Carmen violente à force d'encaisser, texte du réalisateur et scénariste espagnol Hernan Migoya accompagnée des illustrations du cartoonist et photographe Joan Marin.
    Et une réflexion qui en dit long sur les différences de point de vue: là où certains voient un homme mort, d'autres repèrent une paire de mocassins neufs!
    Emouvant et fort, car si vrai!
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

Critiques presse (3)


  • ActuaBD , le 19 décembre 2011
    Noble entreprise que de vouloir aborder ces deux thématiques délicates de plein front, mais malheureusement, l’intrigue d’« Olimpita » connaît pas mal de ratés. Si les coups de pinceaux mélancoliques et les regards vitreux et désespérés des personnages sont justes, le récit s’égare dans une foule de clichés et situations cousues de fil blanc.
    Lire la critique sur le site : ActuaBD
  • BoDoi , le 27 septembre 2011
    Oeuvre intime et universelle à la fois, Olimpita dégage une force rare, et trouble longtemps.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • Lexpress , le 12 septembre 2011
    C'est un album cru, sec, qui pointe les rêves de chacun, les compromissions de tous et la façon dont on s'arrange avec sa propre morale.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par zevince, le 18 mars 2012

    Mais tu es quoi, As ? Une prostituée ? C'est ce que tu veux me dire ?
    Ou une ONG t'a envoyé à Barcelone pour satisfaire toutes les Blanches en manque ?
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






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