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ISBN : 2757830287
Éditeur : Points (2013)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ancien policier à Belfast, Jack Calvert, alcoolique, élève seul son fils adolescent, Adrian. En faisant l’école buissonnière, celui-ci découvre un os humain dans la forêt, mais ne parle à personne de son trésor. Quelques jours plus tard, il est kidnappé. Jack retrouve l... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 18 juin 2013

    lehane-fan
    Sam Millar , né en 1958 à Belfast , est un ancien combattant de l'IRA qui a tâté de la prison , 20 longues années , pour avoir braqué un fourgon . D'emblée , ça vous pose un bonhomme qu'on a pas vraiment envie de dénigrer . Ça tombe bien , Poussière tu seras ne s'y prête vraiment pas.
    Adrian Calvert , 14 ans , pourrait facilement prétendre au titre de gamin le plus poissard du comté . S'il participait à mo-mo-motus , six tirages plus tard , il serait en possession de sept boules noires , c'est dire .
    Une maman fauchée par un conducteur alcoolisé ; un père , ancien flic renommé , totalement dévasté et trouvant du réconfort en éclusant désormais à toute heure ; d'inexplicables disparitions d'enfants auxquelles il faut désormais ajouter la sienne ; le doute n'est plus permis , Adrian boxe dans une autre catégorie . Jack , son paternel , n'a plus d'autre choix que de rempiler s'il veut le retrouver vivant .
    Bienvenue dans l'univers poisseux de Sam Millar .
    L'auteur fait ici l'éloge du désespoir . Rien à attendre au sortir de cette lecture . Noir c'est noir , il ne reste même plus l'espoir . Outre un scénario implacable mais terriblement glauque , Millar brosse les portraits de personnages majoritairement habités par un enfer destructeur et une folie bien loin d'être douce . Pas un seul pour venir apporter son petit écot de légèreté à ce polar racé magnifiquement construit .
    Sorte de longue chute vertigineuse sans fin , ce récit malsain , sec comme un coup de trique , aborde frontalement des problématiques telles que la perte d'un être cher , l'acceptation et la reconstruction , qu'elle soit adulte ou adolescente , en basant son intrigue sur l'enfance maltraitée et les terrifiantes conséquences qui en découlent .
    Merci à Babélio et aux éditions Points pour cette terrible leçon de boxe au K.O. imparable .
    Poussière tu seras , un coup à vous ramasser à la pelle...
    http://www.youtube.com/watch?v=_wp4O7v5320
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    • Livres 3.00/5
    Par marina53, le 26 août 2013

    marina53
    C'est au cours d'une promenade dans les bois (attention au loup!) que le jeune Adrian Calvert fait une bien macabre découverte. En effet, il a déniché sous un tas de feuilles mortes un os. Humain ou animal? Sa curiosité le poussera à ramener cet ossement chez lui, sans en dire un mot à son père, Jack. Il faut dire que ce n'est pas tout rose à la maison. Depuis le décès tragique de sa maman dans un accident de voiture causé par un chauffard ivrogne, il passe son temps dans son atelier de peinture à boire. Ancien flic à la dérive, reconverti en minable détective privé, il dérive de plus en plus. Même sa liaison avec Sarah, une galeriste, en pâtit. Mais, voilà que de nouveaux ossements sont retrouvés à d'autres endroits reculés et le pire de tout, c'est qu'Adrian est porté disparu. Jack, avec l'aide de son ancien collègue, n'aura pas d'autres choix que de renfiler sa casquette de flic et partir à sa recherche...
    Millar pose ici toute une galerie de personnages, que ce soient l'ancien flic, son collègue, le barbier de Belfast et son amie droguée ou encore son apprenti. Tous vont inévitablement finir par se croiser pour le pire. Poussière tu seras est avant tout un roman social qui traite de la maltraitance des enfants, du travail de deuil et d'une société en perdition. Avec des chapitres très courts soutenant un suspense crescendo et d'une écriture sans fioritures et concise, Millar va droit à l'essentiel. L'atmosphère du roman est inquiétante et sombre, les personnages noirs et parfois sans état d'âme. L'auteur nous offre un polar de bonne facture, précis et direct.
    Poussière tu seras... j'vais attendre un peu!
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    • Livres 3.00/5
    Par gruz, le 28 juillet 2013

    gruz
    Nous ne sommes que poussière à la fin. Avant cette (d)échéance, nous sommes douleurs. C'est en tout cas ce qui ressort des personnages dépeints par Sam Millar.
    Dans ce premier roman paru en France, (2006 pour la version originale, 2009 pour la version française), l'auteur nous plonge dans les méandres de l'âme humaine sans aucun puits de lumière à l'horizon.
    Un récit à plusieurs niveaux de réflexion, tout en désespérance. Sur la maltraitance de l'enfant, l'acceptation de la perte de l'être aimé et les conséquences psychologiques dramatiques qui peuvent en découler.
    Le ton et le style d'écriture sont sobres, sans fioritures, les mots sont bien à leurs places, contribuant à renforcer la tension du récit.
    Là où le bât blesse à mon sens, c'est au niveau de la construction de l'histoire ; certains passages sont bien détaillés, d'autres évacués d'un simple trait de plume.
    Le roman est court (250 pages), sans doute trop court pour que l'emprise du récit soit totale. Certains développements de l'intrigue sont clairement capilotractés et nuisent malheureusement à la cohérence du tout.
    Au final, une œuvre imparfaite, mais qui donne l'envie de plonger plus avant dans l'univers de cet auteur. On sent que le talent est bien là et qu'il mérite d'être mis au service d'une intrigue plus fouillée que celle-ci.

    Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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    • Livres 4.00/5
    Par Yunali, le 04 juillet 2013

    Yunali
    Dans l'univers de Sam MILLAR, les lieux autant que les personnages sont sombres.
    Et ce n'est pas suite à ce roman qu'on aurait envie de se précipiter dans cette partie de l'Irlande ! Bon c'est sûr, un livre policier n'est pas un guide touristique, mais on dirait qu'il y a tellement une atmosphère lourde qu'on n'y serait pas les bienvenus de toute façon.
    Alors pour parler un peu de l'histoire, on commence par suivre Adrian, jeune ado qui, comme beaucoup, préfère sécher les cours que d'aller à l'école. de toute façon il semble peu s'y intéresser.
    Il a certes des circonstances qui expliquent cela : sa mère a été fauchée par un chauffeur ivre il y a quelques mois à peine, et son père Jack est un ancien flic reconverti en peintre et alcoolique occasionnel… Père qui a en plus une relation avec Sarah, qui s'occupe d'une galerie d'art et vend des tableaux de Jack ; mais Adrian n'est pas au courant de cette relation.
    Le père et le fils n'ont pas des relations faciles, et tout va basculer quand Adrian surprendra Sarah et son père et « fuguera ».
    D'un autre côté, on a Jeremiah Grazier, coiffeur « ancienne mode » si on peut dire, qui travaille dans un salon avec Joe Harris, et est marié à Judith une accro à l'héroïne, qui paraît plus que directive dans sa relation avec son mari…
    Le fameux Joe va disparaître un jour dans la nature lui-aussi… Sans « aucune » explication.
    La soi-disant fugue d'Adrian et la disparition de Joe ne seront pas les seuls faits que connaîtra la ville de Belfast. Des disparitions d'enfants, des meurtres sordides auront lieux ou seront rappelés à la mémoire de tous à l'évocation de ces faits divers.
    L'univers dans lequel évoluent tous les personnages est vraiment noir, et (désolée de la parodie) il semble n'y avoir aucun espoir de s'en extriquer.
    C'est aussi à se demander si une conclusion heureuse pourrait être envisagée, car on va toujours vers plus de noirceur, on plonge dans les méandres sombres et violentes de l'âme humaine.
    J'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, même à Adrian qui semble vraiment porter tout le poids de la culpabilité de la mort de sa mère et de la déchéance de son père.
    Il faut dire que le livre est vraiment court, ça m'a surprise en fait !
    Peut-être que l'auteur n'avait pas le temps de nous faire nous attacher plus que ça aux personnages.
    Et il faut dire que les rebondissements arrivent un peu trop vite aussi du coup… C'est sûr en vrai tout ne se passerait pas aussi bien pour trouver des indices, ni aussi rapidement. J'ai donc eu quelques fois l'impression que l'auteur prenait des raccourcis un peu trop faciles…
    Mais bon, j'ai quand même apprécié le style, direct et sans chichis, et je serai bien curieuse de lire d'autres livres de Sam MILLAR, ne serait-ce que pour effacer cette petite sensation de « il manque quelque chose pour en faire une histoire complète » car l'univers bien que glauque est quand même très intéressant et se prête vraiment très bien à la dénonciation de crimes odieux qui sont parfois passés sous silence.
    Un grand « Merci » à Babelio et aux éditions « le Point » pour m'avoir permis de découvrir ce livre lors de la dernière Masse Critique.
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    • Livres 5.00/5
    Par eireannyvon, le 28 juin 2012

    eireannyvon
    Sur le fil du rasoir.
    Écrivain irlandais dont c'est le premier roman traduit ; j'espère que le reste de son oeuvre le sera bientôt. Ancien combattant de l'IRA , il a passé 20 ans en prison. Décidément le roman noir irlandais se porte très bien et c'est tant mieux. Celui-ci ne dépareille vraiment pas le genre, surtout en ce moment où, personnellement, je pense que la littérature irlandaise est au creux de la vague.
    Adrian, un jour d'école buissonnière dans un bois près de Belfast, découvre un os et un corbeau mort. Il ramène cet os chez lui, ainsi qu'une plume.
    Charlie Stanton, clochard fortement alcoolisé, découvre dans les ruines d'un orphelinat désaffecté, un cadavre sans tête ayant subi des violences sexuelles.
    Adrian vit avec son père Jack, ancien policier, qui commence une carrière d'artiste peintre. C'est un enfant traumatisé par la mort de sa mère renversée par un chauffard ivre. Ses relations avec son père sont conflictuelles, Jack buvant beaucoup. Il a une relation avec Sarah qui expose et vend les toiles de ce dernier. Un jour Adrian les surprend dans une attitude sans équivoque, provoquant un traumatisme chez l'enfant, qui sera accentué par une révélation pour le moins maladroite du père! Alors Adrian s'enfuit! Jack rongé par la culpabilité, retrouve son esprit d'enquêteur, et découvre dans la chambre de son fils l'os qui s'avère être un reste humain. Une petite fille a disparu dernièrement, est-ce son corps que la police découvre? Qui est responsable de l'assassinat du révérend Richard Toner? Quelqu'un qui le connaissait bien, assez pour lui rappeler un surnom qu'il voudrait bien oublier « Petit Dickey ». Mais comme on n'emmène pas ses souvenirs dans l'au-delà, son sobriquet disparaîtra avec lui. L'enquête sur la découverte du corps de Nancy Mc Tiers amène les policiers à s'intéresser à Joe Harris et Jeremaih Grazier, les coiffeurs et barbiers du quartier. Or, chez Joe qui a disparu, les enquêteurs découvrent des magazines pédophiles qui en font un coupable idéal. Jack recherche désespérément Adrian, un coup de téléphone lui offre une possibilité de revoir son fils, un chantage en forme de test : s'il ne réunit pas les vingt et un points nécessaires, son fils sera tué! Avec son ex-collègue Benson, qui est également le parrain d'Adrian, la course contre la montre peut commencer!
    Les personnages, à part Adrian, qui est trop jeune pour être perverti, sont pour la plupart des êtres avec des passés pesant des tonnes. Jack se console dans l'alcool et la peinture, Judith dans la drogue.
    Adrian pleure sa mère décédée suite à un accident provoqué par un chauffard ivre, il lui semble que son père le délaisse, la révolte monte en lui, qui éclatera au premier incident provoquant sa fuite.
    Jack Calvert, son père, après une mauvaise période, reprend sa vie en main, la disparition de son fils devient une affaire entre lui et la société, en particulier la police. Mais lui aussi a quelques cadavres dans son placard. Sarah qui vend des tableaux, en particulier ceux de Jack, a une liaison avec celui-ci, est-ce pour cette raison qu'elle sera selon le journal agressée un soir?
    Jeremiah, un des barbiers et son épouse Judith, forment un couple terrifiant . Lui adepte du rasoir et elle complètement accro aux drogues dures. Leur relation sado-masochiste où Judith domine est particulièrement violente. Judith semble l'incarnation du mal, d'où lui vient cette haine et cette violence? Son enfance fut sordide comme celles de centaines d'orphelins et d'orphelines aux mains de l'église catholique et de notables complaisants. Joe, l'autre barbier, est veuf. D'après Jeremiah, il buvait et jouait beaucoup, et avait des dettes, dont certaines avec des gens peu recommandables, est-ce la raison de sa soudaine disparition?
    Un livre éprouvant, très sombre où certaines scènes sont très « fouillées ». Les autorités policières et les notables sont égratignés au passage, à cause de leurs carriérismes et leurs complaisances pour ne pas dire leurs complicités avec un système qui encourageait le vice et la cruauté sur des enfants sans défense.
    L'âme humaine est mise à nue ; la violence et la perversité forment la trame de ce roman dans lequel l'auteur va à l'essentiel. Pas d'humour ou de faux fuyant, la race humaine engendre des monstres, ne nous voilons pas la face, les journaux sont remplis de faits-divers atroces. Une oeuvre forte qui va sans doute déranger quelques lecteurs, mais l'intrigue est de grande qualité. La fin est absolument grandiose, le dénouement étant comme un plaidoyer pour tous les enfants victimes innocentes d'un système qui les livrait corps et âmes à des adultes pervers. le thème de la vengeance étant ici poussé au paroxysme de la violence.

    Lien : http://eireann561.canalblog.com/archives/2009/06/21/14160932.html
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 23 avril 2013
    Honnête, sympathique et efficace polar que ce Poussière tu seras, œuvre de Sam Millar publiée en Français chez Fayard noir voilà déjà quelque temps (2009), dans une traduction tout à fait satisfaisante de Patrick Raynal.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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