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ISBN : 2757830287
Éditeur : Points (2013)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Ancien policier à Belfast, Jack Calvert, alcoolique, élève seul son fils adolescent, Adrian. En faisant l’école buissonnière, celui-ci découvre un os humain dans la forêt, mais ne parle à personne de son trésor. Quelques jours plus tard, il est kidnappé. Jack retrouve l’os qui s’avère être celui de la petite Nancy, disparue depuis trois ans. Alors qu’il enquête, d’autres personnes disparaissent, des restes humains sont retrouvés dans les bois et les anciennes pratiq... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
lehane-fan
lehane-fan18 juin 2013
  • Livres 4.00/5
Sam Millar , né en 1958 à Belfast , est un ancien combattant de l'IRA qui a tâté de la prison , 20 longues années , pour avoir braqué un fourgon . D'emblée , ça vous pose un bonhomme qu'on a pas vraiment envie de dénigrer . Ça tombe bien , Poussière Tu Seras ne s'y prête vraiment pas.
Adrian Calvert , 14 ans , pourrait facilement prétendre au titre de gamin le plus poissard du comté . S'il participait à mo-mo-motus , six tirages plus tard , il serait en possession de sept boules noires , c'est dire .
Une maman fauchée par un conducteur alcoolisé ; un père , ancien flic renommé , totalement dévasté et trouvant du réconfort en éclusant désormais à toute heure ; d'inexplicables disparitions d'enfants auxquelles il faut désormais ajouter la sienne ; le doute n'est plus permis , Adrian boxe dans une autre catégorie . Jack , son paternel , n'a plus d'autre choix que de rempiler s'il veut le retrouver vivant .
Bienvenue dans l'univers poisseux de Sam Millar .
L'auteur fait ici l'éloge du désespoir . Rien à attendre au sortir de cette lecture . Noir c'est noir , il ne reste même plus l'espoir . Outre un scénario implacable mais terriblement glauque , Millar brosse les portraits de personnages majoritairement habités par un enfer destructeur et une folie bien loin d'être douce . Pas un seul pour venir apporter son petit écot de légèreté à ce polar racé magnifiquement construit .
Sorte de longue chute vertigineuse sans fin , ce récit malsain , sec comme un coup de trique , aborde frontalement des problématiques telles que la perte d'un être cher , l'acceptation et la reconstruction , qu'elle soit adulte ou adolescente , en basant son intrigue sur l'enfance maltraitée et les terrifiantes conséquences qui en découlent .
Merci à Babélio et aux éditions Points pour cette terrible leçon de boxe au K.O. imparable .
Poussière Tu Seras , un coup à vous ramasser à la pelle...
http://www.youtube.com/watch?v=_wp4O7v5320
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marina53
marina5326 août 2013
  • Livres 3.00/5
C'est au cours d'une promenade dans les bois (attention au loup!) que le jeune Adrian Calvert fait une bien macabre découverte. En effet, il a déniché sous un tas de feuilles mortes un os. Humain ou animal? Sa curiosité le poussera à ramener cet ossement chez lui, sans en dire un mot à son père, Jack. Il faut dire que ce n'est pas tout rose à la maison. Depuis le décès tragique de sa maman dans un accident de voiture causé par un chauffard ivrogne, il passe son temps dans son atelier de peinture à boire. Ancien flic à la dérive, reconverti en minable détective privé, il dérive de plus en plus. Même sa liaison avec Sarah, une galeriste, en pâtit. Mais, voilà que de nouveaux ossements sont retrouvés à d'autres endroits reculés et le pire de tout, c'est qu'Adrian est porté disparu. Jack, avec l'aide de son ancien collègue, n'aura pas d'autres choix que de renfiler sa casquette de flic et partir à sa recherche...
Millar pose ici toute une galerie de personnages, que ce soient l'ancien flic, son collègue, le barbier de Belfast et son amie droguée ou encore son apprenti. Tous vont inévitablement finir par se croiser pour le pire. Poussière tu seras est avant tout un roman social qui traite de la maltraitance des enfants, du travail de deuil et d'une société en perdition. Avec des chapitres très courts soutenant un suspense crescendo et d'une écriture sans fioritures et concise, Millar va droit à l'essentiel. L'atmosphère du roman est inquiétante et sombre, les personnages noirs et parfois sans état d'âme. L'auteur nous offre un polar de bonne facture, précis et direct.
Poussière tu seras... j'vais attendre un peu!
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gruz
gruz28 juillet 2013
  • Livres 3.00/5
Nous ne sommes que poussière à la fin. Avant cette (d)échéance, nous sommes douleurs. C'est en tout cas ce qui ressort des personnages dépeints par Sam Millar.
Dans ce premier roman paru en France, (2006 pour la version originale, 2009 pour la version française), l'auteur nous plonge dans les méandres de l'âme humaine sans aucun puits de lumière à l'horizon.
Un récit à plusieurs niveaux de réflexion, tout en désespérance. Sur la maltraitance de l'enfant, l'acceptation de la perte de l'être aimé et les conséquences psychologiques dramatiques qui peuvent en découler.
Le ton et le style d'écriture sont sobres, sans fioritures, les mots sont bien à leurs places, contribuant à renforcer la tension du récit.
Là où le bât blesse à mon sens, c'est au niveau de la construction de l'histoire ; certains passages sont bien détaillés, d'autres évacués d'un simple trait de plume.
Le roman est court (250 pages), sans doute trop court pour que l'emprise du récit soit totale. Certains développements de l'intrigue sont clairement capilotractés et nuisent malheureusement à la cohérence du tout.
Au final, une oeuvre imparfaite, mais qui donne l'envie de plonger plus avant dans l'univers de cet auteur. On sent que le talent est bien là et qu'il mérite d'être mis au service d'une intrigue plus fouillée que celle-ci.
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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carnet-de-voyage
carnet-de-voyage16 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Adrian Calvert, 14 ans qui vit seul avec son père depuis le décès accidentel de sa mère, ne s'attendait pas ce jour-là, en faisant l'école buissonnière, à trouver dans les buissons (justement) un corbeau mort et tout prêt un os avec quelques lambeaux de chair accrochés....
Il rentre chez lui, perplexe avec une plume et le bout d'os, qu'il a pris le soin de "nettoyer"...
Il trouve son père, ancien grand flic, ivre mort, entre ses oeuvres de peinture ; oeuvres auxquelles il s'adonne maintenant ainsi qu'à la galeriste (visiblement très ouverte) qui les expose....
Adrian vit mal l'absence de sa mère ...et l'ivresse de son père aussi...étant donné que sa génitrice fut tuée par un chauffard ivre...
Adrian est curieux. Il mène sa petite enquête pour savoir si (folie) à qui appartient cet os. Non pas pour le rendre à son propriétaire, ni au premier cabot qu'il croisera, mais si il était d'origine humaine ? (l'os pas le cabot !)....
Il se rend de nouveau sur place. Mais son imagination tourne court puisque au lieu de trouver un charnier ou un cadavre, comme dans un premier temps il le cru (a cause du mauvais temps : on est en Irlande, à Belfast, pas à Porquerolles) il trouva une poupée qui faillit l'entraîner au fond de l'étang.. La vilaine !
Mais au cours d'une dispute avec son père, Adrian claque la porte de la maison et se taille sur les routes... Il neige... Bien que son père part à sa recherche il ne le retrouvera pas...
Le temps passe et pendant ce temps-là, Jéremiah Grazier et son ami-associé-collègue Jo Harris rasent à l'ancienne tranquillement et somptueusement et vice versa dans leur salon de barbier....
Un mort est retrouvé décapité en état de décrépitude avancée avec une tige d'acier dans l'anus ou du moins ce qu'il en reste, dans ce no man's land poussiéreux qui, fut un temps, un orphelinat....
Pendant ce temps-là, Jéramiah Grazier rase toujours à l'ancienne soucieusement, et Jo Harris lit les journaux nonchalamment...
Jack Calvert sort de sa léthargie et avec l'aide de son ami flic Benson enquête...
L'os trouvé par Adrian est analysé et le cadavre sodomisé lui aussi si j'ose m'exprimer ainsi...
L'enquête progresse mais Wilson le supérieur de Benson freine des quatre fers..
Pendant ce temps-là, Jéremiah Grazier rase un peu moins sereinement et Jo Harris se pose des questions soudainement...
Le mauvais oeil semble planer sur le salon, d'autant plus que Grazier est borgne...
Et puis Judith.... Judith la femme de Grazier.... Femme autoritaire... Chez lui, Jéremiah Grazier rase les murs... à l'ancienne....
Sam Millar nous livre un roman noir. Mais quand j'écris "noir" c'est vraiment "noir".... "Noir" comme les ténèbres dont nous parle la Bible. "Noir" comme les abîmes. "Noir" comme les abysses. "Noir" comme du sang coagulé et séché. "Noir" comme certaines âmes (peut on dire qu'elles sont humaines ?)
Cette histoire vous entraîne au fond du trou, en terre...
En conclusion je citerai ce passage dans le livre de Daniel (Bible) chapitre 12 verset 2 (version Darby, qui se prête mieux à la situation) :
"Et plusieurs qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l'opprobre, pour être un objet d'horreur éternelle"
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Yunali
Yunali04 juillet 2013
  • Livres 4.00/5
Dans l'univers de Sam MILLAR, les lieux autant que les personnages sont sombres.
Et ce n'est pas suite à ce roman qu'on aurait envie de se précipiter dans cette partie de l'Irlande ! Bon c'est sûr, un livre policier n'est pas un guide touristique, mais on dirait qu'il y a tellement une atmosphère lourde qu'on n'y serait pas les bienvenus de toute façon.
Alors pour parler un peu de l'histoire, on commence par suivre Adrian, jeune ado qui, comme beaucoup, préfère sécher les cours que d'aller à l'école. de toute façon il semble peu s'y intéresser.
Il a certes des circonstances qui expliquent cela : sa mère a été fauchée par un chauffeur ivre il y a quelques mois à peine, et son père Jack est un ancien flic reconverti en peintre et alcoolique occasionnel… Père qui a en plus une relation avec Sarah, qui s'occupe d'une galerie d'art et vend des tableaux de Jack ; mais Adrian n'est pas au courant de cette relation.
Le père et le fils n'ont pas des relations faciles, et tout va basculer quand Adrian surprendra Sarah et son père et « fuguera ».
D'un autre côté, on a Jeremiah Grazier, coiffeur « ancienne mode » si on peut dire, qui travaille dans un salon avec Joe Harris, et est marié à Judith une accro à l'héroïne, qui paraît plus que directive dans sa relation avec son mari…
Le fameux Joe va disparaître un jour dans la nature lui-aussi… Sans « aucune » explication.
La soi-disant fugue d'Adrian et la disparition de Joe ne seront pas les seuls faits que connaîtra la ville de Belfast. Des disparitions d'enfants, des meurtres sordides auront lieux ou seront rappelés à la mémoire de tous à l'évocation de ces faits divers.
L'univers dans lequel évoluent tous les personnages est vraiment noir, et (désolée de la parodie) il semble n'y avoir aucun espoir de s'en extriquer.
C'est aussi à se demander si une conclusion heureuse pourrait être envisagée, car on va toujours vers plus de noirceur, on plonge dans les méandres sombres et violentes de l'âme humaine.
J'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, même à Adrian qui semble vraiment porter tout le poids de la culpabilité de la mort de sa mère et de la déchéance de son père.
Il faut dire que le livre est vraiment court, ça m'a surprise en fait !
Peut-être que l'auteur n'avait pas le temps de nous faire nous attacher plus que ça aux personnages.
Et il faut dire que les rebondissements arrivent un peu trop vite aussi du coup… C'est sûr en vrai tout ne se passerait pas aussi bien pour trouver des indices, ni aussi rapidement. J'ai donc eu quelques fois l'impression que l'auteur prenait des raccourcis un peu trop faciles…
Mais bon, j'ai quand même apprécié le style, direct et sans chichis, et je serai bien curieuse de lire d'autres livres de Sam MILLAR, ne serait-ce que pour effacer cette petite sensation de « il manque quelque chose pour en faire une histoire complète » car l'univers bien que glauque est quand même très intéressant et se prête vraiment très bien à la dénonciation de crimes odieux qui sont parfois passés sous silence.
Un grand « Merci » à Babelio et aux éditions « Le Point » pour m'avoir permis de découvrir ce livre lors de la dernière Masse Critique.
+ Lire la suite
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Les critiques presse (1)
Actualitte23 avril 2013
Honnête, sympathique et efficace polar que ce Poussière tu seras, œuvre de Sam Millar publiée en Français chez Fayard noir voilà déjà quelque temps (2009), dans une traduction tout à fait satisfaisante de Patrick Raynal.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations & extraits (3) Ajouter une citation
marina53marina5324 août 2013
Il n'est rien qui soit pour un homme plus infinie torture que ses propres pensées.
John Webster, Le démon blanc
Commenter    J’apprécie          280
marina53marina5326 août 2013
La vérité est rarement pure, et jamais simple.
Oscar Wilde, L'importance d'être constant
Commenter    J’apprécie          230
GabySenseiGabySensei17 septembre 2013
Quand tu crois que les choses sont devenues trop noires dans ta vie, Adrian, souviens-toi toujours qu'il n'y a que dans la nuit qu'on peut voir les étoiles.

(P51)
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