
par Woland, le 2007-12-26 01:20:42
Sexus : Book One of the Rosy Crucifixion
Traduction : Roger Giroux (pour le Livre de Poche)
Plus construit - du moins est-ce l'impression que j'en ai retirée - que les deux...
par Sarahcarabin, le 2008-04-10 02:08:16
Je commençais à lire, à trop lire. Je me tournais vers le dedans, je me refermais sur moi-même, comme font les fleurs, la nuit.
par Sarahcarabin, le 2008-04-10 02:07:32
Au fond, les gens ne lisent pas ; ou, s'ils lisent, ils ne comprennent pas ; ou, s'ils comprennent, ils oublient.
par Sarahcarabin, le 2008-04-10 02:05:58
Nous avons coutume de considérer que nous formons un grand corps démocratique dont les membres sont liés entre eux par une communauté de sang et de langage, et dont l'unité indissoluble est assurée...
par Sarahcarabin, le 2008-04-10 01:56:52
Si nous étions lucides, instantanément l'horreur de la vie quotidienne nous laisserait stupides.
La Crucifixion en rose, tome 2 : Plexus
La Crucifixion en rose, tome 3 : Nexus
Tropique du Capricorne
On a pu dire de son œuvre qu'elle était pornographique et immorale. Et jamais Henry Miller n'aurait démenti ces propos. Aux États-Unis, Henry Miller est l'homme par qui le scandale arrive. Le scandale de celui qui ose dire la vérité du sexe, obstinément et crûment. Dans Sexus, deuxième opus de son autobiographie, on retrouve un Henry Miller âgé d'une trentaine d'années qui, comme à l'accoutumée, tire le diable par la queue, emprunte de l'argent pour ne pas sombrer et rêve de devenir un grand écrivain. Nous sommes dans le Brooklyn des années vingt et la crise n'est pas loin. Un jour, Miller rencontre dans un dancing une entraîneuse nommée Mara dont il tombe raide amoureux. Durant 7 ans, ils vivent une passion torride et dévastatrice. "C'était l'apothéose de ma vie", se souvient Miller au début de Sexus.
L'humour de Henry Miller n'a pas d'équivalent. Un mélange détonnant de fausse culpabilité juive, d'égoïsme revendiqué et de conscience aiguisée de la lâcheté masculine. Mais, pour Miller, tout se noue et s'enroule autour du corps des femmes. Sexe über alles ! Le sexe, comme le pensait Miller, est le domaine naturel du roman. Il devient dans Sexus la matière première du livre, transformée aussi bien en intrigue dramatique qu'en observation sociale, en philosophie hédoniste qu'en rempart ultime et unique contre la mort. --Denis Gombert