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> Lorraine Darrow (Traducteur)

ISBN : 2878270746
Éditeur : Rackham (2003)


Note moyenne : 4.03/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le protagoniste de Le grand carnage est à nouveau Dwight Mc Carthy, le personnage central de J’ai tué pour elle. Le récit, toujours un polar, tourne autour d’un meurtre et d’un cadavre dont il faut à tout prix se débarrasser. Le fil conducteur est celui d’une course pou... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Dionysos89, le 07 avril 2014

    Dionysos89
    Dwight, le héros de J'ai tué pour Elle, est de retour et il a du pain sur la planche. Sa nouvelle copine s'est faite sauvagement aborder par Jack, son ex particulièrement violent, et ses potes. Basin City recèle une nouvelle histoire louche, glauque et sale où la violence est quotidienne et où défourailler est un sport national.
    Avec le grand carnage, Frank Miller n'y va pas de main morte. Non seulement il annonce clairement la couleur, mais il récidive dans l'exercice de la surenchère violente où les corps s'amoncellent et où le sang coule à flot. Dans cette deuxième aventure centrée autour du personnage de Dwight McCarthy, celui-ci profite doucettement de sa récente chirurgie maxillo-faciale qui lui a offert un nouveau visage pour opérer une chasse sauvage et punitive à la poursuite de Jack, un personnage véreux, violent et à l'humour particulièrement douteux.
    La narration de Frank Miller est construite autour d'un triptyque qui pourrait paraître répétitif, mais qui ne lasse jamais. Trois lieux, trois carnages, trois rôles différents pour Jackie Boy pour trois mises en scènes différentes. D'un appartement miteux à un marais bouillonnant en passant par la vieille ville dominée par les prostituées, nous roulons de lieux clos et zones urbaines sensibles sans jamais lâcher notre objectif des yeux : régler son compte à ce cher Jackie Boy qui a trop tendance à considérer les femmes comme des objets uniquement constitués d'une bouche et d'un sexe. Dwight McCarthy, à nouveau en preux chevalier blanc au service de la demoiselle en détresse, apprend, lui, à survivre plus longtemps que cet alcoolique de Jackie Boy. Les hélicoptères de la police rôdent, les ruelles ne sont pas sombres pour rien et les mauvaises rencontres s'enchaînent sans laisser l'intensité de l'intrigue faiblir. L'augmentation progressive de cette dernière est mise en abîme par les yeux exorbités de ce cher Jackie Boy : plongés dans les toilettes, puis assoiffés de sang, et enfin figés dans la violence de ses actions. On ne peut que repenser à la prestation de Benicio del Toro dans ce rôle lors de la première adaptation cinématographique de Sin City.
    Sans être le meilleur dessinateur de tous les temps, Frank Miller joue sur son indéniable atout principal : l'utilisation rationnelle des ombres et lumières. Dans un noir et blanc artistique qui renforce l'aspect glauque de Sin City, les graphismes de ce comics se font anguleux et tranchants. Si nous pouvons, au départ, trouver qu'il abuse parfois des planches entières pour mettre en avant les positions différentes d'un même personnage, Frank Miller cherche surtout à créer des mouvements particuliers dans des décors volontairement épurés que seule la pluie quasi continue vient troubler. Son style est surtout adaptable à toutes les scènes de son intrigue sans creux trop net. Avec peu de traits, il illustre très justement des amours forcément violents, des femmes qui ne sont jamais cajolées, mais qui sont pour autant des personnages forts et influents, ce qui est toujours bon à prendre. le design de Miho, la tueuse à dents de sabre, est d'ailleurs plutôt réussi, tout comme l'allusion graphique aux 300 Spartiates sur lesquels Frank Miller se fondera quelques années plus tard pour le fameux comics 300.
    Ce Grand carnage est jouissif de bout en bout avec très peu de temps morts dans les dialogues grinçants d'un Frank Miller qui s'amuse toujours autant à créer des scènes d'une violence inouïe et d'une cruelle ironie. Si l'esthétique particulière peut être difficile à cerner pour certains lecteurs, l'ambiance noire au possible ne peut que vous happer à partir du moment où adhérer à la « ville du péché » n'est pas pour vous insurmontable.
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    • Livres 4.00/5
    Par Coriolis, le 26 août 2014

    Coriolis
    Les codes de la vieille ville de Sin City sont au-dessus de la loi. Seules sont respectées les règles dictées par les femmes guerrières qui y ont établi leurs quartiers. Pour survivre elles vendent leurs corps et trouent volontiers la peau de ceux qui les défient. Elles sont reines de ces bas fonds. Leur territoire est devenu une zone de non droit pour la police elle-même. Sauf si ces agents de l'ordre sont en quête de plaisirs charnels...
    Un accord tacite, passé entre les autorités et ces succubes, leur permet de conserver les pleins pouvoirs. Dwight Mc Carthy connaît bien la vieille ville et doit à ses amazones une fière chandelle. Ce soir, il est bien décidé à les protéger d'une bande d'ivrognes affamés de chair fraîche d'autant plus qu'il a un contentieux à régler avec Jackie, le conducteur. Celui-ci n'aurait jamais dû avoir la main un peu trop lourde sur Shellie, la régulière de Dwight. A présent, il suit de près la voiture de ce type et le volant de sa Cadillac supporte toute la tension qui le parcourt. Il est un peu sanguin, Dwight... Et ce soir, il est prêt à en découdre. Mais dans Sin City, les apparences sont parfois trompeuses…Celui qui ressemble au loup n'est pas toujours un prédateur… Et les agneaux sortent parfois leurs crocs ; à l'image de la « mortelle petite Miho », personnage emblématique de la série. Frêle et redoutable petite Miho pour qui les lames n'ont aucuns secrets…
    Dans un album où le graphisme se révèle tout en géométrie, le noir et le blanc ne cessent d'accentuer une violence qui ne tolère aucunes nuances. le Grand Carnage n'est que contrastes explosifs, silhouettes qui crèvent la planche, regards apeurés ou chargés de haine, cris, détonations déchirantes ou chant feutré de la lame qui fend un corps.
    Brillamment adapté dans le film coréalisé par Robert Rodriguez et Franck Miller avec un Jackie plus vrai que nature incarné par un Benicio del Toro magistral , l'épisode du Grand Carnage est tout aussi violent et sombre que les deux albums précédents. Glamour, coups bas et hémoglobine ne font pas défauts.
    Franck Miller poursuit avec maestria la balade sanglante au cœur de la théâtrale Sin City, la ville de tous les péchés.
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  • Par alouett, le 08 juillet 2012

    alouett
    Basin City, USA. Ici, le faible est écrasé par le fort. Ici, le pauvre meurt sous le regard méprisant du riche. Depuis des générations, la ville se nourrit de tous les crimes, tous les trafics. Police, Justice, Eglise, Politiques sont tous corrompus. Voilà pourquoi ses habitants la nomment « Sin City », la « Ville du Péché ».
    A Sin City, les plus riches sont aussi les plus pervers, à l'instar des membres de la famille Roark. « La famille Roark tient Sin City depuis les débuts du train et du six coups. de génération en génération, leurs millions ont viré billions. Les Roark, c'est notre famille royale à nous ». Sénateur, Ministre de la justice, Cardinal tout leur est permis depuis que « l'arrière grand père […] a lâché tous ses biftons pour importer d'la pute haut d'gamme ».
    Mais parfois, un homme défie les puissants, partant pour une mission suicide au nom, si ce n'est de la Justice, de la Vengeance. Mais Justice et Vengeance se confondent souvent à Sin City.
    (…)
    Dans le tome 3, le Grand Carnage (The Big Fat Kill), on retrouve Dwight qui une nouvelle fois, poussé par son besoin de protéger l'autre, se jette tête baissé dans les emmerdes. Chaque tentative de régler un problème, en crée un plus grand, jusqu'à devenir responsable de la mise en danger toutes les prostituées de la vieille ville. Commencera alors le grand carnage.
    « On doit tuer jusqu'au dernier de ces salopards. Pas par revanche. Pas parce qu'ils le méritent. Pas parce que le monde en sera plus vivable. On doit les tuer parce qu'on a besoin de ces morts. […] Il verra ce que ça coute de chercher des crosses aux filles de la vieille ville ».
    (…) on pourrait, cataloguer Sin City comme une transposition dans le monde du neuvième art des mauvais films d'action made in USA. Eh bien « on » aurait tord ! Et ce pour au moins deux bonnes raisons. La première étant que c'est plutôt les comics qui inspirent le monde du cinéma (c'était ma moins bonne raison, voire un préjugé totalement accepté par l'auteur), la seconde tenant aux qualités de narrateur de Franck Miller qui accroche le lecteur.
    D'abord, il y a une narration à la première personne par le personnage principal. Ensuite il y a les dialogues qui ponctuent le récit. Ils sont brefs, percutants et claquent comme des détonations. Si la parole distingue l'homme de la bête, on sent qu'à Sin City la frontière entre les deux est vite franchie. Tout cela contribue à poser une ambiance lourde où malgré la part d'ombre qu'ont en eux les « héros », on ressent une forte empathie, car le décor, Sin City, est bien plus noir, et de fait, ils semblent lumineux par contraste. Miller fausse alors notre jugement et nous permet de prendre plaisir dans la lecture en acceptant le recours à la violence, même si on n'est pas fan du genre.
    Un autre tour de force de Miller tient dans le ressenti qu'il transmet au lecteur. Depuis le début de cette chronique, le mot violence revient tout le temps. Cependant, la majorité du récit retranscrit une introspection du personnage. En l'accompagnant à travers son errance dans la ville, son dialogue intérieur nous livre ses pensées, on ressent les tourments de son âme. Les scènes d'action sont là, à intervalles réguliers, mais la réelle violence est celle ressentie, pas celle qui nous est donnée à voir.
    Graphiquement, cette noirceur se traduit dans son utilisation particulière du noir et du blanc (à l'exception de quelques touches de couleurs éparses et d'un passage de 25 planches relatant les hallucinations d'un personnage drogué). Ils sont purs, bruts, sans nuances. Ils ne se mélangent jamais, pas une touche de gris. Sur des fonds noirs, Miller fait exploser la lumière blanche. Il imprime sur la rétine du lecteur des contours, des détails. L'ambiance s'impose directement au lecteur. Chaque planche est dépouillée du superflue : peu ou pas de décor. Tout est centré sur les personnages, leurs émotions, et sur les armes qui le passionnent manifestement. Une autre «passion» redondante, pour le plus grand plaisir du lecteur masculin, tient dans l'érotisation des personnages féminins. Sin City semble être la ville des femmes fatales aux courbes parfaites.
    Franck Miller C'est notamment le cas avec qui lui apportent la reconnaissance et lui permettent de travailler à ses propres créations. Avec Sin City, Franck Miller nous propose des récits noirs, violents.


    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2012/05/27/sin-city-miller/
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    • Livres 2.00/5
    Par Phelio, le 14 octobre 2014

    Phelio
    je commence à me lasser mais cela reste une bonne série. CE tome est à lire dans la continuité du second car on reprend les mêmes!! du coup, évitez de lire le 3 avant le 2... certaines surprises seraient gâchées!

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    • Livres 4.00/5
    Par Yaneck, le 06 mai 2013

    Yaneck
    EXTRAIT "Toujours très efficace, toujours dans la même veine, il n'y a rien à jeter dans ce troisième opus de Sin City. On retrouve avec plaisir Dwight, Gaile et Miho, mortelle petite Miho... Il y avait de quoi dire encore sur ce trio, et cet album là conclu fort bien leur histoire commune que l'on avait entrevue dans le tome précédent. Dwight fait à peine moins frappadingue, mais acquiert encore plus de charisme sous sa nouvelle apparence. "

    Lien : http://www.chroniquesdelinvisible.com/article-sin-city-tome-3-le-gra..
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Critiques presse (1)


  • Sceneario , le 19 août 2014
    La formule fonctionne une nouvelle fois très bien, on est fasciné par ces atmosphères glauques, violentes et implacables. Le charme opère tout de suite, on a l'impression de patauger dans la mélasse dès les premières pages !
    Lire la critique sur le site : Sceneario

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