Grande ville crade perdue dans la campagne américaine, Basin City est surnommée "Sin City", la ville du péché.
Ses dirigeants sont des truands, ses flics sont corrompus, et les pires crapules hantent ses rues. Dans les bas-fonds de Sin City vit Marv, un c... > voir plus
A tous ceux qui considerent la BD comme un art mineur , je dis halte au feu , les balles sont creuses...Miller est un grand , un enorme dessinateur doté d'un sens scenaristique plus qu'evident..j'en veux pour preuve ces differentes adaptations cinematographiques plus ou moins convaincantes.. Sin City et 300 ne laissent pas indifferent meme si les puristes argueront que sans les trucages , point de film mais ceci est un autre debat. Outre le fait que ses comics aient bercé mon adolescence , il faut lui reconnaitre un style qui lui est propre , une patte immediatement reconnaissable qui est l'apanage des grands!!Un univers bicolore qui donne immediatement le ton ...Sin City n'est pas une comedie romantique mais un tableau sombre transpirant le mal , le desenchantement a chaque page.. Aimez-le , detestez-le mais essayez-le!!!!!!!!!!!!
Si Sin City est désormais une série culte dans l'univers des comics, c'est en partie grâce à l'adaptation cinématographique qu'en a fait Robert Rodriguez en 2005, ce qui lui a notamment permis de toucher un plus large public que le restreint cercle des initiés du 9e art américain. Dans ce premier volume, on suit l'itinéraire de Marv, sorte de brute épaisse friande de bon mot et de règlement de compte à coup de crosse. Aussi cette montagne de muscles aux traits disgracieux voit sa vie basculer lorsqu'une jolie blonde aux formes lascives et répondant au nom de Goldie lui offre ses charmes. Au petit matin, Marv se réveille aux côtés d'un corps sans vie. Ce corps voluptueux qui vibrait de plaisir quelques heures auparavant ne constitue plus qu'un amas de chaire désincarné. Pourtant, aucune blessure n'est visible. Malgré sa rigidité cadavérique, Goldie demeure sublime. Pour cette beauté peu farouche et ce don de soi, Marv jure de trouver le responsable de ce meurtre. L'enquête qu'il mènera va le conduire vers de hautes instances d'une société corrompue, des strates inaccessibles par le commun des mortels. Mais Marv n'a rien de commun. le sauvage pure souche qu'il est ne craint personne, et c'est écrit, ses ennemis vont déguster.
A travers ce premier épisode, Miller nous présente une cité du vice qui n'a pas usurpé son nom. Stupre et violence y font bon ménage. Ce roman graphique entièrement conçu en noir et blanc est un petit bijou de jeu sur les contrastes. Dans ce décor de désaxés, les femmes sont de toute beauté (Marv sait d'ailleurs en témoigner avec sa gouaille toute naturelle : « J'regarde Lucille glisser son corps sublime dans mon manteau et pour sans doute la millième fois, j'me dis qu'être gouine avec un matos pareil, c'est vraiment du gâchis. ») et les hommes des brutes épaisses qui flinguent bien souvent avant de poser les questions. Miller consacre tout un passage sous la pluie dans lequel les cases sont striées de blanc. Ces planches sont tout simplement superbes. La qualité graphique de cette bande-dessinée se marie parfaitement aux textes souvent mis en marge et d'une qualité d'écriture de haute tenue.
Marv est une brute sans pitié, il est ce qu'on trouve de plus laid (même les putes ne veulent pas de lui), sa tronche et son cerveau sont ravagés par les coups et l'alcool. En plus il vit dans une ville dégueulasse, pleine de cadavres, où les dirigeants sont des crapules et les flics des ripoux : Sin City. Normalement, Marv, n'a aucune raison de vivre quand il se réveille le matin, mais ce matin, c'est différent. Hier, il s'est fait dragué par Goldie, une femme qui ...
Il fait une chaleur d'Enfer. La nuit est lourde. Poisseuse.
C'est une piaule minable dans le quartier minable d'une ville minable.
Le climatiseur est en rade. Même la bière est tiédasse.