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ISBN : 9782283024867
Éditeur : Buchet-Chastel (2011)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un recueil de nouvelles ayant pour thèmes : l’errance, la solitude, l’amitié, la disparition. Des personnages qui vivent chacun leur propre voyage : un homme revient en Europe après avoir vécu à Buenos Aires, deux amis regardent couler l’eau sous un pont, un bat... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par jackycaudron, le 07 août 2013

    jackycaudron
    "C'est la nuit que j'aurais besoin d'elle.
    J'entends le ressac et parfois le vent.
    J'entends battre mon cœur et je voudrais le dire à quelqu'un."
    Neuf nouvelles...
    Neufs personnages...
    Neuf histoires d'errance, de solitude, de disparition et d'amitié....
    qui montrent des personnages qui, à un moment de leur vie, se croisent et se font face.
    Des êtres qui sont soudain pris par le besoin de parler.
    Dans "Un seul est parti" un homme pauvre vit seul au bord de la mer avec une souris pour compagne ,pourvu qu'elle ne lui mange pas ses maigres provisions, tandis que dehors...
    Dans "Port-au-Prince", deux marins sont confrontés à la mort- une première pour le plus jeune-alors qu'ils se rendent au bordel...les filles, cela aurait été la première fois aussi...
    Dans "Qui se souviens de nous" un homme marche dans la neige , mort de froid sous son beau manteau et son bonnet de fourrure...

    Dans "La beauté des choses" un homme l'enseigne à son fils...
    " Nous étions assis l'un en face de l'autre.
    Le feu entre nous chantait(...)
    Je regardait vers le sommet de la montagne, vers les crêtes.
    Le soleil les illuminait en jaune et en violet.
    Ici , nous étions le soir, mais là-haut tout brillait comme en plein jour.
    Je trouvais cela digne d'être observé.
    Il y avait là de quoi méditer.
    C'était simple mais stupéfiant.
    J'y voyais là l'essence des choses.
    Comme si d'un seul regard nous pouvions comprendre la tournure qu'elles prennent et sentir le mouvement de la vie."
    Hubert Mingarelli m'avait déjà terriblement touché lors de la lecture de "Un repas en hiver"...
    Il lui suffit juste de quelques lignes , quelques pages pour camper un décor, installer une ambiance...
    Avec son sens du mystère, sa manière unique et forte de nous raconter des histoires...qui nous vrillent le cœur...
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    • Livres 4.00/5
    Par Corboland78, le 25 mars 2012

    Corboland78
    Hubert Mingarelli est né en 1987 à Mont-Saint-Martin en Lorraine. À 17 ans il arrête l'école pour s'engager dans la marine qu'il quitte trois ans plus tard après avoir vu la Méditerranée et le Pacifique. Suivront des voyages à travers l'Europe. Il finit par s'installer à Grenoble où il exerce de nombreux métiers avant de commencer à publier à la fin des années 80. Il est lauréat du Prix Médicis en 2003 pour son roman Quatre soldats. Il vit aujourd'hui dans un hameau de montagne dans les Alpes françaises.
    Son dernier livre, La lettre de Buenos Aires, vient de paraître ; il s'agit d'un recueil de neuf nouvelles. La toute première phrase de l'ouvrage donne le ton général et résume une partie du style et du propos de l'auteur : « Une souris mélancolique me regarde pendant que je fais la vaisselle ». Tous les textes sont écrits à la première personne du singulier (exceptés La plume et La lettre de Buenos Aires qui donne son titre au livre). Les personnages sont plutôt réservés et semblent bons, un peu comme l'idée que je me fais des souris, ces charmantes bestioles qui savent souvent rester discrètes. Quant à l'adjectif « mélancolique » il caractérise parfaitement le sentiment général qui se dégage de ces neuf nouvelles. La phrase est courte, simple au possible avec un sujet et un verbe et la description d'un geste banal, quotidien. Ces phrases mises bout à bout créent une petite musique reposante et délassante comme un bain chaud. Tout est dit.
    J'ajouterai néanmoins que dans plusieurs nouvelles, il est question de navigation ou de marins, de mer ou de rivière, même si ce n'est pas le sujet principal du texte, un univers bien connu et qui compte beaucoup pour l'écrivain au vu de son passé. Si Hubert Mingarelli était peintre et non écrivain, il ferait des pastels, des tableaux aux teintes douces et veloutées.
    Si vous cherchez un livre délicat dont on se délecte à en ralentir la lecture pour mieux profiter des sensations qui en émane (tout le contraire d'un thriller), si vous aimez les lectures qui tel un nuage d'encens parfument l'esprit, si vous êtes las de violence physique ou morale, cette Lettre de Buenos Aires vous est destinée. Un moment de calme dans un monde de brutes.
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    • Livres 3.00/5
    Par traversay, le 28 août 2012

    traversay
    Les premières nouvelles de La lettre de Buenos Aires sont courtes. Très. Brèves histoires qui n'en sont pas vraiment. Pourtant, insensiblement, Hubert Mingarelli a installé un climat, créé une atmosphère. Et les derniers récits ne prennent que plus d'ampleur, sur davantage de pages, comme s'il avait fallu ce préambule, un conditionnement pour apprécier à sa juste valeur la qualité de l'écriture concise de l'auteur, capable de transcender de "petites" fictions en réflexion sur la profonde solitude de l'homme en ce bas monde. Les personnages de Mingarelli sont en marge, volontairement ou pas, fragiles et errants. Leur boussole est cassée, mais ils avancent. Ou essaient. L'écrivain excelle pour décrire la beauté et l'hostilité des éléments. En forêt, sur une rivière, en pleine mer, la nature n'est pas tendre. Mais elle ne fait que jouer son rôle, pourquoi serait-elle bienveillante ? La faim, la peur, la fatigue : les hommes des nouvelles de Mingarelli (les femmes n'y ont guère de place) survivent tant bien que mal. Oui, c'est bien de mélancolie qu'il s'agit, dans ces fragments d'existence dispersés par le vent. Jusqu'au dernier récit, qui clôt magistralement l'ouvrage, véritable camaïeu de gris, dans une obscurité profonde. La lettre de Buenos Aires est un livre désespérément humain. Désespéré, et surtout, humain.
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    • Livres 5.00/5
    Par mayang, le 22 septembre 2011

    mayang
    Hubert Mingarelli, d'une écriture en apparence simple mais néanmoins riche et précise, raconte dans ce recueil de nouvelles, les aventures de gens humbles en butte à un environnement souvent menaçant et dangereux. La nature est omniprésente et belle. Les rapports filiaux et fraternels sont au centre de ces histoires souvent tragiques où le mystère se dévoile tel une brume qui finit par s'estomper. Un beau talent de conteur pour un exercice qui n'a pas la faveur des lecteurs français: la nouvelle.
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    • Livres 3.00/5
    Par vdujardin, le 26 avril 2012

    vdujardin
    Neuf nouvelles sans repère chronologique ni lieu : un marin rentre de Buenos Aires dans la nouvelle qui a donné son titre au recueil, mais on ne sait pas dans quel port il a débarqué), saus pour Port-au-Prince, qui se passe au large de cette vile où des émeutes ont eu lieu, un homme mort gît sur le quai, l'équipage ne peut pas descendre. Un homme pauvre vit seul au bord de la mer avec une souris pour compagne (pourvu qu'elle ne lui mange pas ses maigres provisions) dans Un seul est parti, un autre homme seul s'exile dans la forêt evace des provisions pour tenir un hiver (et voir l'ours dans pas d'hommes pas d'ours, etc. Des hommes, isolés, souvent marins ou ex-marins, la pauvreté, le bord de mer, la rivière, la forêt pour cadre de vie...
    Je ne suis pas du tout aussi enthousiaste que Télérama. Des textes lents, reposants avec peu d'action, mais je n'ai pas été particulièrement séduite par ces textes, lus pourtant au bord de la rivière, dans mon jardin par un beau dimanche de fin septembre... avec un poulet rôti, poires à la grenadine et purée de pâtisson dans le ventre... Une bonne condition en théorie pour lire des nouvelles calmes...

    Lien : http://vdujardin.over-blog.com/article-la-lettre-de-buenos-aires-de-..
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Citations et extraits

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  • Par jackycaudron, le 07 août 2013

    " Nous étions assis l'un en face de l'autre.
    Le feu entre nous chantait(...)
    Je regardait vers le sommet de la montagne, vers les crêtes.
    Le soleil les illuminait en jaune et en violet.
    Ici , nous étions le soir, mais là-haut tout brillait comme en plein jour.
    Je trouvais cela digne d'être observé.
    Il y avait là de quoi méditer.
    C'était simple mais stupéfiant.
    J'y voyais là l'essence des choses.
    Comme si d'un seul regard nous pouvions comprendre la tournure qu'elles prennent et sentir le mouvement de la vie."
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  • Par Corboland78, le 25 mars 2012

    Tandis que je visais l’eau entre le quai et la coque du bateau pour jeter ma cigarette, une silhouette s’était détachée des baraques et s’avançait à pas tranquilles sur le quai. L’homme entra dans la lumière de nos feux, fit encore quelques pas et s’accroupit devant le mort. Il lui défit ses chaussures, se redressa et s’en alla avec. Je remarquai alors qu’il était pieds nus. Je jetai un regard en bas vers la coupée, pour voir si l’officier de garde avait aperçu le voleur. Il était retourné et parlait avec les deux plantons. Je voulus l’avertir. Mais l’homme avait déjà rejoint les baraques. Et quoi faire de toute façon.
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  • Par cc, le 11 février 2011

    elle quitta plus jamais l'endroit paisible de sa tête où beaucoup de choses de trouvaient déjà

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  • Par jackycaudron, le 07 août 2013

    "C'est la nuit que j'aurais besoin d'elle.
    J'entends le ressac et parfois le vent.
    J'entends battre mon cœur et je voudrais le dire à quelqu'un."

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Dialogues, 5 questions à Hubert Mingarelli
www.librairiedialogues.fr 5 questions posées à Hubert Mingarelli, à l'occasion de la parution du livre Un repas en hiver (éditions Stock).








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