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ISBN : 9782283024867
Éditeur : Buchet-Chastel (2011)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un recueil de nouvelles ayant pour thèmes : l’errance, la solitude, l’amitié, la disparition. Des personnages qui vivent chacun leur propre voyage : un homme revient en Europe après avoir vécu à Buenos Aires, deux amis regardent couler l’eau sous un pont, un bat... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Corboland78, le 25 mars 2012

    Corboland78
    Hubert Mingarelli est né en 1987 à Mont-Saint-Martin en Lorraine. À 17 ans il arrête l'école pour s'engager dans la marine qu'il quitte trois ans plus tard après avoir vu la Méditerranée et le Pacifique. Suivront des voyages à travers l'Europe. Il finit par s'installer à Grenoble où il exerce de nombreux métiers avant de commencer à publier à la fin des années 80. Il est lauréat du Prix Médicis en 2003 pour son roman Quatre soldats. Il vit aujourd'hui dans un hameau de montagne dans les Alpes françaises.
    Son dernier livre, La lettre de Buenos Aires, vient de paraître ; il s'agit d'un recueil de neuf nouvelles. La toute première phrase de l'ouvrage donne le ton général et résume une partie du style et du propos de l'auteur : « Une souris mélancolique me regarde pendant que je fais la vaisselle ». Tous les textes sont écrits à la première personne du singulier (exceptés La plume et La lettre de Buenos Aires qui donne son titre au livre). Les personnages sont plutôt réservés et semblent bons, un peu comme l'idée que je me fais des souris, ces charmantes bestioles qui savent souvent rester discrètes. Quant à l'adjectif « mélancolique » il caractérise parfaitement le sentiment général qui se dégage de ces neuf nouvelles. La phrase est courte, simple au possible avec un sujet et un verbe et la description d'un geste banal, quotidien. Ces phrases mises bout à bout créent une petite musique reposante et délassante comme un bain chaud. Tout est dit.
    J'ajouterai néanmoins que dans plusieurs nouvelles, il est question de navigation ou de marins, de mer ou de rivière, même si ce n'est pas le sujet principal du texte, un univers bien connu et qui compte beaucoup pour l'écrivain au vu de son passé. Si Hubert Mingarelli était peintre et non écrivain, il ferait des pastels, des tableaux aux teintes douces et veloutées.
    Si vous cherchez un livre délicat dont on se délecte à en ralentir la lecture pour mieux profiter des sensations qui en émane (tout le contraire d'un thriller), si vous aimez les lectures qui tel un nuage d'encens parfument l'esprit, si vous êtes las de violence physique ou morale, cette Lettre de Buenos Aires vous est destinée. Un moment de calme dans un monde de brutes.
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    • Livres 3.00/5
    Par kikibaba, le 23 novembre 2014

    kikibaba
    Succession de petits textes, de taille et de qualité inégales. Toujours sur le thème cher à l'auteur des relations entre les hommes. Toujours la même économie de mots. Mais ce n'est pas le meilleur livre de l'auteur.

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    • Livres 3.00/5
    Par traversay, le 28 août 2012

    traversay
    Les premières nouvelles de La lettre de Buenos Aires sont courtes. Très. Brèves histoires qui n'en sont pas vraiment. Pourtant, insensiblement, Hubert Mingarelli a installé un climat, créé une atmosphère. Et les derniers récits ne prennent que plus d'ampleur, sur davantage de pages, comme s'il avait fallu ce préambule, un conditionnement pour apprécier à sa juste valeur la qualité de l'écriture concise de l'auteur, capable de transcender de "petites" fictions en réflexion sur la profonde solitude de l'homme en ce bas monde. Les personnages de Mingarelli sont en marge, volontairement ou pas, fragiles et errants. Leur boussole est cassée, mais ils avancent. Ou essaient. L'écrivain excelle pour décrire la beauté et l'hostilité des éléments. En forêt, sur une rivière, en pleine mer, la nature n'est pas tendre. Mais elle ne fait que jouer son rôle, pourquoi serait-elle bienveillante ? La faim, la peur, la fatigue : les hommes des nouvelles de Mingarelli (les femmes n'y ont guère de place) survivent tant bien que mal. Oui, c'est bien de mélancolie qu'il s'agit, dans ces fragments d'existence dispersés par le vent. Jusqu'au dernier récit, qui clôt magistralement l'ouvrage, véritable camaïeu de gris, dans une obscurité profonde. La lettre de Buenos Aires est un livre désespérément humain. Désespéré, et surtout, humain.
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    • Livres 4.00/5
    Par yaki, le 21 juin 2014

    yaki
    Hubert Mingarelli écrit ici un recueil de neuf courtes nouvelles dans lesquelles il décrit les états d'âme de personnages, uniquement des hommes, en errance. Les nouvelles parlent de l'homme et de son environnement à travers la nature sauvage, parfois hostile, mais toujours magnifiquement décrite. Les phrases sont courtes et simples, poétiques, les personnages attachants. Avec très peu de mots l'auteur parvient à planter un décor et à décrire une scène bien précise. La nouvelle la plus émouvante est, sans nul doute, celle qui a donné le titre au recueil, l'histoire d' un vieil homme qui a vécu à Buenos Aires il y a longtemps. Il a écrit une longue lettre à son fils qu'il n'a jamais vu, une lettre aujourd'hui perdue...
    Un livre tout en délicatesse qui donne envie de découvrir ou redécouvrir les autres livres d'Hubert Mingarelli.
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    • Livres 5.00/5
    Par mayang, le 22 septembre 2011

    mayang
    Hubert Mingarelli, d'une écriture en apparence simple mais néanmoins riche et précise, raconte dans ce recueil de nouvelles, les aventures de gens humbles en butte à un environnement souvent menaçant et dangereux. La nature est omniprésente et belle. Les rapports filiaux et fraternels sont au centre de ces histoires souvent tragiques où le mystère se dévoile tel une brume qui finit par s'estomper. Un beau talent de conteur pour un exercice qui n'a pas la faveur des lecteurs français: la nouvelle.
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Citations et extraits

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  • Par Corboland78, le 25 mars 2012

    Tandis que je visais l’eau entre le quai et la coque du bateau pour jeter ma cigarette, une silhouette s’était détachée des baraques et s’avançait à pas tranquilles sur le quai. L’homme entra dans la lumière de nos feux, fit encore quelques pas et s’accroupit devant le mort. Il lui défit ses chaussures, se redressa et s’en alla avec. Je remarquai alors qu’il était pieds nus. Je jetai un regard en bas vers la coupée, pour voir si l’officier de garde avait aperçu le voleur. Il était retourné et parlait avec les deux plantons. Je voulus l’avertir. Mais l’homme avait déjà rejoint les baraques. Et quoi faire de toute façon.
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  • Par cc, le 11 février 2011

    elle quitta plus jamais l'endroit paisible de sa tête où beaucoup de choses de trouvaient déjà

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Vidéo de Hubert Mingarelli


Dialogues, 5 questions à Hubert Mingarelli
www.librairiedialogues.fr 5 questions posées à Hubert Mingarelli, à l'occasion de la parution du livre Un repas en hiver (éditions Stock).








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