ISBN : 2020943247
Éditeur : Editions du Seuil (2007)


Note moyenne : 3/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres

" Je ne vais pas mentir à propos de ma jambe. Je n'ai pas envie de me faire plaindre en disant qu'elle me faisait mal. Parce que, aussi loin que je me rappelais, ma jambe ne m'avait jamais fait mal. Elle ne m'empêchait pas non plus de marcher aussi ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par sylvie, le 10 décembre 2007

    sylvie
    J'ai été touchée par ce livre qui fait parler à la première personne un adolescent plein d'amour et de bonté,en quête d'une vie meilleure. Il marche malgré sa jambe raide et espère un jour récolter assez d'argent pour partir à la grande ville, à Port Elisabeth, et enfin la soigner.
    Il rêve d'une vie plus belle, d'une jambe qui s'assouplit, il veut voir l'océan, qui le guérira, il en est sûr,il lui fait déjà tellement de bien rien qu'en imagination... Il attend tout d'une nuit passée au fond d'un bus et qui sera le voyage sa vie. Il ira à Port Elisabeth !
    Absalon a perdu sa mère encore enfant et a grandit seul près de son père devenu fou de douleur et de remords. Ils vivent dans un village ouvrier perdu au milieu de collines arides que traverse une rivière asséchée. Il a quelques amis qu'il aime et qu'il va devoir quitter, non sans peine. C'est ce départ douloureux qu'il nous raconte par le menu.
    Ce garçon est mu par une grande force, une tension essentielle, un élan vital qui le fait avancer vaille que vaille au milieu de son désert et de sa misère. Il veut s'en sortir, aller faire soigner sa jambe, construire sa vie ailleurs, loin du malheur qu'il connaît trop.
    Ce beau texte, simple et plein de poésie,est d'une puissance absolue.
    Pour faire parler son héros démuni de tout mais hypersensible, Hubert Mingarelli développe ici tout son art de l'épure et nous touche au coeur et à l'âme.
    Voilà, j'ai été émue aux larmes par l'image de ce jeune homme cherchant obstinément le chemin de la joie, du bonheur et de la paix intérieure malgré son univers glauque et peuplé de personnages en perditions. Son aptitude à rêver et à espérer, sa manière de prendre à bras le corps la vie brutale qui lui est donnée force presque l'admiration.
    La nature a une grande place dans sa vie et se fait mère enveloppante et inspiratrice d'espoirs et de rêves féconds.
    Des liens sur le blog.
    http://sylvie-lectures.blogspot.com/2007/09/marcher-sur-la-rivire-hubert-mingarelli.html
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    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 16 avril 2012

    BVIALLET
    Mingarelli est un auteur spécialisé dans le non-dit, l'allusif volontaire. Il nous raconte des histoires sans aucun contexte, laissant son lecteur imaginer où, quand, comment et pourquoi se passe le récit qu'il nous présente. Ce procédé littéraire peut donner un résultat attachant et poétique comme dans « Quatre soldats » ou une impression de platitude, de tristesse et d'ennui comme dans « Le voyage d'Eladio » ou celui-ci.
    A l'image des Quatre soldats russes perdus dans la steppe ou du pauvre Eladio égaré dans une improbable révolution, le héros Absalon est également un simple d'esprit une sorte de demeuré qui ne rêve que d'une chose : prendre le bus pour partir très loin, à Port Elizabeth, pour y faire quoi, l'auteur ne daigne même pas nous le dire. A part cela, Absalon fait les courses pour un fou qui creuse un trou dans une rivière à sec, s'intéresse à la femme du pasteur et mène une vie totalement insignifiante entre son père mutique, son ami pompiste dépressif et Rosanna, une serveuse de bar qui se fait peloter par les clients et avec qui il ne fait rien.
    De plus, le lecteur est placé à l'intérieur même de l'esprit d'Absalon et doit en subir les redîtes, les obsessions et les fixations, ce qui est vite lassant. Dans ces conditions ( pas de contexte, pas de véritable histoire), il est bien difficile de s'attacher aux personnages et il faut faire preuve de beaucoup d'imagination et de bonne volonté pour arriver soulagé à la fin du bouquin.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits

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  • Par sylvie, le 10 décembre 2007

    Chacun s'invente une façon de comprendre. Moi je regarde par la fenêtre, comme si les mystères habitaient dehors. Je regarde longtemps, sans rien fixer de précis, mais au bout d'un moment, je renonce à chercher. Alors je prends conscience de ce que mes yeux voient vraiment. "

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  • Par BVIALLET, le 16 avril 2012

    Les collines existaient bien, mais pas la rivière. Je veux dire une rivière avec de l’eau, des berges, et tout ce qu’on s’attend à voir autour. Mais il paraît qu’elle avait existé. Je ne savais pas si c’était vrai, j’avais perdu mon opinion. Son existence, on la tenait de gens qui étaient morts maintenant depuis longtemps. Peut-être qu’ils avaient menti. C’était tellement sec là-bas qu’il fallait avoir une grande confiance pour le croire. Il n’y avait pas de différence entre la couleur des collines et ce qui aurait dû être le lit de la rivière.
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