Note moyenne : 3.03/5 (sur 33 notes)
Double meurtre a l'abbaye11Ajouter à mes livres
A la fin du XIIe siècle, un pèlerin de saint Jacques est retrouvé assassiné dans l'enceinte de l'abbaye de Hautefage. Qui est le meurtrier? Y a-t-il encore des innocents?
"Double meurtre à L'abbaye" est un livre qui se lit très rapidement, sans aucune prétention hormis celle de faire revoir des notions de cours sur la vie au XIIème siècle aux jeunes lecteurs.
L'intrigue est basique: 2 meurtres, 2 innocents accusés d'office: l'espagnole "sorcière" et le jeune et rebelle Guy. le vrai coupable, lui, est si antipathique que dès les 1ères pages le lecteur comprend que c'est lui...
Néanmoins ce roman est suffisamment bref (126 pages fluides) pour qu'on ne lui reproche pas ses nombreux clichés.
J'ai trouvé ce livre ennuyeux à mourir, il se force à décrire des scènes du Moyen-Age à des enfants, en transformant cette époque violente en sorte de conte gentillet et puéril, où les gentils triomphent et les méchants sont punis. Trop de personnages, on s'y perd. Si votre enfant aime le Moyen-Age, qu'il lise plutôt les romans de chevalerie tels que Yvain, le chevalier de la charettes ou les légendes arthuriennes, qu'ils sont bien plus à même d'apprécier.
Double meurtre à l'Abbaye est un roman policier dont l'action se déroule vers la fin du XIIème siècle. Et je dois dire que mes impressions sont très mitigées à propos de ce petit livre... Bien des personnages jalonnent ces quelques pages. Trop peut-être?... Thomas le Rouge, Messire Raymond, seigneur de la Vicomté de Pleaux, le père abbé Arnould, la jeune Agnès de Montal, le chevalier sans terre Guy de Servières, le prévôt Guillaume Taillefer, Jean l'Oiselet et sa compagne Flor... Et j'en oublie bien d'autres... Tous les personnages, du braconnier au jongleur en passant par les vicomtes, abbés et prévôt, tous sont là pour nous plonger au cœur de cette époque. Les vêtements comme les fonctions de chacun y sont clairement énoncés et expliqués... Cependant, même si la profusion de personnages nous fait parfois perdre le fil, l'intrigue est assez intéressante... Moins bien exploitée que ce à quoi l'on aurait pu s'attendre, par rapport au contexte historique par exemple, qui, lui est très bien rendu...
Un roman historique sans prétention mais avec une intrigue honnête et très formatrice pour l'imaginaire de jeunes lecteurs sur la vie au Moyen Âge central. En effet, l'enquête peut paraître plus que réduite sur ce Double Meurtre à l'Abbaye (à l'échelle du livre du coup qui est finalement beaucoup trop court), mais tout y est condensé assez subtilement. Rien qu'au niveau des personnages, on peut trouver le moine, le ménestrel, la noble dame, le noble guerrier banni, le pèlerin, tout est dans l'archétype. Toutefois, cela passe plutôt bien, car les thèmes principaux concernant cette époque sont tous présents et bien agencés les uns par rapport aux autres : la noblesse, la religion, le brigandage, le pèlerinage, etc. Un petit roman médiévo-policier très simple et ingénieux en somme.
J'ai du lire ce livre au collège, et ce n'est franchement pas le genre littéraire dont j'ai l'habitude de la lecture !
Mais je fus agréablement surprise qu'il y est tout de meme une histoire un minimum intéressante qui permet de suivre le récit!
Je n'ai vraiment apprécié cette histoire car ce n'est pas ce que j'aime mais si vous aimez les romans historiques, chevaleresques... Je vous le recommande vivement.
Depuis qu'avaient commencé sur ces rebords de monts d'Auvergne les chevauchées militaires du roi Henri II d'Angleterre, duc d'Aquitaine par sa femme Aliénor, des bandes de mercenaires se répandaient dans les campagnes, brigands autant que soldats, pillant les biens, les troupeaux, les récoltes, brûlant les maisons, harcelant les bourgs, rançonnant les abbayes, ici un jour, là le lendemain. Ils s'abattaient soudain sur vous comme une grêle qui dévaste une vigne et épargne l'autre. Sait-on pourquoi?
La nuit tombait quand finirent les vêpres solennelles dites en l'abbaye pour la fête de Saint-Martin. Le champ de foire s'était à nouveau vidé au profit de l'église, car à la piété se joignait le désir de ne pas manquer la beauté du spectacle.
Les ors brillaient sur les chasubles et sur les encensoirs, à la lueur de cent cierges de cire fine, et la châsse où reposait en relique un morceau du manteau du saint éblouissait du feu des pierreries.
Le chef de la vicomté de Pleaux était un bel homme jeune, brun, monté sur un alezan magnifique. Il portait avec élégance un manteau de drap vert brodé de petit-gris et orné de franges de soie. Un fermail en émaux cloisonnés le tenait attaché à l'épaule droite, laissant voir, par la fente de côté, un surcot en soie écarlate. Sur sa tête, un chapel galonné d'orfroi, orné d'une plume de paon.
Elle avait, sous l'étroit bandeau de lin bleu encadrant son visage, des traits d'une grande pureté et des yeux à l'expression grave. Son corps mince disparaissait dans les plis d'un manteau de velours écarlate. L'encolure de sa robe de brocart bordée d'hermine accentuait la finesse de son cou. Elle portait de lourds bracelets d'or et, à l'index droit, une bague ornée d'une pierre verte.