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> Françoise Adelstain (Traducteur)

ISBN : 225315086X
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 227 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A travers la vie d'un seul quartier et de son petit peuple de cour des miracles habité par des personnages venus de tous horizons , Rohinton Mistry réussit une fresque bigarrée et sensible qui est tout à la fois une parabole de la condition humaine et de l'odyssée d'une... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 04 février 2013

    Luniver
    L'équilibre du monde nous emmène au cœur de l'Inde des années cinquante, secouée par de violents conflits internes : système de castes toujours présent dans de nombreuses régions, mouvements séparatistes, affrontements entre hindous et musulmans, mise en place de l'état d'urgence.
    Au milieu de ce tourbillon, quatre personnages vont bon gré mal gré devoir vivre ensemble pour garder quelques lambeaux de dignité : Dina Dalal, destinée à des études de médecine jusqu'à la mort de son père, et la prise en charge de la famille par son frère, qui la destine à un rôle d'esclave domestique, ou à devenir rapidement l'épouse d'un de ses amis. Elle parvient tout de même à conserver son indépendance, au prix d'un travail acharné ; Maneck, qui vient des montagnes, et a été envoyé à l'université par ses parents, inquiets par la soudaine modernisation de tout le pays, et qui ont bien du mal à s'adapter aux nouvelles règles du jeu ; Et enfin Ishvar et Omprakash, les deux personnages les plus poignants du récit. le père d'Ishvar fait partie de la classe des Intouchables, destiné à travailler le cuir, et a l'interdiction formelle de toucher à quoi que ce soit des plus hautes classes, sous peine de le souiller définitivement. Après une énième injustice, il décide de faire l'inconcevable : ses fils ne travailleront pas le cuir, mais seront tailleurs. Cette transgression aux lois ancestrales lui coûtera toutefois très cher.
    Avec l'instauration de l'état de l'état d'urgence, les choses se compliquent encore pour le quatuor. La police a désormais le pouvoir d'arrêter n'importe qui sans procès, et se vend dès lors au plus offrant. Les rafles dans la rue se font de plus en plus nombreuses : pour former des assemblées importantes lors des discours du Premier ministre, pour s'approvisionner en main-d'œuvre bon marché ou pour des campagnes de stérilisation forcée.
    Le récit est dur : si les quatre héros parviennent de temps à autre à être heureux, on sent bien que ce bonheur est précaire, et qu'ils peuvent se retrouver à la rue sans ressource en un rien de temps. Pire encore, il n'y a pas vraiment d'échappatoire : à l'encontre de tout ce qu'on ressent d'habitude quand les héros de roman sont oppressés, on a envie ici qu'ils plient encore plus l'échine, plus vite, sans discuter, pour s'éviter des ennuis futurs.
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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 23 juin 2012

    Kittiwake
    En Inde, dans les années cinquante. Dina est une jeune fille indépendante. Avant son mariage, de courte durée, puis pendant son veuvage : "si elle désapprenait à vivre seule, un jour elle le paierait cher". Pour survivre, elle emploie deux tailleurs Om et Ishram. Et loge Maneck, le fils d'une amie, étudiant. Om et Ishram, issus de la caste des cordonniers ont échappé à cette destinée par la volonté du père d'Ishram, refusant d'offrir à ses fils cette vie de misère et d'humiliation . Ishram s'en sort mais son frère payera de sa vie son insistance pour faire appliquer la loi qui l'autorise à voter. de sa vie et de celle de toute de famille, à l'exception de son fils Om alors absent. Oncle et neveu tentent leur chance dans une grande ville. Et sont embauchés chez Dina. Les conditions de vie des deux hommes sont épouvantables, et le malheur les poursuit sans relâche. Cependant des liens vont se tisser dans la petite communauté hébergée par Dina, renforcés par les difficultés qu'elle même rencontre pour survivre.
    Plongé en plein cœur de cette survie quotidienne des miséreux, alors l'abolition du système des castes n'existe que dans les textes des lois, le lecteur est happé par l'exposé réaliste des absurdités de cette société. Totalement enchaînés par des coutumes ancestrales, peu ont la volonté et la lucidité de se révolter pour s'en sortir, d'où le risque de simplement de faire éliminer. le maintien des profondes inégalités n'est pas uniquement le fait des privilégiés : on le ressent dans le roman dans les attitudes de soumission des deux tailleurs qui sont sensées être celle de leur caste.
    L'exposé des conditions de vie des mendiants, dont la perte d'autonomie les font entrer dans un système pourri de protection payante est odieux. À l'époque où se déroule les faits, le gouvernement a de plus lancé une grande entreprise d'"embellissement" de la ville, c'est à dire de destruction des bidonvilles et de réquisitions de sans abris pour des travaux forcés inhumains. Et c'est la tout le problème, la valeur de la vie humaine semble être extrêmement aléatoire, et marchandable pour le profit de quelques-uns.
    Magnifique récit témoignant des conditions de vie aberrantes dans ce pays à la dérive, pour lequel on se demande par quel miracle ou quel drame les choses pourraient changer

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2012/06/lequilibre-du-monde.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Leilana, le 31 octobre 2011

    Leilana
    Ecrivain à succès dont j'ignorais jusqu'alors l'existence, Rohinton Mistry est un auteur canadien, originaire de l'Inde, qui mérite toute mon attention. C'est en me “promenant” dans une librairie, que j'ai découvert, par hasard, le romancier. La première de couverture de son troisième roman, L'Equilibre du monde (1996), édité en Livre de poche, a suscité toute ma curiosité.
    La couverture est pleine de couleurs. du jaune, du vert, du rouge… des couleurs vives. Mes pupilles sont exaltées. La rue est peuplée de monde, tous s'affairent à leurs activités. Je devine l'Inde grâce aux saris portés par deux femmes. Par une telle présentation, j'imagine une histoire aussi colorée et vivante que la première de couverture et me dis qu'en ces temps festifs (le soleil, l'été, les vacances) il me plairait bien de lire un roman de ce type. Ce qui, par la même occasion, me permettrait peut être de découvrir l'Inde et de m' aventurer vers d'autres horizons.
    A la lecture du roman, je me rends compte finalement que mes sens m'ont trompée. Disons que la première de couverture m'a trompée. L'auteur écrit à l'encre noir, pas en rouge, jaune ou vert. Il déverse sur le papier pauvreté, misère, corruption, violence… autant de tâches qui noircissent la page blanche, autant de tâches qui noircissent la vie, si tant est que la vie soit aussi blanche qu'une page.
    Au travers de ces quatres personnages principaux- Mme Dina Dalal, Ishvar et son neveu Omprakash et enfin Maneck- et d'autres protagonistes, l'auteur nous raconte l'Inde aux cours des années 70-80. le système de caste qui perdure encore dans les villages, les crises politiques, la corruption, la violence entre communauté religieuse, la misère et la pauvreté qui sévissent alors que l'état d'urgence est décrété par Madame le Premier ministre, accusée de malhonneteté lors des dernières élections. Au prétexte de prétendus troubles intérieurs qui risqueraient de mettre à mal la sécurité du pays- c'est pour se maintenir au pouvoir en réalité- Madame le Premier ministre applique le MSI, décret sur le maintien de la sécurité intérieure. Ce décret installe le pays dans le chaos le plus totale.
    Et comme souvent, ce sont les plus pauvres que choisit le chaos. Alors que les plus riches se satisfont de la politique gouvernementale et de l'état d'urgence, parlant d' “ordre” et de “sécurité”, désignant les salariés et les SDF de “bandes de paresseux”, les plus pauvres sont livrés à eux mêmes et tentent de survivre dans cette jungle immense qu'est devenue l'Inde. Les syndicats, les mouvements d'oppositions sont interdits. La liberté de la presse condamnée. le chômage explose. La famine accompagne. L'exploitation est de rigueur. La corruption, tel un cancer, se propage à tous les niveaux. La société est malade, profondément. Les plus pauvres sont dans la boue. Dans cette jungle, aucune branche à laquelle ils pourraient s'attacher pour fleurir. Toutes sont pourries. La Justice et l'Etat les ont abandonné… abandonnés à leur sort, le hasard, le destin disent les protagonistes alors que leur vie sont dessinées, en réalité, par un coup de crayon volontaire.
    Ainsi, dans ce désordre le plus complet, le Premier ministre décide, au nom de la politique d'embellissement de la ville, de raser les bidonvilles sans se soucier de sort de ces pauvres habitants et citoyens qui déjà s'appauvrissent et subissent les changements d'ordres économiques. Et cas plus absurde, pour faire face à la surpopulation de l'Inde, elle décrète une politique de stérilisation massive dont les pauvres, comme d'habitude, sont les principales victimes. de nouveaux fonctionnaires émergent: les incitateurs, chargés de convaincre les citoyens des bienfaits de la stérilisation. Mais la population étant réticente et les fonctionnaires devant remplir leurs quotas, les dérives et catastrophes humaines apparaissent très rapidement. Très vite, l'Homme ne devient qu'une marchandise, on le vend, le mutile. On l'utilise pour remplir le quotas, pour gagner sa vie, pour avoir de quoi manger, pour survivre. Très vite l'Homme est réduit à bien peu de chose et se voit sacrifié pour des ambitions personnelles. D'humanité, il n'y en a plus et on n'y croit plus… Toute est sombre, noire, vide, sans espoir.
    Mais à cette noirceur, nos quatres personnages, si attachants, apportent un peu de couleurs vives. Par le jeu du hasard (si l'on croit au hasard), leurs chemins se rencontrent et se tissent entre eux une réelle amitié. La maison de Dina Delal, où ils habiteront tous, illumine de bonheur, de sourires, de rires au milieux de tracas et du chaos qui, dehors, assombrit tout sur son passage. L'humanité, par la solidarité et l'amour, brille de plus belle. Mais la lumière, bien qu'intense, n'est que temporaire… le chaos les conduisant en effet vite à l'ombre.
    Où est l'équilibre dans ce monde? Y'en a-t-il d'équilibre? Si il y en a, celui là n'est-il pas fragile? Il a suffit d'une loi, d'un décret pour plonger l'Inde dans le chaos et la violence. Il suffit de bien peu pour que la lumière vire à l'ombre. Un coup de main sur la lampe, un léger vent, un petit changement… et le cours de nos vies se voit modifié. Comment faire pour revenir à la lumière? Comment faire pour équilibrer le monde si celui-ci se penche plus sur un côté que l'autre? L'espoir dans le désespoir semble nous expliquer l'auteur. L'amour dans la haine. La douceur dans l'horreur. La paix dans la violence. La joie dans la tristesse…
    L'équilibre du monde est un roman dense, riche, émouvant et drôle quelques fois. Les personnages sont si touchants que l'on s'y attache au point de ne leur souhaiter aucun malheur. Et pourtant… Et pourtant, c'est avec tristesse que nous avons à les quitter à la dernière page. L'équilibre du monde est un de ces romans que je conseillerais au plus grand nombre….
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    • Livres 4.00/5
    Par Alcapone, le 19 octobre 2011

    Alcapone
    A quoi donc renvoie le titre de ce roman de Rohinton Mistry ? L'équilibre du monde (A Fine Balance pour le titre original) tel que nous le présente l'auteur, fait référence à la culture hindoue où le système immémorial des castes prime sur toute la société. En Inde où le destin de chaque personne est lié à son karma (कर्म), l'on nait brahmane ou intouchable et il faut l'accepter...
    L'histoire se passe entre les années 1970 et 1980. Alors que l'Inde est la proie de tensions entre mouvement centraliste et mouvement séparatiste, l'état d'urgence est proclamé par Indira Gandhi alors premier ministre (1971-1977). Les libertés publiques sont suspendues car la situation économique est désastreuse. Corruption et injustice règnent. de nouvelles vocations se créent : facilitateur, contrôleur des bidonvilles (jodhpadpattis : झोपड़पट्टी), incitateur... Derrière ces noms de métiers se cachent des missions aussi affreuses les unes que les autres. Les gens subissent de force des vasectomies (nussbandhi : शुक्रवाहिकोच्छेदन) dans les planning familiaux destinés à contrôler les naissances ou arrêtés et tabassés de façon arbitraire. Des programmes d'embellissement de la ville imposent la destruction intempestive des taudis. Dans le dédale de la grande ville indienne (Bombay ou Mumbai) où les bidonvilles sont légion, la protection du Maître des mendiants est considérée comme une véritable bénédiction...

    C'est dans ce climat politique et économique difficile qu'évoluent les protagonistes de l'histoire. Issus de classes sociales différentes, Ishvar, Om, Maneck et Dina (pour les principaux personnages) n'auraient jamais dû se rencontrer et pourtant : leurs destins irrémédiablement liés, les mènera à une cohabitation des plus improbables. Pour l'oncle et son neveu (Ishvar et Om sont originellement intouchables) qui viennent travailler comme couturiers chez Dina Dalal (parsi), le séjour en ville est censé être temporaire. de même pour Maneck (parsi) qui vient étudier en ville et qui loge chez Dina pendant son année d'études. Dénominateur commun entre les couturiers et l'étudiant, Dina est elle-même une femme meurtrie par son histoire. le patchwork qu'elle confectionne à partir de petits bouts de tissus tout au long du récit raconte leurs destins croisés. Comme si l'auteur voulait montrer que L'équilibre du monde ne tenait qu'à des bouts de tissus disparates rassemblés selon des codes incompréhensibles...
    Fidèle à ma relative connaissance de l'Inde contemporaine, ce récit qui montre un envers du décor des plus réalistes, m'a bouleversée, émue, révoltée : l'hindhouisme, cette tradition ancienne fondée sur des concepts philosophiques, imprègne l'écriture de Rohinton Mistry. L'on découvre tout au long du roman des détails surprenants de la vie quotidienne des indiens et l'on ose y croire : c'est pourtant une réalité que l'auteur s'est donné pour mission de retranscrire dans L'équilibre du monde. Plus qu'un roman, ce livre est un poignant témoignage de l'histoire de l'Inde. Et l'on suppose une fin tragique mais l'on ne se résoud pas à renfermer le livre avant de l'avoir terminé. Si c'est un gros pavé de 890 p., pour ceux qui s'intéressent à cette partie du monde, je ne peux que le recommander. Il est passionnant.

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/10/lequilibre-d..
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    • Livres 5.00/5
    Par zorazur, le 21 janvier 2012

    zorazur
    C'est superbe, grandiose, émouvant, bouleversant. C'est l'Inde, la vraie, sa misère, sa corruption, ses contradictions, son immobilisme et ses castes, sa violence et sa douceur, sa sensualité.
    Rien ne se passe jamais comme on le souhaite. Toujours on est rattrapé par un sort hostile, son karma, les mauvaises actions de sa vie antérieure. On est rattrappé par la misère, parce qu'on est né dans la mauvaise caste et du mauvais coté. On est rattrappé par ceux qui ont réussi à mieux s'en sortir, ceux qui ont compris le fonctionnement du système, ce qu'on n'a pas osé comprendre et pas osé faire. Alors on se résigne, parce qu'en Inde c'est comme çà, et qu'il n'y a aucune raison pour que les choses changent.
    Est-ce cela, L'équilibre du monde, l'équilibre de ce monde à part qu'est l'Inde, quand tout s'acharne sur les héros et quand la fin est pire que le début ?
    Et pourtant ce qui reste, c'est l'amour, c'est la joie, c'est les couleurs éclatantes qui jaillissent d'un tas d'ordure. "Ces deux-là la feraient toujours rire" pense l'héroïne à la fin du livre. Et pourtant le sort s'est acharné sur "ces deux-là", comme il s'est acharné sur l'héroïne. Mais c'est çà l'Inde, une immense contradiction. Et des couleurs qui jaillissent des ordures.
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Citations et extraits

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  • Par Luniver, le 01 février 2013

    Om monta sur le trottoir, son vélo à la main. Le guidon était tordu et les garde-boue raclaient encore plus résolument qu'avant. Il épousseta son pantalon, examina les taches de graisse sur les revers.
    « Combien vous a-t-il donné ? demanda quelqu'un.
    — Cinquante roupies.
    — Vous vous êtes relevé trop vite. » L'homme hocha la tête d'un air réprobateur. « Il ne faut jamais se relever trop vite. Il faut rester par terre et pousser des gémissements, des grognements. Réclamer un docteur, réclamer une ambulance, hurler, pleurer, n'importe quoi. Dans un cas comme ça, on peut se faire au moins deux cents roupies. »
    Il parlait en professionnel ; son bras tordu pendant à son côté en témoignait.
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  • Par Luniver, le 31 janvier 2013

    Les discours débordaient de promesses de tous ordres et de toutes dimensions : écoles neuves, eau potable, assistante médicale ; terres pour les paysans qui n'en avaient pas, au moyen de la redistribution et de l'application plus stricte de la loi sur le plafonnement de la terre ; promesses d'une législation puissante pour punir toute discrimination et tout harcèlement des basses castes par les hautes castes ; promesses d'abolir le travail à la chaîne, le travail des enfants, le sati, le système des dots, le mariage des enfants.

    « Il doit y avoir des tas de lois en double dans notre pays, dit Dukhi. À chaque élection, ils parlent de voter les mêmes que celles qu'ils ont votées vingt ans auparavant. Quelqu'un devrait leur rappeler qu'ils doivent les faire appliquer. »
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  • Par Luniver, le 31 janvier 2013

    Pandit Lalluram n'était pas n'importe quel Brahmane, c'était un Brahmane Chit-Pavan – un descendant des purs parmi les purs, des gardiens de la Connaissance Sacrée. Ni chef du village, ni fonctionnaire du gouvernement, il n'en méritait pas moins, disaient ses pairs, par son âge, son sens de la justice et cette Connaissance Sacrée enfermée à l'intérieur de son crâne luisant, leur respect inconditionnel.

    Toutes sortes de querelles, à propos de la terre, de l'eau ou des animaux, aboutissaient devant lui, pour arbitrage. Les disputes familiales, concernant des brus désobéissantes, des épouses têtues et des maris volages, étaient également de sa juridiction. Ses pouvoirs étaient incontestables, chacun repartait satisfait : la victime, avec l'illusion d'avoir obtenu justice ; le coupable, libre d'agir comme avant.
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  • Par Kittiwake, le 23 juin 2012

    Maintenant je préfère croire que Dieu est un géant qui fabriquait un patchwork. Avec une infinité de motif. Et le patchwork a tellement grandi qu'on ne peut plus discerner le modèle ; les carrés, les triangles et les rectangles ne s'emboitent plus les une dans les autres, tout ça n'a plus de sens. Alors Il a abandonné .

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  • Par Luniver, le 02 février 2013

    Au milieu des éclairs de lumière, le bruit d'un hélicoptère se fit à nouveau entendre, arrivant de derrière la scène. Un paquet tomba du ventre de l'appareil. Il s'en échappe des choses – des pétales de roses !
    La foule hurla de joie, mais le pilote avait commis une erreur d'appréciation. Au lieu d'inonder le Premier ministre et les dignitaires, les pétales tombèrent sur un pré derrière l'estrade, où pâturaient des chèvres. Le gardien du troupeau remercia le ciel de cet honneur et se précipita chez lui pour raconter le miracle à sa famille.
    Le second paquet, lâché au-dessus de l'enclos réservé aux THP, atteignit sa cible mais refusa de s'ouvrir. On emporta quelqu'un sur un brancard.
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