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> Anne Damour (Traducteur)
> Charlotte Mosley (Préfacier, etc.)

ISBN : 2267021382
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2011)


Note moyenne : 3.28/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Paru en 1935, ce roman n'a pas été réimprimé pendant près de soixante-dix ans. Ceci à la demande de Nancy Mitford elle-même, qui souhaitait mettre un terme à la brouille que sa publication avait provoquée avec ses ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 25 juin 2012

    Cath36
    Les soeurs Mitford, qui ont inspiré à Jean d'Ormesson sa si jolie trilogie du Vent du soir, furent semble-t-il des femmes asses déjantées et pour le moins hors norme. J'ai découvert avec beaucoup de plaisir ce livre à la fois décapant et très drôle de l'une d'entre elles, Nancy, livre qui l'a brouillée avec une de ses soeurs, laquelle fréquentait d'assez près Hitler et sa bande. Ce texte nous fait en effet découvrir qu'il y avait en Angleterre des partisans de ces tristes personnages et dresse un tableau de l'époque aussi instructif que mordant. Tout y est égratigné : les conventions et les moeurs de l'aristocratie locale, la politique, l'hypocrisie sociale, les relations entre les hommes et les femmes, Nancy Mitford n'épargne rien ni personne et sa vision plutôt réaliste pose de bonnes questions, dont certaines restent d'actualité. C'est un livre qui pour avoir écrit dans un certain contexte et à une certaine époque ne s'est guère démodé et se lit très agréablement. Je compte bien lire ses autres livres.
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    • Livres 3.00/5
    Par fabie_r, le 18 juin 2012

    fabie_r
    Lorsque nous parlons des mouvements fascistes du début du XXième siècle, nous pensons en priorité aux mouvements italien et allemand, qui ont dramatiquement marqués notre histoire. L'auteur a décidé, dans ce roman, d'écrire au sujet du mouvement fasciste anglais, celui des Union Jackshirts, moins connu.
    Elle choisit pour cela une héroïne, jeune écervellée, militante du mouvement. Eugénia semble avoir choisi cette voie, plutôt qu'une autre, par rébellion, plus que par conviction, ce qui a pour effet de tourner en ridicule les Union Jackshirts. Néanmoins, ce récit léger ne fait pas oublier ce qui se passa par la suite sur le reste du continent. La bêtise et l'ignorance mènent souvent aux pires atrocités.
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    • Livres 3.00/5
    Par letitbe, le 26 août 2012

    letitbe
    Des livres de Nancy Mitford "Charivari" est celui que j'ai le moins apprécié. Certes, la lecture est plaisante , les personnages déjantés à souhait et l'atmosphère de l'époque bien retranscrite.
    Il y a aussi un humour délicieusement british et des scènes à la Wodehouse.
    Ce roman a brouillé l'auteur avec le reste de sa famille (certains des personnages ayant été inspirés par ses proches) et n'a pas été republié du vivant de l'auteure. Celle-ci ayant vu les drames causés par le nazisme a estimé à postériori qu'on ne pouvait traîter le fascisme avec dérision ; ce que je comprends et c'est peut-être pour cette raison que ma critique est mitigée.

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    • Livres 4.00/5
    Par mguy, le 11 juillet 2012

    mguy
    L'histoire se passe dans une Angleterre d'avant la Seconde Guerre Mondiale, dans un milieu distingué. Deux jeunes hommes, Jasper et Noël, sont en quête d'un mariage fortuné. Ils sont notamment intéressés par Eugénia, très riche héritière. Elle fait également partie de l'Union Jackshirts, mouvement patriotique, proche du fascisme. Ces deux jeunes gens vont également rencontrer d'autres dames, toutes issues de famille distinguées.
    Entre ces personnes, vont se nouer des intrigues, des relations plus ou moins amoureuses, avec un arrière-fond politique (Eugénia n'aura de cesse de prôner son mouvement).
    Ce livre est très bien écrit. C'est une caricature d'une certaine société aisée complètement en décalage avec son époque. de plus, l'auteur montre un aspect historique peu connu : l'existence d'une forme de fascisme en Angleterre. Enfin, l'humour de l'auteure est remarquable. Par des situations grotesques, elle montre le ridicule d'une société fondée sur le spectacle et l'apparence. C'est vraiment à lire : à la fois instructif et drôle.
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    • Livres 3.00/5
    Par Readingintherain, le 25 avril 2011

    Readingintherain
    Un roman paru en 1935 et jamais republié depuis, il me semble d'ailleurs qu'il était inédit en français. Dans la « upper-society » anglaise, un jeune homme qui vient de faire un petit héritage part à la conquête d'une jeune fille de bonne famille afin de passer le reste de ses jours à l'abri du besoin.
    C'est une comédie de mœurs assez sympathique, qui croque avec délices les travers d'une société aveuglée par sa méconnaissance du monde et qui va se jeter à corps perdu dans … le nazisme. Un portrait sans concession de ces aristocrates anglais qui ont encouragé Hitler, le tout dans une ambiance légère et assez loufoque. Un vrai plaisir !
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 05 juillet 2012
    On trouve [des] personnages déjantés dans cette comédie de moeurs, à la fois chic et acide, signée Nancy Mitford […].
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Cath36, le 25 juin 2012

    Entre-temps, les deux détectives poursuivaient leur mission inquiétante. Ils semblaient ignorer la nécessité de prendre du repos, et les pensionnaires du Jolly Roger les voyaient apparaître à tout propos dans les endroits les plus inattendus. Ils surgissaient des coins sombres comme de sinistres polichinelles, à toute heure du jour ou de la nuit. C'était particulièrement agaçant. Finalement Jasper fit une tentative héroïque, bien que sans effet, pour gagner leur confiance. Il leur paya à boire au bar. Il s'avéra qu'ils étaient du genre tête de mule, et bien qu'ils se soient suffisamment détendus après le quatrième whisky pour accepter de dévoiler leur profession, et aient fait après le septième quelques révélations surprenantes sur les penchants de la société londonienne d'aujourd'hui, pas plus la ruse que la générosité ne parvint à en tirer davantage. Les deux choses que Poppy souhaitait ardemment découvrir...restèrent sans réponse, cadenassées au fond d'eux-mêmes. En fin de compte, les deux détectives furent obligés de porter Jasper à l'étage dans son lit, où il resta, tout habillé, fixant l'ampoule électrique au plafond jusqu'à une heure avancée de la matinée.
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  • Par Cath36, le 23 juin 2012

    "Britanniques ! En vérité ce jour est proche. Un nouvel esprit souffle à l'étranger, un vin nouveau qui ne sera pas versé dans ces outres anciennes. Les Britanniques reviennent enfin à la raison, le lion s'apprête à rugir, la noble attitude que nous appelons social-unionisme va tirer le pays de son apathie honteuse. Bientôt vos rues résonneront sous le pas des bataillons de l'Union Jack, bientôt seront balayés ces politiciens au coeur en pâté de foie... Et maintenant, Britanniques, continua-t-elle, avez-vous des questions à poser ? Si oui, je consacrerai dix minutes à vous répondre."
    Les quelques péquenauds présents se dandinèrent d'un pied sur l'autre. Puis l'un d'entre eux ôta un brin de paille de sa bouche et déclara qu'ils avaient tous beaucoup apprécié le discours de miss Eugénia, c'était sûr, et monsieur le duc souffrait-il toujours du rhume des foins ?
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  • Par Cath36, le 25 juin 2012

    je dois dire qu'elle a les opinions les plus tordues concernant les relations sociales. Elle ostracise tous les malheureux qui n'ont pas eu de chance, ceux qui ont été pris en train de tricher au billard, celles qui ont eu un mari épouvantable, alors qu'elle se soucierait comme d'une guigne de les voir agir de manière vraiment malfaisante comme opprimer les pauvres. je crois que notre génération a des valeurs éthiques bien supérieures à celles de sa génération ; nous voyons les gens que nous aimons, même s'ils sont impossibles, et évitons ceux que nous n'aimons pas. C'est le seul critère sensé, n'est-ce pas, miss Smith ?
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  • Par Cath36, le 23 juin 2012

    Lady Chalfort, supposant vaguement qu'Eugénia faisait allusion à Dieu, eut l'air embarrassée. La ferveur religieuse était à ses yeux presque aussi choquante que la licence sexuelle, à laquelle elle était probablement associée. Beaucoup, parmi les femmes les plus dépravées qu'elle avait connues du temps où elle fréquentait le monde avaient été profondément et ostensiblement religieuses.

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  • Par Cath36, le 25 juin 2012

    "Quand on pense au Sussex, dit-elle avec un frisson, ce serait tellement agréable si l'Angleterre pouvait devenir plus pauvre, plus petite, plus discrète parmi les nations et à nouveau civilisée.
    -S'appauvrir ne la rendrait pas forcément plus civilisée, dit Jasper. La civilisation repose sur un facteur économique particulier, l'extrême inégalité des richesses.l'inévitable avènement du socialisme, qu'il soit national ou international, portera le coup fatal à ce qu'il reste de notre civilisation.
    -Si tel est votre point de vue, je suis surprise que vous ayez rejoint le parti d'Eugénia, qui est visiblement une forme de national-socialisme, non ?
    -Je préfère le socialisme national à l'autre sorte,c'est tellement plus romantique.
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