> Claire de Oliveira (Traducteur)

ISBN : 2020193612
Éditeur : Editions du Seuil


Note moyenne : 2.77/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres

Dans la Roumanie de Ceausescu, Adina s'aperçoit que des inconnus découpent jour après jour, en son absence, la fourrure de renard qui décore son appartement. A cause de cette menace, la jeune enseignante proche d'auteurs-compositeurs dissi... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 29 novembre 2010

    ay_guadalquivir
    L'écriture d'Herta Müller est déroutante. Sur des constructions simples - sujet+verbe+complément - elle greffe des images poétiques extrêmement fortes qui rendent parfois son texte obscur. Pourtant, il y a dans cette sécheresse une force incroyable, qui met en scène les personnages de cette Roumanie qu'elle décrit. La société totalitaire n'a que faire des adjectifs et des fioritures. Il ya aurait dans la forme comme la volonté de coller aux canons de l'art officiel et autorisé. Mais dans le sujet et l'absurde poésie qu'elle y glisse, la description est impitoyable. Je n'aime pas toujours son écriture, dans laquelle on n'entre pas facilement, mais Herta Müller est un auteur incontournabler de la langue allemande contemporaine.
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    • Livres 4.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 07 janvier 2011

    ay_guadalquivir
    Longtemps il faut mastiquer ces mots, qui ne coulent pas toujours aisément, qui s'accrochent, ne semblent pas toujours s'accorder les uns aux autres, comme dans un monde bancal, où rien ne serait tel qu'on l'attend. Quelques jours passent pour digérer la lecture d'Herta Müller, qui décrit la dictature de Ceaucescu comme un monde différent, où la nature et l'homme s'épient et se répondent, où les gestes quotidiens prennent un sens, où la lenteur semble permanente, réalité observée, scrutée. Et le non-dit - le silence imprègne ces pages, d'une atmosphère pesante. De ces lectures de l'incofort, salutaires.
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    • Livres 1.00/5
    Par zorazur, le 02 janvier 2012

    zorazur
    Hélas pour moi, je me suis profondément ennuyée à cette lecture et je ne crois même pas avoir fini le livre. Je n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir. Quelque chose a dû m'échapper, mais quoi ? S'agissant d'un Prix Nobel de littérature, j'ai des scrupules, mais c'est ainsi.
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  • Par papillon_livres30, le 22 mars 2010

    papillon_livres30
    Je n'ai pas du tout apprécié ces deux romans d' Herta Müller, prix nobel 2009: Le renard était déjà le chasseur, et L'homme est un grand faisan sur terre: j'ai trouvé l'histoire fastidieuse, le style archi-nul et très prosaïque, je n'ai rien trouvé de poétique dans cette prose parfois incompréhensible. Je n'ai pas pu aller jusqu'au bout de ces deux romans !
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    • Livres 5.00/5
    Par MarcBibliotheca, le 17 février 2010

    MarcBibliotheca
    D'une écriture simple et poétique, l'écrivaine allemande d'origine roumaine Herta Müller, Prix Nobel de littérature en 2009, nous conte ici dans Le renard était déjà le chasseur un récit étrange et cruel...
    Suite : Cliquez sur le lien ci-dessous!!!

    Lien : http://bibliotheca.skynetblogs.be/post/7537952/le-renard-etait-deja-..
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Citations et extraits

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  • Par ay_guadalquivir, le 05 janvier 2011

    "C'est avec un type comme ça que tu couches, dit Adina. La boîte de sucre est ouverte, le sucre est dur comme de la pierre sur les taches brunes de café. Du vent souffle dans l'arbre dehors, mais tu ne le connais pas, dit Clara, le ballon vert cabossé reste coincé sur la branche fourchue. C'est toi que je ne connais pas, le ballon vert cabossé supportera un deuxième hiver, celle que je connais, ce n'est pas toi, dit-elle, je croyais te connaître"
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  • Par ay_guadalquivir, le 05 janvier 2011

    "En haut dans le ciel, tu seras un ange avec une blessure par balle, dit Adina en regardant par terre, ou bien tu seras ici-bas, où il y a des pavés. Tu chevaucheras ton balai le soir, tu balaieras les rues de Vienne.
    Et toi tu restes ici, dit Ilie, tu attends qu'ils découpent complètement ton renard, et après."
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  • Par ay_guadalquivir, le 22 décembre 2010

    "Il faudrait penser à ne jamais laisser la moitié d'un coing parce qu'elle sèche comme une fourrure, se racornit comme un brin d'herbe. Quand on a mangé tout un coing, quand il est dans l'estomac après avoir été dans la main, dit Adina en direction de ses mains sur la table, on devrait pouvoir ouvrir les yeux et être quelqu'un d'autre.
    Etre quelqu'un qui ne mange jamais de coing."
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