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> Philippe Bouquet (Traducteur)

ISBN : 2253933678
Éditeur : Le Livre de Poche (2002)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 50 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Voici l'histoire des premiers pionniers suédois partis conquérir l'Amérique et comment leur vint l'idée de s'expatrier : Krishna et Karl Oskar, jeune couple héritier d'une terre aride qui ne parvient guère à nourrir les huit bouches de la maisonnée ; Robert, le frère de... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 04 octobre 2012

    Gwen21
    Passionnante épopée des émigrants suédois fuyant, au XIXème siècle, la misère et la famine du Småland (sud de la Suède), pays particulièrement dur à fertiliser en raison des lacs et des rochers qui parsèment les bois et les champs, cette saga "prend aux tripes".
    Dès le début du roman, je me suis prise d'une affection vive pour le couple formé par Karl-Oskar et Kristina et j'ai saigné avec eux devant la rigueur de leur vie faite de labeur et... de labeur.
    La narration nous invite à suivre la destinée de ces paysans pieux et besogneux, habités par l'espoir d'une vie meilleure, acculés au choix dramatiquement tragique de quitter leur pays natal, leur seul repère, pour s'embarquer vers l'inconnu aux côtés de milliers d'autres miséreux semblables à eux, abandonnant tout ce qui fut leur vie, exposant leur famille au possible néant de l'avenir.
    Je suis allée en Suède, à Växjö, et j'ai parcouru à pied, en voiture et à vélo cette terre superbe du Småland ; j'ai vu de mes yeux ses rochers de taille impressionnante qui jonchent les terres cultivables tels des milliers de monolithes abandonnés ; j'ai canoté sur ses lacs ; j'ai parlé à ses habitants aujourd'hui encore profondément sensibles à l'Émigration du XIXème siècle. Là-bas, j'ai ressenti toute l'intensité du drame des Émigrants et ma pensée s'est tournée vers les Irlandais, les Russes, les Italiens, les Grecs... tous ces peuples qui ont vu refluer vers Ellis Island, une partie de leur population qui mettait dans le Nouveau Monde la seule chose dont elle ne fût pas dépossédée : son espérance.
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    • Livres 5.00/5
    Par yva63, le 13 juillet 2013

    yva63
    Wilhelm Moberg, écrivain et dramaturge suédois, a écrit cette "saga" entre 1949 et 1959, traduite et éditée chez GAÏA en 1999 en 8 tomes, puis en Poche et, enfin, rééditée en 2013, toujours chez Gaïa, en 2 tomes de 800 pages (que cela ne vous effraie pas, continuez votre lecture ! … J'espère bien vous convaincre de vous lancer dans ce récit hors du commun).
    L'excellente critique de Gwenn21 m'a donné envie de relire pour le plaisir cette «série » (lue en 99) dont je gardais un souvenir prégnant et pour m'assurer qu'elle n'avait pas « vieilli » car je viens de la recommander à plusieurs amis : relecture épatante qui m'a même permis de voir certains épisodes sous un jour différent. L'écriture n'a pas pris une ride et les thèmes abordés sont toujours d'actualité.
    L'histoire : En 1850, en Suède, un jeune couple de fermiers que sa terre ne nourrit plus décide d'émigrer vers l'Amérique avec ses enfants et quelques proches. Tome 1 : « Au pays » qui explique comment et pourquoi ils décident de partir. Tome 2 : « La traversée » : du port de Karshamm jusqu'à New York à fond de cale. Tome 3 : « le Nouveau Monde » : en bateau, en train, à pied jusqu'au Minnesota …et dans les suivants : leur installation, leurs vies et celles de leurs descendants dans leur nouvelle patrie.
    Trop long ? Non, au contraire car il ne s'agit pas d'une saga familiale de plus, je la qualifierais plutôt d'odyssée ! A travers des personnages faits de chair et de sang avec lesquels nous nous sentons vite en empathie, W.Moberg en 8 tomes, sans fioritures ni sentimentalisme inutiles, balaie de façon magistrale toute l'histoire de l'émigration suédoise vers l'Amérique au XIXe siècle (1 million de personnes) en nous la racontant à travers leurs yeux (étonnement, désarroi, peur…) Une documentation minutieuse a dû précéder l'écriture et le résultat est remarquable.
    Convaincus ? Alors n'hésitez pas, n'ayez pas peur de la longueur : c'est un plus. Essayez le tome I et vous verrez, vous vous laisserez embarquer … c'est le cas de le dire !
    Si vous voulez lire les autres critiques, tapez « La saga des émigrants » tome I « Au pays »
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    • Livres 5.00/5
    Par CFONS, le 01 novembre 2011

    CFONS
    Un grand roman historique qui débute en Suède pour s'achever aux États unis. le 1er tome se déroule en Suède dans une ferme où à force de diviser la terre de génération en génération, la parcelle s'appauvrit tant qu'elle finit par ne plus pouvoir nourrir ceux qui la cultivent. A cela s'ajoute quelques mauvaises récoltes (trop de pluie ou pas assez) et les paysans sont contraints à l'émigration. Il souffle sur ce roman un vent d'aventure formidable. On referme le 1er volet en rêvant déjà au suivant, celui de la traversée où l'on sait dores et déjà qu'elle ne sera pas tranquille.....
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    • Livres 5.00/5
    Par Sylde, le 05 octobre 2009

    Sylde
    Dans ce premier tome nous découvrons une famille suédoise de Ljuder dans la province du Smaland. Karl Oskar et Kristina, un couple de paysans, travaille très durement mais ne réussit qu'à s'endetter un peu plus chaque année. Pourtant, en tant que fils aîné, Karl Oskar a hérité de son père une terre, mais il ne peut faire face aux créances qui s'abattent sur lui. Son frère cadet est devenu valet de ferme, le travail ne s'arrête jamais et Robert supporte très mal ces contraintes et le manque de liberté. L'un et l'autre décident de partir en Amérique. Dans leur voyage ils seront accompagnés de l'oncle de Kristina, Danjel Andreasson, avec sa famille, d'un valet, Arvid, d'Ulrika, la prostituée du village, et de sa fille et d'un autre paysan, Jonas Petter.
    "Au pays" est le récit de leur vie quotidienne, des difficultés auxquelles ils doivent faire face et qui les poussent à prendre la décision de partir. Ensuite viennent les préparatifs du voyage jusqu'à ce matin d'avril où 16 personnes quittent la paroisse de Ljuder.
    Ce premier volet montre une société suédoise qui n'arrive plus, de par la loi sur la propriété foncière, à faire vivre toutes les familles. A chaque génération les fermes se divisent et l'endettement s'accroît. C'est une des raisons qui pousseront environ un million de suédois à quitter leur pays pour Amérique.
    Mais en cette année 1850 Karl Oskar fait encore figure de précurseur...

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    • Livres 4.00/5
    Par mogador83, le 22 janvier 2014

    mogador83
    J'ai beaucoup apprécié le premier tome de cette saga suédoise. Il faut se familiariser avec les noms de personnages et de lieux, mais après on s'y retrouve ici. C'est très depaysant et ça change de notre histoire de France. L'auteur nous fait comprendre peu à peu l'état d'esprit de certains paysans suédois qui ont soif de changement et mènent une vie difficile en Suède. Un bon livre qui se lit facilement. J'ai hâte de me plonger dans le tome 2 qui suit leur traversée en bateau vers l'Amerique.
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Citations et extraits

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  • Par VACHARDTUAPIED, le 11 avril 2013

    Les maisons grises ne se dressaient guère au-dessus du sol, mais elles étaient bâties pour durer des siècles et les gens passaient leur vie entière, depuis leur naissance jusqu'à leur mort, sous le même toit d'écorce de bouleau recouvert de tourbe. Mariages, baptêmes et enterrements se succédaient, la flamme de la vie s'allumait et s'éteignait entre les quatre mêmes murs faits de troncs de pin équarris. En dehors des grands événements de l'existence, on ne connaissait guère d'autre péripétie que l'alternance des saisons. Au printemps, le blé en herbe était vert dans le champ, en automne le chaume était jaune. la vie s'écoulait paisiblement, tandis que le paysan voyait se déroule le cycle des années.
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  • Par yva63, le 13 juillet 2013

    Une fois sur la route, Karl Oscar se retourna une dernière fois pour regarder dans la direction de la maison. Son père et sa mère étaient toujours sur le perron à suivre des yeux ceux qui partaient: le père appuyé sur ses béquilles, la mère dressée de toute sa hauteur. Les jeunes partaient, assis sur la voiture, les vieux restaient, debout devant la maison....Bien des années plus tard, il aurait encore l'impression qu'ils étaient toujours là... figés comme des objets immobiles, des statues humaines en pierre.
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  • Par yva63, le 13 juillet 2013

    Il avait l'impression cette terre n'attendait nul autre que lui.Tandis que de l'autre côté de l'océan, il déterrait les rochers les uns après les autres pour en faire des tas de pierres et des murets... cette terre l'attendait déjà...Karl Okcar Nilson dormit bien, au cours de la première nuit qu'il passa au bord du lac Ki-Chi-Saga, à l'endroit où il s'apprêtait à prendre un nouveau départ dans sa vie d'homme de la terre.
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  • Par yva63, le 13 juillet 2013

    Les passagers qui montèrent à bord de la Charlotta à Karlshamm...avancèrent à pas lents sur le pont, perdus, apeurés: ils avaient l'impression qu'ils étaient irrémédiablement entre les mains d'une force devant laquelle ils étaient impuissants, d'un maître dont ils ne pouvaient s'affranchir- la mer, cette monture gigantesque qui les avaient pris sur son dos vaste comme le monde pour les emmener vers un autre continent.
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La saga des émigrants, Vilhelm Moberg
L'avis d'Armelle Bayon de la librairie Espace Culturel Leclerc (Conflans-Sainte-Honorine)











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