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ISBN : 2070128474
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 118 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Il suivait la Dieffenbachstrasse. Une averse tombait, une averse d’été dont la violence s’atténuait à mesure qu’il marchait en s’abritant sous les arbres. Longtemps, il avait pensé que Margaret était morte. Il n’y a pas de raison, non, il n’y a pas de raison. Même l’a... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par DioEugene, le 06 avril 2014

    DioEugene
    Jean Bosmans écrit sur son carnet de moleskine, des noms, des lieux, des dates.
    Il appelle ça sa matière sombre : tous ces visages oubliés, ces rendez-vous manqués…Comme dans l'univers, cette partie était infinie et lui en note quelques scintillements.
    Un mot tiré de cette matière sombre lui revient Mérovée puis par association d'idées « la Bande Joyeuse »
    Ces souvenirs lui rappelle Margaret le Coz, une bretonne née à Berlin, rencontrée par hasard ( ?).
    Lui travaille dans une librairie et elle dans un bureau où elle traduit en Allemand des documents pour la préfecture.
    Le présent est rempli d'incertitudes que gomme le souvenir.
    Margaret a peur « d'un type » du nom de Boyaval.
    Bosmans a lui aussi été longtemps poursuivi par un couple qui lui réclame de l'argent (sa mère et un type qui ressemble à un prêtre défroqué).
    Ce type longtemps lui bouchera L'HORIZON
    Les deux personnages vivent dans l' « intranquilité », ils sont traqués…
    B s'assoit toujours en bordure de chaise, prêt à bondir…Elle a toujours ses habits bien rangés, prête à fuir…
    B a un sentiment de culpabilité et l'impression de marcher dans des sables mouvants, il envie la confiance du juge dont Margaret garde les enfants…
    B rêve ou plutôt cauchemarde beaucoup : un cas très intéressant pour la psychanalyse….
    Margaret est née à Berlin, elle est revenue en France, a été en internat, sa mère s'est remariée avec quelqu'un qu'elle n'apprécie pas…
    Elle coupe les ponts, travaille à Annecy pour fuir Boyaval et rencontre Bagherian qui lui propose une place de gouvernante et avec qui elle a une liaison.
    Elle évoque ses souvenirs à Paris à l'hôtel Sévigné.
    Un jour, elle devient la gouvernante d'un médecin qui « tombera » pour mœurs.
    Cela l'oblige à fuir…En Allemagne.
    B ne la reverra plus pendant des années, jusqu'à ce qu'il fasse des recherches sur internet et la retrouve dans sa librairie à Berlin.
    Mais peu importe, l'histoire car comme dit Djian, ce qui compte c'est le style.
    Modiano crée à chacun de ses livres une atmosphère particulière : il est indépassable.
    Qui d'autre peut écrire : « Ces fragments correspondaient aux années où votre vie est semée de carrefours et tant d'allées s'ouvrent devant vous que vous avez l'embarras du choix. »
    « le destin insiste quelquefois. Vous croisez à deux, trois reprises la même personne.
    Si vous ne lui adressez pas la parole, alors tant pis pour vous. »
    « Nous étions encore, sans bien nous rendre compte de notre chance, dans un présent éternel. »

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    • Livres 2.00/5
    Par LiliGalipette, le 30 juillet 2012

    LiliGalipette
    Jean Bosman rencontre Margaret le Coz dans le métro. La jeune femme est inquiète et dit craindre d'être retrouvée par un certain Boyaval. de son côté, Bosman garde un souvenir douloureux de l'emprise avare d'une femme aux cheveux rouges et d'un prêtre défroqué. Au gré des petits boulots qu'il décroche, le couple semble fuir une menace insidieuse tapie dans la ville. Fuyant un passé et tentant de se projeter vers un horizon plus clément, Bosman et Margaret forment un couple vain et sans force : chacun s'accroche à l'autre, croyant trouver une amarre dans un monde incertain
    Dans ce roman de Patrick Modiano, Paris semble sourdement dangereuse et peu commode. La capitale est à la fois un ogre et un labyrinthe. « Paris est grand. Impossible de retrouver quelqu'un dans la cohue des heures des pointes. » (p. 34) J'avoue ne pas avoir vraiment compris ce texte. Je me suis perdue dans les errances entre passé et présent des personnages. Contrairement à Bosman qui se retrouve sans problème dans la capitale, je me suis aussi perdue dans la géographie parisienne dessinée par l'auteur. « Il n'oubliait jamais le nom des rues et les numéros des immeubles. C'est sa manière à lui de lutter contre l'indifférence et l'anonymat des grandes villes, et peut-être aussi contre les incertitudes de la vie. » (p. 25)
    Le style de Modiano est superbe, mais cela n'a pas suffi à m'accrocher. J'ai fini le roman par curiosité, mais je suis bien incapable d'en dire davantage. Un grand merci à Yviliou qui m'a offert ce roman lors du pique-nique Babelio. Dommage pour moi que ce livre ne m'ait pas plu.
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    • Livres 3.00/5
    Par ygounin, le 21 juin 2012

    ygounin
    On a souvent présenté Modiano comme un romancier de l'espace : l'espace parisien dont il connait chaque rue, dont il collectionne les annuaires téléphoniques et les plans de métro pour en fixer la topographie
    Après "La place de l'étoile", "Les Boulevards de ceinture" et "Rue des boutiques obscures", le titre de son dernier roman file encore la métaphore géographique
    Mais L'horizon désigne aussi l'avenir. En vérité Modiano est autant sinon plus un romancier du temps que de l'espace. Ce n'est pas Paris qui l'intéresse, mais le temps qui passe dont Paris garde ou non la trace. Aussi arpente-t-il avec la même gourmandise ces rues parisiennes qui n'ont pas changé (la place d'Auteuil) ou celles qui ont surgi de terre (les quais de Seine à Bercy). Et il imagine, comme dans un livre de science-fiction, que des couloirs du temps nous permettent de circuler d'une époque à une autre
    Son dernier livre multiplie les déplacements, à Paris et hors de Paris (Annecy, Lausanne, Berlin ...). Mais plus encore il multiplie les sauts dans le temps au point d'en donner le tournis. le lecteur sait toujours où il est mais ne sait plus très bien à quelle époque il est.
    La voilà, la petite musique de Modiano : dans la lutte contre l'impermanence des choses. Si tout passe, si tout est voué à un irrémédiable oubli, le rôle du romancier est de collecter ces traces périssables "Du plus loin de l'oubli".
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    • Livres 4.00/5
    Par JeanLouisBOIS, le 10 août 2012

    JeanLouisBOIS
    Lire un roman de Patrick Modiano, c'est comme s'installer dans un bon vieux fauteuil à l'écart de tous les tracas de la vie quotidienne ou reprendre entre amis une discussion jamais terminée: on sait qu'on va passer un bon moment, sans grande surprise, mais jamais monotone. L'HORIZON ne déroge pas à la règle:, on retrouve un univers familier: Paris des années 1970, une mélancolie agrémentée de nostalgie, une lutte perpétuelle contre le temps et l'oubli, une certaine fascination pour ce qui aurait pu advenir et ne s'est pas réalisé. Avec tous ces ingrédients habituels qui feraient reconnaître Modiano entre tous les écrivains, l'auteur parvient quand même à nous intéresser et parfois à nous surprendre à l'intérieur de ce cadre psychologique quasi immuable, cette voix littéraire.
    Bosmans, le personnage principal essaie de faire revivre son amie de jeunesse Margaret le Coz grâce à des souvenirs à la fois désordonnés, décousus, imprécis, ce qui crée un tissu narratif volontairement très fragile, toujours au bord de la rupture. Bosmans apparaît autant qu'on puisse en juger comme une sorte de velléitaire, maladroit et vaguement désespéré, peut-être à l'image du narrateur sans que l'on puisse parler de roman autobiographique.
    Par rapport à l'ensemble de l'œuvre de Modiano, l'originalité de L'HORIZON provient de la fin du roman où l'on peut peut-être percevoir une sorte d'espoir ou plutôt de chemin vers un espoir possible. L'auteur nous laisse le soin de répondre à la question: Bosmans va-t-il rester le velléitaire qu'il fut pendant toute sa vie?
    On aurait presque envie de se poser une autre question: Modiano, dans ses romans, n'est-il pas un reflet de notre civilisation occidentale, très vieille dans sa culture et dans sa tête et qui n'arrive plus tellement à se projeter dans un futur même proche et préfère souvent se contempler dans le miroir des vestiges superbes, mais en ruines, du passé? Modiano semble davantage à l'image du déclin omniprésent dans ses livres plutôt que de jouer le rôle d'éveilleur d'une société repue et satisfaite.
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    • Livres 2.00/5
    Par alaiseblaise, le 08 avril 2010

    alaiseblaise
    Un définition, convenue et convenable de la critique littéraire pourrait se présenter comme une étude, discussion, évaluation et interprétation de la littérature.
    Cela vous convient-il ?
    De plus, notons que l'étymologie du mot "critique", signifie en grec tri, évaluation, jugement (du verbe kríno, juger ; kritikós, juge de la littérature, apparaît au IVe siècle avant J.-C., comme distinct de grammatikós, grammairien).
    Voilà, nous y sommes presque.
    Il s'agirait aussi de juger un livre, donc de le déclarer "bon" ou "mauvais".
    Dit autrement : l'élever sur le trône reluisant d'un Top des Ventes ou bien l'enterrer, encore chaud, dans la fosse commune des rebuts...
    C'est bien cela ?
    Donc, reprenons depuis le début. Une critique littéraire devrait étudier, discuter, évaluer, interpréter et juger un livre.
    Rien que ça ?

    En fait, ce serait comme écrire une sorte de compte-rendu "érudit" et "sacrificiel" d'une lecture. Comme une sanctification du critique littéraire.
    Mais n'est-ce pas tout naturellement donner l'envie de lire ?
    Oui c'est cela, donner tout simplement l'envie d'aimer...
    Et si "Le but de la littérature est de nous apprendre à lire." comme le suggérait Paul Claudel,
    alors le but de la critique littéraire ne serait-il pas de nous "appeler" à lire ?
    Nous tendre à lire.
    Nous appeler tendrement à lire.
    Non ?

    Finalement, nous y voilà, critiquer un livre, consisterait à l'étudier, le discuter, l'évaluer, l'interpréter, le juger et le lancer à la mystérieuse et insondable "pâture" psycho-affective d'un éventuel futur lecteur inconnu.
    Tout ça ?
    Sachons tous qu'une critique se doit d'être brève. Pour donner l'envie sans ennuyer. L'envie de lire. L'envie d'acheter. Comme une pub télé ? Un peu.
    Qu'en pensez-vous ?
    Remarquons encore que le bon usage courant prétend souvent qu'un esprit critique est un esprit libre. De libre examen. De libre arbitre.
    Concluons donc, un peu naïvement peut-être, qu'un "bon" et "loyal" critique répugne naturellement toutes connivences, flatteries et mondanités.
    Pas vrai ?
    Le juste critique littéraire ne tyranise jamais l'opinion, se montre rarement agressif ou méprisant et respecte toujours l'auteur du livre qu'il a, bien entendu, entièrement lu...et jusqu'au bout ?
    Cela va de soi, non ?
    Le consciencieux critique littéraire ne cède ni à la mode, ni aux pressions de ses "amis" éditeurs et , fervant amateur de tennis, il sait renvoyer la balle.
    C'est évident, non ?
    L'authentique critique littéraire déteste passer à la télévision pour envahir le petit écran de ses précieux et savants bavardages...cachant-crachant l'écrivain muet...soudainement mutique.
    Il adore parler des livres dont tout le monde parle. Il affectionne particulièrement sa sécurisante famille parisienne de critiques littéraires. Parfois il milite à la prestigieuse Association Internationale de la Critique Littéraire et fardé, rêve, le billet plein d'espérance, au Grand Prix de la Critique Littéraire.
    Pas vrai ?

    Alors comment je suis critique littéraire, moi, le temps d'un prix des lecteurs ?
    La critique est facile mais l'art...de la critique littéraire...est difficile !
    Et après ?
    Je considère que la lecture d'un livre est un plaisir solitaire difficile à partager. "Certes, lorsque j'écris ce n'est pas pour tel être que j'aime, mais c'est pour quelqu'un qui est tous et chacun. Je veux que le lecteur y trouve non pas mes souvenirs ni les siens, mais son avenir." écrivait Henri Thomas.
    Je, tu, elle, il, vous...au passé si singulier, au présent si versatile, au futur si incertain. Chaque énigmatique lecteur est différent, lit différent, aime différent...et heureusement...
    Et la richesse d'un livre ne tient-elle pas à ses multiples, improbables et contradictoires interprétations mouvantes dans le temps ?
    Ainsi, comment parler d'un livre à un inconnu qui n'a pas lu ce livre ?
    Critique littéraire, un métier impossible ?
    Comment éviter la noyade dans cet océan de parutions, près de cette plage où échouent, comme autant de vagues, les premiers romans ?
    Comment échapper à l'illusion dans cet étang vaseux de prosateurs éphémères ?
    D'entrée ferrer le lecteur sans dévoiler le bout de la ligne. Nuancer légérement de qualificatifs adjectifs . Intertextualiser sans trop intellectualiser. Actualiser sans trop citer. Polémiquer sans trop réquisitionner. Plaider l'humeur et l'humour.
    Le temps ne joue t-il pas contre le critique qui manque de recul pressé par l'imposition des medias ?
    Que dire de la relecture digestive qui passe à la trappe de l'immédiateté et du gavage ?
    Un livre doit avoir sa chance. Sa chance de survivre. Un temps pour mûrir...le temps de mourir... "Un livre vit plus longtemps qu'une jeune femme." aimait à déclamer Nabokov.
    Ah oui, au fait, pourquoi j'aime le chocolat ?
    Ben, moi je dirai, parce que c'est bon. Parce que ça me fait du bien.
    Mais le critique littéraire, lui, il dit : "Parce que le livre est un produit merveilleux. A la fois source de plaisir , de volupté, fidèle témoin de nos souvenirs d'enfance et des instants de fêtes.
    Il pourrait se contenter de ce palmares déjà prestigieux. Mais derrière ces qualités festives se cachent des vertus thérapiques reconnues : énergétique, anti stress. Objet de gourmandise, de satisfaction, le livre est lié à une idée de récompense. C'est un cadeau que l'on s'offre à soi-même et aux autres pour le plaisir.
    Balzac estimait que le livre permettait de maintenir plus longtemps les facultés cérébrales. Goethe, fervent amateur de livre, et grand voyageur déclarait: "Quiconque a lu une page de livre résiste à une journée de voyage."
    Le livre, nourrissant et tonique, devient l'ultime déjeuner des gens de lettres. le livre est un aliment très nourrissant qui améliore l'endurance tant physique qu'intellectuelle et permet de lutter contre les “coups de barre”.
    Son parfum profond et suprême, la puissance de l'arôme et la combinaison subtile de notes à la fois amères et sucrées donnent cette joie simple et unique de le croquer.
    Gourmandise savourée en solitaire, sur le coin d'un bureau, récompense donnée à un enfant ou simple "coup de fouet" pour faire le plein d'énergie, le livre est l'aliment plaisir et santé par excellence.
    Le livre est parfois accusé de donner des migraines, de l'acné et de constiper... Tous ces a priori ont été totalement récusés par les travaux scientifiques, mais les préjugés persistent.
    Il ne donne pas de crise de foie ; tout au plus, il peut ralentir la digestion s'il est trop gras et consommé après un repas trop copieux. La forte présence de fibres dans le livre en fait même un aliment régulateur du transit intestinal.
    Il n'occasionne que très exceptionnellement des réactions allergiques."
    Voilà comment parlerait un critique littéraire...

    J'ai bien aimé le dernier Modiano. "L'horizon."

    Un livre qui se savoure, sans fin.
    Avec des douceurs de mots qui fondent sous la langue.
    Avec des temps savamment mélangés.
    Des souvenirs chancelants.
    Des secrets ombrageux.
    Un Paris habité.
    Des noms de rues délicatement servis sous cloche.
    Des amoureux inquiets et intemporels qui luttent contre l'oubli.

    Ici le lecteur, pris aux mots, reste à table jusqu'au bout.
    Un roman long en bouche.
    Décidément, rien n'est plus difficile que de faire aimer...

    Lien : http://www.enlisant.com/
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Minh Tran Huy pour le Magazine Littéraire

    «Depuis quelque temps, Bosmans pensait à certains épisodes de sa jeunesse, des épisodes sans suite, coupés net, des visages sans noms, des rencontres fugitives. Tout cela appartenait à un passé lointain, mais comm... > lire la suite

    Critique de qualité ? (4 l'ont appréciée)

Critiques presse (3)


  • Actualitte , le 20 décembre 2011
    Une intrigue épurée, évasive, si ténue mais qui envoûte ; toute en retenue, qui ne dit pas tout mais dont la fin, à Berlin est comme libératrice d'un souffle longtemps comprimé. [...]
    Une écriture appliquée et heureuse, où l'auteur exprime avec précision et justesse, toute l'incertitude et le flou, l'indiscernable, pourtant proches de l'indicible. Le talent, sans doute.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • LeFigaro , le 25 novembre 2011
    Nous voilà embarqué dans une histoire avec ce narrateur hésitant, à la mémoire à la fois précise et trouble. Mais c'est fantastique, c'est Modiano. Il pourrait écrire un annuaire, il nous séduirait quand même.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Telerama , le 23 novembre 2011
    L'Horizon est un très beau roman de Patrick Modiano, une enquête subtile qui flotte entre passé et présent, Paris et Berlin, la jeunesse et la soixantaine. Sans mélancolie pourtant, car il n'est pas question de repli sur soi mais de carrefour et d'avenir.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 30 juillet 2012

    « Il n’oubliait jamais le nom des rues et les numéros des immeubles. C’est sa manière à lui de lutter contre l’indifférence et l’anonymat des grandes villes, et peut-être aussi contre les incertitudes de la vie. » (p. 25)

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  • Par vda, le 05 juillet 2010

    Bien des années plus tard, il s'était retrouvé par hasard dans cette rue Bleue, et une pensée l'avait cloué au sol : Est-on vraiment sûr que les paroles que deux personnes ont échangées lors de leur première rencontre se soient dispensées dans le néant, comme si elles n'avaient jamais été prononcées ? Et ces murmures de voix, ces conversations au téléphone depuis une centaine d'années ? Ces milliers de mots chuchotés à l'oreille ? Tous ces lambeaux de phrases de si peu d'importance qu'ils sont condamnés à l'oubli ?
    [...]
    Et si toutes ces paroles restaient en suspens dans l'air jusqu'à la fin des temps et qu'il suffisait d'un peu de silence et d'attention pour en capter les échos.
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  • Par Laruellebleue, le 05 mai 2010

    «Depuis quelque temps Bosmans pensait à certains épisodes de sa jeunesse, des épisodes sans suite, coupés net, des visages sans nom, des rencontres fugitives. Tout cela appartenait à un passé lointain, mais comme ces courtes séquences n’étaient pas liées au reste de sa vie, elles demeuraient en suspens, dans un présent éternel. Il ne cesserait de se poser des questions là-dessus, et il n’aurait jamais de réponse.»
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  • Par Petitebijou, le 14 avril 2011

    Le long de la Karl Marx Allee, il n'était pas vraiment dépaysé, malgré l'avenue trop large et les immeubles en béton, l'aspect de gigantesques casernes. Mais cette ville a mon âge. Moi aussi j'ai essayé de construire, au cours de ces dizaines d'années, des avenues à angle droit, des façades bien rectilignes, des poteaux indicateurs pour cacher le marécage et le désordre originels, les mauvais parents, les erreurs de jeunesse. Et malgré cela, de temps en temps, je tombe sur un terrain vague qui me fait brusquement ressentir l'absence de quelqu'un, ou sur une rangée de vieux immeubles dont les façades portent les blessures de la guerre, comme un remords. Il n'avait plus besoin de consulter le plan. Il marchait droit devant lui, il traversait le pont de la voie ferrée, puis un autre pont sur la Spree. Et si c'était un détour, cela n'avait aucune importance.
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  • Par Bibounde, le 08 avril 2010

    L'avenir... Un mot dont la sonorité semblait aujourd'hui à Bosmans poignante et mystérieuse. Mais, en ce temps-là, nous n'y pensions jamais. Nous étions encore, sans bien nous rendre compte de notre chance, dans un présent éternel.

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Videos de Patrick Modiano

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Vidéo de Patrick Modiano

Le Cercle littéraire de la BnF - Entretien du 6 novembre 2012 .
Le Cercle litteraire de la BnF, 6 novembre 2012, avec Patrick Modiano. Présenté par Laure Adler et Bruno Racine








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