AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Marc-Henri Arfeux (Préfacier, etc.)
ISBN : 2266152165
Éditeur : Pocket (2005)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 1078 notes)
Résumé :
De conception traditionnelle, cette collection a le mérite d'aborder l'œuvre intégrale sous des angles diversifiés. Outre le résumé détaillé des différentes parties et les commentaires composés qui le complètent, chaque ouvrage propose une synthèse littéraire assez riche : il y est question de l'auteur, des personnages, de la genèse et de l'architecture de l'œuvre mais aussi de ses particularités stylistiques, des réseaux d'intertextualité et des interprétations pos... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
LydiaB01 juillet 2014
  • Livres 5.00/5
Arnolphe, dit M. de la Souche, désespère de pouvoir trouver un jour son bonheur sur le plan conjugal. Il considère les femmes comme des êtres frivoles, dénuées de bon sens. Il a peur d'être cocufié. Il pense ainsi que la meilleure solution serait d'en épouser une ne connaissant rien au monde et à ses perversions. L'ingénue est toute trouvée puisque sa pupille, Agnès, a été élevée dans un couvent. Mais bien évidemment, rien ne se passe comme prévu. Agnès n'éprouve absolument rien pour lui et s'est entichée d'Horace, le fils d'un ami de son tuteur, Oronte.

Si cette pièce a obtenu un franc succès, on peut également imaginer à quel point elle a dû choquer. Car sous des dehors naïfs, la petite Agnès cache un autre caractère. Une scène (acte II, sc. 5) montre à quel point elle peut faire tourner Arnolphe en bourrique. Lorsqu'il lui demande quelles sont les nouvelles, elle lui dit que le petit chat est mort. Bon, certes, c'est bien malheureux pour la pauvre bête, mais elle se garde bien de lui dire qu'elle a vu Horace. Arnolphe est obligé de lui tirer les vers du nez car elle ne répond que par de petites phrases. Peur d'en dire trop ? Et puis, il y a ce passage, fabuleux, lorsqu'elle lui annonce, toujours aussi naïvement (mon oeil ! ) qu'elle a vu Horace et qu'elle ne comprenait pas lorsque la voisine disait qu'elle l'avait blessée. Elle voulut aussitôt réparer sa faute :


Agnès.

Voilà comme il me vit, et reçut guérison.
Vous-même, à votre avis, n'ai-je pas eu raison ?
Et pouvois-je, après tout, avoir la conscience
De le laisser mourir faute d'une assistance,
Moi qui compatis tant aux gens qu'on fait souffrir
Et ne puis, sans pleurer, voir un poulet mourir ?

[...]

Arnolphe.

Non. Mais de cette vue apprenez-moi les suites,
Et comme le jeune homme a passé ses visites.



Agnès.

Hélas ! si vous saviez comme il était ravi,
Comme il perdit son mal sitôt que je le vi,
Le présent qu'il m'a fait d'une belle cassette,
Et l'argent qu'en ont eu notre Alain et Georgette,
Vous l'aimeriez sans doute et diriez comme nous...


Arnolphe.

Oui. Mais que faisait-il étant seul avec vous ?


Agnès.

Il jurait qu'il m'aimait d'une amour sans seconde,
Et me disait des mots les plus gentils du monde,
Des choses que jamais rien ne peut égaler,
Et dont, toutes les fois que je l'entends parler,
La douceur me chatouille et là dedans remue
Certain je ne sais quoi dont je suis toute émue.


Arnolphe, à part.

Ô fâcheux examen d'un mystère fatal,
Où l'examinateur souffre seul tout le mal !
(À Agnès.)
Outre tous ces discours, toutes ces gentillesses,
Ne vous faisait-il point aussi quelques caresses ?


Agnès.

Oh tant ! Il me prenait et les mains et les bras,
Et de me les baiser il n'était jamais las.


Arnolphe.

Ne vous a-t-il point pris, Agnès, quelque autre chose ?
(La voyant interdite.)
Ouf !


Agnès.

Hé ! il m'a...


Arnolphe.

Quoi ?


Agnès.

Pris...


Arnolphe.

Euh !


Agnès.

Le...


Arnolphe.

Plaît-il ?


Agnès.

Je n'ose,
Et vous vous fâcherez peut-être contre moi.


Arnolphe.

Non.


Agnès.

Si fait.


Arnolphe.

Mon Dieu, non !


Agnès.

Jurez donc votre foi.


Arnolphe.

Ma foi, soit.


Agnès.

Il m'a pris... Vous serez en colère.


Arnolphe.

Non.


Agnès.

Si.


Arnolphe.

Non, non, non, non. Diantre, que de mystère !
Qu'est-ce qu'il vous a pris ?



Remarquez à quel point elle le fait attendre, à quel point ses paroles sont ambiguës. Tous les sous-entendus peuvent se percevoir, ce qui induit le barbon en erreur. Et après, on me fera croire que cette Agnès est une ingénue ? Je pense que Molière a joué justement avec cela. Et c'est bien d'ailleurs ce qui lui vaudra le courroux de ses détracteurs (vous me direz, quand on veut trouver quelque chose à redire, on trouve toujours) qui estimaient que les bienséances n'étaient pas respectées, qu'il y avait trop d'obscénités. Bref, pour revenir à notre Agnès, elle finit quand même enfin par lâcher :



Agnès.

Il m'a pris le ruban que vous m'aviez donné.
À vous dire le vrai, je n'ai pu m'en défendre.


Arnolphe, reprenant haleine.

Passe pour le ruban. Mais je voulais apprendre
S'il ne vous a rien fait que vous baiser les bras.


Agnès.

Comment ? est-ce qu'on fait d'autres choses ?



"Est-ce qu'on fait d'autres choses ," ose t-elle répondre !!! Allez, je sais bien qu'elle a été élevée dans un couvent mais quand même ! Ah, il est fort ce Molière, très fort ! Et sous une apparente simplicité se cache là quelque chose de mordant, de féroce. Qu'on vienne après me dire que Molière, "c'est trop gnan gnan !"

Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9ratur..
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          564
Moan
Moan21 octobre 2012
  • Livres 3.00/5
Depuis que je me suis inscrite sur Babélio, j'ai fait le constat que je lis peu de classiques de la littérature française!
Alors , je commence à combler mes lacunes avec la lecture de "L'école des femmes" de Molière!
Sans regret! J'ai apprécié la découverte de cette histoire:Un homme souhaite se marier avec une jeune fille qu'il a recueilli dans une famille pauvre.
"Un air doux , et posé, parmi d'autres enfants,
M'inspira de l'amour pour elle, dès quatre ans:
Sa mère se trouvant de pauvreté pressée,
De la lui demander il me vint la pensée,
Et la bonne Paysanne, apprenant mon désir,
A s'ôter cette charge eut beaucoup de plaisir"
Il a payé pour sa bonne éducation dans un couvent, afin qu'elle devienne une femme soumise.
"Dans un petit Couvent, loin de toute pratique,
Je la fis élever, selon ma politique,
C'est-à-dire ordonnant quels soins on emploierait,
Pour la rendre idiote autant qu'il se pourrait."
Il la cache chez lui et s'absente pendant quelques jours. Ses projets vont être contrariés!
L'écriture de Molière est un régal! le livre refermé, sa musique reste dans la tête!!
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          280
juliette2a
juliette2a30 décembre 2011
  • Livres 4.00/5
Voici un beau livre de Molière, le "géant" de la comédie.
Arnolphe, bourgeois vaniteux maintenant âgé, voudrait se marier, mais craint d'être cocu.. Il prévoit donc de se marier sous le nom de "Monsieur de la Souche" avec Agnès, jeune fille innocente, pour qu'elle soit entièrement soumise à lui. En effet, Arnolphe a fait élever Agnès dans un couvent, loin du monde, de manière à ce qu'elle soit la plus "sotte" possible. Toutefois, pendant l'absence d'Arnolphe, Agnès est tombé amoureuse d'Horace, jeune galant et fils du meilleur ami d'Arnolphe, et devient donc plus intelligente et autonome grâce à la découverte de l'amour.. Ainsi, Horace décide de confier ses élans amoureux à Arnolphe-Monsieur de la Souche, entre ses craintes et ses espoirsainsi que ses défaites et ses victoires..
Comme la plupart des comédies du XVII ème siècle, cette pièce en cinq actes a un dénouement heureux. J'ai beaucoup aimé, encore une fois, le style de Molière, l'histoire et la fin heureuse et paisible du merveilleux couple qu'est Agnès- Horace.
Une belle pièce, à lire !!
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          230
michfred
michfred07 avril 2015
  • Livres 4.00/5
"Le petit chat est mort"..
Pauvre Agnès, souvent réduite à cette réplique qui passe tour à tour pour la plus enfantine niaiserie ou la plus sombre duplicité...alors qu'Agnès n'est rien moins que résolument fille, et bien décidée à ce qu'on la laisse devenir femme comme elle l'entend et avec qui elle le sent!
"L'école des femmes" met aux prises deux mondes atrocement réactionnaires avec un monde résolument moderne. Deux mondes finissant avec un monde à naître.
La réaction c'est celle, imbécile et quasi végétative, des paysans gardes-chiourme, Alain et Georgette, et aussi celle calculatrice et désespérée d'Arnolphe, le barbon amoureux d'une jeunette. La modernité c'est celle d'Horace, inflammable et audacieux, et d'Agnès,vibrante et décidée.
On voit très vite que ce combat-là, si disproportionné soit-il, est un combat d'arrière-garde, un combat perdu d'avance...
Place aux jeunes, semble nous dire Molière, plein de fougue et de conviction, tandis que le vieux Jean-Baptiste, mélancolique, regarde sa petite Armande chérie faire la belle avec tous les godelureaux qui passent...
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          220
cmpf
cmpf03 avril 2016
  • Livres 5.00/5

Comédie en cinq actes et en vers jouée pour la première fois en décembre 1662 et publiée en 1663, pendant de l'école des maris, pièce en trois actes sur un thème similaire.
Comme il est alors d'usage, Molière s'est inspiré d'autres oeuvres, La précaution inutile, titre de différentes nouvelles ou pièces qui lui inspire l'idée d'une jeune fille élevée dans un couvent, dans la plus stricte ignorance, et d'une nouvelle de Straparole, le confident inapproprié à laquelle il emprunte le quiproquo d'un jeune homme amoureux d'une jeune fille et qui informe des progrès de sa cour celui qui espère en être bientôt le mari.
C'est la peur qu'Arnolphe a des femmes, qui peuvent se montrer plus rusées que les hommes qui cherchent à les contrôler qui le pousse à vouloir une épouse plus près de la bête que de l'être humain. Tandis que Chrysalde, figure de l'homme raisonnable souvent présent dans les pièces de Molière, pense que si le destin d'un homme est d'être cocu, il n'y a pas grand-chose à faire contre et que finalement le malheur n'est pas si grand, la vie avec une femme fidèle mais revêche, querelleuse étant bien plus pénible.
L'ingénuité d'Agnès, assez savoureuse, ne l'empêche pas d'imaginer des stratagèmes pour communiquer avec son amant Horace, d'autant plus qu'elle n'y voit pas malice.
Arnolphe, le ridicule qui veut façonner une femme à sa convenance connaît bien sûr une déconvenue, tandis que les amoureux, avec la bénédiction du père et de l'oncle de la jeune fille seront mariés, final attendu d'une comédie. A noter que ce fut le rôle qu'assuma Molière.
Dans cette comédie il remet en cause la position de l'Église quant au mariage avec la lecture des Maximes du mariage ou les devoirs de la femme mariée, avec son exercice journalier qu'il impose à Agnès, l'éducation des femmes, leur statut, l'inégalité entre les sexes.
L'immense succès de la pièce lui vaudra des reproches sur son comique, sur l'ambiguïté de certaines expressions plus ou moins ouvertement sexuelles. Il saura d'ailleurs parfaitement utiliser cette polémique pour assurer une plus grande publicité à cette oeuvre.
Différentes réponses ou parodies seront écrites, Molière lui-même écrira La critique de l'école des femmes puis L'impromptu de Versailles.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          170
Citations & extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
ElleetsonCrayonElleetsonCrayon09 janvier 2013
Je suis lycéenne et je ne comprends pas pourquoi depuis le collège, on nous abreuve de Molière.
Étudier une œuvre pour la culture, pour avoir un aperçu... D'accord, mais pourquoi tous les ans une pièce de Molière est-elle comprise dans le programme de français? Et vraiment tous les ans! Est ce que nos vieux barbons qui font les programmes de français connaissent autre chose?
Car, malheureusement l'humour employé laisse les jeunes de marbre, trop différent de ce que l'on voit tous les jours à la télé. Pour les petits lecteurs, c'est assez "lourd" à avaler, beaucoup de mots compliqués ou qui ont changés de sens.
Aujourd'hui Molière a plus tendance à dégoutter les jeunes de la lecture. Ce serait plus utile d'essayer d'intéresser les jeunes à la lecture (au collège surtout) avec des œuvres plus facile d'accès pour ensuite pouvoir faire étudier les classiques.
Une réalité: dans ma classe (35 élèves + parmi tous les gens que je connaissais), j'étais la seule à lire des livres. Pour mes camarades, la lecture consistait à lire les œuvres au programme, ou le résumé sur internet pour les moins motivés. En dehors de l'école, aucun livre, et très très peu de magazine avec du texte (science et vie junior, je bouquine, phosphore). Par conséquent, essayait d’intéresser des petits lecteur qui n'ont pas le cinéma dans la tété avec Molière ne marche pas. Ou alors que pour les gosses qui vont au théâtre toutes les semaines et au musées tous les mois, ce genre là.

+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          51
cmpfcmpf03 avril 2016
AGNÈS.
Il m'a pris le ruban que vous m'aviez donné.
À vous dire le vrai, je n'ai pu m'en défendre.

ARNOLPHE, reprenant haleine.
Passe pour le ruban. Mais je voulais apprendre
S'il ne vous a rien fait que vous baiser les bras.

AGNÈS.
Comment ? Est-ce qu'on fait d'autres choses ?

ARNOLPHE.
Non pas.
Mais pour guérir du mal qu'il dit qui le possède,
N'a-t-il point exigé de vous d'autre remède ?

AGNÈS.
Non. Vous pouvez juger, s'il en eût demandé,
Que pour le secourir j'aurais tout accordé.

ARNOLPHE.
Oui, c'est un grand plaisir que toutes ces tendresses,
Ces propos si gentils et ces douces caresses ;
Mais il faut le goûter en toute honnêteté
Et qu'en se mariant le crime en soit ôté.

AGNÈS.
N'est-ce plus un péché lorsque l'on se marie ?

ARNOLPHE.
Non.

AGNÈS.
Mariez-moi donc promptement, je vous prie.

ARNOLPHE.
Si vous le souhaitez, je le souhaite aussi,
Et pour vous marier on me revoit ici.

AGNÈS.
Est-il possible ?

ARNOLPHE.
Oui.

AGNÈS.
Que vous me ferez aise !

ARNOLPHE.
Oui, je ne doute point que l'hymen ne vous plaise.

AGNÈS.
Vous nous voulez, nous deux...

ARNOLPHE.
Rien de plus assuré.

AGNÈS.
Que, si cela se fait, je vous caresserai !

ARNOLPHE.
Hé ! La chose sera de ma part réciproque.

AGNÈS.
Je ne reconnais point, pour moi, quand on se moque.
Parlez-vous tout de bon ?

ARNOLPHE.
Oui, vous le pourrez voir.

AGNÈS.
Nous serons mariés ?

ARNOLPHE.
Oui.

AGNÈS.
Mais quand ?

ARNOLPHE.
Dès ce soir.

AGNÈS, riant.
Dès ce soir ?

ARNOLPHE.
Dès ce soir. Cela vous fait donc rire ?

AGNÈS.
Oui.

ARNOLPHE.
Vous voir bien contente est ce que je désire.

AGNÈS.
Hélas ! Que je vous ai grande obligation,
Et qu'avec lui j'aurai de satisfaction !

ARNOLPHE.
Avec qui ?

AGNÈS.
Avec..., là.

ARNOLPHE.
Là... : là n'est pas mon compte.
À choisir un mari vous êtes un peu prompte.
C'est un autre, en un mot, que je vous tiens tout prêt, Et quant au monsieur, là. Je prétends, s'il vous plaît,
Dût le mettre au tombeau le mal dont il vous berce,
Qu'avec lui désormais vous rompiez tout commerce ;
Que, venant au logis, pour votre compliment
Vous lui fermiez au nez la porte honnêtement ;
Et lui jetant, s'il heurte, un grès par la fenêtre,
L'obligiez tout de bon à ne plus y paraître.
M'entendez-vous, Agnès ? Moi, caché dans un coin,
De votre procédé je serai le témoin.

AGNÈS.
Las ! Il est si bien fait ! C'est...
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          20
cmpfcmpf03 avril 2016
AGNÈS.
Je n'entends point de mal dans tout ce que j'ai fait.

ARNOLPHE.
Suivre un galant n'est pas une action infâme ?

AGNÈS.
C'est un homme qui dit qu'il me veut pour sa femme :
J'ai suivi vos leçons, et vous m'avez prêché
Qu'il se faut marier pour ôter le péché.

ARNOLPHE.
Oui. Mais pour femme, moi je prétendais vous prendre ;
Et je vous l'avais fait, me semble, assez entendre.

AGNÈS.
Oui. Mais, à vous parler franchement entre nous
Il est plus pour cela selon mon goût que vous.
Chez vous le mariage est fâcheux et pénible,
Et vos discours en font une image terrible ;
Mais, las ! Il le fait, lui, si rempli de plaisirs,
Que de se marier il donne des désirs.

+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          100
LydiaBLydiaB01 juillet 2014
Arnolphe, reprenant haleine.

Passe pour le ruban. Mais je voulais apprendre
S’il ne vous a rien fait que vous baiser les bras.


Agnès.

Comment ? est-ce qu’on fait d’autres choses ?
Commenter    J’apprécie          352
MoanMoan21 octobre 2012
Il le faut avouer, l'amour est un grand maître,
Ce qu'on ne fut jamais il nous enseigne à l'être,
Et souvent de nos coeurs l'absolu changement
Devient par ses leçons l'ouvrage d'un moment.
De la nature en nous il force les obstacles,
Et ses effets soudains ont de l'air des miracles,
D'un avare à l'instant il fait un libéral:
Un Vaillant d'un Poltron, un Civil d'un Brutal.
Commenter    J’apprécie          140
Videos de Molière (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Molière
Émission « Nouveaux Chemins », diffusée le 6 avril 2009, sur France Culture, à l’occasion d’une semaine dédiée à Molière. Raphaël Enthoven reçoit Georges Forrestier, professeur de littérature à l’université Paris IV, spécialiste du XVIIème siècle, pour parler du Misanthrope.
Dans la catégorie : Littérature dramatiqueVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Littérature dramatique (842)
autres livres classés : théâtreVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Molière

Quel est le vrai nom de Molière ?

Jean Coquelin
Jean-Baptiste Poquelin
Baptiste Gravelin
Molière Troiquelin

10 questions
594 lecteurs ont répondu
Thème : MolièreCréer un quiz sur ce livre
. .