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ISBN : 229010907X
Éditeur : J'ai Lu (2015)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 956 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sganarelle, le faiseur de fagots, est dans de beaux draps : voici que par une ruse vengeresse, sa femme le fait passer pour médecin. Le vieux Géronte, qui l'a fait mander pour guérir sa fille, semble perplexe face aux explications de ce docteur peu orthodoxe :
"G... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par aaahhh, le 13 août 2012

    aaahhh
    Un petit chef d'œuvre d'humour et d'intelligence! Ah Molière, ce grand grand Monsieur n'a pas son pareil pour faire rire le cerveau gauche tout en éduquant le droit! Dans "Le Médecin malgré lui", c'est à la vanité des savants de son siècle et à la crédulité et la toute confiance du peuple en ces nouveaux scientifiques que s'attaque l'écrivain.
    Drôles à souhait, certains dialogues sonnent encore si bien à nos oreilles qu'on ne leur donnerait jamais les 350 ans qu'ils ont pourtant déjà! Mais sous cette apparente bonhomie du langage, cette comédie en trois actes attaque fort même si elle a en apparence tout d'une simple farce.
    Entre un faux médecin et une fausse malade, on sent comme l'auteur s'en est donné à cœur joie et ce plaisir se transmet aisément au public, qu'il soit lecteur ou spectateur. Je ne l'ai personnellement pas vu joué, mais pour l'avoir lu plusieurs fois, je lève sans hésiter mon chapeau au maître et le remercie pour cette comédie, qui comme tant d'autres de ses œuvres est un vrai régal pour les grands et les petits!
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 24 août 2011

    cicou45
    Pour l'avoir non seulement lue mais également jouée, lorsque j'étais au collège, je garde un très bon souvenir de cette pièce qui est on ne peut plus hilarante. En effet, Sganarelle, le fourbe de services, celui qui est d'ordinaire habitué à être l'auteur de farces et non à en être la victime, se voit ici pris à son propre piège. En effet, sa femme Martine, par esprit de vengeance, le fait passer aux yeux de tous, pour un médecin. Aussi, Sganarelle est-il bien embêté lorsque Géronte vient le voir afin que celui-ci soigne sa fille.
    Le médecin se prend au jeu, la patiente aussi puisqu'il se révèle en réalité que cette dernière n'est pas plus malade que Sganarelle n'est médecin.
    Pièce en trois actes aux dialogues hilarants et très bien écrite de surcroît. Un indémodable de la littérature française !
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    • Livres 3.00/5
    Par Hugo, le 23 mars 2012

    Hugo
    Lu et joué en 6ème, une vraie starlette de théâtre, applaudie par maman qui se trouvait au fond de la salle, fière de son fils si beau (parole de maman)...
    Talent qui ne fut pas exploité à sa juste valeur, donc j'ai du renoncer à cette carrière de star hollywoodienne qui s'offrait à moi...

    A plus les copains
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    • Livres 4.00/5
    Par GuillaumeTM, le 26 novembre 2013

    GuillaumeTM
    "Le Médecin malgré lui" est une comédie en prose très plaisante et agréable à lire dû en partie aux situations absurdes dans lesquelles se trouve mêlé ce pauvre hère de Sganarelle.
    Une femme, irritée d'avoir été rouée de coups par son mari (un homme dont les principaux vices sont le jeu et la boisson), décide de se venger en le faisant passer pour un médecin excentrique à son insu.
    Celui-ci, le fameux Sganarelle, décontenancé par le fait qu'on vienne le mander pour guérir une jeune femme victime de mutisme, fini par se prendre au jeu et entre totalement dans son rôle -- même un peu trop --. Proposant des remèdes farfelus, dignes des vrais médecins du XVII e siècle. C'est avant tout son esprit de cupidité qui le guidera dans cette nouvelle carrière improvisée empreinte de charlatanisme.
    Molière, dont le rôle principal est taillé à sa mesure, nous croque encore une fois une belle satire sur ses contemporains (en particulier les médecins et la médecine), et vise juste comme à chaque fois.
    Seule la conclusion m'a parut un peu bâclée et m'a donc déçu. Mais pour le reste, on peut y aller les yeux fermés !
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    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 29 juillet 2014

    vincentf
    Quiproquos, bastonnades, discours faussement savants, langage plus ou moins paysan, impertinences, amours empêchées par un père avaricieux, tous les ingrédients de la bonne farce sont présents dans cette petite pièce savoureuse. Un faux médecin est appelé à soigner une fausse malade mais préférerait s'occuper d'une nourrice en pleines formes. La malade va mieux. Elle veut épouser l'apothicaire, un faux lui aussi, et s'enfuît avec lui. le père veut pendre le médecin, mais soudain, par miracle, par une de ces fins inespérées qui soudain arrangent tout chez Molière, tout est bien qui finit bien. Intrigue un peu simplette? Certes. Mais on lit ceci d'une traite, sans cesser de rire. Mission accomplie. La farce a pris.
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Citations et extraits

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  • Par SZRAMOWO, le 10 janvier 2015

    SGANARELLE: Non, je te dis que je n'en veux rien faire, et que c'est à moi de parler et d'être le maître.

    MARTINE: Et je te dis, moi, que je veux que tu vives à ma fantaisie, et que je ne suis point mariée avec toi pour souffrir tes fredaines.

    SGANARELLE: O la grande fatigue que doit d'avoir une femme! et qu'Aristote a bien raison, quand il dit qu'une femme est pire qu'un démon!

    MARTINE: Voyez un peu l'habile homme, avec son benêt d'Aristote!

    SGANARELLE: Oui, habile homme: trouve-moi un faiseur de fagots qui sache, comme moi, raisonner des choses, qui ait servi six ans un fameux médecin, et qui ait su, dans son jeune âge, son rudiment par cœur.

    MARTINE: Peste du fou fieffé!

    SGANARELLE: Peste de la carogne!

    MARTINE: Que maudit soit l'heure et le jour où j'aviserai d'aller dire oui!

    SGANARELLE: Que maudit soit le bec cornu de notaire qui me fit signer ma ruine!

    MARTINE: C'est bien à toi, vraiment, à te plaindre de cette affaire. Devrois-tu être un seul moment sans rendre grâce au Ciel de m'avoir pour ta femme? et méritois-tu d'épouser une personne comme moi?

    SGANARELLE: Il est vrai que tu me fis trop d'honneur, et que j'eus lieu de me louer la première nuit de nos noces! Hé! morbleu! ne me fais point parler là-dessus: je dirois de certaines choses...

    MARTINE: Quoi? que dirois-tu?

    SGANARELLE: Baste, laissons là ce chapitre. Il suffit que nous savons ce que nous savons, et que tu fus bien heureuse de me trouver.

    MARTINE: Qu'appelles-tu bien heureuse de te trouver? Un homme qui me réduit à l'hôpital, un débauché, un traître, qui me mange tout ce que j'ai?

    SGANARELLE: Tu as menti: j'en bois une partie.

    MARTINE: Qui me vend, pièce à pièce, tout ce qui est dans ce logis.

    SGANARELLE: C'est vivre de ménage.

    MARTINE: Qui m'a ôté jusqu'au lit que j'avois.

    SGANARELLE: Tu t'en lèveras plus matin.

    MARTINE: Enfin qui me laisse aucun meuble dans toute la maison.

    SGANARELLE: On en déménage plus aisément.

    MARTINE: Et qui du matin jusqu'au soir, ne fait que jouer et que boire.

    SGANARELLE: C'est pour ne me point ennuyer.

    MARTINE: Et que veux-tu, pendant ce temps, que je fasse avec ma famille?

    SGANARELLE: Tout ce qu'il te plaira.

    MARTINE: J'ai quatre pauvres petits enfants sur les bras.

    SGANARELLE: Mets-les à terre.

    MARTINE: Qui me demandent à toute heure du pain.

    SGANARELLE: Donne-leur le fouet: quand j'ai bien bu et bien mangé, je veux que tout le monde soit saoul dans ma maison.

    MARTINE: Et tu prétends, ivrogne, que les choses aillent toujours de même?

    SGANARELLE: Ma femme, allons tout doucement, s'il vous plaît.
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  • Par chartel, le 08 juin 2010

    Je suis d’avis de m’en tenir, toute ma vie, à la médecine. Je trouve que c’est le métier le meilleur de tous ; car, soit qu’on fasse bien ou soit qu’on fasse mal, on est toujours payé de même sorte : la méchante besogne ne retombe jamais sur notre dos ; et nous taillons, comme il nous plaît, sur l’étoffe où nous travaillons. Un cordonnier, en faisant des souliers, ne saurait gâter un morceau de cuir qu’il n’en paye les pots cassés ; mais ici l’on peut gâter un homme sans qu’il en coûte rien. Les bévues ne sont point pour nous ; et c’est toujours la faute de celui qui meurt.
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  • Par GuillaumeTM, le 27 novembre 2013

    Martine : Qu'appelles-tu bien heureuse de te trouver ? Un homme qui me réduit à l’hôpital, un débauché, un traître, qui me mange tout ce que j'ai ?

    Sganarelle : Tu as menti : j'en bois une partie.

    (...)

    Martine : Qui m'a ôté jusqu'au lit que j'avais.

    Sganarelle : Tu t'en lèveras plus matin.

    Martine : Enfin qui ne laisse aucun meuble dans toute la maison.

    Sganarelle : On en déménage plus aisément.

    (...)

    Martine : J'ai quatre pauvres petits enfants sur les bras.

    Sganarelle : Mets-les à terre.
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  • Par MllePeregrine, le 12 décembre 2011

    SGANARELLE.- Est-ce là la malade?
    GERONTE.- Oui, je n'ai qu'elle de fille; et j'aurais tous les regrets du monde si elle venait à mourir.
    SGANARELLE.- Qu'elle s'en garde bien! Il ne faut pas qu'elle meure sans l'ordonnance du médecin.

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  • Par cicou45, le 24 août 2011

    "Sganarelle, en robe de médecin, avec un chapeau des plus pointus : Hippocrate dit...que nous nous couvrions tous deux.
    Géronte : Hippocrate dit cela ?
    Sganarelle : Oui.
    Géronte : Dans quel chapitre, s'il vous plaît ?
    Sganarelle : Dans son chapitre...des chapeaux."

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