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ISBN : 2070449963
Éditeur : Gallimard (2013)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 429 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sganarelle, le faiseur de fagots, est dans de beaux draps : voici que par une ruse vengeresse, sa femme le fait passer pour médecin. Le vieux Géronte, qui l'a fait mander pour guérir sa fille, semble perplexe face aux explications de ce docteur peu orthodoxe :
"G... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par aaahhh, le 13 août 2012

    aaahhh
    Un petit chef d'œuvre d'humour et d'intelligence! Ah Molière, ce grand grand Monsieur n'a pas son pareil pour faire rire le cerveau gauche tout en éduquant le droit! Dans "Le Médecin malgré lui", c'est à la vanité des savants de son siècle et à la crédulité et la toute confiance du peuple en ces nouveaux scientifiques que s'attaque l'écrivain.
    Drôles à souhait, certains dialogues sonnent encore si bien à nos oreilles qu'on ne leur donnerait jamais les 350 ans qu'ils ont pourtant déjà! Mais sous cette apparente bonhomie du langage, cette comédie en trois actes attaque fort même si elle a en apparence tout d'une simple farce.
    Entre un faux médecin et une fausse malade, on sent comme l'auteur s'en est donné à cœur joie et ce plaisir se transmet aisément au public, qu'il soit lecteur ou spectateur. Je ne l'ai personnellement pas vu joué, mais pour l'avoir lu plusieurs fois, je lève sans hésiter mon chapeau au maître et le remercie pour cette comédie, qui comme tant d'autres de ses œuvres est un vrai régal pour les grands et les petits!
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 24 août 2011

    cicou45
    Pour l'avoir non seulement lue mais également jouée, lorsque j'étais au collège, je garde un très bon souvenir de cette pièce qui est on ne peut plus hilarante. En effet, Sganarelle, le fourbe de services, celui qui est d'ordinaire habitué à être l'auteur de farces et non à en être la victime, se voit ici pris à son propre piège. En effet, sa femme Martine, par esprit de vengeance, le fait passer aux yeux de tous, pour un médecin. Aussi, Sganarelle est-il bien embêté lorsque Géronte vient le voir afin que celui-ci soigne sa fille.
    Le médecin se prend au jeu, la patiente aussi puisqu'il se révèle en réalité que cette dernière n'est pas plus malade que Sganarelle n'est médecin.
    Pièce en trois actes aux dialogues hilarants et très bien écrite de surcroît. Un indémodable de la littérature française !
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 20 avril 2012

    brigittelascombe
    Comédie en trois actes, non versifiée, de caractères et de situations, du XVII° siècle, Le Médecin malgré lui de Molière s'attaque aux croyances de l'époque en une médecine magique, à la crédulité des patients et à la vanité des praticiens (sujet toujours d'actualité!). Cette farce, cette satire est à rapprocher de Knock de Jules Romain.
    L'action met en présence deux personnages principaux:
    Sganarelle, un "fagotier" bon vivant et beau parleur qui se trouve promu médecin malgré lui suite à la vengeance de son épouse qu'il a battue et Géronte, vieillard obstiné voulant marier sa fille Lucinde contre son gré et cherchant un médecin pour rendre la parole à cette muette à la "feinte maladie".
    Le rire est crée par le jargon coloré paysan aux mots déformés(ex: "Ah que c'est bian dit notte homme!"), le côté grivois du médecin profiteur( ex: "C'est l'affaire du médecin de voir les tétons des nourrices"), les diagnostics et médications farfelus (ex:le pain et le vin rendent la parole) et..les multiples bastonnades.Un classique incontournable!
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    • Livres 4.00/5
    Par Kaya, le 09 février 2013

    Kaya
    Suis-je la seule à avoir eu l'impression d'entendre les répliques des campagnards avec un accent québécois? A d'autres moments, cela rassemblait d'avantage à du wallon. Bref, j'ai savouré un petit arrière goût "du terroir" dans ce "Médecin malgré lui" qui n'était vraiment pas pour me déplaire!
    J'ai trouvé cela très amusant, c'est un malin le Sganarelle! J'admire la capacité des personnages de Molière à se sortir de toutes les situations avec brio! C'était un rien plus grivois que les pièces lues précédemment, mais ça n'en est que plus drôle.
    C'est décidé, je m'installe chez Molière et poursuis la tournée: "George Dandin", me voici.
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    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 08 juin 2010

    chartel
    Cette farce de Molière confirme le plaisir particulier qu'il prenait à tourner en ridicule la corporation des médecins de son époque - représenté par un usurpateur, le fourbe Sganarelle - et la bêtise de la bourgeoisie de province – en la personne de Géronte. Mais c'est bien, comme pour de nombreuses comédies de Molière, l'outrance de certains caractères particuliers qui est mise à l'index : la crédulité des valets, l'intransigeance et la vénalité d'un père ou la rustrerie d'un roturier. Cette pièce est aussi l'occasion de s'amuser, acoustiquement parlant, de la langue des provinciaux du 16e siècle. Eh ! morguenne ! testigué ! ne lantiponons point davantage !
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Citations et extraits

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  • Par Cielo1984, le 25 mai 2013

    Léandre - Monsieur, ne faites point de bruit.
    Sganarelle, en le faisant reculer. - J'en veux faire, moi. Vous êtes un impertinent.
    Léandre - Eh ! Monsieur, doucement.
    Sganarelle - Un malavisé.
    Léandre - De grâce !
    Sganarelle - Je vous apprendrai que je ne suis point homme à cela, et que c'est une insolence extrême...
    Léandre, tirant une bourse qu'il lui donne. - Monsieur...
    Sganarelle, tenant la bourse. - De vouloir m'employer... Je ne parle pas pour vous, car vous êtes honnête homme, et je serois ravi de vous rendre service ; mais il y a de certains impertinents au monde qui viennent prendre les gens pour ce qu'ils ne sont pas ; et je vous avoue que cela me met en colère.
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  • Par chartel, le 08 juin 2010

    Je suis d’avis de m’en tenir, toute ma vie, à la médecine. Je trouve que c’est le métier le meilleur de tous ; car, soit qu’on fasse bien ou soit qu’on fasse mal, on est toujours payé de même sorte : la méchante besogne ne retombe jamais sur notre dos ; et nous taillons, comme il nous plaît, sur l’étoffe où nous travaillons. Un cordonnier, en faisant des souliers, ne saurait gâter un morceau de cuir qu’il n’en paye les pots cassés ; mais ici l’on peut gâter un homme sans qu’il en coûte rien. Les bévues ne sont point pour nous ; et c’est toujours la faute de celui qui meurt.
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  • Par coquelicot5602, le 12 décembre 2011

    SGANARELLE.- Est-ce là la malade?
    GERONTE.- Oui, je n'ai qu'elle de fille; et j'aurais tous les regrets du monde si elle venait à mourir.
    SGANARELLE.- Qu'elle s'en garde bien! Il ne faut pas qu'elle meure sans l'ordonnance du médecin.

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  • Par cicou45, le 24 août 2011

    "Sganarelle, en robe de médecin, avec un chapeau des plus pointus : Hippocrate dit...que nous nous couvrions tous deux.
    Géronte : Hippocrate dit cela ?
    Sganarelle : Oui.
    Géronte : Dans quel chapitre, s'il vous plaît ?
    Sganarelle : Dans son chapitre...des chapeaux."

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  • Par Pixie-Flore, le 03 février 2012

    C'est toujours la faute de celui qui meurt. Enfin le bon de cette profession est qu'il y a parmi les morts une honnêteté, une discrétion la plus grande du monde ; et jamais on n'en voit se plaindre du médecin qui l'a tué.

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Bande annonce du film "Le roi danse" de Gérard Corbiau (2000) qui raconte la rencontre entre Louis XIV, Lully et Molière et leur collaboration.











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