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> Nathalie Bauer (Traducteur)

ISBN : 2266132911
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
L’évêque de Côme est tremblant. Si la teneur d’un mystérieux manuscrit, œuvre d’un érudit, est avérée, l’Europe a frôlé un tragique bouleversement… Tout se serait déroulé à Rome entre le 11 et le 20 septembre 1683, dans la paisible auberge du Damoiseau. Un voyageur du n... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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  • Par ERICANSE, le 14 juin 2011

    ERICANSE
    imprimatur. MONALDI, Rita et SORTI, Francesco. Traduit de l'italien par BAUER, Nathalie
    Paris. Jean Claude LATTES. 646 p.
    (LP 353)
    Présentation de l'éditeur :
    « Des documents sensationnels découverts dans les archives du Vatican…Un secret datant de plusieurs siècles enfin révélé »
    The Sunday Times
    Septembre 1683. Les Turcs assiègent Vienne. La peste menace Rome. Dans les souterrains, les imprimeries clandestines et les laboratoires alchimiques de la ville sainte, Atto Melani, abbé, castrat, diplomate et espion au service de Louis XIV, dispute une partie mortelle. Tel est le point de départ de ce flamboyant roman historique qui nous plonge au cœur des intrigues politiques et religieuses des grandes cours européennes, tout en nous initiant à la musique baroque, à l'astrologie et aux sciences de l'époque.
    Rita Monaldi est diplômée de philologie classique et spécialiste de l'histoire des religions. Francesco Sorti est musicologue et spécialiste de la musique du XVIIème siècle.
    Il leur a fallu dix ans de recherche et d'enquête pour bâtir cette histoire, qui, au-delà de sa puissance romanesque, révèle un des secrets les mieux gardés de l'histoire de la papauté. imprimatur est déjà un best – seller européen.
    Mon avis (Juin 2011) :
    Le récit commence en 2040, lorsque l'évêque du diocèse de Côme adresse au Saint Siège un manuscrit, intéressant le procès en canonisation du pape Innocent XI. Expliquant qu'il n'a pas réussi à retrouver Rita Monaldi et Francesco Sorti – c'est eux, qui lui confièrent ce manuscrit -, il joint à son envoi les résultats des recherches, qu'il mena des années durant afin d'authentifier les faits relatés :
    L'intrigue débute le 11 septembre 1683, lorsqu'à l'auberge romaine du Damoiseau à Rome, Monsieur de MOURAI, un client, y décède subitement, laissant présager la présence de la peste. le jeune apprenti de la maison entreprend la rédaction de ses mémoires, nous faisant vivre cette période. Isolée, mise en quarantaine, l'auberge se referme donc sur des Hommes et une femme, condamnés à vivre ensemble sous le même toit ou à périr. Prenant l'un des clients de l'auberge comme maître, l'abbé Atto Melani, le jeune apprenti suivra l'ancien castrat, devenu abbé, dans une quête devant leur permettre d'en réchapper. Au service du médecin Cristofano, dans la journée, chargé de veiller les clients de l'auberge, parmi lesquels les cas mystérieux de maladie se multiplient, l'écrivain en herbe rejoint, chaque nuit, l'abbé, qu'il suit dans les souterrains de la cité, retrouvant Ciacconio et Ugonio, deux pilleurs de tombes. A travers Rome et ses catacombes, ils cherchent à chasser la peste du Damoiseau, et les Turcs de Vienne.
    Il serait malhonnête de dévoiler, plus en avant, les ressorts de cette intrigue historique (et policière). Les auteurs, époux à la ville, nous entrainent dans la Rome de cette fin du XVIIème siècle, alors que Vienne résiste face aux Ottomans, aidés en sous main par Louis XIV. Partageant leur érudition, ils évoquent le conflit, opposant le souverain français au pape Innocent XI. Il nous dresse le portrait, par petites touches, de l'ami de l'abbé Melani : Nicolas Fouquet. le huis – clos, imposé par la peste, leur permet la description de ce surintendant des finances mais aussi de chacun des personnages, dont la description se fait progressivement. Chacun des protagonistes est décrit, tour à tour, et on prend un plaisir réel à découvrir les idées de chacun des ces reclus.
    On devinera passion de Francesco Sorti, musicologue, à la lecture des explications sur les rondeaux et autres musiques de l'époque, ou sur l'art de transformer l'art musical en art du secret. Son historienne d'épouse, Rita Monaldi, se plait à nous décrire la peste, ses symptômes, son traitement, et les secrets qui l'entourent. Mr de Mourai est-il réellement mort de la peste ? Peut-on, comme semble s'y attacher certains, percer le Secretum pestis ? En quoi, l'auberge du Damoiseau peut-elle concerner directement le siège de Saint Pierre ? …
    Même si parfois certains passages peuvent sembler s'étirer, la Grande Histoire, détaillée et justifiée, côtoie ici la vie quotidienne de ces Hommes condamnés à vivre sous le même toit. La peste, menaçant le Damoiseau, n'est-elle pas la figure des Turcs aux portes de Vienne ? Les intrigues de la Cour française renvoient aux complots, qui traversent le Vatican.
    L'érudition des auteurs se marie harmonieusement au récit, judicieusement découpé, non pas en chapitres mais en journées et en nuits – il s'agit, ne l'oublions pas, des mémoires de l'apprenti nain -. L'obscurité des catacombes égaye le triste sort des occupants du Damoiseau. On se délectera de cet isolement, contraignant les individus, qui ne devaient jamais se rencontrer, à évoluer sous le même toit. Jubilatoire de suivre le jésuite, le père Robleda, feignant de s'intéresser aux propos d'un musicien, Mr DEVIZE.
    Une petite réserve – il en fallait bien une, même pour le seul roman, que j'achève pour la 3ème fois – se porte sur la traduction de Nathalie Bauer, même si ma maitrise de la langue italienne ne me permet pas d'être des plus précis. Mais, l'emploi abondant des participes présents, et la redondance de certains termes – en particulier, « incontinent » - rendent parfois la lecture monotone.
    Si les auteurs nous livrent le résultat de leurs recherches – avec quelques surprises notables – imprimatur révéla aux romains, et donc au Saint Siège, l'avidité (coupable ??) d'Innocent XI, passé dans la postérité pour avoir repoussé la menace ottomane. Aussi, les attentats du 11 septembre 2001 – le même jour que le début de l'aventure au Damoiseau – avaient tempéré la volonté de canonisation du Saint Père, la médiatisation des travaux du couple romancier porta le coup fatal à cette voie vers la sainteté. Est-ce la raison de la censure, qui frappe, en Italie, les écrits du couple, dont imprimatur ne doit être que le 1er d'une série de 7, dont les titres formeraient la phrase imprimatur Secretum Veritas Mysterium Unicum … … -les deux derniers titres n'ayant pas été dévoilé par les auteurs - ? Quoi qu'il en soit, cela ne les empêcha pas de s'indigner du transfert des reliques du pape incriminé, pour faire de la place à celle d'un nouveau bienheureux…Jean Paul II ?
    Francesco et Rita abordent ce roman, en partant de la découverte d'un manuscrit – procédé, employé depuis longtemps, dans ce genre des romans historiques -, et place l'intrigue dans un huis – clos avec un maître et son apprenti – L'abbé Melani et son apprenti au Damoiseau ont remplacé les Dominicains dans l'abbaye du Nom de la Rose - . A mon avis, cette ressemblance reste un atout pour ce roman, dont la qualité (des recherches et des faits relatés) peut aussi être comparé à Maître Umberto.
    Bref, vous aurez compris, qu'imprimatur fait partie de mes livres de chevet, bientôt rejoint, je l'espère vivement, par ses 6 petits frères…Si le lecteur, que je suis, avait un quelconque pouvoir, c'est avec conviction et bonheur, que je lui délivrerai ce précieux…imprimatur.


    Lien : http://ecritureetlecture.over-blog.fr/article-un-modele-du-genre-le-..
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  • Par ERICANSE, le 16 mai 2011

    ERICANSE
    Chère Rita et Cher Francesco,
    C'est avec un peu de retard, pour lequel je demande votre indulgence, que je tiens à vous remercier chaleureusement de votre cadeau. 7 ans se sont déjà écoulés depuis que vous me l'avez offert, et depuis, je ne cesse de repousser le moment, où je devrais vous témoigner de ma gratitude.
    Pas une semaine depuis, sans que je recours à votre pétillant abbé, Atto MELANI. Il est si touchant et si envoûtant, qu'on en viendrait presque à oublier son côté obscur, et sa double personnalité. N'aurait-il pas quelque chose à cacher, j'ai beau y réfléchir, son érudition et son éducation semblent lui servir à des œuvres bien plus machiavéliques, et pourtant je ne parviens pas à croire, qu'il ait un mauvais fond. du reste, vous ne m'avez pas totalement persuadé, qu'il était vraiment un abbé, tant je ne peux l'imaginer à la tête d'un monastère cistercien, dont le silence e pourrait être brisé par ses longues envolées, toujours pertinentes et mystérieuses.
    Vous le voyez, très chers amis, j'ai aimé votre présent, souhaitant, à un moment, que vous me le fîtes pour que je suive, à mon tour, les enseignements de cet abbé si attachant. Souhaitez-vous me voir remplacer son apprenti, dont vous l'avez affublé ? Ou est-ce un cadeau empoisonné, en voulant me faire connaître les douleurs engendrées par la peste ? Je ne peux pas me résoudre à croire, que vous puissiez me vouloir du mal, tant vous m'avez apporté de bonheur et d'espoir.
    Car, en m'offrant ce voyage dans votre Rome du XVIIème siècle, je me doutais bien qu'il ne s'agissait pas seulement d'une petite ballade touristique. Certes, vous avez suscité mon émerveillement par la découverte de cette ville aux plaisirs insoupçonnés, mais là encore vous m'avez surpris, en me faisant découvrir la Rome souterraine, moi qui rêve de catacombes depuis ma plus tendre enfance. Merci Rita, Merci Francesco. D'autant plus que votre présent me permet de m'y replonger chaque fois, que je me sens triste ou nostalgique, une plongée dans ces souterrains, que vous m'avez offert, me fait remonter vers le soleil.
    7 années, que je veux vous remercier aussi pour ce séjour dans l'auberge du Damoiseau. Vous ne pouviez pas me faire plus plaisir en me permettant de découvrir et de connaître ces pensionnaires si attachants. J'ai gardé contact après que vous m'ayez si bien introduit auprès d'eux. Encore une fois merci.
    Je ne vous dirai pas ce que je dis de votre cadeau, lorsque je l'évoque auprès de mes amis ou de ma famille. Mais ils sont toujours soucieux de le voir, de le découvrir après la litanie de compliments, que je leur ai dressé. Ils me demandent tous la finalité de ce présent, et croyez-moi, que c'est un véritable supplice, auquel je me résous néanmoins, de le garder secret, vierge de tous commentaires. J'ai bien reçu vos autres cadeaux, qui m'ont tous fait très plaisir. Merci pour votre surprise sur un des rares hommes, suscitant ma fascination : Léonard de Vinci. Vous deviez le savoir tant votre cadeau m'a fait plaisir.
    Néanmoins, je garde un plaisir particulier et unique avec ce premier don, et même si je reçois beaucoup de présents, sachez que le vôtre garde une place à part, comme si il devenait aussi précieux que la prunelle de mes yeux. 7 ans donc pour vous adresser ces remerciements…le délai est aussi long, que votre talent est grand.
    J'ai appris, bien tristement, que vos compatriotes n'appréciaient pas votre originalité, mettant au rebu vos productions. Je m'en désole, et espère que vous n'en êtes pas trop affectés, pas au point de jeter l'éponge.
    Nous ne nous sommes jamais rencontrés, et pourtant vous faites partie de mes intimes. Nous ne nous rencontrerons peut être jamais, et pourtant vous serez introduit auprès de ma fille, comme vous m'avez introduit auprès de monsieur Pellegrino de Grandis. A 3 ans, elle ne comprend pas encore toute la signification de votre présent, qui, est-il utile de le rappeler, trône en évidence aux yeux de tous mes visiteurs. Mais, je lui expliquerai votre geste, votre cadeau, et je ne doute pas, qu'elle aura, le moment venu, la même reconnaissance que moi. Elle saura à quel point vous avez rendu heureux son père.
    Pour tout cela, je vous remercie Rita, et Francesco. Je vous garde, près du cœur et des yeux, et n'oublie pas votre cadeau si précieux. Autant vous l'avouer, la passion, que je vous porte, m'a conduit à faire relire cette lettre à mon épouse, qui, elle seule, dépassant la sensation de rivalité, pouvait me donner l'Imprimatur…C'est chose faite désormais.
    Je vous embrasse .
    Eric.
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  • Par Giwago, le 28 avril 2008

    Giwago
    Je n'ai absolument pas aimé ce livre. C'est une énorme déception. J'en avais tellement entendu parler, en bien, que j'étais impatient de le lire. Je dois avouer qu'en le lisant j'étais encore plus impatient de le finir le plus vite possible tellement je me suis ennuyé. A mon sens, il y a entre 400 et 500 pages de trop à ce livre, des pages de verbiages inutiles qui n'apporte rien à l'histoire si ce n'est une énorme érudition qu'on ne peut reprocher aux auteurs. Imprimatur est un livre pompeux, prétentieux même, dans lequel les auteurs font étalage de leurs connaissances sur l'histoire du XVIe siècle. De plus, pour qui connaît quelque peu l'histoire de cette période, l'histoire est plus que rocambolesque, peu vraisemblable, bien que je ne prétende pas qu'un roman historique – ou qui se veut comme tel – doive être d'une justesse irréprochable. Bref, Imprimatur va aller grossir les rangs des livres qui m'ont déçu et ne restera pas un très grand souvenir.
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Citations et extraits

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  • Par vincentim2, le 04 septembre 2011

    C'est possible, répondit Devizé avec prudence. Mais il faut savoir manier le conclave pour élire un Pape. Et pendant le conclave, Rospigliosi fut justement aidé par Atto Melani. En outre, ce pape fut un excellent ami de la France. Et l'on sait que Melani est depuis toujours l'ami des cardinaux les plus en vue, mais aussi des ministres français les plus puissants.
    C'est un individu intriguant, déloyal et redoutable, l'interrompit enfin Stilone Priaso
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